SECTIONS POUR COLONNES
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Nota.— Pour les ambulances des colonnes opérant dans le Sud, tes indications de co tableau sont quelque peu renforcées, toutes proportions gardées.
Nous nous bornons ici à indiquer en bloc le nombre des mulets de bât nécessaires à chaque colonne , eu égard à sa force, pour le transport du matériel de son
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ambulance. On en obtiendra faoilement le détail, en calculant que la charge d'un mulet est réglée comme il suit, par nature d'objets :
Oq deux cantines, quelles qu'elles soient;
Ou deux tonneau^^ d'ambwjance \
Ou dix brancards;
Ou vingt couvertures;
Ou quinze bâches s
Ou deux tentes avec ses accessoires ;
Ou deux sacs à piquets ;
Ou une paire de litières ;
Ou une paire de cacolets.
Toutes les c^intines à Tusage des ambulances actives sont doubles, d'une forme et d*un poids qui permettent de les accoupler. Les deux parties, distinguées sous le nom de cantine n"" 1 et de cantine n"" 2, composent en fait une unité, et constituent, ainsi qu'on l'a vu plus haut, le chargement d'un mulet.
Dans leur ensemble, les cantines contiennent tous les objets nécessaires, tant pour donner aux blessés et aux roala^des les premiers secours, que pour installer un service temporaire d'ambulance sur les lieux où les troupes font halte ou sont dans le cas de faire quelque séjour.
Tous ces objets sont répartis et agencés dans un ordre qui en rend la disposition commode, savoir :
!• Dans les cantines de chirurgie, des appareils, des instruments de chirurgie, de la charpie^ du grand et du petit linge à pansement, des médicaments simples et des médicaments composés, et de nombreux accessoires dont le besoin peut se manifester instantanément;
^ Dans les cantines de pharmacie^ des médicaments sim-
pies, des médicaments composés (chimiques et officinaux), des denrées médicinales, des instruments de chirurgie, des ustensiles, des objets en faïence et en verre, des balances, poids et mesures, etc.;
3° Dans les cantines de Vadministration, des effets à Tusage des malades^ des ustensiles de table et de cuisine en cuivre, fer et fer-blanc, du linge de service à Tusage des officiers de santé et des infirmiers : le tout dans des proportions qui varient suivant la force des colonnes;
4® Dans les cantines d'approvisionnement du service de sanléy des instruments de chirurgie, des appareils à fracture, des attelles pour bandages et fractures, des sacs d'ambulance garnis pour Tarrière-garde, etc.;
5^ Dans les cantines d'approvisionnement de l'administration, des denrées alimentaires, des objets pour l'éclairage et le blanchissage, ainsi que pour l'entretien et la réparation du mobilier.
En récapitulant le nombre des pansements Contenus, tant dans les cantines de chirurgie que dans les cantines d'approvisionnement du service de santé, on trouve qu'il s'élève :
i"" Pour une division de dix mille hommes, à six mille quatre cent dix-sept;
2<» Pour une colonne de mille hommes, à six cent quatrevingt-cinq ]
3** Pour une colonne de quinze cents à dix- huit cents hommes, à onze cent soixante-cinq;
^^ Pour une colonne de deux mille à trois mille hommes, à dix-neuf cent quarante-quatre ;
5*^ Pour une colonne de quatre mille à cinq mille hommes, à trois mille deux cent vingt-six;
e*' Pour une colonne de six mille à sept mille hommes, à quatre mille quatre cent quarante-quatre ;
T Pour une colonne de huit mille à neuf mille hommes, à cinq mille sept cent vingt-un.
Quant aux denrées alimentaires qui entrent dans la
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composition des approvisionnements des ambulances, les quantités sont calculées de manière à subvenir aux nécessités du service pendant les quinze ou vingt premiers jours de l'expédition.
Le pain n'est pas compris dans l'approvisionnement, à cause de la conservation trop limitée de cet aliment, que le service des subsistances est plus convenablement en mesure de fournir à l'ambulance, dût-il y suppléer par du biscuit, ainsi qu'il doit arriver souvent. Au surplus, le comptable fait en sorte d'emporter avec lui, au départ de la colonne, une certaine quantité de pain.
Les légumes frais, grâce au procédé récent de compression qui permet de les conserver longtemps, réduits à un très-petit volume, dans des boîtes de fer-blanc, figurent maintenant dans les approvisionnements, et dispensent de renforcer, comme on avait dû le faire auparavant, la proportion des légumes secs.
Enfin, pour les autres denrées non prévues ou pour celles qui viennent à s'épuiser, le comptable, autorisé par le sous-intendant militaire, recourt encore au service des subsistances ou achète aux cantiniers qui suivent la colonne, si leurs prix ne sont pas trop élevés.
Mais, si bien conçus et administrés que puissent être les moyens de secours rassemblés dans les cantines de chirurgie, de pharmacie et d'approvisionnement, ainsi que dans celles de l'administration , quels que soient les soulagements qu'y ajoutent l'emploi des litières et des cacolets et le développement de toutes les ressources matérielles de l'ambulance, alors qu'elle peut
profiter d'un certain temps d'arrêt dans les opérations, il y aurait éTidemment insuffisance et danger, si Ton ne se hâtait d'évacuer sur les établissements les plus voisins ceux des blessés et des nialades reconnus transportables.
Ce doit êtt-o une des sérieuses préoccupations du fouc^ tionnaire do l'intendance, titulaire oU suppléant, at* taché à la colonne. Il se concertera donc avec l'officier général ou supérieur commandant la colonne, afin de saisir toutes les occasions qui lui seraient offertes d'or-^ ganiser une évacuation, réunissant dans ce but tous les moyens dont il dispose, et profitant, soit des mulets qu'il doit diriger sur les magasins destinés à le ravitiailler, soit du départ de ceux qui, lui ayant été expédiés avec un chargement, s'en retourneraient à vide, s'il négligeait de les utiliser.
Ces évacuations ne sont pas moins dans l'intérêt du ménagement fort essentiel des approvîsionnementô de Tambulance que dans celui des blesâés et ded malades, qui, une fois parvenus à leur destination (hôpital permanent ou temporaire), sont assurés d'y recevoir des soins plus complets et plus efficaces.
Du reste,. on se conforme, autant que possible, dans ces cas, aux prescriptions réglementaires, principalement en ce qui regarde :
i» La désignation, par l'officier de santé chef du service, des malades et blessés à évacuer ;
2<* Les avis à donner sur la ligne à parcourir et aux lieux
de destination ; 3<» La désigaaiioD de roOtcier de saiité^ de roflteier d'admi-
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nistratioD^ et des infirmiers militaires qai doivent aeeompagner l'évacuation ;
h9 La nourriture et les médicaments à emporter pour le temps de la ro^te^ soil jusqu'au premier lieu intermédiaire où ils pourront être renouvelés, soit jusqu'à desii*nation;
&o Les instructions à donner à l'officier de santé et à celui d'administration, ainsi qu'au chef de l'escorte qui aura été demandée au commandant de la colonne.
SECTION vm.