XLVI AVERTISSEMENT
qu'il n'était encore question, ni des camps formés au Nord et au Midi, ni de l'envoi d'une division expéditionnaire dans la Baltique. C'est ainsi que s'explique et se justifie le silence gardé à leur égard dans le troisième volume, consacré au service de campagne.
Mais il m'est du moins permis aujourd'hui de dire que les grands principes posés et recommandés par nos anciens maîtres en administration (les Malus, les Pétiet, les Dara, etc.)? ont reçu dans ces dernières et graves conjonctures une large et intelligente application. Jamais Gouvernement , jamais administration , n'ont montré plus de sollicitude, déployé plus d'activité, rassemblé plus de ressources, pour se mettre en mesure de pourvoir à tous les besoins d'une armée en campagne.
Services administratifs à doter du nombreux personnel que comporte l'organisation d'une armée active ; — approvisionnements en denrées et effets de toute sorte à improviser et à expédier à la suite des troupes; — transports maritimes à se procurer pour suppléer à l'insuffisance inévitable de la marine impériale ; — réserves à créer sur les points les plus rapprochés de ceux qui doivent être occupés, pour pouvoir renouveler les approvisionnements et les maintenir à une juste hauteur ; — nourriture abondante et saine à assurer au soldat, par une plus forte quantité de viande et de riz, et par l'allocation extraordinaire d'une ration de sucre et de café, comme préservatif contre les maladies endc-