‹ Cours d'agricultureChapitre 165 sur 174 · Trez de Ro&cofT · texte numérisé non relu

Trez de Ro&cofT

119, Coquillages de mer lécbés.

Ces tables, extraites de celles publiées par MM. BoussingauK et Payen, présentent les résultats obtenus sur un assez gi’and nombre desubstaéces que l’on a analysées, dans le but de déterminer la proportioA d’azote qu’elles contenaient. Les ma^ tières soumises à cette appréciation n’avàicnt pas toutes, tant * s’en faqt^ le degré d'bumidité qu’elles ont dans leur état normal, dans celui où elles sont employées ou vendues. Or, ce degré d’humidité est un des principaux éléments de la valeur réelle de l’engrais. Prenons, par exemple, le fumier des auberges du midi et célui des fermes d'Alsace, 'que les auteurs

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avaient pris pour type et désigné par le nOm d'engrais normal; si leur matière sèche se trouve composée de parties de la même ‘ . richesse, qu'elle présente 2 p. 100 d'azote, 1 00 kilogr.^u premier engrais, qui n'a que 0,60 d’eau, auront 0,80 d’azote; et lOOkilogf. du second, qui a 0,80 d’eau, en auront 0,42; leur proportion difTérente d’eau amène une différencê de moitié dans leur valeur, et si le premier se vend I fr. 30 c., lé second 1k*

■ vaudra que 65 c. Ainsi la quantité d'eau indiquée pour les substances dans la troisième colonne , et la quantité d’azote exprimée dans la cinqième qui y est relative, ne doivent être considérées que comme des moyens de vérification de l’analyse et comme des indications approximatives; mais il n’y a de sérieux dans l’appréciation des engraisque la quatrième colonne, contenant l’indication de la quantité d’azote contenue dans la matière sèche, et c’est seulement dans cet état que les engrais peuvent être comparés entre eux.

Cette quantité elle-même est variable selon une foule de circonstances; nous en signalerons seulement deux ici : le n<* 106 présente une paille de-froment qui a 0,53 d’azote; le n” 115, une autre paille de froment-qui n’en a que 0,30. Ce qui cause une si grande différence, c’est que la première a été récoltée sur des terrains biens fumés des environs de Paris , U seconde sur dés terrains qui le sont très peu à Bechelbronn en Alsace. Voili pour les circonstances locales. Si l’on porte -les yeux ensuite sur le guano analysé sous le n<>8, qui dose 15,732, et sur celui qui porto le n*> 28, qui dose 6,20*1 , on verra la .différence qui peut exister entre deux substances qui portent le nième nom, mais dont l’une, importée en France pour le compte du ministère, est un échautiUon de choix, tandis que l’autre, vendue par le comnierce en Angleterre, est déjà épuisée ou falsifiée.

Ces observations doivent mettre en garde contre l’abus que l'on peut fure de ces tablés, et prouvent la nécessité de procé-

ALIUEKTATIO:< V^ÉTALÉ.

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' dér à ude analyse pour chaque engrais nouveau dont on veut dètermiber ta yaleur. Cette analyse est devenue facile au moyen de la simplification que nous y avons introduite (voy. page 49). Après avoir constaté la quantité d’azote contenue dans la substance soumise à l’expérience, on pourra aisément la comparer à l’engrais normal pour en déterminer la valeur.

Celle-ci dépend encore du prix de cet engrais normal /lans le pays que l’on habite, et il faut d’abord le déterminer une fois pour toutes , en analysant à l’état sec l’engrais qui a un prix connu , que l’on peut acheter couramment , et fixer ainsi le • prix d’un kilogramme de l’azote qu'il contient. Il sera facile ensuite d’appliquer ce prix à toute autre substance, aussi à l’état sec , dont on aura déterminé l’azote. Nous entendons par là l’état sec absolu, obtenu dans le vide sec ou au moins au bain d’huile, à une température de 140 degrés, ce qui se * rapproche assez de l’état sec absolu pour ne pas entraîner de grandes erreurs.

11 fallait aussi choisir pour engrais normal un type convenu et qui se rapprochât le plus possible des engrais de ferme. Nous voyons, par tes analyses des fumiers du midi et de ceux d’Alsace, que la moyenne, prise entre eux à l’état sec, est de 2,0 p. 100 d’azote environ, et en admettant 0,80 d’eau, nous retrouvons 0,40 p. 100 pour cet engrais humide comme dans l’engrais normal. Cette convention, qui rend d’ailleurs les calculs plus faciles, n’introduira donc que de légers changements •' dans les tables, et seulement dans la colonne qui représente les équivalents à l’état sec.

Ainsi, la première colonne désigne le numéro d’ordre ; ta deuxième le nom de l’engrais ; la troisième la quantité d’eau que contenait la matière soumise à l’analyse, qui, quelquefois, était dans son état normal, mais d’autres fois, ayant subi des transports et des manipulations, s’en éloignait beaucoup; la quatrième, l’azote contehu dans cent parties de matière sèche;

688 ACROtQGIE. ' ,

la cinqième, celui trouvé dans «ent parties de matière dans • l’état d’humidité porté dans la troisième ; la sixième, l’équivalent de la matière sèche, c’est-à-dire la quantité de cette matière qui contient la même quantité d’azote que cent parties de l’epgrais normal ; et enfin la septième , l’équivalent de U substance à l’état d’humidité où elle était lors de l’analyse, ‘ c’est-à-dire la quantité de cette substance, dans cet état d'hu-. midité, qui contient autant d’azoté que cent parties de Tengrais normal ayant 0,80 d’humidité.

FIN 1)1, TOME rnEMIF.n.

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TABLE

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