V. Terre tourbeuse. { üligineuse
Marécageuse.
La première classe n’est que la reproduction du système de Pontier, et mérite les mêmes reproches; la seconde confond les notions minéralogiques et les notions géologiques; pluÿeurs de ses genres ont une double et une triple place dans le cadre. Ainsi, les sables granitiques peuvent être rangés par les uns dans les terres sabicuses-argileuses, ou dans les quartzeu-. ses-graveleuses ; les terres argilo-ferrugino- siliceuses sont bien près des sablo-argilo-ferrugineuses et des argilo-feirugino-siliceuses ; la magnésie ne se trouve jamais constituer un terrain assez étendu pour pouvoir être élevée au rang de classe ; enfin, les terrains tourbeux, par opposition aux terrains tourbeux-uligineux et marécageux, ne font que reproduire plusieurs fois la même espèce de terrain avec des caractères 'tous différents.
M. Devézede Cbâbriol * avait classé les terrains en ; 1° granitique, 2° schisteux, 3° d’alluvion sableuse, argileuse, calcaire, 4° volcanique, 5° tourbeux. Il avait fait ses observations dans un pays où les teitains formés en place étaient nombreux ; aussi, pour lui, étaient-ils la règle, et les terrains transportés l'exception. Ceux-ci qui, chez lui, formaient seulement la troisième c||sse, composent réellement la plus grande masse des terrains agricoles.
Quoique le système de classification de Hundeshagen, que l'on vient de nous faire connaître, paraisse fondé sur l’appréciation forestière des terrains, il n’est au fond qu’un Systèrtie
(I) Mémoires de la sociéfé centrale d'agriculture, 1811), p. 260,
CLASSIFICATIO» DES TEBRAISS AGRICOLES. 251 géologique de classilrcation. Nous le rapportons ici dans les termes mêmes dont s’est servi M. Moll •.
ir* CLASSE. — Roches formant des sols très riches.
1° Toutes les formations calcaires en général ; parmi elles le tuf calcaire, par sa facile décomposition, forme d’ordinaire les plus fertiles.
2° Les différentes couches secondaires de gypse et de marne de diverses natures.
3° Les formations volcaniques (laves) ; celles du basalte, du trappe et des brèches trappéennes.
>4° L’eupbotide, le chlorite ou grès flexible, la serpentine, le schiste magnésien et le schiste argileux lorsqu’il contient également de la magnésie.
5® La marne oolithique, lorsqu’elle a plus de 10 p. 100 de , chaux.
6“ Les gisements quartzo-cafeaires de quelques couches de grés, lorsqu’ils forment un sol calcaire ferrugineux. ,
7° Les porphyres.
Les sols de cette première division peuvent, suivant Hundeshagen, faire croître, même sans mélange d’humus et d’engrais, les essences de bois les plus exigeantes, ou du moins les empêcher de dépérir. Les essences qui se contentent d’un sol moins bon, comme le bouleau, les pins sylvestre et maritime, s'y rencontrent rarement, et la surface n’est jamais couverte de fougères, de bruyères et de genêts, mais présente une végétation vigoureuse de bonnes plantes qui exigent et r^élent un sol fécond.
Il® CLASSE. — Roches formanl des sols de fécondité moyenne.
1® Le schiste argileux, abondant en quartz et pauvre en chaux, en magnésie et en oxyde de fer.
(i) Journal d'agriculHire pratique, (é\nee ISii, p. 372. .
,252 AGKOLOGIB,
2^ Le granit et le gneiss.
I 3® Le schiste siliceux.
4“ Le tuf quartzeux et ordinaire.
.5° Le schiste micacé.
G** Le grès primitif.
7“ Les meilleures variétés (les plus riches en argile) du grès bigarré et du grès oolithique.
Les essences qui exigent un bon sol ne viennent déjà plus aussi bien dans les terres de cette nature, à moins qu'elles ne contiennent des détritus organiques en suffisante quantité; lorsque ces détritus manquent, elles dépérissent bientét. Les autres essences plus sobres s'y développent fréquemment, de même que des arbrisseaux tels que le genêt, la bruyère, la • myrtilc.
III* CLASSE. — Roches formant dos sols pauvres.
' 1® Les grès bigarrés en général.
' 2® Les grès de nouvelle formation reposant sur la chaux co- • quillère, les grès de Keuper et du Lias.
3® Les brèches.
4® Les molasses et en général les grès de la plus nouvelle . formation. ' •
La croissance des arbres sur les terrains de cette nature est encore plus' dépendante de la portion de matière organique (humus) qui entre dans leur composition. Les essences qui exigent beaucoup de fécondité, comme le hêtre commun, lé charme, le tilleul, le sapin, le pin du Nord, etc., nes'y conserr vent que par des soins et un traitement convenables. Le frêne, l’aune, l’érable, etc., n’y viennent plus originairement, et le gazon et les herbes n’y croissent que dans les places riches en humus ; en revanche, les fougères, les genêts, les bruyères s’y rencontrent en grande quantité, quoique ne montrant plus la
(Classification des terrains agricoles. 253 même vigueur (Je végétation qu’elles ont dans les sols 'précér dents. Situés à des expositions sèches et chaudes, ces terrains
risquent de devenir tout à fait stériles.
IV® CLASSE. — Roches formant des sols très maigres. >
Cette dernière division comprend les terrains formés <le cailloux roulés, de galets et de sable mouvant. . '
Ce sont des terrains de transport qui possèdent tous les défauts de la classe précédente, mais à un degré beaucoup plus fort. La surface en est tellement aride que les bois les plus sobres n’y viennent que très mal, et, lorsque la situation n’est ' pas naturellement fraîche, n’y viennent pas du tout.
On voit que Hundeshagen ne considère presque ici que les terrains formés en place, et qu’il semble jeter un regard de mépris sur les terrains de transport, relégués par lui dans sa classe des sols très maigres, et qui, cependant, fournissent les terres les plus fertiles du monde. D’ailleurs, ses déductions pourraient être contestées, car, en plaçant chacun de ses terrains'dans des circonstances physiques dilTérentes, il sera facile de faire de chacun d’eux un terrain supérieur ou un terrait»' inférieur aux autres. De pareils travaux peuvent bien servir de renseignements sur les dispositions relatives des terrains ; mais, pris dlune manière absolue, comme lés présente l’auteur, ils ne sont propres qu’à égarer les esprits qui n'ont
pas été prémunis contre ces erreurs par les leçons de Texpè- . . * nence.
Section IL — Classification fondée sur les propriétés physiques du soL
Pendant que les savants étaient occupés, dès les temps les plus anciens, à classer les sols d’après leurs principes cornpoH
55 î • I ’AGBOLOGIE. « . , ’
sants, le vulgaire s'eu tenait toujours à leurs propriétés physiques. Vairon fut l'expression de la première tendance, Columellc le fut de la seconde. Il distinguait les terres de la manière suivante : 1° grasses, 2° maigres, 3° meubles, 4° fortes, 5° humides, G° sèches, et il en formait huit classes principales :
1* Grasse, meuble, humide. (Quand elle était médiocrement humide, c’était la terre qu’il appelait puUa, la terre par excellence.)
2® Grasse, forte, humide.
.3° Grasse, meuble, sèche.
4* Grasse, forte, sèche.
• 5® Maigre, forte, humide.
S® Maigre, forte, sèche.
' 7» Mai gre, meuble, sèche.
• 8® Maigre, meuble, humide.
On n’a rien fait de mieux ni de plus complet, depuis cet auteur, pour classer les terres selon leurs propriétés physiques, isolées de toute autre considération. Ceux qui ont. voulu retoucher à cette classirication, qui reproduit si bien le langage populaire, n’ont fait que la mutiler.
■ Elle pouvait suffire dans ce sens à l’agriculture quand elle ne connaissait pas les propriétés attachées à la composition minérale des terrains, les propriétés des terres calcaires, par exemple, en opposition avec celles des terrains qui ne possèdent pas l’élément calcaire. Les progrès de la science et ceux de l’observation agricole elle-même exigent que l’on fasse en- • trer de nouvelles considérations dans la formation d’une nomenclature.
Sectiok III. — Classification fondée sur les genres de cultures convenables aux terres.
La plus ancienne classification de ce genre est celle de Caton, car elle est entièrement relative aux cultures déjà établies’ sur le sol. Selon lui, on distingue les terres : 1® en vignes, 2® jar-
CLASSIFICATION' .OBS TKRBAINS AGttlCOIÆS. 5Ô5‘ saussaies, 4® olivettes, 5® prairies, 6“ terres à blé; 7^,® bois, 8® vergers, 9® chenevièrcs. C’est la division d’un cadastre, mais nullement celle qui est propre à donner une idée de la nature des terres, car l’erreur du cultivateur qui planterait une vigne sur une terre de jardin la classerait parmi les terres fort différentes des autres vignobles.
'Mais les Allemands, qui ont aussi adopté une classiflcation tirée des cultures, ne sont pas tombés dans cet empirisme;* ainsi Thaër divise les terres : 1® en terres à froment, .2® terres à orge, 3® terres à seigle, 4® terres à avoine ; mais en même temps il joint à ces dénominations des analyses chimiques qui, dans son esprit, se lient intimement aux propriétés agricoles qu’il leur attribue. Les analyses de Thaër ne sont que de. simples lévigations précédées de l’action d’un acide pour enlwer la cbaux, et c’est d’après le résultat d’une telle opération qu'il a présenté un talileau de la valeur relative des terrains, et leur a assigné la culture qui leur convenait', sans songer que le troisième lot de la lévigation peut, au lieu d’argile, ne contenir que de la silice très divisée. Au reste, Burger* a déjà fait justice dé cette prétention en nous donnant l’analyse suivante 4e deux terrains aelon la iorme adoptée par Thaër :
■ ' Parti*l •unilituai^lri. T.rre [i. ' T«rrr B.
Parties* solubles dans l’eau froide. ...... 0,001 o,ooo
Parties combustibles. ’. 0,006 o,069
■ ^ -Parties terreuses impalpables (lot n° 3) , . . 0,178 0,192
‘ Sable fin ( lot n» 2) 0,071 0,216
. Gros sable mêlé de gravier (lot n° 1) . . . . 0,681 0,.'»23
. A l’examen de ce tableau, on trouve les lots numéros 2 et 3 de la terre A égaux à 249, et ceux de la terre B à 408 ; qui ne' croirait qué la terre B est plus tenace, moins légère? et ce-' pendant c’est le contraire qui est vrai ; A forme des mottes
{i) Principes d'agriculture,
(2) Cour* d^commne rurale, traduit par Noirot. Dijon, 1836, p. 23
AGBAL06IE.
dures, Bre pulvérise facilement. Nous avons déjà montré plus haut et par expérience qu'il en devait être ainsi toutes les fois que le troisième lot n’était pas formé uniquement d'argile dans deux terres que l’on compare. Selon Thaër, A serait classé comme un bon terrain à avoine, B comme une terre à orge dé deuxième classe, et cependant A est une terre extrêmement fertile, qui convient au maïs et au froment, et B est d’une ' maigreur et d’une aridité presque absolues. Ce seul exemple prouve le danger des classifîcations par culture, quand elles • Sont basées sur un seul caractère et non sur un ensemble de caractères qui se rapportent aux besoins des plantes. Ainsi, . l’on pourrait sans danger définir une terré à froment celle qui, n’étant pas trop humide lors de la semaillo, conserve , 0“, 1 2 de son poids d’eau à 33 centimètres de profondeur jusqu’à la maturitédu froment, et terre à seigle celle qui ne con- . serve cette buinidité que jusqu’à là maturité du seigle. Hors de ces caractères synthétiques, qui sont le résultat et la combi-' . liaison d’une foule de données diverses, on n’agit plus avec ' sûreté.
La classification de Kreissig est aussi fondée sur les cultures ' qui conviennent aux terres. Cet auteur a cherché à se garantir delà faute que Thaër avait commise, en demnant un ensemble de caractères pour signaler ses classes, au lieu d’un seul caractère tiré de la lévigation. Il divise les terres en terres ‘ céréales d’hiver et terres à céréales de printemps. Les terres à céréales d’hiver sont celles qui ne sont pas trop humides dans ' . cette saison les terres à céréales de printemps sont celles qûise dessèchent de bonne heure au printemps et peuvent être ensemencées après être restées tout l’hiver dans l’humidité. ' . Ces considérations annoncent que le système a été fait pour un pays où l’on se préoccupe peu de la sécheresse précoce de l’été; il n’a donc pas le degré de généralité que l’on peut désirer , sous le point de vue scientifique.
CLASSIFtCATION DES TERRAINS AGRICOLES. 2p7
■ Les terre» à céréales d’hiver sont divisées en trois classes,
■ auxquelles Kreissig assigne les caractères suivants :
1® Terres à froment, celles où l'argile prédomine, qui se crevassent par la sécheresse et se divisent en grosses mottes ' difficiles à rompre ;
S® Terres à seigle, peu argileuses, qui ne se crevassent pas et dont les mottes se divisent facilement ; - i
3® Terres à céréales de printemps.
Ces ordres sont divisés en classes ; mais ici les caractères cessent d'ètre précis; ils sont fort multipliés, tiennent à des - modifications ambiguës et qui, n’étant pas complètes, laissent le plus grand nombre des terrains en dehors du cadrç.
On peut en outre objecter que, borné au point de vue de la culture des céréales, considéré seulement dans les circonstances qui conviennent à l’Allemagne, ce cadre manque d’universalité, et que son utilité se borne, comme l’a voulu . son auteur, à servir de base aux opérations cadastrale^ de son pays. . . . . '
Plus récemment encore, M. Moll, professeur au Conserva-.
. toire des arts et métiers,, vient de nous donner* un systèmede classification et d’appréciation des terrains, basé sur leur, aptitude à produire des fourrages, genre de produit très propre à indiquer les propriétés agricoles des sols. Il admet neuf classes de terrains, selon la réussite constante de certains ' fourrages les plus généralement cultivés : la luzerne, le trèfle rouge, le sainfoin et le trèfle blanc.
P® CLASSE. — Terre à luzerne de première classe.
(а) Sol d'alluvion, profpnd, argilo-calcaire, riche en terreau.
(б) Terre franche, moins argileuse que la précédente, profonde,riche, mais sujette au déchaussement. Le colza, le blé,
' fl) Journal d’agrieuUure pratique, février \8i5,p, 273, v
2^8 l. ■ . AUKOLOGIE. ■. ‘ , '
les. fèves, la luzeroe y viennent parfaitemenl. La-luzerne pro-' (luit 10,000 kilog. de foin par hectare.
’ ■ II* CLASSE. — Terre à trèfle de première classe.
Argilo-calcaire, suffisante quantité de terreau à sous-sol un peu humide. La luzerne y dure peu. Le trèfle produit 7,500 kilog. par hectare.
III® CLASSE. . — Terre à luzerne de seconde classe.
Terrain, léger, profond, à sous-sol sec. Le trèfle et le blé souffrent dans les années sèches. La luzerne produit 6,000 kilog. de foin par hectare. '
IV* CLASSE. — Terre à sainfoin de première classe.
Terrain calcaire léger, à sous-sol moins compacte. Le seigle, l’orge, les pommes de terre, toute récolte printanière, y réussissent bien; le blé y donne passablement de grain, peu de paille. Le sainfoin, produit 5,000 kilog. do foin par hectare.
V* CLASSE. — Terre à trèfle de seconde classe. ’
. Argile compacte, peu de terreau, sous-sol imperméable; <x>n- ' vient encore au trèfle, au blé, et surtout à l'avoine. Récolte assez considérable, frais de culture élevés. Le trèfle produit 5,000 kilog. de foin par hectare.
VI® CLASSE. — Terré à luzerne de troisième classe. '
Terrain sablonneux, sous-sol de sable et de cailloux. Les récoltes-racines, ,1a navette, le sqigle„lc sarrasin y donnent des
CLASSIFICATION DES TERRAINS AGRICOLES. %59 récoltes avec de fortes famures. I..e blé ii'y réussit que dans les anflées humides. La luzerne y vient peu; elle produit 3,000 kilog. de foio pâr hectare.
' VH® CLASSE. — Terre à trèfle blanc de première clause.
■ (a) Sol argileux, maigre, sous-sol imperméable.
^6) Terrain quartzeux, sous-sol imperméable. Ce terrain ne .•convient qu’au trèfle blanc et à l’avoine; le blé n'y donne de bonnes récoltes qu’à l’aide de fortes fumures et du marnage ou duchaulage. Ce terrain nourrit une vache un quart par hectare.
• , VIII® CLASSE. — 'Terre à sainfoin 'de seconde classe.
‘ (a) Sahlé calcaire, sous-sol rocheux.
. (à) Marne sablonneuse, brillante.
(c) Terre pierreuse, reposant sur de la*rocaille.
{d) Sol crayeux, sous-sol de craie pure. Le sainfoin produit S, 000 kilog. de foin par hectare. *
IX® CLASSE. — Terre à trèfle blanc de seconde classe.
Sol sablonneux, pauvre ; sous-sol de même nature. Terres ordinaires des landes nôtres. Ce terrain nourrit 4 moutons par hectare.
Cette classiflcation- nous semble de beaucoup préférohic à celles qui l’ont précédée, et si l'auteur était parvenu à donner ' , des caractères univoques auxquels on pût reconnaître d'avance la classe d’un terrain donné,'' nous n’bés!teronspas à dire qu’elle nous paraîtrait éminemment agricole. Mais les caractères choisis par l’auteur et tirés de la nature du sol sont loin d’étre siirs. Accordez de l’humidité à ses terres à luzerne de troisième classe, placées si bas dans son échelle, et nous l’amènerons
AGROLOGIÉ.
facilement ù entrer dans sa première. Elle serait d'ailleurs évi> demment supérieure à celle de la troisième. Or, si nous faisons abstraction de ces caractères minéralogiques, que reste-t-dlt L'indication de la nature des récoltes ; c’est-à-dire que l’auteur définit une terre à luzerne de première classe celle où la luzerne vient parfaitement, et ainsi de suite. Nous ne doutons pas qu’en faisant cette classification il n’ait en vue des faits' de pratique ; nous croyons seulement qu’il a trop voulu les généraliser. Nous verrons plus loin que M. Moll a très bien su’, apprécier la valeur des terrains qu’il décrivait, et la critique que nous hasardons ici ne doit être considérée que comme une preuve de l’estime sincère que nous avons pour ses talents et ses solides connaissances économiques.
On ne peut trop louer ces tentatives vraiment agricoles ; leurs auteurs se sont séparés, en grande partie, de Vécole purement minéralogique ; ils ont cherché à faire une classification en rapport avec les besoins de l’agriculture. La spécialité île leurs sols allemands ou les étroites limites d’un assolement exclusivement composé de céréales et de fourrages ne leur a- . pas permis de s’apercevoir des cas nombreux où d’autres terrains et d’autres genres de culture exigeaient un plus large développement de leurs cadres.
Section IV. — Cla$sification mixte.
Après avoir constaté si souvent l’impuissance d’un principe unique pour présider à la classification des terrains, il était naturel d’essayer de réunir plusieurs principes différents. Mais peut-être que, pour réussir dans cette entreprise, il aurait f»llu> que l’analyse des terres fût plus avancée qu’elle ne l’était quand la Société économique de Berne proposait la classifi-' cation suivante ;