AVRANCHES
Localité incertain®.
Ce paragraphe de la notice nous signale dix. .localités toutes renfermées dans la ae. et la 3*.. Lyonnaise. Quatre d’entre elles ( Vannes, Coutances , Rouen et Avranches ) sont parfaitement connues; les six autres, Grannona , Blabia , Osis/niii, Mannatias , Aletum et Grannonurn 'peuvent donner lieu à quelque incer- .titude.
*■ Grannona devait se trouver sur nos côtes, . in littore saxonico , et je serais tenté de le placer vers l’embouchure de la Seule , à peu de distance de laquelle il existe un camp fort connu dans le pays , que Cassini indique sur le n°94dcsa carte (i), et plus loin des construc-
(i)Voir ma statistique monumentale du Calvados. — Le camp duot je parle , situé à 1,800 toises au sud du village de Buelucres , pouvait contenir une culiortc ; düTureutea rues cavées conduisaient au camp fixe ou sédentaire. On les appelle encore rues îomamet. Ces espèces de tranchées étaient probablement faites pour couvrir et cacher la comuiunicatioo du camp avec les villages voisin». Sj . t . ... •
Caylus, qui a publié un plan du camp de B ornières , rooon. >
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tions romaines qui pourraient avoir fait partie d’un château ou de quelque corps avancé.
Il existe d’ailleurs sur la rive gauche de la Seule une commune de Gray, dont le territoire s’étendait autrefois sur la rive droite (r),» et embrassait peut-être en partie celui de Courseule et de Bernières , et Banville, commune limitrophe de Gray , renferme d’anciens retranchements (a).
Selon toute apparence , BlrJna était située à l’embouchure de la rivière de Blavet , sur •’ la côte de Bretagne.
Osismiis est regardé par Danville et la plupart des géographes, comme la capitale dés Osismiens, que nous avons placée à Carhaùx ; - Oxisjnure , près de Lesneven , où les antiquaires bretons placent une ville romaine ,
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naît que cette place était située très-avantageusement pour lia défense (le la cùle. D’un côté, elle est convoite par un terrain qui s’élève insensiblement du côté de la campagne; au lieu que le terrain qui regarde la mer s’abaisse peu à peu jus- ’ qu’au rivage , et laisse découvrir toute la côte, comprise de là Seule i l’embouchure de l’Orne et une grande partie, du , . rivage situé au-dda de cette rivière jusqu’à Dites. Dans le lointain on aperçait même la côte du Hàrrc et les falaises de Henneqnevilie.
(i) Renseignement communiqué par M. Ed. Lambert, membre de la société des antiquaires de Normandie. ,’ S. ' '
(a) l’aï remarqué i Banville , sur la rive gauche de la Seule,
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c+ait cependant plus près de la cote , et sons ce rapport plus convenable à la résidence du commandant daine cohorte littorale (t).
Oti croit que Mannatias ? st la ville de Nantes;
Et il ne peut s’élever de doutes sur la position ù'Aletum , l’ancien Saint-Malo (-i).
.11 n’en est pas de même quant à la position iM'Grannonum. M. de Gerville suppose que cette place était à Portbai 1(3], d’autres l’ont cherchée
d<--x retranchement* qui servaient à dérendre, do cédé de. lerros , ,m cif, dont le plateau parait avoir 8erTj à „„ calllpe. ment ( voir v,n :iaUl'que monument, du ÇiijMo,) , et l’on a trouvé- un grand nombre de tombeau* ancien. ,„r differents points la cou; mune.
(l) M. dn Marital la , membre de la société Linnéennc de «oFmandM à Quimper, m’annonce qu’une voie romaine conduisait de Carluix à Ozismitre :
>‘^.e po^f ct'nlral voies romaine, dans le Finisléré, dit-il , . semble a«oir été à Carltaix. De cette ville .partaient cinq
■ routes différences : la première *e dirigeait au sud-oucslTvers
• Ja pituite dn 1<az ; la seeunde conduisait i Lesnevcn , ou plu-
• tôt „ OaHtmare , rUÙ romaire da vjiiinngc ; la troisième à
• Morlaix . puis à Lanion, oit le. antiquaires placent Lexirbie-
• une quatrième rnénait à Brest , rHq cinquième à Reiines.
• ïou. Jcs restes dé chemins romains qnc l’on rencontre dans •- le departement peuvent se rapporter a l’une de ces cinq di-
■ reniions. »
(T; M\ de Lapylaic place à Saint-Scrvan l’ancien Saint-Malo .
. A tel mit. ’
(a) 1 on- le V*. volume dès mémoires de la société dés antiquaires de Normandie (p. a; ). . . . - •
COURS
au* environs deGranville; s» cette dernière opinion devait êlre admise , ce serait sans doute près de Saint-Pair , où l’on a trouvé un camp et des antiquités romaines, qu’il conviendrait de fixer Grannoiiuim. . ' ’• ; -,
- - II, est fort remarquable, Messieurs , que ce paragraphe ne mentionne aucune garnison sur le rivage nerviCn ni sur les cotes de la Haute- Normandie (i),' et cette particularité pourrait donner lieu à diverses conjectures que je ne dois point vous présenter ici. • .h. ' •
Un autre paragraphe de la notice nous apprend que trois cohortes tenaient 'garnison dans la deuxième Lyonnaise et dans la troisiè-
me, et que lenrs commandants résidaient, l’un alternativement à Bayeux et à Coutances (a):
(î)Peut-être Geanuoua, que nous a von» plaéé prêt de la-Seote* pourrait-il Être cherché du côté delà Seine où le. Romain, devaient 'avoir disposé des forças , et où ils ont dù posséder ifne flotte ; mais en admettant qae cette recbesche fût couronnée de succès > les côtes comprises entre la Seine et la Somme auraient encore été dépourvues de troupes , si l’on s’eu tenait au teste . de 1» police. • ' • • ,v .
(a) Non# 'avons déjà vu le préfet d’une cohorte à Contantes, mais cette cohorte était destinée 4 garder les côtes et n’àvait probablement qu’un dépût dans la ville. ■ '
o'AA'JMQpmb MOmwjEPfTUES. ' ’ $3
, te second au Mans , et le troisième à Bennes ; ce paragraphe est ainsi conçu: *
PRJEFfeCTUS I.ÆTORUM RÀ.TAVO-
HUM ET GEWTILÎUM SUEVORUM
• '•Ba/ocas et Constantùe mjg- Duwensis secundæ.
PRÆFECTUS UÆTORUM GENTItlUH
shevorum Cenomannos uûg-
ittWEiXSU TERTiÆ.
BATRüX .»
COUTANCEat .