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NOTIO^S SUR LES MÉTÉORES COSMIQUES

2* Les aires décrites par le rayon vecteur sont proportionnelles aux temps employés à les parcourir;

3® Les carrés des temps de révolution sont approximativement entre eux comme les cubes des demi-grands axes.

Ces trois lois, qui sont^ comme nous l'avons vu^ la base fondamentale des prédictions astronomiques^ sont dues à l'immortel Kkhler^ né à Weil, dans le duché de Wittemberg, le 27 décembre 157 1.

Aussi sont-elles connues sous le nom de Lois de Kepler,

DES météores cosmiques.

En dehors des astres dont nous venons d'étudier le mouvement d'une manière succincte , on aperçoit quelquefois dans la voûte céleste des globes de feu; et chaque nuit, quand le Ciel est pur, des traînées lumineuses dont Tapparition ne dure que quelques secondes.

Ces météores connus sous le nom de bolides et d^étoiles filantes, ne paraissent, jusqu'à présent, soumis à aucune loi analogue à celles qui régissent les mouvements des corps célestes. .

374. Des Bolides, — On désigne sous le nom de bolides des globes de feu, ayant un diamètre apparent, qui brillent tout à coup dans la voûte céleste et qui s'éteignent subitement, en laissant quelquefois, pendant un court instant, une traînée lumineuse, ou en se divisant en plusieurs petits globes dont Véclat d'aune fusée peut donner l'idée.

On a déjà enregistré, depuis le commencement de notre ère, plus de 800 bolides, qui amènent à conclure que l'on aperçoit plus de ces météores de juillet à janvier que de janvier à juillet.

37d. Des étoiles filantes. — On désigne sous le nom d'étoiles filantes des traînées lumineuses qui font l'effet d'une étoile qui se détache de la voûte céleste et qui disparaît au bout de quelques secondes.

On aperçoit souvent des masses d'étoiles filantes. Le nombre de ces météores est immense, puisqu'il n'est pas de nuit» pour ainsi dire» dans laquelle, lorsque le Ciel est dégagé, on ne puisse compter soit plusieurs étoiles filantes simples, soit plusieurs étoiles filantes en masse.

En comparant toutes les observations faites jusqu'à ce jour, on trouve encore que ces météores se montrent plus de juillet en décembre que de décembre en juillet.

Deux observateurs A et B (fig. 208), placés à une assez grande distance Tun de l'autre, peuvent en observant l'étoile de la constellation dans laquelle une même étoile filante a paru s'éteindre, obtenir la distance de l'étoilefiia nte à la Terre.

Car, si pour l'observateur A l'étoile filante a paru s'éteindre sut l'étoile

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réelle E, elle se trouvait à ce moment sur la ligne AE; de même, si pour l'observateur B la même étoile filante a paru s'éteindre sur l'étoile réelle E', elle se trouvait, à ce moment, sur la ligne E'B. Elle se trouvait donc, par suite, en e; comme on peut avoir les distances angulaires E'BA et EAB, ainsi que la distance linéaire AB; on peut déterminer les distances Ae et Be,

En se servant de cette méthode, on a pu s'assurer que ces météores se montrent généralement sur les limites que l'on donne habituellement à notre atmosphère, c'est-à-dire à une petite distance de la Terre.

376. Des aérolithes. — Les bolides ont quelquefois déterminé des chutes de pierres sur la Terre, pierres qui ont reçu le nom d'aérolithes. En dehors des pierres tombées à la suite de l'apparition d'un bolide, on a enregistré plus de 200 chutes d'aérolithes bien constatées; quelques-uns de ces météores ont même déterminé des accidents graves.

Les substances qui composent les aérolilhes sont, généralement : le chrome^ le fer magnétique, le nitkelj le feldspath, Volivine^ le chromate, le fer^ le soufre.

Ainsi qu'on Ta remarqué pour les bolides et les étoiles filantes, on observe plus d'aérol.thes de juin en décembre que de décembre en juin.

L'origine de ces météores cosmiques est encore complètement inconnue, et la seule hypothèse qui semble admissible, c'est qu'il existe dans l'espace des milliers de petits corps soumis à la loi de la gravitation universelle et circulant autour du Soleil.

Dans sa route autour de l'astre radieux, la Terre traverse des zones plus ou moins étendues de ces petits corps célestes qui s'enflamment par le frottement en entrant dans notre atmosphère, et dont quelques-uns finissent par rencontrer la Terre. Cela expliquerait en partie l'état incandescent observé dans certains aérolilhes à leur arrivée sur notre globe.

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