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MÉTHODE DES AUGNEMENTS

Pour diriger l'axe optique d'une lunette vers une certaine étoile, il suffit de reconnaître à peu près sa position apparente dans la voûte céleste par rapport à d'autres étoiles faciles à reconnaître ; cette situation approchée de l'étoile s'obtient au moyen d'une méthode appelée Méthode des alignements.

Dans la recherche de la position de certaines étoiles à l'aide de la Méthode des alignements, nous ne nous occuperons que de celles qui, grâce à l'ouvrage intitulé : Connaissance des tempsy servent Surtout dans la détermination de la position du navire.

Ces étoiles sont, dans l'hémisphère nord i

V La Polaire, ou it de la Petite Oruse,

2* Markabf ou « de Pégase,

3' 4t du Bélier^

4" Aldébaran, ou oi du Taw^au^

8* Pollux, ou p des Gémeaux^

6' Atalr^ ou a de Y Aigle,

1" Régulus, ou et du Lion.

lOi ASTRONOMIE. — GÉOJaÉTIllE CÉLESTE.

Et dans rhémisphèrc sud :

* i^ Fomalhaut^ ou a du Poisson austral^

î" VÉpif ou a de la Vierge^

3* Aniarèsj ou a du Scorpion.

Voyons comment nous pourrons reconnaître ces différentes étoiles.

Lorsque l'on suppose que toutes les observations astronomiques se font en Europe^ on peut, ainsi qu'on le voit dans les différents traités d'astronomiey rapporter la position des étoiles qui se trouvent dans l'hémisphère nord k la |M>si'ion d'une seule constellation principale, telle que la Grande Ourscy qui est située constamment au-dessus de l horizon, puisque l'étoile la plus sud de cette constellation r^, a une déclinaison de 50* environ.

Mais si l'on fait des observations en un point quelconque du globe à un instant quelconque^ il peut se faire que la constellation de la Grande Ourse ne soit pas visible dans le lieu où se trouve l'observateur, ou si elle Test, qu'elle ne soit pas encore au dessus de f/torizon.

Il est donc utile do rapporter la position des étoiles principales dont nous nous occupons, à deux constellations de chaque hémisphère.

Pour donner une idée de la méthode des alignements^ nous rapporterons les étoiles citées plus h'mt aux constellations de la Grande Ourse et de Pégase dans l'hémisphère nord, et à celle de la Croix du Sudàixns Théuiisphère sud.

84. DÉTERMINATION DE CERTAINES ÉTOILES DE l'uÊMISPUÈUE NORD EN PARTANT DE LA CONSTELLATION DE LA GRANDE OURSE.

De la Grande Ourse ou Chariot de David. — Dans nos régions on aprrçoit cette belle constellation dont les principales étoiles (fig. 66),

sont sept belles étoiles a, p, 7, 0

FigT 06.

C« V), de deuxième grandeur, à

Texception de $ qui, ayant perdu de

^ . son éclat, n'est plus que de ^*oi>ième

lin 1^ J *L grandeur.

\ T Les quatre étoiles «, p, t, 5 for-

^ ^1 ment un trapèze, et les trois autres,

y ^ K, C et T) sont sur une ligne courbe

qui est la queue de la Grande Ourse.

Le trapèze est le Chariot, et les étoiles a et p sont appelées Gardes de la Grande Ourse,

!• Détermination de V étoile polaire. — Si l'on prolonge la ligne pa des Gardes du la Grande Ourse d'une quantité égale à quatre fois la distance

ÉTCDE DES ÉTOILLS. — MÉTHODE DES ALIGNEIIEMS. iOo

de p à Qt, on arrive près de a de la Petite Ourse ou de Vétoile polaire ,6g. 67). Les sept principales étoiles de la constellation la Petite Ourse forment la même figure que les sept principales de la Grande Ourse, mais „. .. en sens inverse.

Pig. 67.

^ Le pôle nord est situé sur la ligne qui va de

: ^ T l'Étoile Polaire à la ligne de la Grande Ourse, du

*-- 45 côté de cette étoile, à i* i/2 de la Polaire.

' '\^s 1* Détermination de Markab ou a de Pégase. —

*V8 Nous ferons d'abord remavquer^ d'après la figure 64, que dans les pays où la Grande Ourse a 1 un lever et un coucher, la constellation de Pégase l passant à peu près au méridien inférieur quand î cette première constellation passe au méridien su- / périeur, ne sera pas sur Thorizon quand la Grande

j Ourse y sera, et réciproquement.

Dans nos climats, on déterminera Markab en prolongeant la ligne qui joint a de la Grande Ourse et a de la Polaire, jusqu'à ce que Ton rencontre deux étoiles de seconde grandeur. La seconde de ces étoiles est Markab ou « de Pégase. Détetmination de a du Bélier. — Les deux étoiles dont nous venons de parler forment les extrémités du côté d'un quadrilatère qui appartient à un groupe de sept belles étoiles de deuxième grandeur (fig. 68], formant une figure semblable à celle de la Grande Ourse, mais dans de plus grandes dimensions. La queue de cette dernière figure est presque droite, tandis que celle de la Grande Ourse est oblique.

Fig 68.

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i Skiai.

Ces sept étoiles sont «, p et ï de Pégase; «, p et f d'Andromède et a de Persée.

Au sud d'Andromède, et à pou près sur la ligne qui joint t) de la Grande Ourse à la Polaire, se trouve a du Bélier.

Déterminai itm d*Aldébaran ou oc du Taureau. ^- La ligne qui joint aA de la Grande Ourse étant prolongée du côlé de oc, rencontre la belle constellation du Cocher y où se trouve une étoile de première grandeur; é*est a du Cocher ou la Chèvre. La ligne qui passe par oc de la Grande Ourse et la Chèvre va passer par une étoile de première grandeur qui est a du Taureau ou Aldébaran.

Détef*minatton de Pollux ou p des Gémeaux. — Sur le prolongement de la diagonale l^Ae la Grande Ourse, se trouve la belle constellation des Gémeaux contenant, comme étoiles principales, sept étoiles de deuxième grandeur; l'étoile la plus à TEst est Pollux.

Détermination d'Atatr ou a de F Aigle. — Si Ton prolonge p S de la Grande Ourse du côté de 8, on va passer près d'une étoile de première grandeur qui est Wéga ou oc de la Lyre.

En prolongeant la ligne qui joint a de la Grande Ourse à Wéga du côté de la Lyre, on passe auprès d'une étoile de première grandeur, qui est Atatr ou a de V Aigle.

Détermination de Hégulvs ou a du Lion. — Si l'on prolonge y ^ de la Grande Ourse, du côté de y> on rencontre deiix étoiles; la première, de seconde grandeur, est y du Lion et la seconde, de première grandeur, est Régulus ou a du Lion.

8â. DÉTERMINATION DES MÊMES ÉTOILES EN PARTANT DE LA CONSTELLATION DE PÉGASE.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, a, p. y de Pégase, a, S et y d'^urf;-©mède et a de Persée forment un groupe de sept belles étoiles dont l'aspect est à peu près le même que celui de la Grande Ourse, mais dans de plus grandes dimensions; nous remarquons en outre, que près de la dernière étoile de la queue de la Grande Ourse, il n'y a pas d'étoiles de seconde grandeur, tandis que de part et d'autre de a de Persée se trouvent deux belles étoiles de seconde grandeur qui sont Sheat ou y 'et c de Persée. Ainsi, le groupe des sept belles étoiles appartenant aux constellations Pégase, Andromède et Persée est facile à reconnaître.

Détermination de l'Étoile Polaire. — Il suflSt de prolonger a et p de Pégase du côté de p pour rencontrer V Étoile Polaire.

Détermination de Markab. — C'est l'étoile «de Pégase.

Détermination de ol du Bélier » — On suivra l'indication que nous avons donnée plus haut.

Détermination d' Aldébaran. — Au Sud de Persée, se trouve Algol ou « de la Tète de Méduse; au Nord d'Andromède se trouve Cassiopée ou la Chaise qui a la forme d'un y à queue recourbée; en joignant a de Cassiopée à Algol, on trouve Aldébaran.

Détermination de Pollux. — En prolongeant la ligne qui joint Py dM/i*

ÉTUDE DES ÉTOILES. — UÉTHODE DES ALIGKËIIENTS. 107

dromède du côté de v on passe au Sud de la Chèvre; et en prolongrant celte ligne, on rencontre deux belles étoiles qui sont Castor et Poltux de la consti'llation des Gémeaux; la seconde de ces étoiles est Pollux.

Déieimination d'Alatr ou a de l'Aigle. — La ligne qui joint Algenih à Markabf prolongée du côté de Markab. rencontre une étoile de première grandeur qui est Ataïr.

Détermination de Régulus. — La ligne qui joint Algol et Castor étant prolongée du côté de Castor rencontre Régulus.

86. DÉTERMINATION DE CERTAINES ÉTOILES Hï. l'uÉMISPHÈRE SUD EN PARTANT SOIT DE PÉGASE, SOIT DE LA GRANDE OURSE.

Détermination de Fomalhaut. — Si Ton prolonge la ligne qui joint la Polaire et a de Pégase du côté de Pégase, on rencontre une belle étoile de première grandeur qui est Fomalhaut ou a du Poisson austral.

Détermination de l'Épi ou a de la Vierge. — Si Ton prolonge «y ^^ ^^ Grande Ourse du côté de y, on rencontre un peu loin VFpi ou a de la Vierge belle étoile de première grandeur.

Détermination d'Antarès ou a du Scorpion, r- En prolongeant la queue de la Grande Ourse^ on rencontre une étoile de première grandeur qui est Arcturus ou a du Bouvier. La ligne qui joint a de la Grande Ourse à Arcturus prolongée du côté à'Arcturus d'une quantité à peu près égale à elle-même rencontre une étoile de première grandeur qui est Antarès ou a (lu Scorpion.

87. DÉTERMINATION DES TROIS MÊMES ETOILES EN SE SERVANT DE LA CROIX DU SUD.

De la Croix du Sud. — Dès qu'en se rapprochant de TÉnuateur on a

dépassé la parallèle située par 25" de latitude Nord, on commence à voir,

^ .^ dans la voûte céleste, une belle con-

..^ 3^[c steilation dont çwû/re eVo//es /)rina-

^^^^--..^ ;;tt/M forment une Croix (fig. 69);

^l^lti-^ tfoîs de ces étoiles sont de deuxième

7 ,.-'' * grandeur et la quatrième est de troi-

,^ '' sième grandeur; c'est la Croix du

,:ir' Sud. La li^ne qui joint «y de cette

^.''' ** constellai ion prolongée du côté de

a va passer près du pôle Sud.

Détermination de Fomalhaut. — En prolongeant assez loin oa de la Croix du Sud du côté de a, on ren« contre Fomalhaut.

108 ASTnONOMIE. — GÉ03IÉTRIE CÉLESTE.

Détermination de ri'lpi, — L<\ liîjnft qui joint a $ de la Croix du Sud cinnt prolongée au delà de o, à peu près dix fois la distance de a à ^, rencontre VÉpi,

Détermination d'Antarh. — l£n prolongeant la ligne 8? de la Croix du Sud du côté Je p, on rencontre, très près, detfx bettes étoites de prennière p;randeur qui sont p et oc du Centaure; en prolongeant la ligne qui joint a de la Croix du Sud à p du Centaure, on passe près d'Antarès.

Remarque i. — Deux des trois étoiles de Tliémisphère Sud que nous considérons étant situées du cdté de la Croix du Sud, il est inutile de s'occuper de leur détermination en partant d'une autre constellation.

Remarque 2. — Et» étudiant le Ciel et les globes célestes, tout observateur trouvera, pour déterniiner chaque étoile principale, des alignements qui lui seront propres; nous n'insisterons donc pas davantage sur une méthode qui n'a pas d'importance réelle, et dont les principes peuvent varier de beaucoup de manières.

DU MOUVEMEiNT DES ÉTOILES.

88. Tant que les instruments d'observation n'ont pas eu le degré de perfection qui les distingue aujourd'hui, les étoiles, ainsi que nous l'avons observé à l'œil nu, ont été considérées comme restant toujours dans les mêmes positions relatives; aussi leur avait-on donné le nom de fixes. ' Mais depuis que les progrès réalisés dans les instruments d optique et dans la graduation des instruments d'observation ont permis de déterminer les positions des astres avec une exactitude presque mathématique, les étoiles ont dû perdre le nom de fixes, et l'étude de leur géométrie céleste ne consiste plus en la simple construction d'un Globe, sur lequel chaque étoile est placée d'après sa déclinaison et son ascension droite.

En déterminant, depuis 1718, avec le plus de précision possible, les ascensio7is droites et les déclinaisons des étoiles, on trouve que ces quantités ne restent pas constantes.

Ces variations dans les coordonnées de ces astres analysées ainsi que nous le verrons plus loin, proviennent de plusieurs causes :

V D'un mouvement particulier de l'axe de rotation de la Terre;

2* De la vitesse de la lumière qui émane de rétoile combinée avec la vitesse de rotation et de translation de la Terre autour du Soleil;

3** Dun mouvement général de tout le système solaire;

A* D'un mouvemmt propre à chaque étoile.

Nous donnerons, dans la suite do ce Cours, des notions sur les trois premières causes; disons maintenant quelques mois de la quatrième.

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