PLANCHE XXXII
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Spectre de Mira Ceti comparé à ceux de Procyon et de « Herculis. (W. J. S. Lockyer).
1) & Canis Minoris (Procyon):; 2) Mira Ceti, 21 décembre 1914; 3) Mira Ceti, 1°" février 1924 ; 4) « Herculis,
(Cliché de l'Observatoire Norman Lockyÿer, de Sidmouth).
dans le spectre de R Aquarü (Classe M3: Période 382 j. 5: Grandeur 6,2-11,0). Ces raies sont AX 5007, 4959, 4658, 4363 et À 4471 de l’Hélium : la variable les montre brillantes, sans qu’elles paraissent participer aux oscillations de sa luminosité.
Signalons enfin quelques variables à longue période dont les fluctuations paraissent exceptionnelles en ce sens qu'elles se superposent, à intervalles plus ou moins réguliers, à un état normal constant. — Pour certaines telles que SS Cygni, il s’agit de paroxysmes : l'étoile devient par périodes plus brillante pour retrouver bientôt son éclat habituel. Pour d’autres telles que R Coronæ Borealis, la marche des phénomènes est inverse : ce sont des minima à peu près périodiques qui constituent l’élément de variabilité.
Les causes des changements d'éclat de toutes ces étoiles sont encore plus mystérieuses que dans le cas des Céphéides : peut-être la découverte du compagnon de Mira Ceti contribuera-t-elle à éclaircir la question. Lockyer avait pensé à des conjonctions périodiques d’essaims météoriques en révolution orbitale (1). Mais un mouvement elliptique quelconque n’expliquerait pas à lui seul les inégalités observées de la période. D’autres hypothèses ont été proposées : leur plus grand défaut à toutes est un caractère spéculatif assez prononcé et la difficulté de les vérifier... Il semble, d’une façon générale, qu'on doive de préférence songer à des phénomènes particuliers à chaque étoile et qu'il serait prématuré de préciser davantage.
13. VARIABLES IRRÉGULIÈRES. — Les changements d’éclat des variables de La catégorie précédente peuvent être prédits, au moins dans une certaine mesure; il est d’autres étoiles pour lesquelles on ne sait à l'avance rien de positifet, bien entendu, la transition des premières aux secondes est graduelle.
C'est ainsi que Bételgeuse (4 Orionis) est sûrement variable bien que dans d'assez étroites limites; mais on ne saurait assigner à sa période aucune valeur bien nette. Les étoiles
(1) The Metesritic Hypothesis, déjà cité, p. 475.
qui lui ressemblent à cet égard sont en général, comme elle, de classe M ou N: ce sont des étoiles rouges et de plus des géantes de grand éclat absolu.
D’autres étoiles variables sont souvent associées à des masses nébuleuses voisines et pour, beaucoup d'entre elles l'assimilation aux novæ ne paraît pas douteuse. Leur spectre présente d’ordinaire des raies brillantes. On cite dans ce cas n Navire (1) (n Argûs ou n Carinæ) qui fut de 4° grandeur en 1677, de grandeur 0 en 1843 et est restée de 7° depuis 1865. P Cygni (2) a subi, depuis le début du xvu* siècle, des vicissitudes analogues et elle est considérée aujourd’hui, elle aussi, par les astronomes les plus compétents comme une ancienne nova.
(4) HARTMANN, Astronomie, souvent cité, p. 437 (Art. de P. Guranicr). (2) E. B. Frost, Astrophysical Journal, t. XXXV, 1912, p. 286.