‹ Cours d'astronomieChapitre 122 sur 157 · PLANCHE XLV · texte numérisé non relu

PLANCHE XLV

Le « Crossley Reflector » de l'Observatoire Lick (ouverture 36 pouces — 0 m. gi).

(Cliché de l'Observatoire Lick).

PLANCHE XELV

ose 8 h. 30 m.).

lescope de Go pouces, Cliché de l'Observatoire du Mont Wil:

Les méthodes spectroscopiques ne sont applicables qu'aux nébuleuses vues obliquement. On s’est demandé si celles que nous apercevons de face ne révéleraient pas également des mouvements de rotation. En fait, M. Adriaan van Maanen a réussi à mettre en évidence de pareils déplacements au Mont Wilson en 1916 (1).

C'est sur la Nébuleuse M. 101 (dans la Grande-Ourse) que les premières tentatives couronnées de succès ont été effectuées. M. van Maanen a comparé ensemble, au blink-microscope, deux séries de clichés exécutées avec le même instrument — soit le Télescope de 60 pouces du Mont Wilson, soit le « Crossley Reflector » de Lick — à quelques années d’intervalles. En pointant les nombreuses nodosités disséminées le long des spires, il à ainsi reconnu que celles-ci se déplaçaient, par rapport aux étoiles voisines du fond du Ciel, en s’éloignant du centre. D’autres nébuleuses ont été étudiées depuis (M. 33 du Triangle (PI. XLVI et PL. XLVIT), M. 51 des Chiens de Chasse, M. 81 de la Grande-Ourse.….) : elles ont confirmé les premières observations. — L'ordre de grandeur des déplacements trouvés, à 5’ du centre pour fixer les idées, variait de 0”,02 à 0,04 par an. A cette vitesse angulaire une nébuleuse mettrait à faire sur elle-même un tour complet 100.000 ans environ. Dans le sens du rayon vecteur, Les déplacements furent environ 3 fois moindres 0”,007 environ par an : ils étaient dirigés vers l'extérieur.

6. Essais D'ÉVALUATION DES PARALLAXES. — Puisque, pour certaines nébuleuses tout au moins, nous avons des déterminations de la vitesse radiale de rotation ainsi que du déplacement angulaire, nous devons pouvoir, si ces chiffres sont exacts — et surtout 57 /es deux groupes de données se correspondent — obtenir les parallaxes de ces astres. En prenant ainsi (2) la moyenne des vitesses de rotation (en kilomètres)

(1) Astrophysical Journal, t. XLIV, 1916, p. 210. — Pour les recherches ultérieures de M. A. van MaanEw, voir les « Contributions» de l'Observatoire du Mont Wilson, passim. — Voir aussi p. 670.

(2) K. Lunouark, The Relations of the Globular Clusters and Spirat MNebulæ, ete. (déjà cité), p. 51.

de 3 nébuleuses (M. 81, N. G. C. 4594, et M. 31), soit 173 km. /sec. à 2’ du centre ou 433 km. /sec. à 5’, et la moyenne 0",031 des déplacements annuels de M. van Maanen ou de ses émules, on trouve pour parallaxe 0”,00035. Si ce nombre représentait bien la vraie valeur moyenne des parallaxes des nébuleuses spirales, il les mettrait à 10.000 années de lumière de nous.

M. K. Lundmark (1) a repris ces estimations et aussi les mesures de M. van Maanen, en étudiant à nouveau ses clichés : il a trouvé des distances plus élevées : 40.000 ou 50.000 années de lumière. Ce même astronome a également tenté de profiter du nombre croissant des déterminations de vitesses radiales et de mouvements propres de nébuleuses spirales pour leur appliquer les méthodes statistiques qui réussissent, comme on sait, lorsqu'il s'agit des étoiles (2). C'est ainsi que 43 vitesses radiales lui ont donné d'abord la direction et la vitesse du mouvement du Système Galactique par rapport à l’ensemble des nébuleuses, puis la parallaxe moyenne de celles-ci : le résultat obtenu correspond à 16.000 années de lumière. Les mouvements propres angulaires, bien que beaucoup trop peu nombreux encore, ont donné des valeurs de même ordre.

Ce sont là des chiffres élevés : il est extrêmement probable qu'ils sont cependant 10 ou 20 fois trop faibles — Mais les données sont bien incertaines. Pour les mouvements giratoires, les mesures de MM. Lundmark et van Maanen diffèrent en effet du simple au décuple..……

7. Novæ ET CÉPHÉIDES DES NÉBULEUSES SPIRALES. — Ce qui tend à faire croire surtout à l'extrême éloignement des nébuleuses de cette classe, c'est le peu d'éclat des novæ qu'on y découvre de temps à autre (PI. XLVIT). On en avait déjà vu une autrefois, en 1885 dans la Nébuleuse d’'Andromède;, en 1895 dans une autre (N. G. C. 5253) et toutes deux avaient atteint

(1) The Observatory, &. XLVIIT, 1995, p. 205-207,

(2) K. Luxpuarx, The Observatory, 1. XLVII, 192%, p. 279. — Pour les méthodes auxquelles nous faisons allusion, voir EbniNGtow, Stellar Movements (déjà cité).

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