‹ Cours d'astronomieChapitre 44 sur 157 · SCD RL ST RC D AN 00 AE DUB UNS · texte numérisé non relu

SCD RL ST RC D AN 00 AE DUB UNS

Fine

pas 55 gauss, soit 100 fois le champ terrestre. Les champs « magnétiques des taches sont de l'ordre de 3.000 gauss et leur observation, avec les moyens employés, est déjà assez délicate : il s’agit ici de champs 60 fois plus faibles dont l’étude ne peut être que fort laborieuse.

Disons seulement que pour reconnaitre le déplacement des raies suivant les positions du nicol, il n’a pas suffi de mesurer les clichés à la machine ; il a fallu recourir au microphotomètre de Koch, appareil très sensible qui donne à grande. échelle la courbe de répartition de l'intensité lumineuse

(1) Astrophysical Journal, t XLVII, 1918, p. 206.

dans les raies d’un spectre (fig. 24, chap. LV de la Première Partie) : on juge mieux ainsi de l'emplacement du maximum et partant de la place exacte de la raie. En dépit de cet artifice, les pointés n’en restaient pas moins fort difficiles et 20 assistants y ont été employés (fig. 97).

Le champ solaire a bien la forme générale dé celui de la Terre (fig. 98); il est de même sens. Pas plus que l'axe magnétique terrestre, l'axe magnétique solaire ne coïncide

Fig. 98. — Lignes de force du Champ magnétique d’une Sphère uniformément aimantée (Champ terrestre en 11° approximation).

avec l’axe de rotation : il fait avec ce dernier un angle de 6°,2 et tourne autour de lui en 31 j. 8.

Comme les champs des taches, comme aussi d’ailleurs le ‘champ terrestre, le champ magnétique général du Soleil décroit très vite à mesure qu'on s'élève au-dessus de la photosphère, au moins si l’on prend, avec la plupart des spécialistes, l'intensité des raies comme critérium du niveau (1) des couches gazeuses qui les produisent.

Ainsi donc les formes révélées par la Couronne solaire, formes qui suggèrent d’une manière si saisissante un champ magnétique dont nous verrions les lignes de force, né sont

(1) Voir p. 179.

apparemment pas dues au champ découvert par M. Hale, qui ne paraît guère s'étendre au delà de la couche renversante, sans qu'on puisse d’ailleurs s'expliquer encore très bien cette rapide décroissance. M. Deslandres (1) a fait remarquer en 1911que certains mouvements hélicoïdaux des protubérances pouvaient s'interpréter par les fluctuations d'un très faible champ magnétique — des millions de fois plus faible que le précédent — ayant son siège dans les hautes régions de la chromosphère. L'existence de ce champ est encore hypothétique ; mais, si la structure coronale a pour origine un champ magnétique, il peut, semble-t-il, s'agir d’un champ analogue à celui-là.

(1) Comptes Rendus, t. 152, 1911, p. 1433.

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