À de. ONE
ls . UN L & # r ” d
dont le tube est à claire-voie, est porté par une fourchette
‘faisant suite à l'axe horaire : on peut ainsi franchir le méri-
dien sans retournement, dans toutes les positions. De plus, afin d’alléger le poids formidable de la partie mobile, on la fait reposer à sa partie inférieure sur un bain de mercure un large cylindre en forme de meule joue le rôle de flotteur. Ajoutons que diverses combinaisons de miroirs auxiliaires, plans ou convexes (et même hyperboliques), permettent de donner à l’ensemble des distances focales variées, de 7 m. 60 à 45 mètres.
Fig. 2. — Mouvement d’'Horlogerie du Télescope de 100 pouces du Mont Wilson.
Ce magnifique instrument, qui a rendu possible toute une série de travaux de premier ordre, a été surpassé par le Télescope Hooker(1)de 100 pouces, misen service en 1919(PI. IT et fig.2). Ici la monture est différente : c’est celle connue sous le nom de « monture anglaise » (2) et déjà employée autrefois
(1) Ainsi nommé en mémoire du généreux donateur qui a fourni les fonds nécessaires à sa construction.
(2) Par opposition à la « monture allemande »; la plus généralement adoptée pour les équatoriaux (et qui est celle des cer de Lick ou de Yerkes par exemple).
pour les équatoriaux de la « Carte du Ciel » : l'axe polaire repose par ses deux extrémités sur deux supports distincts et sa partie médiane, largement évidée, porte le tube principal, à celaire-voie : on évite ainsi tout porte- -à-faux, en rénonçant il est vrai à jamais observer la région du Pôle. Le diamètre du grand miroir du Télescope Hooker est de 2 m.54, son épaisseur de 32 centimètres et sa distance focale
Fig. 3. — Télescope de 72 pouces (1 m. 82 d'ouverture) de Vietoria B. C., Canada:
de 12 m. 60. Un système de circulation d’eau en maintient la température constante. On peut soit placer la plaque photographique au foyer méme, soit la mettre sur le côté enutilisant un petit miroir plan à 45°, soit encore employer d’autres miroirs auxiliaires, calculés de- façon à corriger Les aberrat tions du miroir principal en offrant une série de distances focales variées. On peut aussi renvoyer la lumière vers la
partie inférieure creuse de l'axe horaire et l’étudier à l’aide d’un spectroscope placé en contre-bas dans une salle souterraine. — Le grossissement direct peutaller jusqu’à 5.000 fois.
Comme la partie mobile pèse 100 tonnes, deux flotteurs à
mercure, analogues à celui. du 60 pouces, soulagent à ses deux bouts l'axe polaire et 40 servo-moteurs électriques exécutent tous, les mouvements qu’on a à faire : calages, rappels, mise au foyer, etc., de facon à rendre le maniement de l’appareil entièrement automatique.
… Legrand Télescope de Victoria (fig. 3) dans l'Ile de Vancouver est Le plus récent de ces instruments colossaux : il date de 1918 et a élé construit pour le compte du gouvernement canadien. Son objectif, taillé par Brashear, a 1 m.82de diamètre et 9 mètres de foyer : 1l comporte, comme ceux du Mont Wilson, plusieurs modes d'utilisation permettant d'accroitre la distance focale jusqu'à 32 mètres. Il est percé d'un trou en son centre : on peut alors, en adoptant la monture classique de Cassegrain, observer face au Ciel, ainsi qu'avec une lunette ordinaire, et fixer, si l’on veut, solidement le spectroscope à la partie inférieure, ce qui assure toute garantie sous le rapport de la stabilité.
L’axe horaire est comme au 100 pouces supporté par ses deux extrémités ; mais l'appareil ne se trouve pas en son milieu : il est placé tout d’un côté et de l’autre un énorme contrepoids lui fait équilibre. Les bains de mercure sont supprimés et tous Les roulements-sont à billes.
Cet instrument a bénéficié de l'expérience acquise lors de l'exécution de ses ainés et sa simplicité égale sa facilité de maniement. Malgré quil ne possède aucun système de synchronisation, Le rouage d’horlogerie est assez précis pour qu’une étoile reste 10 minutes sur la fente du spectroscope sans qu'il soit besoin de toucher aux mouvements de rappel.
Pour terminer, nous mentionnerons, en ce qui touche la construction des miroirs, un principe qui, sans être nou veau, était du moins tombé dans l'oubli (1). La difficulté
(1) L'idée parait en avoir été émise pour la première fois par A. A. Cow- MON (YWonthly Notices of the Royal Astronomical Society, t. L, 1890, p. 404). [
extrême de couler de très grands disques de verre homogènes d'épaisseur proportionnée à leur diamètre a en effet conduit M. Ritchey (1) à constituer ses miroirs de deux plaques de verre circulaires parallèles, assemblées par une série d'alvéoles quadrangulaires. Les différentes pièces sont collées ensemble à l’aide d'un ciment spécial et le plateau supérieur seul réfléchit la lumière. Les essais, d’abord encourageants, ont été compliqués ensuite par des questions de recuit et le procédé est encore à l’étude.
L’Optique théorique n’a par ailleurs pas dit son dernier mot et, grâce aux travaux de MM. K. Schwarzschild, G. W. Ritchey et H. Chrétien (2), la réalisation de Télescopes plus sensiblement aplanétiques que ceux en service commence à être sérieusement envisagée.
(1) G . Rircuey, Comptes rendus, t. 181, 1925, p 208. Fa Fa d'Optique, 1. I, 1922, pp. 13 et 49. — Et aussi Thèse, Paris, 927 (Editions de la Revue d'Optique).