‹ Cours d'astronomie, partie générale élémentaireChapitre 165 sur 224 · SAT · texte numérisé non relu

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Jupiter. — Nous verrons que la densité moyenne de Jupiter est voisine de l’unité ; etil est vraisemblable que cette planète est, dans sa plus grande partie, à l’état liquide. De plus, la grandeur de son albedo luï fait attribuer une atmosphère dense. 4

La planète présente deux larges bandes sombres, symétriques par rapport à l’équateur jovien, et dont la couleur, la largeur et la | latitude sont légèrement variables ; elles comprennent une zone … équatoriale brillante. À 3

La bande sombre méridionale est échancrée à son bord sud par une longue baie brillante dont la partie centrale est occupée par un objet remarquable auquel on a donné le nom de grande tache rouge. C’est une formation ovale dont le grand axe est parallèle à l'équateur ; sa coloration est rouge brun ; ses dimensions et sa latitude sont presque invariables ; mais sa longitude subit de petites oscillations, comme l’indiquent les variations de la durée de sa rotation.

Un grand nombre d’autres taches obscures et brillantes, distribuées à toutes les latitudes, ont permis une étude fructueuse de la rotation de Jupiter. Les objets suivis dans leurs mouvements n’ont pas tous une même vitesse de rotation ; ces mouvements décèlent huit grands courants dont les déplacements s'effectuent autour d’un axe commun, dans le sens direct, autour d’un axe incliné de 9°0 sur le plan de lPorbite. Le courant le plus rapide comprend léquateur de la planète : sa durée de rotation est de

{jh h0m 920$ :

les courants voisins des pôles mettent environ 2" de plus à accomplir une révolution complète.

L’aplatissement de Jupiter ‘est considérable, et mesuré par le rapport (1 : 15).

Saturne et ses anneaux. — Trois anneaux circulaires relativement plats, situés dans le même plan et à très peu près concentriques à la planète, rendent l’aspect de Saturne extrêmement remarquable. Le plan des anneaux est incliné de 26°45 sur le plan de l'orbite et se confond avec le plan équatorial de la planète. Les deux anneaux extérieurs sont brillants et séparés par un mince intervalle. L’anneau intérieur est transparent, d’une coloration bleu sombre, et continue sans interruption l’anneau médian. Voici, en rayons équatoriaux de la planète, les rayons des bords des trois anneaux :

anneau nébuleux, bord intérieur 4021 aubeau nébuleux, bord extérieur {er anneau brillant, bord intérieur 1,48 1e anneau brillant, bord ext$rieur 1,92 9me anneau brillant, bord intérieur 1,96 9me anneau brillant, bord extérieur 2,93. 0

Les anneaux de Saturne sont invisibles pour l’observateur terrestre lorsque, des deux demi-espaces que leur plan détermine, l’un renferme le Soleil, l’autre l’observateur terrestre.

On fait cette hypothèse, confirmée par les conditions d'équilibre des anneaux, que ceux-ci sont formés de particules solides séparées par des intervalles très grands relativement à leurs dimensions.

Saturne présente une zone équatoriale brillante, bordée de deux bandes sombres, dont l'éclat diminue jusqu'aux calottes polaires.

Les irrégularités de la surface décèlent la rotation de la planète,

‘un peu variable avec la latitude; des obsérvations récentes

donnent 402 38

pour durée de la rotation équatoriale, autour d’un axe incliné de 26°49" sur la perpendiculaire nord au plan de l'orbite.

Saturne est la planète qui présente le plus grand aplatissement : (4 : 10) environ.

Uranus. — L’éloignement d’Uranus rend très pénible l’étude physique de cette planète. Son aplatissement ne fait pas de doute et est évalué à (1 : 20). Des taches ont pu être suivies au moyen desquelles on s’est assuré d’un mouvement rapide de rotation en 10% environ; mais cette rotation, projetée sur le plan de Porbite, s'effectue dans le sens rétrograde, de manière que linclinaison du plan de l'orbite est supérieure à 90°. On n’a pas pu faire jusqu'ici de mesure un peu précise de cette inclinaison.

Neptune. — Circulant aux confins du monde solaire connu, Neptune nous échappe presque entièrement. On sait seulement que sa rotation est, comme celle d’Uranus, rétrograde.

Le tableau suivant reproduit les renseignements numériques qui viennent d’être rencontrés.

Durée de la Obliquilé de Aplalisrotation l'équateur sement

Mercure env. 24h ? + Vénus env. 24h 120 4::300 Mars 24h 37m 9235 ICE" de10 Jupiter 9 50m 205 300' TETE Saturne 10h 38m 25049/ lo L0 Uranus 100 0° 1520 Neptune ? =>:909 ?

Découverte et classification. — Entre les orbites de Mars et de Jupiter circulent, conformément aux lois du mouvement planétaire, un grand nombre de petits astres généralement invisibles à l'œil nu : ce sont les pelites planètes, planèles télescopiques ou astéroides.

On connaît aujourd’hui environ 900 petites planètes, et leur nombre s’accroit chaque année. Pour les découvrir, on photographie telle région zodiacale du ciel au moyen d’un appareil monté équatorialement et à mouvement diurne : sur le cliché, aux étoiles correspondent des points, tandis qu’un trait décèle la présence d’un astre à mouvement propre, d’une planète.

L’excentricité des orbites des petites planètes est souvent assez forte, et va jusque 0,35 ; Pinclinaison du plan de l'orbite sur le plan de l’écliptique est parfois grande, proche de 59° ; mais, projetées sur l’écliptique, toutes les révolutions s'effectuent dans le sens direct : leurs durées sont comprises entre 3,02 (Mars, 1,9) et 8,80 ans (Jupiter, 10,9) ; avec le rayon moyen de l’orbite terrestre pour unité, les rayons moyens des orbites correspondantes sont 4,94 (Mars, 2,59) et 4,96 (Jupiter, 5,20).

D’après leurs distances au Soleil, les astéroïdes se répartissent -

en trois groupes séparés par des lacunes sans orbites : un groupe voisin de l’orbite de Mars, ou groupe martien (une centaine de planètes), un groupe central, ou groupe principal (le plus nombreux), et un groupe voisin de l'orbite de Jupiter, ou groupe jovien (une vingtaine d’astres). Il est vraisemblable, à cause de leur plus grand éloignement, qu'il reste à découvrir relativement plus d’astéroïdes dans le groupe jovien que dans le groupe martien.

Éclat et dimensions. — La constitution superficielle des petites planètes varie de lPun à l’autre de ces astres, comme le montrent les albedos des quatre principaux, les seuls dont on ait pu obtenir le diamètre avec une certaine précision :

Diamètre Albedo

Cérès 767 km A2 Pallas 489 0,225 Junon 7195 0,428 Vesta 380 0,709

On se fait une idée de la grandeur des autres astéroïdes en leur attribuant un albedo égal à la moyenne de ceux de Mars et de Mercure, voisin de l’aibedo de Pallas. Cette hypothèse conduit à

: à : : ; - 5 En des diamètres qui descendent jusque 10 km. ; mais l’application de la même méthode aux astéroïdes dont les dimensions sont

connues montre que l’erreur commise peut atteindre 100 °/.

La base de ces calculs est du reste incertaine d’un autre point de vue, car beaucoup d’astéroïdes manifestent d'importantes variatons d'éclat, comme si leur rotation présentait au Soleil des régions d’albedos très différents ; cependant, les variations ne sont pas assez régulières pour que cette explication soit suffisante.

Petite planète intramartienne, Éros. — [La petite planète. Eros n'appartient pas à l'anneau des astéroïdes proprement dits,

car sa distance moyenne au Soleil, 1,46, inférieure à celle de Mars, =

lui fait parcourir la plus grande partie de sa trajectoire à l’inté-

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