Théodolite à lunette excentrique
Ce théodolite porte souvent deux niveaux, l’un N parallèle au Hmbe vertical, non susceptible d'un retournement indépendant : autre N, N, analogue, comme forme, au grand niveau du cercle méridien, qui se pose à cheval sur l’axe de rotation de la lunette et qui peut se retourner. Ce dernier est inutile pour le nivellement de l’axe vertical.
Pour effectuer ce nivellement, voici comment on procède.
On commence par amener la lunette à être parallèle à deux des MSA etB(/£2. 28) du pied. Si, dans cette position, la bulle n’est pas dégagée de la monture, on l'amène vers le milieu du tube en agissant sur une des vis À ou B. On fait la lecture du cercle horizontal. Puis on desserre les vis qui fixent la lunétte sur ce cercle et on la
Casparr. — Astronomie, I. II
fait tourner de 180° autour de l’axe vertical. Le niveau se trou ainsi retourné en même temps que la lunette. Si, dans cette position les deux extrémités de la bulle sont visibles, il suffit d’un petit mouvement des vis À et B pour amener la lecture de la bulle à êtr
Fig. 98,
la moyenne entre celle qu'on vient de faire et celle qui corres pondait à la position inverse. Si l’une des extrémités est invisible il faut régler le niveau, en agissant sur sa vis de rectification, de manière à abaisser le côté où la bulle est cachée, mais d’une quantité moindre que celle qui est nécessaire pour l’amener à être visible ! on l’amène à cette position par un mouvement des vis calantess Une série de tâtonnements de cette Sorte rectifie leniveau et perm et
d'arriver à ce que la lecture reste la même après retournement : la droite AB est alors horizontale, On amène la lunette dans la position perpendiculaire et l’on agit sur la vis C pour obtenir la lecture du niveau correspondant à la position dont il vient d’être parlé. On vérifie encore en retournant de 180°, puis enfin en revenant à la position du départ. Si l'axe vertical est bien recfé, 1! faut que la lecture de la bulle reste la même pour toutes les positions qu’on donnera à la lunette en la faisant tourner autour de cet axé.
L’axe horizontal doit étre perpendiculaire par construction à Paxe vertical. Il est impossible de le niveler au moyen du niveau. En effet, le niveau retournable qui accompagne souvent ce théodolite ne donne que la direction des deux tourillons, mais comme rien n'indique que l’axe optique se meut bien perpendiculairement à l'axe commun de ce tourillon, la rectification n’est qu'approchée. C'est l'observation seule qui donnera l’inclinaison absolue de cet axe, et le niveau transversal ne servira qu’à faire connaître les variations de cette inclinaison.
“On complète la rectification en rendant le fil vertical, comme il à été dit; on rectifie l’axe optique en pointant un point éloigné avec la lunette à droite, puis avec la lunette à gauche, les lectures du, cercle azimutal doivent différer exactement de 18o°. Si cela n’est pas, on y remédie en faisant comme toujours la moitié de la correction avec la vis de rectification du réticule et l’autre moitié avec celle du mouvement horizontal de la lunette, et vérifiant par un nouveau retournement. Ici l’objet visé doit être très éloigné pour éliminer l'effet de l’excentricité de la lunette.
IL est nécessaire de distinguer les deux positions de la lunette qui permettent de viser un même objet. Avant d'établir une con- Mention à cet égard, nous montrerons comment on opère pour mesurer une distance zénithale avec un théodolite excentrique. Supposant l'instrument bien nivelé et rectifié, on pointe un objet sous le fil horizontal, avec la lunette à droite. On fait la lecture du cercle vertical. Puis, donnant à la lunette le mouvement azimutal, on la fait tourner de 180° autour de l’axe vertical. Son axe Optique occupera alors, par rapport à la verticale, une position symétrique de celle qu'il occupait tout à l’heure : par conséquent, si on la ramène sur l'objet par un mouvement autour de l'axe ori-
zontal, cet axe optique décrira un angle double de la dist zénithale de l’objet, angle qui sera la différence des lectures cercle vertical correspondant aux deux pointés successifs. Cela posé, dans certains instruments c’est le cercle divisé qu entraîné par la lunette; dans d’autres c’est le cercle alidade, port les verniers, qui est mobile, le cercle divisé restant fixe. Le sen même de la graduation n’est pas le même dans tous les instruments Afin de pouvoir établir des formules générales, nous couviendron d'appeler position directe de la lunette pour la mesure d’une dis tance zénithale la position pour laquelle la lecture sera la plus grande, de telle façon qu'en désignant par D la lecture de la gra duation dans la position directe, par I la lecture dans la positiot inverse et par £ la distance zénithale, on ait