étrangers è la c^lturo
Mais , vous le sayes^, la croissance ^ ses (iai^r^ ^tla population eo devenant industrielle doit aj^rtirer l'attention; car si elle produit plus, la pros-
pérkë est ^iis finagile et pku sujette aox tèn^ hitJonf brasqqes qiiî amènent des malaises pérû>diqufôs , tandis que la population agricole dont U richesse soit une marche beaucoup plus lente jouit d'une tranquillité et d'une énergie bien plus grandes. C^est sur beaucoup de points, comme pour les hommes pris individuellement ; séparés, ils ont sans doute moins d'infirmités que lorsqu'ils sont réunis, et ils donnent lieu à beaucoup moins de complications. Nous étudierons cetCe année quelques-unes des difficultés qu'entraîne avec lui le développement industriel. A ce sujet je veux r^ pondre à un préjugé grave qui s'est accrédité chez un grand nombre de personnes. L'économie politique, dît- on, ne convient qu'au gouvernement, lui seul doit l'étudier; si l'organisation de la société doït être modifiée, si telle branche de la production souffre, c'est à lui de prendre ses mesures j nous n^avons pas besoin de nous en occuper. Mais, Messieurs, qu'entend-on par gouvernement? — Sans doute les hommes qui goirrernent. Eh bien! leurs fautes sont la plupart du temps celles des populations; car s'ils n'avaient point une partie plus ou moins considérable de citoyens qui les poussent^ ils ne les feraient pas, et en défînîtive personne n'aime à mal faire , parce qu'il est fort ennuyeux de s'entendre critiquer. Savez -vous pourquoi dans la dernière ordonnance sur les houilles on s'est réservé la facuHé de retirer le bien qu*on vient de fatre ? C'est parce qu'on savak que la mesure plairait aux uns et déplarraît aux autres, et qvCon a voulu se mettre en état d'agir
(20) confonnément aux réclamations ultérieures. Si donc les fautes de l'administration ne sont que l'expression de celles du public, com ment les citoyens qui composent ce public pensent-ils éclairer Tadministration,s'ils ne sont point eux-mémessans préjugés?
Avec un peu de réflexion l'on ne tarde pas à se convaincre que l'économie politique intéresse tout le monde, même pour le choix d'un emploi et d'une simple opération communale. Depuis le conseiller municipal jusqu'au diplomate, tous ont besoin de la consulter. Presque toujours elle intervient pour résoudre les questions avec une exactitude mathématique, écartant ainsi lés passions dont l'influence est reprimée, soit par la justice soit par rintérét bien entendu. Prenons pour exemple la question de la vaine pâture. Pensez-vous qu'il faille lâcher les troupeaux dans les guérets , à tort et à travers, comme cela se fait dans presque toute la France; pensez-vous qu'à l'imitation des Espagnols, il faille sacrifier les campagnes au fléau de la mesta , comme ils disent , dans l'intérêt de l'industrie des laines. Si vous êtes indécis, la science vous donnera une solution exacte , et avec son secours vous pourrez établir les droits des propriétaires et la liberté qu'on doit accorder aux bestiaux.
Ceux qui douteraient encore de la nécessité de connaître l'économie politique me permettront une autre comparaison. Supposez un malade qui ne parle point , à côté d'un autre qui peut expliquer son mal au médecin; lequel des deux a plus de chances pour la guérison? La réponse n'est pas
(21 ) difficile. Eh bien y le corps social a aussi ses ma<« ladies ^ et les individus qui le composent doivent les indiquer. Il faut savoir se plaindre pour que les plaintes ne soient pas de stériles déclamations faites avec passion, et pour qu'on ne soit point au* toiisé à y répondre aussi avec passion.
On nous a adressé un autre reproche. On a dit que nous demandions trop et que nous allions trop vite. Il faut s'entendre sur ce point; car ce reproche a aussi été adressé à des hommes dont le caractère, à la fois grave et élevé, exclut l'idée de toute précipitation inopportune. C'est ainsi que Turgot, ce grand ministre , j'ai presque dit ce grami homme, n'écoutant que sa probité, crut pouvoir attaquer toutes les questions et faire triompher ses idées généreuses sur l'amélioration des routes^ les abus des corporations, les injustices des corvées, l'émancipation du travail, etc.; mais il ne tarda point à rencontrer une opposition formidable de la part des privilégiés coalisés qui lui reprochaient sans doute aussi d'être trop pressé. Il faut le dire ici ; ce n'est pas le roi que Turgot rencontra au nombre des opposaus à ses belles tentatives de réforme; car Louis XVÏ répétait souvent : « Il n'y a que M. Turgot et moi qui aimions le peuple. » Il était beau de voir ces deux hommes de bien accoudés sur la même table et travaillant avec ardeur au sort des masses. Combien les considérans, ou, comme on dit aujourd'hui les exposés des motifs des décisions qu*ils prenaient en commun sont beaux, et combien je
(22 ) r^ette qm le temps ne me pérmet4è pte dd vttW* en donner lecture.
TuTgot^ en «e mettant à ToÈUTre, trouva dan» k« parlements uneoppo»iiion reckmtable. Lorsqu'il demanda k libre eirculationdublé^ non point dé: l'étranger en France ou de la France à l'étraiiger^ midsde province à province (chaque province aVfcit alors sa lîgne de douanes)^ c'était la chose la plus simple que de demander que le blé put être porté de» payfeoùil abondait dans ceux qui en manquaient Eh bien, il follut souvent facire marcher plus de 26^000 hoV\theê pour maintenir un décréftqtii avait déplu à MM. du parlement, soutenus d'ailleurs par une population ignorante* La nécessité de la violence d^, couragea Turgot qui n'était point on homme tl'é-; pée, et la plupart de ses réformes furent ajournée». Aujourd'hui la corvée telle qu'elle était Ù Cette époque, c*est-à-dire, rôblîgatloù pour les pauvres As faire des routes pour les toitures des riches , nous paraît une chose odieuse. Turgot le pensait aussi * mais il était le seul en haut lieu. 11 est eu-* rieux de lire les lettres qu'il échangea sur ce point avec le garde des sceaux qui se fal^it l'a-vocat des gens qui avaient le malheur d'aller en voiture (1).
(I) Loi documeiU luivaiiU Bont eitraitt d«f œu^rei fle Turgot.
{Observations de M,le garde-des-Sceaux.) Les propriétaires qui paraisseht an premier fcoup-d'œil fottîicf la ^ottîoti des sujets A\ï roi la pldS beareutf9 et la plus opulente ^ sont aussi celle fut supporte les plus fçrUê charges; et qui par la nécessité où elle est d'employer les hommes qut B^otit qde Itinrs bras pour subsistel* ....
a^POUSE D% M. TVAGOÏ* ^
M.Tmdaine n^a certainement pas pensé que les propriétaires, et surtout les4»ropriétaires priTilégiés, fussent ceux qui suppoKassenlles plus fortes
(28 ) D y ^vait fi Rouea 412 ooeumers privilégiés et une coofrérie de forts de k halle ^ ou porteurs de farine , qui na vous aurait pas permis de porter votre provifiou vous^mème^ et qui vous forçait, iQDyeoQapt finances^ à, emprunter le dos de Tuu d$ sas uiembres. la compagnie des fours ^tait or-* gauisée de la même, maniéire^ Turgot crut que la ^tice voulait que l'on pût porter son sac soimême , et cuire sou pain ad libitum» Une insur* reeticm de m^uni^rs ^t de fourniers^ soutenus par les parlements^ vint lui prouver qu'il était trop pressé* ' ■ ■ ■ » » I II I . ,■■ ■ ■ .«1 ■ . ■ i>. « , ■ 1 1 1 * . ■ ■ . > . ■ « I n ■ ■ I > I ■
charges, U était fermemeot convaiocu | e^ il m^a souvent dit qu^en der** nlère analyse, todl Tes Impôtâ fetotilRileitt sur Ub ptDprlétaire» dei tetr^, ou en aogmeMtUtn dé dép4D9ç «n on dlmlopUon ds reTon»; il «vm^ eela de commuD avec toutes les personnes qui ont réfléchi sur la dature et les etas de l*itn|»dt;nMrift de ce que le propriétaire rMsent le eoit^de la tnhe df s«tt fermier, it ne é^énfuit ^as que ce fermier ne toit encore ^Its malheureux que son maître lui-même. Quand un cheval de poste tnnibe eteédé de fatigué, te èatàtief tombe aussi; mab le cheval en en^éf e pins à plainte*
Les propriétaires font vivre par leur dépense les honunes qui n^ont que lenrtbtàs; mais les pfapftètairéd louisseni pat léUr argent d« tontes les ceBomodités de la tie« Lé journalier travailto et achète, k force de sueurs, la plus étroite subsistance ; mais quand on le force de travailler pour rien, on Idl dte drlÉ^e k teMource de sdbsistèf de Séh fràVdH pat la dépense da richd*
Suite des observations de U, le garde-des- Sceaux,
tel ptopriétaltés ne profitent pas seuls de l^atantage des grandes rotiies ides entreieduei* Imé voyageurs, lei renUets et lea paysans même qui vont à pied en profitent également ; les voyageurs font plus de chemin en moins de iétûpê et à moin» de frais, et tes rouUers fatiguent inoins leurs ehevaiti^ nsent mtiit\B leurs yei^qrcs et kuft 4q]iipagef ) le simple paysan qui va à pied marche plus facilement danâ une belle roule que dans un ihî^uvai^ chemin j et perd tnoins de temps téràqtiMl eèt obligé dd le tran^oitet hor» de eendomlcile* 9e là réiAIte que le profit des grandes routes s^étedd proportionnellement à tous les sujets du roi.
K^OÎTSE bE M. tUlGOt.
A I%arâ de» pàpUÈt qui vttnt k pied^M. le garde*^de»^cean% raé permettra de croire que le plaisir de marcher sur un chemin bien caillouté, ne compense pas pour eux la peine cjutls ont eue h lecenstruire sans salaire*
Le système des corporations n'était autre chose que l'esclavage des blancs. Un pauvre ouvrier n'était guère émancipé avant Fâge de trente-cinq ans et moyennant des sacrifices considérables. Turgot ne parvint point à faire comprendre , après des efforts réitérés , que des études de menuiserie oij de cordonnerie n'ont pas besoin de durer 20 ans, et qu'un apprenti , après deux ou trojs ans, fait assez de travail pour gagner sa vie. Il attaqua cet état de choses anormal et impie qui empêchait par le fait le mariage et encourageait la débauche^ dans un préambule, le plus beau morceau que l'administration ait emprunté à la science ; mais il n'en fut pas moins obligé de révoquer l'ordonnance qu'il avait fait signer à Louis XVI.
Le gouvernement est donc souv^t entravé par l'ignorance du public et les réformes sont plus difficiles qu'on ne pense ,• d'un autre côté^^ ces difficultés et cette résistance s'expliquent assez naturellement. Lorsque des capitaux et des talents ont été mal dirigés et qu'ils se voient obligés de changer de route; lorsque du fer, par exemple, on est obligé d'aller à la toile , de la menuiserie à la chaudronnerie, il y a toujours quelque violence, quelque déchirement dans une innovation. Lorsque la perturbation a lieu sur une grande échelle , les changements, quelque légitimes qu'ils soient, occasionnent de grands maux , et cela explique com* ment, après en avoir signalé la nécessité avec énergie , on se voit obligé de prendre les plus grandes précautions pour appliquer le remède. Heureux quand il n'est pas pire que le mal.
Ce qui est arrivé et ce qui arrive tous les jours pour le système prohibitif nous fournit une preuve de tout ce que je viens de dire. Vous savez qu'il est fondé sur ce principe absurde que Targent est la marchandise par excellence et que par conséquent il faut en accaparer le plus possible. De là le système mercantile, qui prohibe la sortie du euméraire sous peine de mort, (quand on fait mal, on éprouve toujours le besoin de bien punir les récalcitrants ) , et par conséquent toujours vendre et jamais acheter, toujours exporter et jamais importer, comme si c'était possible. Ce malencontreux système est aujourd'hui perdu quant à la doctrine ; mais les lois que ses partisans nous ont faites portent encore leurs fruits. En Espagne, par exemple , il est encore défendu de faire sortir de 1 or; il est vrai qu'on ne se tue plus pour cela; on se tue pour autre chose. Nous avons souvent démontré, et vous admettez que la théorie prohibitive est absurde; mais nous n'en sommes pas moins forcés de respecter les droits acquis. Comment donc pouvons-nous nous y prendre pour résoudre la question et concilier tous les intérêts? — Nous y parviendrons au moyen de l'économie politique.
Cette science sera aussi notre ^guide dans les questions que je vais avoir l'honneur de vous rappeler.
Gomment se fait^l que lorsque les subsi^ances augmentent les salaires augmentent, et que lorsque les subsistances diminuent les salaires baissent ? On croirait le contraire. Ëh bien ! la loi, telle que nous venons de TénoBlcer^ se reproduit constam*-
smit ate^.iwe régularité joaatbéogkatique* la défDOfidtratîon en eit aussi simple q^ue c^Ue à!ux^ Vègle 4^ troi» ; vous en jugerez lor^^jue nous aitr ro06 besoin de l'invoquer à Taj^ui de nos raisonn^nents.
Gomment se fait-ii qu'avec une richesse p^ibUr que croissante^ on ftit à déplorer les tristes effets d'une misère privée extrême? Pourquoi TApgle- 4erre.9 en s'enrichissant ^ voit-elle augmenter le nombre des enfants étiolés dont le, travail exploité avant Tâge? Est-ce là une nécessité ? — La solution de cette question est importante ; et quelque difficile qu'elle puisse paraître^ il n'est pas impossibte de k résoudre javee la Sciw^ed'al^îour' d'huifc
On dit tous les jours que les routes^ les canaux, les chemins de fer > enrichissent le pays, éb pèt^ mettant aux producteurs de Vendre leurs produits à meilleur marché» Gomment.^ fait^-^il donc que ces mêmes producteurs^ en vendant moins ehary gagnent davantage ? -^ Cek vétifeés sont encore fft« ciles à démontrer.
Y a t-il avantagé à réduire la rente 5 poui' cent ? .De quelle nature eât cet avantage ; et si au contraire il y a désavantage y de quelle nature est ce désavantage? -^ Nous répondrons d'une manière nette et précise, et nous y ajouterons des considérations concluantes qu'on n'a fait, ce me semble^ valoir nulle part.
Quelques*uns d'entre vous ont entendu parler du projet qu'a le gouvernement belge de faire de nouvelles pièces d'or de 2& francsà un certain ti-
tre* K s'eStapèrçu qud fkHtr 4000 fiwncs éaor on: ckmiiAi^ nOa seiileinènt 1000 firancs en écttë d*ftr« geiit , mais feaaioon un agio de 40 francs* Alort ât s'eat dît : u Si je faisni des pitees de 35 (ranos aTeo cette diflënmce ea moins; » c'estr4i^ife ^ pour parler français > » je faisais de la faesse mocniate ou 81 je volais dix francs par mille? Prenons-y garde 9 c*est là un projet qui a des ramtficationi politiques» Pour combattre oe {m>jet> la science vie^ra à notre aide; et d'ailkur^^ si> comme je le présume > il cache quelque dioae qui peut s'écarter de kl ligne drdte^ je vous le dirai saus mém^^ ment.
Qui doit ftiire tes cheminé de fer? — Pouj* «non compte particulier, je croîs que le gouvernement doit faire au moins les grandes lîgtteà, etj^espêrér pouvoir vous présenter à Tappui de cette opinion , des arguments assez concluants. J'entrevois dans l€« compagnies une aristocratie naissanle dont le monopole poussé au-delà de certaines limites pourrsrit devenir fwt onéreux pour le pays.
Ce qui prouve surtout que Tàionomie politique est non-seulement la science des états , mais aussi celle des plus petites communes, fce sont les questions si intéressantes d'hôpitaujt , d'enfants trouvés , et de bureaux de biettfeî^hn<*e. Oft vient dé faire, à Bordeaux , la bôtise d'écrire sur un placard .' w Xa mendicité est abolie, n Oui , on ne mendiera plus dan^ Bordeaux j mais on mendiera tout autour, mais on VôIera le raisin; et puisqu'on n'a pas voulu aborder la question, il faudra bien qu'on !a repréiiue qtraud éile se représentera ait
(08) burent^ de Imnfeîsanee ou à la cour d'assises. C'est là une deiees questions qu'il faut prendre par la base , et ce n'est pas parce que vous aurez dit que la mendicité est abolie, qu'elle sera détruite. Ce décret ressemble atssez à celui qui aurait pour but de fixer une nouvelle marche au soleil. La théorie a , pour s'appuyer dans cette question , des expériences faites sous l'influence d'un système dur et impitoyable > et sous l'influence d'un système doux et chrétien : ni l'un ni l'autre n'ont réussi. La science nous conduira à un moyen terme, également éloigné de la cruauté et d'une philanthropie mal entendue.
La question d'Alger est aussi de notre domaine. Nous verrons que l'amour-propre et l'esprit de conquête ne ^ffiscnt pas pour établir une opinion stable. En examinant tous les tenants et les aboutissants , nous verrons que tout ce qui a été fait est exécrable. Je suis ici l'écho de MM. les ministres, qui ont constamment émis cette opinion; non pas pour ce qu'ils faisaient, mais pour ce qu'avaient fait leurs prédécesseurs. Nous verrons aussi, s'il faut que nous traitions nos colonie^ avec les idées de Christophe Colomb, ou bien avec les idées du 19« siècle. Nous verrons qu'au lieu de faire sur la côte africaine un heureux essai de la liberté du commerce, on y a implanté les habits verts, pour tourmenter les Arabes et leur donner une triste idée de nos progrès. Il faut l'avouer, les Anglais sont nos maitres, en Fart de coloniser. Un beau jour l'un de leurs yaisseaux envoie ses hommes pour faire de l'eau dans la petite ile^ à peine
.(29) habitée, de Syngapore. Le lieu leur parait propice au commerce de la Grande-Bretagne, et sur leur rapport , Syngapore devient une petite colonie anglaise et libre, un refuge pour les navires du monde entier faisant le commerce de la Chine, parce qu'ils entrent et sortent sans payer. La circulation a fait prospérer la petite colonie ; elle a aujourd'hui 24,000 habitants, et, en appelant tous les intérêts^ les Anglais lui ont donné tous les trésors.
Je bornerai là Ténumération des questions pour lesquelles l'économie politique nous fournira des solutions. J'aurais pu vous en citer un plus grand nombre; mais, au fur et à mesure que nous avancerons , vous penserez de plus en plus avec moi que réconomie politique touche à toutes les questions, et que nul citoyen ne peut dire que cette étude lui est inutile.
11 faut maintenant que je vous fasse, pour ainsi dire, ma profession de foi à propos d'un préjugé en circulation : on se figure que, pour éclairer les questions qui sont agitées tous les jours sur les intérêts matériels, il faut invoquer la partie la plus transcendante de la science, c'est-à-dire la partie la plus vague et la moins comprise. C'est une erreur : dans les sciences , en chimie, en physique, en mécanique , ce sont les idées les plus élémentaires qui guident dans les applications même les plus compliquées ; la vue d'une bouillote au feu suffit pour expliquer toute la théorie de la machine à vapeur. Il en est de même en économie politique, et c'est à cette partie élémentaire sur laquelle repose la science positive que je m'arrêterai. Il ne
(30) m© serait peut-être pas pins difficile quil tm autre cf attaquer les abstractions les phis ardues , et de vous feîreune science pour ainsi dÎFe éthérée, dont les applications seraient possibles dans 1^000 an»; mais je crois qa*il sera plus profitable que nous nous occupions de ce qui se passe autour de nous. Cette manie d'excursions dan^ le vague, tient au peu d'instruction positive que Ton a : ce manque de connaissances pratiques est la plaie de notre époque. Ainsi, Messieurs, bien peu d'entre vous pourraient me dire avec quoi on a teint le tapis vert qui couvre ma table et Tabat-jour de ma lampe ; d*où vient la. bouille du poêle qui nous échauffe , comment on a feutré la laine de nos chapeaux» Sans doute tout cela n'est pas nécessaire pour monter régulièrement la garde, ou bien administrer soà ménage. Non, certes ; mais il y a d'autres circonstances où cela est fort utile. Quelques personnes ra*ont écrit de bien loin , il y a quelques jours , pour me demander la causie de leurs souffrances : « Nou3 souffrons , disaient-elles , de la rareté des houilles ; nous voulons nous en plaindre ; mais nous ne savons quelle raison donner au gouvernement pour qull nous écoute^ Ayez k bonté de nous faire un exposé des motifs, et nous y ajouterons de Ténergie pour qu^on s'occupe de notre affaire. » Tai répondu que je ne pouvais de si loin tâter le pouls au malade^ qu'il fallait remonter -à la source du mal, en suivant la marche 4es houilles avant d'arriver au lieu de consomma tipn ; çt expliquer la cause du* mal au gouvernement qui y ap7 porterait sans doute remède, si les moyens propo-
(8«) ses ëtaieni lëgilîmet. Vous le rcja, Messieurs^ e'était ici le cas oà l'on aurait dû hirt un peu é^écô" nomie politique ; et si je me tiens long-temps dans le même sujet, c'est que je veux surtout vous faire comprendre l'importance qu'il y aà vulgariser cette science, même dans les plus petites communes»
Comme j'avais ITionneur de vous le dire , il y a quelques instants, j^aurai souvent besoin, dans le courant de Tannée, de m^appuyer sur Tes principes élémei^ires de 1a science. Il font doYïC que nous définissions enseqible quelques mots ; c'est par là que je terminerai cette séance, en vous traitant quelques instants en écoliers. En arithmétique, vous le savez, il est indispensable de savoir la table de Pythagore avant d*aller plus loin ; eh bien î c'est la table de Pythagore de Féconomie politique dont je vais vous entretenir. Commençons par le mot valeur^
Ce mot entraîne avec hiî le sens d*une abstraction dont je ne vous parle qu'à mon corps défendant , parce qu'il soulève une foute de questions métaphysiques, bien que tout le monde croît le comprendre. Adam Smith , le premier, nous en a donné une définition claire et méthodique. Suivant lui, il y a deux espèces de valeur : la valeur en usage et la {dateur en échange. La première est celle dont tout le monde jouit ou peut jouir, et qui par conséquent n'est jamais échangée ; telle est la lumière du soleil. La seconde, que tout le monde n'a pas, et avec laquelle ceux qui la possèdent peuvent s*approvisionner de ce dont ils ont be-
(32) soin. Avec un sac de blé, par exemple, je me procure un chapeau, des mouchoirs ou des bottes à volonté. Vous comprenez déjà que la richesse se compose de valeurs en échange et non point de valeurs en usage.
Cette simple définition vous met à même d'apprécier le rôle que jouent l'or et l'argent dans le commerce de la vie , et l'absurdité du système de ceux qui luiattribuent des qualités sans bornes.L'or et Targent -n'ont qu'une valeur relative, et comme marchandise intermédiaire. En effet, supposons toujours que je possède un sac de blé : si j'ai besoin de bottes et que le cordonnier n'ait pas besoin de blé, nous ne pourrons pas traiter ensemble; mais si je puis échanger mon sac de blé contre de l'argent, le cordonnier me vendra ses bottes, car, à son tour, il pourra, avec la monnaie que je lui aurai donnée , se procurer tout ce dont il aura besoin.
Il a fallu mille ans pour arriver à ces définitions d'une simplicité populaire, et long-temps on s'est cru pauvre avec des provisions de cuir, de matières colorantes, de grains, etc. , et Ton a ambitionné les écus de l'avare.
Gomment se procure-t-on les valeurs en échange ? Par le tramil;le travail, nécessité sociale quoi qu'on fasse, et dont Adam Smith nous a laissé une analyse remarquable.
Pour travailler, il faut des avances, c'est-à-dire des matières premières , des instruments , de la nourriture. Ce sont ces avances qui constituent le capital. Supposez cinq personnes dont une a les
(33) avances et les autres les bras. La première dit'aax autres : « Je n'ai pas besoin de travailler, mais je TOUS fais des avaùces et tous me donnerez une partie des profits de votre travail. » Né se peut-il point qu'en pareil cas le capital abuse de son avantage, et qu'il nexplohe le travail en se faisant la part du lion? Toutes les guerres civiles n'ont pas d'autre origitie, et leiir thëorie se réduit à cette simplicité matérîdlé et patriarchale.
Adam Smitk nous a appris qu'il fstllàit faire deux parts dû capital. Si l'on construit une usine, il faut d'abord en engager une partie pour bâtir, et acheter le mobilier de l'usine ; ensuite il faut se servir de l'autre pour les besoins courants. La preniière partie s*appelle \z capital fixe on engagé; la seconde porte le nom de capital circulant , et aussi, quoique improprement, celui de capital roulant. •
Quel est le rapport qui doit exister entre les deux parties du capital ? C'est là une question de la plus haute importance. Vous avez beaucoup de ^ marchands qui calculent ^fort mal , et qui , par x^ exemple , .mettront trente mille francs à une devanture de boutique , quand ils ne devraient y consacrer que dix mille francs. Qu'arrive-t-il ? c'est qu'au bout de quelque temps ils sont obérés; les charges sont plus fortes que les ressources, et ils sont obligés de s'arrêter. Nous méconnaissons presque toujours, en France, le principe qui doit présider au partage du capital ; nous construisons des usiner (et il faut avouer que ces imprudences sont moins fréquentes qu'il y a quelques années "i
Blanqui. 5
(34) comiw si elles devaient loger des potect^te «I da*^ rerdes milliers d'années. Lgs Af^lnl^^wicaatpairo, bâtissent ^n briques et seulemwt jpanif qttftra^ite s^ns^ ils jprév4)ifent xjue dai^s ^ laps ^fe 4emps Inr dustrieaura caapobé^ ^tt'il fa^di^ aj^ml^ fiu f*^ tnaocher^ peut^tre m^a taQ(t i^&M^e i îJa «ofl»^ premiient très^Wea que l'on s'af^fvrU en (lîsoiit des avaçtcestrop coosidérablpsji et c'^st «pp^tli^t. la nation , que de bâtir pour U- postérité.
C'est siv* des idées aussi simples cyue nous JbaiBerons notje théorie des ricbfissies ; et c'est avec des prolégomènes si clairs et si faciles à compreodrei que nous parviendrons à ^éf ouOfcreJes prçblé»a^ les plus difficiles qqe les projg;rés*et ies içoq^lka^ tipus de nôtre <3^rdre social fw^ ou o»>f li^kit fi^ijbr^
(36) TROISIÊMÎE LEÇON.
Séance da i décembre iVfft,
CkPTTJjj. lliPOT. RENf E. Profits du Capital. '
6«ia|AiAS. péfinition do «»pU«l. — Comparaison d^on |>eiiple ei ^^nn Journalier qui consomment tous leurs reyenus, et d*un ou? rier qui #f«rc9f, -^ Mie qw» |me le eapilal émm te phénioèÉe da la production. 1-- li'abondance des capitaux ramène ^ diiTision dn tra?a|l. — Ayantages de \^ division du tràTail; ex. d^une fabrique d^épingles. ^ a^pHaw^ pouffia f aoerflr dy^«<vMP ««ipMf ilf 9( its wUvMH9 aont entièrement 4ifférents. -^ Comparaison de la Hollande, de PUalie et df PEspagne. — Le bon emploi des capitaux facilite le progrès indfiftn^j ek^ 4e yaU^jTyany i^^ ^m^l^ 4rk}/fri^t, ^amgn^h ves, .Crompton^ CartwrightyBerthollet^^eÛ^—lm^orUnce du fer dans U drillsation. — ^t-B toujours p^sfbl^ ^aécroHre les capitaux, de fhire
. Aas^cfMMMBiM? Oui. Ek de ^ firance^H^ déMa)o||femfi9^ flearkbeasff fait disparaître les inégalités sociales ; Ex. de If ûomef4{ciiè en Amériil«e;'fléert aoMlIamoiralité*et|aeMll^ri«m' '''.:, >
i '-M t.lni^^ j. . . :,
DtSuitim ^ l^m^tiih ep» eW*ti4» aa.r*a||it|c|p^^fW wH»ii Uln économiste anglais, partisan des impdts, les regarde conmie des enftmtt qui forcent les cbeli» fSè famiUe à traTai1lér.--fl^tatiGfn de ceUe^ opinion.— Outre le chiflre da Biflo^^aa r4p#rtllfoii)(afcsofi^ef)f^i, il/às(f encore C9p8idérerles formalités ^ue sa perception enlraine ; des acq;ui(s 4twiHên* ' ' , " '' ' ' x^
. . ttt CAÈttâL IfOAÂL.
%^te|j»P9f ^'l^QM»* est 'le .pljw Iséohsvx Aet tam lea iCH^Haot.-^i U importe de4a cultiver. Ëx. de .peuples qui Pont ncjgUgée, ce qu^il en^ tÉi testtlté.-^ Ex. de peuple^ qui ont accru leur tàpital ingrat : diffé-
. ïapee »?^ ,}as . n^m^v».^ G^py^q^wi 4es r^l»î4| çtit/nm parjwî bonime qui a consacré toi^tasa fortune pour accroître s^n capital moral, «t par un autre ^<imiÉe qui a tonservé Son argent ei son Ignorance*
aes avantages.- Goosidérations sur Phabitude française de se /étirer df boA|Kb^rede4afl>i$^eb*.M}^ùoè^fétedura/7itojSn(>r(i^. ^
Je reyifin^m .çïM^we ce soir jsut la nécçswjt4 dp îfim s'enteodre sur lu définition, de cert^ns ter-.
(36) mes dont nous sommes forcés de nous servir, pour résoudre les nombreuses et intéressantes questions dont je vous ai parlé dans mes deux premières le^ cous.
Avant qu'Adam Smith ne nous eût donné du mot valeur la belle et simple définition que je vous ai citée l'autre jour , on avait écrit des centaines de volumes sur le même sujet sans pouvoir s'entendre. Ces apparentes contradictions ont discrédité la science auprès de certaines personnes qui ne l'avaient point étudiée ; c'est comme si l'on reprochait aux médecins de professer plusieurs doctrines et de suivre des systèmes différents pour le traitement des mêmes maladies ; malgré ces dissidences on ne saurait dire que la science médicale n'existe pas; il en est de même de la science économique. C'est du conflit qui s'élève entre ses pax^ tisans de doctrines opposées , que jaillit la lumière qui sert à nous guider, et que sortent les découvertes elles vérités qui forment aujourd'hui les bases sur lesquelles elle repose.
y'' Nous avons vu déjà que les principaux éléments de la production industrielle étaient les capitaux et le TRAVAIL. Le capital est cette portion de la richesse publique qui sert à l'entretien des travçiilleurs et au développement de la production : il dérive des profits accumulés par l'épargne , c'est l'excédant de la production sur la consommation. Admettez un peuple qui consomme tout ce qu'il produit, et son capital restera stationnàire; il ne diminuera pas mais il ne s'accroitra^pas non plus. C'est comme un ouvrier qui mange chaque jour
ce qu'il gagne et qui ne garde rien pour les jours d'inaction et de maladie. Si au contraire l'ouvrier qui reçoit un salaire de trois francs n'en dépense que deux ^ cette épargne de un franc par jour se multipliera ; elle produira bientôt des intérêts, et l'ouvrier deviendra capitaliste^ c'est-à-dire, qu'il pourra à son tour avancer aux simples journaliers des iostruments et des outils pour travailler , des aliments ou un salaire qui les représente pendant toute la durée de leur travail, et des matières lM*utes à transfcMoner* Si Tétat se compose de beaucoup d'individus semblables à cet ouvrier économe, sa prospérité s'accroîtra ; dans le cas contraire elle diminuera chaque jour.
^ Le rôle que le capital ou le crédit qui le r^ré« sente joue dans la production est si important que rien ne pourrait se faire sans lui; c'est ainsi, par exemple , que l'on remarque souvent dans un pays un grand nombre de bras inoccupés, en même temps que des travaux considérables et fort utiles restent inexécutés. Dés que les capitaux existent et sont disposés à entreprendre un travail quelconque, on voit aussitôt les ouvriers s'offrir de tous côtés. Lorsque la proportion des capitaux inactifs est plus grande que celle des ouvriers oisifs, les salaires augmentent, parce qu'il y a demande de travail ; si , au contraire , ce sont les travailleurs qui s'offrent plus qu'ils ne sont demandés , ce sont les salaires qui sont réduits.
Plus les capitaux sont abondants et plus l'industrie se perfectionne , plus les travaux se divisent en un plus grand nombre de mains. Gompa-
(36) i»c« le èoiïinïei'ce dàni une grande Tillëet dfrri* htt'' TÎHage : d'un côté votis vei^rex tout se subdivîèéi* à' Finfini \ des industries presque ^œur*S s^ sléjiai^* ront, liç tharchaiidde papiët^ peint né vefldrti pàë deprfpièr blanc j dé Falutre côté au C,6ùfràik^ Tcruè verrez toutes les professions , toutes les industries 9« cdnff»idré, le charron séttf ifaàrédiàl et sei >*ti** rief , V^icîer vehdt^ du tîn et sa féHittië deil boï!** U^S. Ht cett€ d)(fiei*ettce il t^ésultet*d (}Uè dané la ville les toêtnèi màrehattdîsés iëttîitt rttoîfïi fehére* què dans le Village, t)ien qUe Cfeluî-cî sOit exehij)t d*impôt et que les loyeihs y soient moins ^hers. C'est Tabotidànce des càpltaiix qui aura produit ce phénomène; c'est par elle que le ttiàrdiand de Ik ville aura pU acheter à meilleur compte en prt naht de plus fortes parties ; c'est qu'il s'adressera à des côïHonfimateurs plus riches et plus rioibta'êrux, et qu'il puurrra dés lors réduire ses bénéfices partiels parce qu'il est sûr de les Voir Se multiplier.
1/afction du capital Sur l'industrie n'est pàS lAôinS rèniàrquablè que èelle qu'il exterce sUr le coâimeroè. Adâta Smith nous en cite Un etetnplè curieux dans la fabrication des éj^ingleé. Il sU|)-» pose une febriqûe asseï mal montée et composée seulement de dix ouvriers/ si chacun d'eux était obligé de faire des épingles entières depilii la première opération jusqu'à la dernière , il eti ferait à pëitte 20 dans Sa journée , soit 200 pour les dli ouvriers ; si au contraire ilà Ue partagent là béSôgrie et que chaque ouvrier fasse toujours la même ou les mêmes Opérations , ils acquerront tous une telto habileté qu'ils pourront faire 43,000 épin-*
(39) gleè damt tm Jôup (f ). On eonçoh qu'A déire rétvMjtt de cette âtigmentatiofi de la production nnf hëhêt de piix qiÂJhc&Hm facclroittemeAt d& fet consommation.
% le^ ca]^iix« ôU plufM tem: qtri lés pdSsédent, avaient tonjotifs assez d'esprit ponr aller lëconder les industries qui végètent iàute de cet aliment îm- <fispensaMeà totites les entreprises^ le pays n'iaura^ ptds bientôt de malbeorèuir dans son sefn^ et etiacim joyirait da bien^tre^ et de Taisance que lui aurttil proecrrës ^on tratait. Mathenremement il n'en est pas ainsi, et souiFent des capitaux né- ^eimif«s sur un point mit été compromis tM un ^m^te dans de^ afi&ires mal c<>nçûes t ih sont deve-
qii{ résaltent d^ane bonne direction du trayail dans la fabric«(ioD des épin- ^•i, 4««ltaêft MDitfigneiiMBl» iiA ne «élrtpti saut laléi^. « Leai piwé^és anifanig «vQt en v^fe daaaia Cabricaiit ta é^isglo^ : Vètirage du pi de laiton, donne lieu à quatre opérations faites par des
L« r^dressngfi du fil de l^i^^oj^^JAou cfnfiéfi à 11^9 femm« 446e 4^ enfant.
Vépointage, deux opérations, |«i tS oMH» «C fi% MÉMMl lie po^aye d«i /^/«j, plnslevrt opéfations^pw des femmes et en^lmis. Vêtamage, trois opérations faites par 'Un homme et une fenune, on on koH»leet«&«iitati La Mise en papier, trois opérations faites par des femmes. » Comme on le f oit, les différents travaux nécessités pour la fabrication 4et Éptel»» pw«t«it ^rt «Ké^nlfs f «r àm Umam, ta taNf«9 et à$s eo|ant9> dont les salaires varient, avec le degré ^'intelligent et d%abj\teté. S11 fallait que dia^e ouvrier faMe lui-ni€me les épingles entières, une ftnie dffioii lefBfftsertft eitfloTl à fita c? ^pl on penl «^afg«r un enfant dont le salaire n'est que de quelques Sfus, tfodif que celui de l^ouTTier est de plusieurs flrancs ) il résulte donc dé ta diylsioir du ira? ail taw 1» fatpieatîon det MP6*w «9trt \n h«iMifs, loi femmes «t kto enfants , outre une économie de temps considér^le et une plus parfaite exécution, une économie non moins forte sur les salaires; économie qui, loin d« nvire I lH)iiTfi«r, lui est an cpntftite fayor«ble. La fabriestion des épingles n'est ici qu'un fait entre mille, choisi pour établir la démonstra- ^on. Le mémd raisonnement est applicable à toutes les industries, I tous les jours de trtyall. (Note dn R. A4. B, (d. Y.)
( 40 ) nus la proie qiie se sont partagée^^elques iatrwgants; et au lieu de servir à une reproduction airan,tageuse pour tous^ ils ont été détruits par uae consommation improductive.
Jj'emplo} que Ton peut faire des qapitau^ varie tdyie^ent, qu'il importe de savoir quel est celui que l'on doit préférer. Dans une société bien organisée^ au moins sous le rapport économique^ les capitaux trouvent presque toujours un placement sûr et productif; dans le cas contraire, ils se consomment inutilement et sans donner lieu à Ja création d'une autre valeur.
^ Voyez la Hollande : dans ce pays, la plus petite économie trouve un placement ; elle se groupe , s'associe^ s'accroit par la puissance de l'intérêt composé. Les habitations sont commodes et bien tenues , les^ routes sont bornées ; on voit que des hommes industrieux et travailleurs ont fixé dans ce lieu leur demeure; tout y est en harmonie, les individus, comme les gouvernants sont gens d'affaires et ne n^ligent rien.
Jetez un regard surlltalie. Le pays est superbe, la nature est généreuse, le soleil et la terre fertiles. To^sces biens sont perdus cependant, parce que h9 capitaux i^ viennent pas les mettre en œuvre. L'habitant est sobre , et par conséquent, il lui serait facile d'épargner, de former le noyau d'ua capital , là boule de neige qui va toujours grossissant. Et tout cela est inutile parce qu'on n'a pas dans ce pays Thabitude de l'épairgne; elle n'est pas dans les mœurs, et on n'y trouverait pas, comme en France, en Angleterre, en Belgique, en Hol-
(M) lande ^ en ^Amérique, des oiisses^ des établisse* ments spéciaux pour les y déposer et les retirer à volonté. Là , le lazzaroni mange le soir le revenu que la mendicité lui sert chaque jour^ comme le gprand-seign^ir dépense celui que ses fermiers lui paient^ sans souvenir de la veille comme sans prévoyance du lendemain. En Italie comme en Espagne , autre pays dont nous ^vons déjà parié , si riche à la fois et si misérable , le peuple est pauvre et à peine vêtu, tandis qu'il n'y a pas de route , que des marais répandent au loin la maladie et la mort; des milHers de cierges brûlent en plein jour dans les églises au lieu d'éclairer des fabriques, des troupes de laquais inutiles et paresseux peuplent les antichambres . Ils forment avec quelques chevaux de main tout le luxe de leurs maîtres , qui brille d autant plus que leurs uniformes galonnés font contraste avec les guenilles et les, haillons dont sont couverts les autres habitans.
Tous ces biens naturels , la puissance productrice de la terre, la valeur morale et matérielle de l'homme , sont ainsi gaspillés sans profits , et de leur inaction il résulte une perte , une décroissance du capital national^ car, de même que rester en place brsque tout le monde marche , c'est reculer ;v conserver la même fortune quand tous les autres augmentent la leur, c'est s'appauvrir.
L'emploi des capitaux , ai-je dit , peut se faire de plusieurs manières , et suivant qu'on adopte tel ou tel placement , il en résulte un accroisscT ment ou une diminution des forces productives
4'm ]^f$« Que la pmdte à caapn^ par aen^^ ioil bràlée eo feu d'àHifiees uê poour Mire «lulv tiQ roeber ^ui ^mt à fat sa^^jai^B , ou se^ tconre «h trtYers d'iuqe nmlèj ^'elk; eÉÈi^aime lu ter^e et IfTjre a^tréiors à né» iog^ietiniel airain oii^vrkrs; que le» éIeveiH*$ s'aâcômeDtà b produetiofi iks oheraux ik lusè bu à cdkf de^ ehermix de tmr vèil ^ etVâu$ terrez quelles ^Font les eooisëqfieqeœ de ee ebois^ sur la fdrhine publique.
Plus le capital national est biea plaéé^ et pfa» ii facilito le porog^réa de la eÎTitisatiôli. Sî le rtvé*vend ddotewr RoGBiicK/et apràa lui Matheçi^ BàmL^ TdN de Birmingham n'ectsiënl eoofié l^irn capin taux au célèbre Watt (I^ovi en soient svjamd'lHn la macUne à vapeur «t les conquélei que noss avons fsiitea avec elle ? Où en serait la eiTÎliaatiovi, si les capitaux n'étaient venus ^ider dani leurs tra*vatix les auteurs de tant d'admirables découvertes? Les vaisseaux à voiles^ ks stâanhbœUs, n'eussent pas remplacé les chaloupes et les galères coodaites à la rame ; nos usines n'auraient eneere peur moteurs que des manèges; nos soldats aea^ient armés de flèches; /oAm WiàTT, Lewis IfjLDh, Richard AaxwàtGirr ^ James HanoRB4V0s ^ Sanmel Gxooip^
TON, fe/mO/ir/ GarTWRIGHT, BBXtHOLLBT et JfolfL
n'eussent pas inventé : le premi^^ son màtier à
(i) En 1764, James Watt quitta ia filage da ç<ii]ii«r¥ataiir dea médaUlel de raniyeriité d^Édimbourg, pour se livrer tout entief à rexécution de la ^reitilérè maefaifte à tapent aiiéliofée. Le 4aeleifr aoèbuèk lui fit les ayancés nécessaires pour l^acheyer ; ce ne fut ^u^n 1773 qu^l rassoeia avec Mathew Boultoo de Birmingham, fabricant distingué et homme de telence, et quHls fondèrent ensemble, sur la eotllAe alers stérile de Sohn^ les ateUeri que depuis ils dot tadt agrandi, et qui ont peuplé ce lieu désert, de beaux jardins et de rithes habitations. (Note du R. — Ad. B. (d*. V. )
filer m^canîcpie; le second^ sa cardé cylindrique; le troisième, son rowing-frame et drOcping-frame, son métier continu et sa carde sans fin; le quatrième^ sa spirming-Sèmyr • le cinquième , sa MullSenny; le sixième^ la navette volante ; le septième , le métier à tisser mécanique j le huitième, Tsyrt de blanchir le coton au chlore ; et le neuvième , celui d'imprimer les étoffes au cylindre sans fin. Je borne cette cîtatîoii aux découvertes qui concernent U febrication des étoffes de coton , parce que ce sont elles surtout qui ont op^ré la révolution industrielle qui a changé les rapports des nations entre elles, qui ont fait pénétrer notre civilisation et nos connaissances dans tous les pays où nos tissus trouvaient une place ^ qui ont enfin donné à un grand nombre de Iràvaîlléurs l'occupation et le salaire dont ils ont besoin pour vivre et soutenir leurs familles. Sans cet découvertes nous en serions à la filatujre à la maîn , aux quenouilles , nos étoffes seraient tissées sur ïe vieux métier à main (1 )^
(j) té mêAtiT I iUssét métMiut-, éè^xiiê IdDg t<î<nprs tû mage éH Angleterre, d^e^t pas encore yénéraleoietir aéeplé en Franeé. Un ffnid indastriel, dont les fabriques occupent plus de 600 ouvriers, répondit un jd(tr à Va^^int de cette fiote tf^ Inl demtndalt pdot-qutri il n^antic pâ« remplacé son tissage à la main, par le lissage mécanique^ tt PovrqiQO^ Toulez-Tous que je fasse une dépense de plus de 100,000 fr., pour changer mes métiers lorsque je yends bien mes produits actuels ? je n^ai pour concurrents que des fabricants qui ^ont comme moi; je n^ai donc rien à craindre. Ah ! si leâ tlàsns anglais entraient en ("rance, à la bonne heure» Je serais forcé de petfeciiobner me^ machine^ ; mais à quoi bon? puisque les larii^ me protègent et que, je inespéré du moins, on ne les changera pas.t>
Voilà déjà deux anà que cette conyersation a eu lieu, et depuis lors rien n'a changé; les vieilles machines fonctionnent toujours et font payer cher leurs produits aux consommateurs français. Car pour Téiranger, il y a long-temps que nous né lui yendons plus que des éiofTes fines dont le dessin et la couleur foiit tout le ^rix, et ne peuvent se trouyer ailleurs. Ce
elles seraient peintes à la brosse au Ijpu d'être in^* primées au cylindre.
C*èst à rabondance des capitaux^ et surtout à leur bon emploi que nous sommes redevables de . ces perfectionnemens et de tous ceux qui ont été apportés dans les autres industries. C'est à eux: que nous devons l'exploitation régulière et productive d'un métal indispensable^ le fer, dont la seule présence influe si fortement sur l'agriculture et l'industrie. Otez le fer que l'on n'arrache du sein delà terre qu'avec des capitaux énormes, ^tez encore le bœuf et le cheval dont l'éducation dure des années, c'est-à-dire nécessite de longues et périlleuses avaiices de capitaux , et voyez ce qui restera à l'homme et ce qui deviendra , je le répète, la cause de la civilisation. C'est là, messieurs, qu'en étaient nos aïeux, et s'ils sont demeurés si longtemps stationnaires , c^est qu'ils manquaient des capitaux nécessaires pour faire au travail de^ avances d'instruraens , de salaires et de matières premières, ou qu'ils les consommaient improductivementà entretenir dans l'oisiveté une suite nombreuse de valets et d'hommes d'armes qui eussent fait d'excellents ouvriers, et à donner des fêtes et des banquets.
sont les tariff qui nous ont fait perdre d*iinporiants débouchés, pour ces produits, ce sont eux qui ont empêché les perfectionnements sans lesquels on ne pourra jamais obtenir d^économies et de réduction de prix. C^est encore Pobstination des fabricants français k ne pas suiyre les progrés de la Grande-Bretagne, qui est cause de la concurrence déjà redoutable que nous fait ce pays dans la fabrication des étoffes de soie, dont hier encore nous avions le monopole. Nous conseryons encore notre supériorité pour les façonnés , mais les industriels de Spitafields font a^ec leurs métiers mécaniques des étoffes de soie unies aussi belles et moins chères que les nôtres. (Note du R. — Ad. B. (d. VO
C'est au bon emploi du capital que l*on distingue les peuples «vilisës de ceux qui ne le sont pas ; à ces derniers^ il manque, presque toujours^ jus-* qu'aux premiers éléments du travail. Ils savent bien du reste eux-mêmes quelle est leur infériorité à cet égard; voyez les sauvages, par exemple , ce qu'ils estiment le plus, c'est le fer; avec un clou, un marteau^ on obtient d'eux tout ce que Ton désire; c'est toujours avec des haches et des clous que tous nos grands navigateurs, Lapeyrouse^ Cook^ trafiquaient avec les peuples dans les pays desquels ils pénétraient.
Locke attribue l'enfance prolongée de l'Amérique , malgré son qlimat , son sol et ses fleuves , à l'absence du fer ; à cette cause j'en ajouterai une autre. Si, en effet, les Espagnols eussent bien dirigé leur activité , s'ils l'eussent employée à produire au lieu de l'appliquer à détruire , si , en retour des galions chargés d'or qu'ils envoyaient à la métropole , ils eussent rapporté du fer qu'ils n'avaient pas chez eux, des charrues, des instruments de labourage , des machines propres aux travaux de l'industrie ; le pays qu'ils avaient conquis aurait atteint un haut degré de prospérité ; il est pauvre et désolé par la guerre civile , par ce qu'on y a fait un mauvais emploi des capitaux , et qu'on y a méprisé le travail.
J*ai dit çn commençant cette leçon que les capitaux dérivaient des profits par l'épargne; après vous avoir tracé le tableau de tout ce que les capitaux bien employés permettaient d'entreprendre , je dois rechercher s'il est toujours possible d'accroître les
46 ) capitaux; c'est-à-dire dç faire des profits jet des. épargnes. Pour moi , je considère ^ujp dq^w laplu--part des cas^ lorsque le gouveroei^e^t et tes ai«piir^ ^ y sont pas entièrement opposés^ ce qw e^^t fort rare, U est possible de travailler et ^e flaire 4e3 économies; car la force productive ^ç l'homme ç,s% très^rtinde, qua^d elle n'est pas contrariée^ et presque toujours on produit plus que Pon ne consomme. .
Voyez la France d'autrefois avec ses 26, millions d'habitants, et Ja France d'aujoux:d'hui ijui en compte 53. Comparez le logemeujt, la nourri^ ture, les vêtements aux deux époques; dites-v^us encore ij^ue dans les 4Ô années pendant lesquelles ce changement «'est opéré, il faut compter ai| moia3 1 5 années de guerre , qui ^t dévoré plu$ de 4 millions d'hommes ,- dites-vou^ au^si que Ijes frontières se sont plutôt rapprochées qu'étei^dues ; que deu3^ fois l'étranger a env(fhi le jj^eiritoire ; quila mis à contribution la capitale^ Içs villes et les cjimpagnes, et que pour le reuvoyer il a ifalhx lui iiônner des milliards. Kappelez-v^ous tQUS cies faits, et vous serez convaincus qu^il est tov^^UJ^ possible d'économiser^ d'augmenter ?Qn çapi^j^lj car taiit de maux n'ont pu être effacés ;, ;tant dé jouissances n'ont pu être inises à la pbrtéç 4'uPî plus grand nombre d'hommes , que par une di-, rection plus intelligente du travail qui a procuré des profits sur lesquels on a fait des économie», qui^ accumulées et associées^ ont forjifié des capitaux considérables.
Xes pays où les capitaux se uiûltiplient et se dé-
vctoppeBt trmfepiM de hiSLité, e'es^Mira oeux où «isiioàt«aifil«féi de ia inmiéne la plm int«lU^ ^ente^êoat en wèawteiips eewx oà ks duUnoes qm aéparsHt let diffifaieates ^«sei de k tec^^ se GfiflièfeBt an» le ^l de rapidké, o4 Tonmer paeee ffais "vite éd la ooadHîen de simple jevma** Ikâ à celb d'eBÉrepra^éurk Là cneore fee inëgali-» t^aodalesdîtparaiàBeDttemski jears^ kedomes^ tiques nj test pas temttparletniaiim daos une espèoe de Tassaiité^ parce qu'il teur «6t facile de chsàÊgelt de e^nditiaa. C'isat aux lÈtata-Utois de rAmrfrkjtfe du Nord c(ue Ton itemarqm surtout w néivkat ^pauiiculîèr du déyelop^emeiït du capita) «t de sou applioatioli à un ti«vail de reproducdon. GattefiAiabîlitattoo^e Thomme^tlort importante, psroe qu'elle ajoqte kn4)tâspitai moral de la nation qm r«iMefinnd,fgn Annérique^ oÀ les domestiques n'àsceqpJMIitpasIaqiMilifiaiMioQ de servkeurs^ mais pROMMH cdHe d*£m& i^Mp}^ km conduite est f<ëg^oàiére ; ib tiennent h4i»e res{)6Ctës par leurs maitresi, pwoe qu^ils se MipncteM euxHinèmes ; ils ne tfvpaÏHéftt qoe moéérëiiient , mais ils le font avec conscience; leurs gages sont élevés, mais ils ne cbejpèhenl pas k WaugBiienter paf^ les vels^ les abus de cmifiMwe h^â «e c^^metlent àv^ec tattt de faci^ MU dam d^awti^s pays où ïtii êont presque tolères. LeidcHneitiqse afKûrériciaîA ae eondnit bien 'et thevcbeii àySritear l'eM^mis dm monde^ parce q«*il sait qu'il pourra plus tard y prendre sa place ; il res*pfaclfi wi fairniémeie'ftilur»cWoyei?i qui ^ew appelé paidÈ^^ÉPe à rraoplîi*' ides Ibnètions da^ la cké et k parkr «n jew tda«s la salle des Êtai^.
Ainsi noa seulement les capitaux bien dirigés multiplient la richesse, mais ils ajoutent encoFe à la considération de rhomme ; ils sont aussi un puissant moyet) de moralité» Dans le pays dont nous venons de parier^ la débauche n'est pas devenue, comme ailleurs, une 5orte de mal nécessaire; le séducteur n'abandonne pas la femme qui a manqué pour lui àses devoirs; il se marie parce qu'il sait pouvoir sub* venir par son travail aux besoins de la famille qu'il' se cr^ , à l'éducation des enfants qu'il peut avoir.
C'est en suivant cette marche que les Américains sont parvenus à réaliser des progrès si in-, croyables dans un demi siècle. Là où s'élevaient il y.a 50 ans les arbres séculaires des forêts vierges dont les voyageurs nous ont donné de si magnifiques descriptions, on compte les villes par centsû-* nés ; de vastes terrains incultes qui rappelaient en les voyant les steppes de là Russie ont .été livrés, à la culture ; des routes , des canaux > des chemins de fer^ ce$ produits admirables d!une civilisation ; avancée, sillonnent aujourd'hui les vastes plaines que le bison et l'Indien à pea^ rouge habitaioBl seuls autrefois.
Si tant et de si utiles travaux ont pu éire faits en un temps si cQurt , c'est que plus qu'ailkairs les capitaux étalait productifs ; c'est qu'au Ueu de rappporter 1 0 pour cent comme en Europe, ils en donnaient d'abord 20^ 30, et ensuite jusqu'à 1 00 et
Cet état de choses était transitoire il est vrai, et tenait à la position toute spéciale de ces Européens transportés dans un pays tout neuf avec les con-;
aaissaoces qu'ils axi^ient acquise^ dàw lem* ai^ cîoBne patrie. C'est ^ÎMi qu'Us oqit pu étilicr b^ifr coup ()'éçiieils et oiarçhei^plwyiie qfioTipiV^ VV avonfi eu à «pirmoator (Ic^ obstacles qtie |«i mmps avait fonnëaetqui a^t^taient p4^ pour tux*^aut très caus^ encore se sont 4u r^ste apposé 4^e% les peuples d'Europe: aiji^; développen^Ql^ 4^ la. ri^ diesse et à la for^p^aii^ia 4^ 4^piUuix ; J^ pkqqriû en première ]ign0.riDaj)Oti
L'im pote est ^ to)<sJes^tez> la pprtipnd^.pioduita d'uoe nation qui ^^e4e6 maÎM de&.parû-^ culiersaux nmns du gouvernement pour aul^^nii? aux consommatiQus ppbKques. Quand la répap^^ lion de Timpot entre le^ contribuables est t^eft faîte ; quand sa quotité n'est pas trop forte et qUe les cousommalions qu'il {permet de lairesont bien entendues ^ il ne gêiîe pas la production des ri* chesses^ il leneourage même parce qu il lui rend en services de toutes soHés , en séeurilé v en écoH nomie et facilité de tmnsports , au-delà du $awi-ifice qu'ila imposé à ceuk ^uil ont payé. Maltitur reusement il est rare.quetlJOtj^otsoÂtirQparfi^.fiLXféi et appliqué comme hou» venons de le djir0. Sou-^ vent il a été créé dan^ des ^irtK>nBis^pe$ B^^D^euy reuses q^i noiat pas permis d'^bi^n étudier l'as-i si^te et d'en limil^r le^iffir^^i et une foisétaklipm la conservé sans.modi^<!^tîon$,, même aprèstque; les circonUapc^S; au^oquçUc^ ,il était dû. avaientcessé d'exister. G'e$t.aIocs quel impôt est nyisil^lo. et qu'il port» un t(AMp fuMSte à Vagrieulture^ à l'industrie et au coigm^erce. Il $'eM poUt!taiit tikx^vé^ des écononlistes qui ont soutenu en thèse absolue
Blaequi. 4
( 50 ) tftie l-iTApôt était une excellente chose et que l^oA lié ^Avait dofQÏet 4e meillf^u]^ ^àinlant au tra*- Vâfl. Vtké^ifsAti An^tois a même conoiparé l'impdt kat ëniant ncmveiftti^^né dont Texislence obtigeak le père de fatpflte â rentouMêr d'itidustm pour SttbTenir aux frais de don éducation. A ce compte nous serions imis pères d'une tréjs nombreuse fa** Itiille et étt poussant ce^ argument jusqu'à ses con^ séquences extrêmes on tt<otiterait que le meilleur meyen de nous enrichir serait de prendre tout ce que nous avons. Ponr appuyer son système ^ l-auleur donne en exemple son pays , l'Angleteri^ , où les impôts sont plus élevés que partout ailleurs et éont Tagriculture et rindustrie sont supérieures à oèUeé de tant d'autres pays.
' Tout en admettant les faits que noos cite l'éco-^ ofomiste anglais, j'arriverai à une opinion entié-* Mment exposée à la sienne; je dnrai que si la Gn^ande^Bretagne a pu faite d'aussi grands progrès dans l'industrie et l'agriculture^ c'est malgré les hnpèts et non pas à cansne d'eux ; j'ajouterai même que Sr'ils ont pu et s'ils peuvent encore payer de si lourds impôts^ c'est parée que le travail était déve^ Icfppé chez eu)£ sur de larges bases et qu'il procurait de grands bénéfices ; s'il n'en eût pas été ainsi elsiy parcxemple, llmp^ ne se bornant pas à prèle» i^erune part du revenu eût touché au capital^ ce^ llB-ei en diminuant eàt amené la chute d'un grand nombre d'entreprises^ les salaires eussent été réduits^ et Une certaine quantité de travailleurs eût éèémiseen diiponibtiité» C'est4^Fequ6 tous les rt^nufcvtoutèb tes'WnisdttiiÉiatieiM auraient dimi-
(5< ) mé à b Aîa et que l'împàt Ipi^-flUme n'amaât pu
AwQt é&quUtw cette mttaàre j'%)e«lapiii encorr i«M ^v^d^ttoA qui ne paratt pas mus iaipc»^ ^Mdee. Beaiiçoi^ de personuda croîeiit et à tori^ qqe lorctqw le chîffire d'uD iispot n'eai pa« m^ éle^é^ k éommage qu'il cause est minime et qu'il n'^t pas dès lors d'uoe bien grande utilitéd en detr oaander lasuppresabn. L'argent^qiie paie le oontii* buable est souvent bien peu cte cbose en eompar nôson ée ce qu'il perd par suite des formalités , des <yiais f qu'entraîne peeaque toujours la parceptios de ces sortes d'impola. Vous connaissez les désa« gréments causés par la délivrance des acquits à caution dont le prix est de 2ô cent. ; il en est de même pour certains droite de tonnage sur les ca^ Baux, oes droits ne sont sonwnt que de quelquM centioies et ils occa&ionnrat des dépenses cawdé* rabks. Loin de protéger « que j'appellerai las petits impôts je m^élev^^i avec Ibree contre eux, par<» ce que leur perception coÀte souvent plus ou au moins tmit autant qu'elle ne rapporte, et qu'ils ei^ ti^nentpour le pays une perte pli^ que double de celle que la loi a semblé leur imposer.
La plu& importante question qui , se rattache au CAPITAL) eequien form^ l'élém^it le pluspréoieuit> cdui sans lequel les autréa n auraient aucune va^ leur puisqu'ils ne iraient pas mis en oeuvre : c'est rbommeetsop ioteUig^upe^ quilwmentcequej'ai d^ appelé le gàihtàl noftAii d'iifie nadon. Lintelli^ genc^cie l'hc^on^ est le fim imppclant de t(ms ka capitaux et il îniporte de ne pas le lai^r iiii^fi.
. ( 52 ) L'or n'est rien sans la pensée, c'est elle <juî est tont. Malheur aux peuples qui la laissent s'engourdir, qui négligent de la cultiver. Voyez ce qui se pa^se dans les deux Ainëriques : du Nord et du Sud;* quelle distance sépare les hommes de ces deux* pays, également partagés sous le rapport dii sol et du climat 1 Voyez les Américains du Nord qui n'étaient que 1 ,400,000 à l'époque de la paix qui fut conclue après la guferre de l'indépendance, et qui sont aujourd'hui au nombre de plus de 14 millions; voyez ensuite le Mexique , la Colombie, dont la population décroît au lieu de s'augmenter. D'un coté on travaille , de l'autre on se repose. Ici l'on a fait 3000 lieues de chemins de fer et de canaux en quelques années , autant que tous les états de l'Europe réunis, en y comprenant l'Angleterre , la Belgique et la France ; là on met 1 5 jours pour faire un trajet qu'il serait possible de parcourir en quelques heures ; et lorsque des étrangers établissent un service de Messageries pour abréger les distances et-étaWir des rapports plus faciles entre des villes importantes, on met obstacle à leur entreprise, on. les rumç pour les punir d'avoir eu l'intention ' de faire du bien aCi pays. ■ * .
' Sans alter si loin et sans sortir de notne pays , rappelek-^ous les cartes ingénieuses dressées par mairooilégue M. Ch. Dupin pour indicfuër le degré d'instruction de chacun de nos départements. Comparez les teintes nôire^ de la Provence àtîelles si claîlres de l'Alsace, celles du Béarn • à celks de la Normandie ; s-iï y a une si grande diffërence entre ces provinces d'un même pays
cela ne vient pas de ce qu il y ait moins d'intelligence duo coté que de Tautre, mais uniquement à Téducation qui est donnée dans ces départements , aux habitudes qui y 90nl adoptées et don^ nent en quelque sorte une aourelle éducation. Dans le Nord et dans TËst toutes les pensées spnt dirigpées vers le travail Jndnstriel, les dincon? tances au milieu desqiielles^ces provinces sont placées excitsant encore^ leur activité naturelle. Danç le Midi, au con^riure^ après une légère attention donnée aux afiaires , chacun se retiredans sa bastide , à l'ombre de sa vigne ou de son figuier , et passe le temps à boire , à fumer et à dormir. C'est comme cela^ Messieurs^, que le capital moral augmente et diminue.
Voyez la Hollande^ avec ses villes et ses routes conquises sur la mer ; malgré les rëvolutions qui pnt ébranlé sa puissance , elle en a conservé une très-grande eivcore^ parce qu'ell^est restée attachée au travail. Voyez, au contraire, Venise, la reine de l'Adriatique, dont les escadres couvraient les mers, dont le nom était respecté dans toutes les parties du monde, tant qu'elle conserva ses habitudes laborieuses et qu'elle tira sa force des capitaux dont disposaient sesnégocians, et des besoins des autres peuples qui ne pouvaient se satisfaire qu'avec des produits sortis de ses manufactures; Venise moderne, celte ville que l'oisiveté laisse pourrir dans les lagunes, est esclave : elle appartient à l'Autriche. L'inaction, le découragement ont glacé ses habitans, qui vivent aujourdhui dans la misère en se drapant dans la gloire de leur piissé.
(54) - Aimi , MesflîeBTs , h capital s'angnente et là valeur intriBsèque de rhomme, qm reprësefHe les sommés dépensées pour son éducation : mtoini- <nea, manoeuvre (m penseur, c'est la même clioie ; leur valeur augmente ou diminue suivant leurs eafiacilés^ leur utilité échangeable. L'éducation est un capital fixé dans un horarme^ coiiHne nne së^s^eaœ est confiée à la terre : l'éducation et la sémeiieiK doivent Tune et l'autre rapporter des froits^. Baoon a dit : Le talent est un pouvoir; nous disons : Le talent est une riidiesse. L'homme ^pà le possède en a rusutraît, le fonds resté à son {^ys^ Qu'un homme inv«ite une machine , un procédé , il jouira seul de sa découverte pendant un c^tain temps ; mais après lui, et de son vivant même après un délai déterminé ^ éh tombera dans le domaine public, et chacun pourra eu profiler»
L'étude est le moyen le meitleup et le plus ^ d'augmenter le capital moral d'un pays, et d'ac^ eroilM par lui les richesses. Supposez un pète ayant deux fils , et un capital de 40,(MN) francs à leur partager. Il leur propose de choisir entre Fignoranee et un sac de 20^000 franos à leur majo**rite, ou une instruction soUde et pas d'argent; adm«Étez que l'un des fils préfère recevoir sa part en argent et l'autre en science ; arrivés à vingt ans , les deux jeunes gens sont lancés dans le mondci l'un avec un capital de 20,000 fr« repré* sentant mille francs de rente, l'autre avec un cn^ {Htal moral qui représente les études qu'il a faites et qui ont absorbé la part d'argent semblable à celle de son frère, à laqueHe il avait droit. Si, au
(51) iMftdeftk «m, par eMCwiph , iftttfetrffcyakt ètiÉt frétée: Tmi téfvècen QiiiéidblettMiltifCDMai flkilto ^ttte ée rente I 941 fie tosmJpMflién* n^r^ tamés «t p^f^dns $ tiuiëis qW Fmott^ ifon lait te» chemin dans llndustrie oo k oommwc8> et fn'U y nttru amâsdé des câ{Httax ébubles^ triples, déeupies méim de ceux qû'i! dmnk eu de sa Ugitiow. Maintenait appliquez ee ratsotinement à vne na«« tien , et voyez combien sa pniManoe devra toe eon^ëraUe ou Téduite, suivant ifu^elle éufa donné à chacun de sels. enfants de l!or, cdmme rEspigne^ ou de llnstruction comme T AngleteFre*
Adam Smkh a dit ? ne croyez pas que h nation la plus riche est ceHte qui a le plus de ti'etipea et de forteresses , mais celle qui a le plus ^'inldl»* gence^ origine de la richesse. Voyez la Russie^ qui occupe tant de place «ur la carte^ et a des centai* nés de milltèns de sujets et des milKom desoldats} et comparez la à T Angleterre^ dont le temteire mi^ croseofHque semUenn point qu'otivepeutdaserver q^'à la loupe. loi il n'y a pas des Imis nembreuK vt>uës à Foisiveté des garnisons, lesehewux no piaffent-pas^surles places publiques eéve oaraeoleftt pas dans h» champs de maniBuvres ; ils travaillent à la charrue , ce qui ne les empêche pas, qiUA4 le besoin se foit sentir, de marcher à la giMMrre :. les efaarretiera devienirant alors des wldats et 'dm oar vaHers^ et les «hevaox sont attdés auE oanona^
G*e^ te dévelo[^Maent quolvdien da <»fÂtll^ moral qui facilité raccroisiemfiat des cûdietees na^tionales; et les travaux d'unWAT^d'usî ^ujL^mW^^ d'un LftTiHam, d uB.Vâuc*tis<»i, d'un JAOQVàiup
MÔtplus Ultlesà l^urs paya que ceuxjd0.géit^i^u;ïS Mi»sa^ dent VimMi^m^.e&t réduite, à V4>M^vM^ par hfmâ/GeCë(atirMifiti£d (1^8i30!CM^éi^j»g^F^g^ ce qulÂ*eiB^fié«beipiis4]^ii avoir ^Q^wa natiiâïr» grM<L noBsbre Iréd^chér^tm^t pày<Js^ .
Lé ppetnier résultat dp Tai^roissemept des capitaux est d-eadioiiiiuer la valeur^ c'esirrà dire Ja rente' quei*on. paiba^ pour leur ma^ , et i laquelle ona4oafilé le noal d'intérêt. , .
Il iani diatinguer rintérèt des pro^ts* Ceux-ci ^nt toi^urs bouQrabl^s , parce quils/sont larémuQéraliop d'un trarail présent qui se renouvelle chaque ^Ow, riutérèt est honorable aussi ^ mais il l'est i^fUkÎQS ^p^ndaut parce qu'il u'est que le prix a^scordé |>0Air obtenir la faculté de se^çrvip de capHau^rqW sont le.produitd*un travail antérieur et déjà récoitipepsé. De là la dilUérençe qui existe entre les travailleurs et les capitaliste^! entre le tau?^ de rioàéiiétet le cbiOre des profits.
Qtifâiid les caf>itaux sont abcwdants et iKHubreux> ibi sont fia turellemem moins deuiafndé^, «tle taux de rintérét baisse ;>oest oequia lieu en.ce moment, èl nous conduit tout naturellement à vous dire quelque» mots de la qaastion de la réduction de la rettier
Le reiHier, c'est le projuriétaire d'an capital accumulé aulrefoisy et qui a besoin pour produire de rindustrk et du savoir-iaire d'un homme d'intelligence en disp^bihté. Après avoir reçu 1 0 et 1 5 ^. ^ de ses capitaux lorsqu'il les faisait valoir lâi^méme! le rentier trouve dur.de n'en plus recè*voir que 5^ et plus dur encore d'être exposé àn'en
recevoir plus que 4 et mâdne.iiàoins. Ç^n4aat il ii«pe«t paseo élte^tuireiiieiift. li'honime, dont le savoir et ractivitë font marcher une entreprît ^ . doitétre plus rémunéré que cduiquin^a eu d'autre talent que 'oeluî d avaneeit son argent^ el d'autre danger à courir que ré^entualité d'une perte par-* tielte.
' En Orient^ où cette éventualité ^tBOUventpro* ehe de la réaSisation^^ le taux dé l'inCérât esl plus élevé qu'ailleurs ; il n'est pas rare de le voâr à 1 5 p. % et même plus ; il e^ en outre augmenté par le danger qui résulte de la violatiou des dispositions du Livre Saint ^ TÂi^oran y qui défend le prêt à intérêt. - .
a L'usure, a dit Montesquieu , augmente dans les pays mahométans à proportion de la sévérité de la défense : il laut que le préteur s'indemnise du péril de la contravention. »
Hors ces cas spéciaux, dont on peut trouver encore des exemples dans les colonies où la mauvaise organisation du travail augmente les. d:iances de perte, le taux de T intérêt est modéré, et il tend cwitinuellement à diminuer par suite de l'abondance des capitaux.
C'est pour avoir observé cette tendance générale vers la baisse, qu'on a songé à mettre les rentiers de l'État sur }a même ligne que les rentiers du commerce et de l'industrie, en réduisant la rente 5 p. ^ à un taux inférieur.
La question est de savoir :
1" St le gouvernement a le droit d'opérer cette réduction j
9* 6ltakiléil!tàla&irèj
3' Quels intérêts mat (avwMi ptr •are;
V Et enfin, quels intérêts eUe froîssQ.
Le ^nvemement a le droit , oonme tout éétÀ'^ téur, de rembourser son créancier, «n Im dosMinft le taux nominal de sa dette et non le montant ef* fectif de l'emprunt. Presque tdusont élé eomtitués bien au-dessous du pair ; il n y a doive pai en sefvice rendu par les préteurs, qui ont adieté de l'eiti* prunt comme de t^nte antre marchandise; et on ne saurait parler de reconnaissance nationale, de probité politique , lorsque s<H^méi]ae^ on n'a fah qu'une affaire. Le gouvernement, dont les finances sont pi^péres^ a donc ledroitde laiire la réduction, c'est-à-dire de rembourser le 5 p, ^, et d'offrir aux pOTtenrs , en échange de ienrs inscriptions^ soit 1 00 fr. dé capital par chaque Ô francs de rente, soit des coupons d*uti nouvel emprunt à un taux inférieur.
Le gf^vememest a intérêt à fiiiré la réductiou ; c'est même un devoir pour lui^ parce qu'il diminue par là les charges publiques d'une somme assez forte, et qu'il rétablit l'équilibre entre k position tfes prêteurs à l'État et celle des pt^eurs à l'industrie, dont les chances et les ava^utagee doivent au moins être les mêmes, s'ils ne S(Hit|>lus grands en faveur de capitaux industriels.
Les intérêts auxquels la réduction de k rent^ sera favorable sont assex nombreux. Us se compensent d'af^rd de toutes les industries , de tous les commerces qui verront afQuer vers eux des capi*
(W) teUx dont ik ont iOtiTeiit betom, etqiâ, daM Télftt actnely TOfut de préférence Ten le trésor, puroe qu'il p»e plos dier que t(ms les antres. A ces intérêts déjà nombreux, il faut âjomer dûcore ceux ée tous les consommateurs, qui, par suite de TwCiTité donnée à l'industrie par l'abondance des capitaux, pourront payer moins cher une foule d'ofcg^ dont ils ont besoin.
Les intérêts que la réduction de la rente firoisee ne forment que quelques exceptions, et ne touchent que peu de personnes. Les rentiers , qui seuls pourraient aroir le droit de se plaindre avec queU ques fondements, n'y sont que fort légèrement intéressés;, parce qu'ils seront indemnisés par la di^ minution des impôts, qu'ils paient comme contri*buables, et par la réduction du prix des objets dont ils ont besoin comme consommateurs.
Il y aura donc profit pour tous dans l'exécution de cette mesure, qui nous enlèverait ainsi Tun de ^ ces nombreux enfants dont parle l'économiste anglais, et dont nous sommes tous abondamment pourvus; sons ce rapport encore , nous venons de le voir, les rentiers eux-mêmes y gagneraient.
Je terminerai cette leçon sur le capital , en signalant une faute qui se commet très-fréquemment chez nojas> et qui nuit gravement aux progrès de la richesse publique. £n France, donc, le grand tort de beaucoup d'industriels et de iiégocians, c'est de se retirer trop tôt et de ne travailler un instant avec quelqu'activité que pour se retirer ayssitôt après. Il n'en est pas de même en Angleterre : le père reste avec ses enfants, les aide de ses
(60) 'Conseils ^t de son expérience. Chez ncms^ il semMe qntm ait hâte de se mettre à la charge de« autres ; car c'est là réellement ce que font tous ces homoïes qui se retirent jeunes avec toutes leurs connaissances et leur force. Toiites ces intelligenees oisives sont perdues pour le pays , c'est une consommation improductive du capital moral.
Dans Tun des voyages que j'ai faits> je me suis trouvé avoir l'occasion de traiter celte question avec le célèbre économiste Malthus ^ qui me dit : chez vous on fait toiit bien et vite, l'industrie comme la guerre ; mais on n'attend le résultât de rien, on se déjpêcbe de faire ^ puis on se retire pour voir travailler les autr^* Les vétérans entament la bataille, et ils la laissent terminer aux conscrits qui la perdent.