‹ Cours d'économie politique;Chapitre 93 sur 173 · LIV. III, GHAP. V. 5o · texte numérisé non relu

LIV. III, GHAP. V. 5o

son mélîek', que d'autres trarvailleuvs- dans le mâine métier qui ne reçoivent quë'ie sakiile nécessaire; son travail ne lui cxïûte pasp plus de peines et die saeri^ (ices qu'à eox. Si poortiant ce travail a plus de valeur, c'est leffet des facultés éminentes du travailleur, prérogative qu'il doit uniquement à la libéralité' de la nature:

C'est oette analogie avec la rente foncière qut me détermine à qualifier ce revenu du' nom de renie ^ c'est-à^-dii^e du nom d'un're venu qui ne procède poiilt) du travail^ et qui sfe tire d'une source dont il à Ik prori priété exfolusive; Il y a cependant une grande idiffién rence entre cette rente et celle de la terre et §es capitaux. Ge& deitiîères peuvent être gagnées pai) le .h*avail d'un autre que le propriétaire, tanJaUs qiaehr rente des talens est nécessairement gagnééipar tsëluk qui en possède les sources. Ainsi , quoique bette rente ne: procède point du travail, elle ne forme cependatiif pas un i^venu indépendant; elle est insiéparafa&lchi) travail de celui qui en jouit, et conséqùemment^eflie doit êlré comprise dans son Salaire; Le nom de i4»l0 ne lui cotivrentque sous un seul rapport : c'est qw'a}* vec le même travail et les mêmes sacrifices, celui qui en possède les sources gigne plus' que celui qiii> ne les possède pas. ' , - -

La rèiitéf de$ talens peut; êtie gagnée dans tous les; métiers. Même le simple matiouvrier^s^ii a f plus d«t forces physiques , plus d'intelligence , plus d'adresse* naturelle qu'on n'en trouve coitimunément chez lesp ouvrier^ de son'cspèce, sera» mieux' paj^é que les a»4; très. Cépèfnfdànt, plus les métiers sont difficiies, ph» I. ao

3o6 PREMIÈRE PARTIE. - .

le besoin de dispositions éminentes s'y fait sentir; il y a même certaines professions qui exigent des talens particuliers, et comme parmi ceux-ci les talens éminensiisont encore plus rares, leur rente en est naturellement d'autant plus fortçL. Ou ne peut guère réussir dans la peinture ou Ja jscûlpture sans avoir un talent particulier pour ces arts, tandis qu'on peut devenir un très-habile teinturier ou tailleur de pierres qivec iesidispositions; communes à tous lès- hommes. Or sij un degré supérieur d'adresse et dUntelligence preut ifoire gagner une rftnte à un tailleur. de pierres, quelle ne sera pas celle qu'un talent supiérieur fera gagner au, sculpteur? . s.

' IPlusiés talens sont rares, relativement.^, la de*^ idaiMi« (pu en est faitèi, plus les rentes qu'ils donnent deViena:i6nt considérables; or ils sont dautanft plus rares qu'ils sont plus emihens. Dans une.grande. nation à- peine y a-l-il.déùx 6u trois personnes capables del)faàrë un très-beau tableau ou une très-belle statue; aussi ^ un peintre ou un statuaire éminént se fait-il qodiquièfQis payer une, rente immense, T^el artiste dawsj ce genre qui gague par année 10,000 roubles . n'en a peut-être pas; dépensé 3, 000 pour faire ses études et pour développer son talent. En déduisant l'intérêt viager de ces avances, ou 3oô roubles, il resterait annuellement 9,700 roubles pour représenter les autres articles. du salaire nécç&saire et la rente. Si nous évaluons les i premiers à 1,700 roubles, somme probablement fort exagérée, la rente rapporterait à l'artiste environ 8,000 roubles par an, et son talent ne lui vaudrait pas moins qu'uti capital de

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