‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 330 sur 568 · V, plus loin, n · texte numérisé non relu

V, plus loin, n

— ..•WS-

LK CUMMKHCE INTERN.\TION.\I.

national. 1 )ans l’ensemble, le chiffre de notre commerce extérieur (pli, en 1913, était de 15.301 millions de francs atteint, (?n 1917, 33.567 millions, et, d'une date à l'autre, le déficit de notre balance commerciale passe de 1.541 millions à 21.541 millions, ('e bond formidable n'implique nullement, comme on pourrait l(i croire, un accroissement des quantités importées et exportées.

C est même 1 inv'erse qui s’est produit'. A l'importation, nos échanges extérieurs tombent, en effet, de 440 millions de quintaux eu 1913 à moins de 350 millions en 1917, alors que leur valeur s’élève de 8.421 millions de francs à 27.554. A l’exportation, le contraste entre les changements survenus dans les quantités et dans les valeurs est encore plus sai.sis.sant. .Mors que le chiffre de ces dernières reste à peu pivs constant, (6.013 millions de francs en 1917, contre 6.8e8i) en 1913), les quantités exportées tombent de jdiis de 220 millions de quintaux en 1913 à 30 millions en 1917. L'élévation du chiffre total, en valeur, de notre commerce extérieur au cours de la guerre n’est donc ])oint la conséquence d’une augmentation du volume de nos échanges internationaux: elle traduit simplement la hausse générale des prix, due à l’inflation monétaire et concomitante de la hausse des changes étrangers. El, d'autre part, l’aggravation du déficit de notre balance comm(*rciale s’explique par ce fait que, de 1913 à 1917, les quantités exportées ayant diminué dans une proportion beaucoup plus con.sidérable que les quantités importées, l'augmentation de valeur des marchandises exportées — due à la hausse des prix — ^ n'a pu, de très loin, compenser l’augmentation des valeurs à l'importation.

Sous l’influence des mêmes causes, dépréciation monétaire et hausse du change, le chiffre total du commerce extérieur de la France a continué à s'élever après 1918. Il atteint 47.678 millions de francs en 1919 et 76.800 millions en 1920. Au cours de ces deux aimées, le déficit delà balance commerciale dépasse le chiffre énorme de 23 milliards. Mais un changement considérable va se produire en 1921. Le chiffre total du commerce extéiieiir au cours de cette année (évalué provisoirement d'après les taux de 1919) est d’environ 45.000 millions de francs, 23.500 aux importations, 21.500 aux exportations. Le déficit commercial

1. V. Iruchy, Cours d* Économie polilique, t. Il, p. 15; Magaud, Le commerce extérieur de la France, dans V Economisfe européen^ n®du21 mars 1919.

IIG

DliüXiÈME PABTIE. CHAPITRE VI

se trouve doue réduit à 2.000 millious se rapprochant sensiblement du chiffre d'avant-suerre. La signification de ces données statistiques est pri'cisée par le fait que les (piantités importées ont diminué d'environ 125 millions de quintaux, par rapport à Tannée 1920. Il est vrai que cette ri'diiction porte, pour lapins grande partie, sur les matières nécessaires à l’industrie. D’où on pourrait être tenté de conclure qu’il n’y a, dans les inoiivhnients actuels de notre commerce extérieur, qu’une conséquence de la crise économique. Il convient d’observer toutefois que les importations d’objets d’alimentation sont elles-mêmes en diminution très sensible, et que, dans l’ensemble, les progrès de l’exportation représentent plus de 30 millions de quintaux. Le rapprochement constaté entre les valeurs à Timportation et à l'exportation apparaît donc comme la conséquence directe d’une diminution des quantités importées, et d’une augmentation des quantités exportées. En d’autres termes, Texamen des statistiques les plus récentes permet de dégager une tendance très nette à l’équilibre de notre balance commerciale, tendance à laquelle, sans doute, la situation de notre change ne saurait être considérée comme étrangère *.

ôoO.fiHUealions sta»isfii|ups relatives aux rapports commerciaux de la Trance avec les autres Etats. — TjCs tableaux suivants fournissent pour les années 1912 et 1920 des indications sur l’importance des rapports commerciaux de la France avec un certain nombre d’autres Etats. Ces chiffres ne sauraient d aillenrs être acceptés qu’avec beaucoup de réserve, bien qu ils soient extraits des statistiques officielles. Le contrôle de la douane s’exerce en effet d’une manière fieaucoup plus impaifaite en ce qui concerne les provenances, et surtout les destinations, des marchandises qu’en ce qui concerne les quantités importées ou ex])ortées. Ceci contribue à expliquer le defaut de concordance que présentent fréquemment, a la même epoque et pour les mêmes transactions commerciales, les statistii^ues

douanières nationales et étrangères.

riJw ■

LE COMMERCE INTERNATIONAL 117 î

ét

C nwierce de la France avec dive^^s />ay.s‘, en 1912

Millions do Irancs). \

Le commerce de la France avec ces seize pays représentait, i

en 1912, une valeur totale de 11.290 millions, soit environ les trois quarts du commerce extérieur total de notre pays à cette époque (14.943 millions). Les exportations étaient en j

excédent à destination de l’Angleterre, la Belgique, la Suisse, 3

l’Italie, et représentaient une valeur totale de 3.214 millions, f

contre 1.949 milligns d’importations originaires de ces Etats. r

A Tinverse, les importations dominaient dans les rapports de ' la France avec l’Allemagne, les Etats-Unis, la République Ar- |

gentine, la Russie, les Indes Anglaises, l’Espagne, le Brésil, la 1

Chine, les Pays-Bas, la Turquie, l’Autriche- Hongrie, le Japon ^

DEI XIEMK PARTIE.

Page 1