‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 366 sur 568 · sur llieardoet St. Mill. t. 1, u »» 44 et · texte numérisé non relu

sur llieardoet St. Mill. t. 1, u »» 44 et

l’KeKKAl’, T. Il, 2' é(i.

Elle a pour base et pour point de départ la célèbre « loi desdéboucbés »% formulée par J.-B. Say. Les produits s’échangent contre les produits, la monnaie ne jouant entre eux que le rôle d’intermédiaire et de commune mesure des valeurs. Ce sont toujours les marchandises qui paient les marchandises; mais, dans la vente, elles s’échan^jent indirectement, par l’intermédiaire de la monnaie au lieu de s’échanger directement, comme dans le troc. Il en est ainsi, dit-on, aussi bien pour les échanges internationaux que pour les autres échanges. C’est avec ses exportations qu’un pays paie ses importations; les unes sont la contrepartie des autres; elles sont solidaires. On ne saurait donc, par des mesures restrictives, nuire aux unes sans, du même coup, porter atteinte aux autres. Et il n’existe aucune bonne raison de traiter le commerce international autrement que le commerce intérieur, puisque l’un et l’autre sont régis par les mêmes principes économiques.

Une oVijection vient immédiatement à l’esprit. S’il y a nécessairement équilibre entre les im]>ortations et les exportations, comment se fait-il que l’examen des statistiques douanières révèle toujours un désaccord entre les valeurs importées et les valeurs exportées. Toujours on constate un excédent, parfois même assez considérable, de Tune de ces catégories de valeurs, et c’est précisément ce fait que Ton exprime lorsque Ton jiarle do balance favorable ou défavorable du commerce.

A cette objection, les partisans du libre-échange croient pouvoir répondre de plusieurs manières. Us dénoncent d’aliord le caractère d’incertitude que présentent les indications des statistiipies douanières, à raison même des conditions souvent défectueuses de leur établissement b Ils font observer, en outre, que ces statistiques, fussent-elles plus exactes, laisseraient néanmoins en dehors de leurs estimations une partie des valeurs qui font l’objet du commerce international, celles notamment qui résultent des acquisitions faites dans le pays par les étrangers au cours de leurs voyages. Il y a là des causes multiples d’erreurs auxquelles on peut attribuer le désaccord apparent des chiffres relatifs aux importations et aux exportations. Certains économistes ajoutent enfin, Bastiat notamment, que ce désaccord, fût-il même réel, ne saurait fournir aucun argument sérieux

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