‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 9 sur 568 · plus hanl, n · texte numérisé non relu

plus hanl, n

3. (lide. Econttniie sociale, pp. 3 td siii\ . ; Caurs trccurwmi*' fedilitpir^ 1' J‘diliou, 1018. p. 4.

l*Er.nEAr, r. I, 2* éd. 2

1" CICAIMTHK l’ItKLIMlNAIRE

interdit, .yans doute, d’indiquer les applications <[ue ])eiiveiit recevoir les principes j^éncraux et de formuler des préceptes d’action, mais elle ne saurait, sans franchir les limites de son domaine, ap])ré‘cier ces mesures d’application au point de vue de leur valeur morale.

L econoiide sociale étu«lierait de son côté les raj>ports volontaires, contractuels ou léj^aux, qui s’établissent entre les hommes à 1 occasion de la richesse. Ce serait la science du bien-être et de la paix sociale. Elle aurait dans son domaine l’appréciation des institutions économiques au point de vue de leur moralité, ainsi que la recherche des moyens d’améliorer l’état social. Comme l’éf*onomie politique elle-même, elle comporterait d ailleurs une division possible en deux parties : une partie thé'orique, dont l’objet serait la détermination de ce qui doit être, et une partie d’application, tendant à la recherche de.s moyens les ]»lus propres à réaliser cet idéal.

T(d sera peut-être un jour, entre les deux disciplines, le j)artage du très vaste domaine (|ue nous avons jusqu’ici assigné à la science économique. Actuellement, et bien (pie l’économie politique et rc'conomie sociale fassent déjà dans la pratique l’objet d’enstugnements distincts, le lien qui les unit reste très étroit. r(‘conomie sociale constituant le plus soin eut une des parties, ou pluti'il nn d(“s aspects, le plus vivant sans doute le iilus intére.ssant, de ri'c.onoude politi(pie.

21. l)(‘ïiuilion tic r(MMHiuniic |ioli(ique. — Après avoir ainsi jin'cisc la nature et l’objet de l’économif* politi(iue, nous pouvons c.ssa.\er d’en donner une définition. L’économie politique, a dit .\dam Smith » considéué(‘ comme une branche des connaissances du li‘gislaf(‘ur et d<* riiomme d’Etat », se propose d’enrichir à la fois le jieuple et le souvau’ain. Ici, l’économie j)olili«pie semble être .surtout (unisagéa* comme art. d. -B. Sav.

I. .Sur A(i. Sftnlli, v. j»hiN loin, n** l'i. \ oici. son fiitit'f iltHtdnpjK'iuenL la dôtinil ion (Jonm'M^ par Ad. Sinilh : l/iutonomifî pol!U(|in\ ronsidiTce coinim»

uiiï‘ In-anciir drs ri»nnaiss;uïri*s <.u ioLMsIatciii el de riiomme tl’l* tal so propost* Wen\ ol.jets disMncK ; l<* pri-niier, de procurer nu penpU* nn revenu ou une siilxi.sîiuice îdïoiMUuiie, nn, pour mieux dire, de le mettre en état de se proeima* Ini-rneme ee revenu on eetti» subsistance abondante; le seeond objet est di^ fournir n IMdal on à la commimanlé un revenu suffisant pour le service publie : elle se proptKse d'enrichir à Iî4 fuis le peuple et le souvei-ain ». liechiTcht a sur In niiurr ri tes enuses tie lu rivUessr des nafions^ li\ re I\‘, inlro<liiclion .

NOTIONS OÉNÉUALKS SUH b’KCONOMlK 1*01.111010-: ly

dans h* discours préliiiiinairt* de son traité, a déüni 1 ccoiiomie politique : la science « qui enseigne comment se iormeni, se dis- Iribuent et se (‘onsoimnent les richesses (|ui satisiont aux besoins des sociétés Peut-être, en combinant ces deu.x définitions pour tenir compte des divers aspects de rt'conomie politique, pourrait-on dire : « L’économie politique est tout ensemble une science et un art. En tant (lue science, elle étudie Diomuie dans ses rajijiorts avec !a richesse et recherche comment se forment, se distribuent et se consomment les richesses qui satisfont aux liesoins des sociétés: envisagée comme art, elle détermine, en tenant compte des circonstances de temps et de milieu, les meilleurs moyens d’assurer la prospérité des nations et le bien-être des individus

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