‹ Cours d'éloquence parlée d'après Delsarte [microforme]Chapitre 32 sur 73 · SECTION DEUXIÈME · texte numérisé non relu

SECTION DEUXIÈME

Le bras.

Le bras joue un rôle des plus importants dans la gesticulation. Si l’on peut dire que le geste est la parole à l’usage

des sourds, on peut ajouter que le bras en est le principal organe. Les mouvements et par suite les significations diverses du du bras sont multigles. En procédant par ordre, il va nous être possible de les spécifier tous. Si l’on considère le bras quant à sa quotité, nous aurons les mouvements du bras entier, ou de l’avant-bras, ou de la main seulement. Les mouvements du bras entier sont ceux de la vie, de l’action, de l’omme physique (1) ; ceux de l'avantbras appartiennent surtout au cœur (IIT) ;

ceux de la main sont spécialement intelligents (IT). Ainsi on dira avec le bras entier : « C’est un homme tout rond, tout d’une pièce » ; avec l'avant-bras : « C’est un homme très aimable, très affectueux » ; avec la main : « C’est un homme très intelligent ». Nous sommes donc dans le vrai en attribuant le No 1 au bras entier, le No 2 à la main et le No 3 à l’avantbras.

Pour chacun de ces trois genres, il ya trois espèces de mouvements : 1. Direct ou ligne droite ; 3. oblique ou de flexion ; et 2. circulaire ou de rotation.

La rotation (2) est de deux espèces :

‘) par pronation (en dedans), ce qui exprime la force ;

b ) par suppination (en dehors), ce qui marque plus de faiblesse.

Il y a aussi deux flexions (3) :

a) par abduction (vers l’extérieur), signe de la répulsion. Exemple : « Allezvous-en, »

b) par adduction (vers soi), ce qui appelle. Exemple : « Venez, »

Il y a une relation remarquable entre les angles qui fait le bras avec l'horizon et les différentes conditions de l'être, ou de l'avoir, où du pouvoir.

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