‹ Cours d'éloquence parlée d'après Delsarte [microforme]Chapitre 40 sur 73 · SECTION CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SECTION CINQUIÈME

Déploiement des gestes du brus.

Il est remarquable que les lois du développement des gestes du bras bien obser-

vées s’accordent toujours avec les con-

ditions de l'esthétique, c'est-à-dire, que la plus haute expression de la signification des gestes du bras coïncide toujours avec les formes les plus gracieuses de celui-ci. On peut donc être certain que plus on évitera les formes désagréables du bras plus on arrivera à l'expression la plus complète des gestes de cet organe. Au reste, cette remarque ne s'applique pas seulement au bras, mais à tout l’organisme.

Il y a trois formes désagréables du bras : Les angles aigus, les angles partant du corps, les bras raides. Quant on exclut ces trois défauts, il ne reste plus que les angles obtus et les courbes gracieuses qui en sont les conséquences,

Pour que le bras, partant de la position de repos, à la ceinture, se développe dans toute son étendue d’une manière constamment gracieuse, Delsarte a formulé une règle résultant de ses longues observations et qui, par conséquent, n’est que la traduction de la nature. Cette règle est lus longue à énoncer et plus compliquée en

apparence qu'elle ne l’est à appliquer dans la pratique, Elle comprend trois temps :

1° Le coude et le poignet partent en même temps, mais le poignet avance plus vite que le coude et le rejoint; 2% à partir de ce moment, le coude continue à s’élever en entraînant le poignet qui ne doit pas dépasser le coude tant que celui-ci, en s’élevant, s'éloigne du corps; 3° ce n’est que quand le coude est rendu à sa limite d’éloi- &gnement, que l’avant-bras s'étend à son tour.

En revenant, on défait ce que l’on avait fait en allant, en passant par les mêmes phases, mais en sens inverse.

On peut observer que dans ce mouvement du bras, la main suit par rapport à la jointure du poignet, exactement les mêmes règles pour l’aller comme pour le retour.

En allant, la main, qui semble demeurer en arrière, ne s'étend que quand le poignet est au bout de sa course ; et il en est de même pour le retour. C’est encore la même règle, si le mouvement du bras, au lieu de se faire latéralement, se fait de bas en haut ou de haut en bas.

Il va sans dire que ces différentes phases se suivent l’une et l’autre sans intervalle, et se fondent en un mouvement unique.

ARTICLE TROISIÈME

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