‹ Cours d'éloquence parlée d'après Delsarte [microforme]Chapitre 55 sur 73 · ÉLUS · texte numérisé non relu

ÉLUS

Au reste, la nature y porte instinctivement.

Exemples d'opposition :

1° Si le corps se penche en avant, comme dans la véhémence, les bras s’en vont en arrière, Au contraire, si les bras se portent en avant, il y a rétroaction du corps.

2° Lorsque la tête et les bras sont en action, ils doivent se mouvoir à l'inverse l’un de l’autre. (Ex. Bonjour. Nenni). Le parallélisme des bras et de la tête est très laid.

3° Les deux bras eux-mêmes doivent en général se mouvoir à l’inverse l’un de l’autre, lorsqu'ils participent au même mouvement; et, dans la grande gesticulation, il faut toujours éviter le parallélisme des bras. Dans l’intimité, dans les mouvements affectueux d’enfant, de paysan, dans la tendresse, dans les entretiens familiers et de bonhomie, on peut se permettre le parallélisme des bras; parce qu’il offre quelque chose de tendre, mais c’est à condition de le restreindre.

En général on ne doit gesticuler que

d'un bras. L'autre cependant ne doit pas rester inerte : ou il exprime d’autre chose, où il “allie dé loin aux mouvements de son frère, -

Le bras agissant seul est lui-même soumis à cette loi d'opposition des agents.

S'il est appuyé, la main peut gesticuler seule et faire tous les mouvements que ferait le bras. Mais si le bras est libre, les mouvments circulaires de la main exigent un contre-baiancement du coude, d'où résulte ce que Delsarte appelait les mouvements spiroïdaux du bras, mouvements qui sont très gracieux.

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