I. Doigts en bas
1. Avec bras excentrique : — défense impérative, sans donner de raisons.
2. Avec bras normal : — idée de possession. Rejet dédaigneux du grand seigneur.
3. Avec bras concentrique : — Affirme sans se défendre. Cache les choses : Soyez tranquille, il n'y verra que du feu."
II. Doigts en haut : Affirmation mystique. Impuissance de concevoir, de démontrer.
III. Doigts horizontaux : Idée de borne : «Vous n'irez pas plus loin.» Ici ce n'est pas l'autorité arbitraire ; c'est la raison.
§3. Présentation di/jUale.
Les différents modes de cette présentation s'obtiennent en touchant les autres faces du cube. Son caractère général, c'est l'affirmation avec science certaine.
I. Si l'on touche la face supérieure du cube, c'est l'autorité qui s'affirme en s' appuyant sur le droit. C'est aussi l'affirmation protectrice.
III. Si l'on touche la face inférieure du cube, on expose, on montre, on fait voir.
Cette présentation joue un grand rôle dans la gesticulation ; car c'est le geste ordinaire toujours au service de l'orateur. C'est comme si l'on tenait dans sa main les objets sur lesc|uels on veut attirer l'attention, en les faisant examiner par l'auditoire. Pour cela, il faut tenir la main bien horizontale, comme pour permettre à tout le monde de voir également. Autrement d'ailleurs les objets ne tiendraient pas sur la main et tomberaient.
En combinant cette présentation de la main avec les angles des bras c|ui représentent les différentes conditions de l'être.
on peut exprimer les circonstances diverses de stabilité.
Stabilité du Souverain Etre.
Sur le pavoi.
Indifférent--
Stable-
Très stable^
II. Si l'on touche la face latérale du cube du même côté que le bras, on a l'affirmation doctrinale, avec démonstration claire.
On ne saurait toucher la face latérale opposée au bras comme position de la main. Mais on peut le faire comme action ,- c'est alors un mouvement très énergique de pronation qui repousse toutes les. allégations contraires. Le bras est concentrique et tourné en dehors. On repousse par la volonté ; c'est la raison développée et voulue qui repousse ainsi : Un enfant et un paysan ne repoussent pas de cette manière.
Rapprochons, en les résumant, quelquesunes de ces différentes manières d'affirmer :
a) Affirmation d'autorité : « Tel docteur dit cela, donc il faut l'admettre » . (Présentation digitale, face palmaire en bas).
h) Affirmation de raisonnement : « Les prémices sont claires, donc c'est bien ainsi » . (Présentation digitale, face palmaire verticale.
c) Affirmation traditionnelle sans raisonner. « Tout le monde le dit, donc il faut l'admettre". (Présentation dorsale, doigts horizontaux.)
d) Affirmation d'évidence : « Vous voyez, donc c'est bien ça. » (Présentation digitale, face palmaire en haut.)
e) Affirmation douteuse : « Je ne trouve pas cela clair, mais de grands docteurs se contentent de cette démonstration, donc il faut l'admettre. » (Présentation palmaire, doigts horizontaux).
Nous pouvons de même rapprocher les différentes manières de repousser :
a) Repousser avec le dos de la main, c'est la force qui repousse sans forcer.
h) Repousser avec face palmaire en suppination, c'est la fiiiblesse avec toute la force possible.
c) Refuser avec les faces palmaires des deux mains, les bras pendants, c'est regretter de se voir obligé de refuser, tandis qu'on voudrait pouvoir accepter.
§4. Physionomie de la main.
Si l'on considère la main en elle-même en tenant compte des doigts, il est facile de constater que ceux-ci sont susceptibles de deux espèces de mouvements : 1*^ Les doigts peuvent se rapprocher ou s'écarter les uns des autres ; 2° ils peuvent se redresser ou s'intléchir plus ou moins. En combinant ensemble ces deux espèces de mouvements, on forme le tableau des neuf expressions et physionomies de la main prise en elle-même.
Dans l'état normal, les doigts ne sont ni collés les uns contre les autres ni complètement étendus; ils ne sont non plus ni complètement ouverts, ni fermés. Si l'mi
prend l'écarté ment des doigts pour caractériser les genres, nous aurons :