‹ Cours d'exploitation des mines (volume 2)Chapitre 100 sur 142 · PAR BOHME DU FOND · texte numérisé non relu

PAR BOHME DU FOND

PAR PERSONNE UD POND et OU JOUR

Pour étendre ces comparaisons, j'indiquerai encore les chiffres suivants, rapportés au personnel total du fond et du jour, et exprimés en lonncs par an.

Bassin du Nord (1866) ....

Bassin du Pas-de-Galais (1866).

Bassin de la Loire (1866) . . .

Ensemble de la France

Bassin de Mons

Bassin du Centre belge

Bassin de Clharleroi

Ensemble de la Belgique

Bassin de la basse Silésie (1869) Bassin de la Sarre (1860) . . .

Bassin de la Wurm (1869). . .

Bassin de la Ruhr (1869). . .

Bassin de la haute Silésie . . .

ir,o,o

Ensemble de la Prîuse (\669) . . .

Ensemble de r Angleterre [ii69) . .

On remarquera l'énorme disproportion du chiffre relatif à l'Angleterre, plus que double de ceux de la France et de la Belgique. Cet écart tient principalement à l'extrême différence des conditions géologiques, que nous avons déjà fait ressortir (n* 376), En outre, il faut bien le dire, le rendement de l'ouvrier anglais se trouve ma-

joré, pour une part notable, par Thabitude constante de ne pas tenir compte, dans cette évaluation, de l'influence des chevaux employés au roulage, en nombre beaucoup plus considérable que sur le continent, où ils sont remplacés, en grande partie, par des herscheurs. Le rendement a subi un accroissement notable depuis un demisiècle, en raison du perfectionnement des méthodes et de Toutillage. U n'était en Belgique que de 85 tonnes p<mr la période quinquennale i831-1835 ('). En 45 années, il s'est élevé, pour la période 1876-1880, à 148 tonnes par an f).

5«8 — Si l'on combine les chiffres précédents avec les productions absolues de chaque région(n'*53i),onpeutadmettrecomme une moyenne assez convenable du rendement annuel de l'ouvrier des houillères, le chiffre de 270 tonnes. En supposant 300 journées de travail par an, la production journalière sera de 900 kilogrammes, et, pour des journées de 10 heures, le rendement sera de 90 kilogrammes à l'heure.

Or une machine à vapeur consomme par heure, pour entretenir une force de cheval, moins d'un kilogramme de houille, dans des conditions d'économie exceptionnelle ; ou, au contraire, plus de 10 kilogrammes, quand on sacrifie l'économie pour obtenir la simplicité et l'efficacité à tout prix. La pratique la plus courante reste comprise entre 2 et 4 kilogrammes. Si nous acceptons une moyenne de 3 kilogrammes, elle montre que le mineur fournit une quantité de combustible capable d'entretenir, pendant la même durée, une force de 30 chevaux. Comme, d'ailleurs, on admet que la capacité dynamique d'un manœuvre est au plus d'un dixième de cheval-vapeur, on voit que le travail du mineur se répand dans les diverses industries, par un équivalent égal à la force de 300 hommes.

La disproportion serait bien plus accusée encore, si l'on prenait

(') Harzé, Développement de l'industrie houillère eti Belgique et dans les pays voisim^ (BruxeHes, 1882, p. 10).

(') Dans ce même intervalle quinquennal, plus récent que les dates qui ont été einployées dans le tableau précédent en vue de pouvoir y comprendre un plus gnod nombre de régions, M. Harzé évalue le rendement annuel à 104 tonnes pour la Franœ, S70 pour la Prusse, 282 pour l'Angleterre.

COMPARAISON DES NËTHODËS 575

pour base de cette appréciation le seul piqueur du fond, et non pas le chiffre rapporté au personnel entier du fond et de la surface. Mais, en revanche, il importe de remarquer que cet aperçu ne concerne que la force brute, sans tenir compte ni des capitaux engagés, ni de la population nécessaire pour le transport de ce combustible sur le lieu de consommation, sa mise en œuvre, les relations commerciales, etc. Il suffit, à cet égard, d'avoir fait ressortir par un chiffre, qui n*a pas besoin de plus de précision, Textrème fécondité de cette forme du travail de Fhomme.

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