NATURE
du
eu VELAGE
Bois
Dois et fonte
Fonte
Bois
Fonte
NATUR£ DU TERRALN
Grès très fissuré et très aquifère.
Grès très fissuré et très aquifèrc.
Sables mouvants, craie.
Sables mouvants, gravier, craie.
Craie fissurée, marnes friables.
Craie.
Craie solide.
Bois
IDO
Fonte
Fonte
Bois
Bois
Grès des Vosges, grès rouge.
Grès très fissuré et très aquifère.
Calcaires, grès, marnes, gypse.
Grès très fissui'é et très aquifère.
Craie fendillée.
Nous devons distinguer plusieurs cqb pour la pose de cette roulîsse. En premier lîeri, elle peut èhcîtislallée directement sur le fond du puits, ou sur une retraite înfcricurc de maçonnerie déjà exécutée au-dessoiis, si la solidité de la roche a permis d'aller jusqu'au
fond avant de commencer le revêtement, d'est le cas le plus simple.
(') Dressé à l'aide des documents (nsérés ]iar M. l'crnulet dans TAgcnda Bunod pour Jesiniiies, 188*." -76. '
S40 VUIES DB COUHUMGATlOy.
Si l'on a dû commencer lemursillenientt atant d'avoir atteint la profondeur définitive, on loge le rouet dans des potelles de la roohe, en choisissant pour cela les meilleurs banes, à moins que l'to puisse se conleoter de le colleter au ferme.
Quand on ne peut trouver nulle part de paroi suffisamment soli^,
on suspend le rouet, à l'aide de longues tringles de fer (fig. 346),
& un grand cadre-porteor placé
au jour et débordant largement
sur la section du puits. I/O'squc
la retraite, xlu cuvelascdsinA;
çonnerie aura été élevée sur ce
rouet, et collelce au ferme de
toutes parts pour soulager le !
porteur, on posera plus bas un '
nouveau rouet, à l'aide de trin-
glea que l'on attache à des cor-
beaux encastrés dans des po-
tfilles. On construira sur cette
base une nouvelle retraite et,
quand elle sera . venue souto
nir la roulisse précédente, on
pourra débarrasser celle-ci de
ses tringles de suspension. On
continue ainsi de proche en
proche.
De toutes manières, on finit
par atteindre la base du puits, sur laquelle on établit une fonda*
tion solide, pour soutenir définitivement cette immense tour. Si le
fond ne présente pas une solidité suffisante , on y bat des pilotis
et on y pose un grillage. On peut également le garnir d'une voAte
sphérique renversée, très surbaissée.
3SS — Exécution d'une retraite. — Détaillons maintenant la manière de construire une retraite, depuis son rouet porteur jusqu'à la roulisse supérieure.
Les maçons s'échafaudent successivement, avec des barras de
FONÇàGE tt& PUnS A MTEAU BAS. Sil
bois qu'ib logent dans des vides de la maçonnarie, lesquels sont remplis ultérieurement. K la vérité, ce procédé nuit à la netlelé de l'ouvrage.
11 est pr^érable, pour ce motir, quand il s'agit d'un puits d'extra<^on, de poser de suite les guides en charpente, au fiir et à mesure de l'élévation du rauraillement. Les moises de ce guidonnage suffisent alors pour s'échafauder.
On peut enfin se servir de planchers volants, supportés par des chaînes , que l'on remonte successivement. Ce plancher a souvent la forme d'un cuveau, muni de rebords d'une hauteur un peu moïadre qu'un mètre. On l'appelle ta benne aux réparationê .
11 existe également un système plus perfectionné (fig. 247). Le plancher A est alors muni d'une sorte de tonne cylindrique B, formant gabaris pour la pose du muraillemeot, et munie de pattes de sâreté C, qui, en cas de rupture des chaînes, retiendraient le système sur le bord de la maçonnerie. L'appareil est à deux étages.
Un trou d'homme D , pratiqué Fig w. riiocbor toi»i.
dans le premier plancher A, permet de descendre sur le second E, relié au précédent par des tringles ou des chaînes F. De cette manière, on procède au récrépissage des joints de la partie qui vient d'être exécutée , pendant qu'une autre équipe travaille en A & dcboUer un nouveau cadre (*).
8S3 — Il est, en effets nécessaire de démonter successivement le boisage {M-ovisoire, si l'on a dû en poser un pendant le fonçage. Quand la nature des parois ne permet pts de supprimer un cadre
C] Gocbei, Notice sur le palier suspendu de N. Plumât {Annatet des Iratiiui publics deBeIffiqne.XLIl.
542 VOIES DE COilireMCATIOX,
entier d*^un éeul coup, on* rehlèhre morceau par idoroeéu, en renw plaçant chacun d*eux par de la maçonnerie. 'On hachera au besoin chaque pièce, en muraillant par fractions encore moindres. Si, enfin, il demeure impossible de faire disparaître aucune partie du boisage^ OQ en est téduit à inscrire un cylindre de maçonnerie dans lofurisme deloois^'enbourrant du:béton dansions les intertalles.
Cette couronne de béton éxiëté d'ailleurs daiks tous les cas, lora même que Ton parvient à retirer tous les bois. On a soin^a^nt de la couler, de mettre la maçonnerie en sei^rage, en la coinçant contre la roche à Taide de pierres qui forment coin. On ne saorait, pen-* dant ce bétonnage, laisser Teau stationner sur la tête de Tou' vrage. l^e béton se délayerait totalement dans œ ' bain. On dispose un tuyau de fonte à la base du puits à travers la maçonnerie* Il permet à Teau de rentrer dans Tintérieur, et Ton en ménage lades* cente jusqu^à ce point, à travers la masse du béton, à Taidede^planches assemblées en forme de prisme triangulaire, ^u d''un tuyau métal-» lique. On laisse du reste, pour les mêmes motifs que dan's les puits boisés (n"^ 318), monter le plan d'eau, de manière qu'il suivie de près les progrès du muraillement.
Lorsque l'on arrive à la corniche, que l'on avait ihénàigée pour plus de sûreté sous la roulisse précédente, on Tabat par portions, prises de deux en deux, en remplaçant chacune d'elles par un segment de maçonnerie. Puis on détruit de mémele» entre-deux, quand la roulisse se trouve supportée sur ces premiers piliers, doiit on complète enfin la continuité en achevant le muraillement. •
'824 — Élargiêsèment d'un puitB. — Deux questions se|)réèenfent pour l'agrandissement des puits : l'élargissement de la section, et Taugmentation de la profondeur.
Quand il s'agit d'élargir un puits, on peut suspendre à des chaînes un plancher volant qui en ferme la section^ et battre au
FONÇi^ VS$ nilTS A VViU\i BAS. 54S
large, en revêtanli la nouvelle paroi au fur et à mesure de l'approfondissevient, comme dans ua fonçage ordinaire.
M. Locard avait imaginé, pour un puits de Beaubmn (Loire), de le remplir complètement de fasciaes, sur lesquelles on frav&illuit sans aucun danger.et que l'on extrayait, en même temps que. les .déblais, au fur et à mesure de l'abaissement du chantier.
. Ou a l'Éussi. à Ougrée, à élargir sous la forme elliptique (iig. 248, 249) la seçtiofi d'un puits roclar^ulairc A, sans y interrompre le service. A cet effet, on fonça sur une certaine hauteur, à l'es- Irémilé du grand axe du rectangle, une chambre B jusqu'au sommet de celui de relUpsp. Puis, de là, oa fit partir par C et C, cptre le boisage et la roche , deux couloirs latéraux se rejoignant en D.
Les cadres étaient arc- Loutés tiu moyen d'étréjsillons, pendant que s'exé- rig. ueocat! cutail le muraillement. (c»u,k,s ve..,„.. .. ^r .„
A. cet anneau elliptique
en succédèrent d'autres, sur toute la hauteur. Puis, quand la nouvelle paroi fut prête, on profita d'un court chômage pour démonter l'ancienne, et le service fut repris presque sans interruption.
8SG — Béavalemenl d'un puilg. — Pour accroître la profondeur, lise présente deux procédés : hréavalement elle fonçage sou3 »tol.
Ui VOIES DE COMMUNICATFON.
Le réavalement n*est autre chose que la reprise du fonçage parles moyens ordinaires. 11 faut pour cela établir directement, ou en profitant d'anciens travaux, un réservoir suffisant pour contenir les eaux, puisqu'il s'agit de détruire le puisard. Un tuyau sert alors, pendant les intervalles désignés pour ce service, à déverser le liquide dans des bennes qui relèvent au jour.
L'avantage de ce mode direct est de pouvoir employer, pour l'extraction des déblais, la machine déjà installée pour le service du puits. De plus, point très important, on est alors absolument sûr de la rectilignité des guidonnages, que l'on établit en continuant les anciens. Enfin, l'opération est moins compliquée et plusécono^ mique que le fonçage sous stot.
Mais, en revanche, cette méthode présente Tinconvénient d'an^ ter le service du puits, sans quoi les travailleurs se trouveraient placés dans une situation des plus dangereuses, exposés sans abri à la chute des cages, des wagonnets, ou d'objets, même petits, qui, en tombant d'une grande hauteur, acquièrent une force vite redoutable.
31tS — Fonçage 80U8 stot. — Pour ces motifs, on préfère sou vent laisser sous le puisard un stot (') d'une épaisseur suffisante (^, et l'on vient painlessous forer, à l'état de bure, une travée supplémentaire dans le prolongement des parois actuelles, en supprimant le stot au dernier moment, pour raccorder le nouveau puits avec l'ancien (*).
Il est, pour cela, nécessaire de repérer l'axe très exactement, soit au moyen d'opérations de topographie so uterraine , soit en crevant le puisard par un coup de sonde exactement central, que Ton rebouche ensuite, mais dont on retrouve la trace au-dessous. On a d'ailleurs la ressource d' y passer un fil à plomb, en détournant
{*) stock, stot, estau.
(*) C'est ]Â un point extrêmement essentiel. On a vu la chute d'un9 benne défoncer un stot trop mince, et anéantir les mineurs dans leur chantier. On peut se contenter d'une épaisseur de 4 mètres dans un terrain très solide, mais on fera bien, soufeot, d'aller jusqu'à 10 mètres.
(') H. Giépin, fonçage sous stot [Bev, univ, d. m. et u., i'*, XXXI, 1). — Demanet, Foncag^e des puits en montant [Annalei des travaux publics de Belgique, XXVIII, 77).
lès eaux, de manière à donner à Taxe la plus grande précision. Une fois que i*on est parvenu sous le stot par des voies latérales, ou peut suivre, pour le creusement du puits, quatre modes distincts :
1* Le mode descendant, c'est-à-dire la méthode ordinaire de fonçage, avec quelques modifications spéciales sur lesquelles nous reviendrons dans un instant.
2"" Le mode montant. On rejoint alors le pied du puits futur, et on rouvre de bas en haut en abattant la roche au-dessus de la tète. On y trouve l'avantage de ne pas être gêné par Teau et d'asseoir la maçonnerie plus aisément ; mais, en même temps, l'inconvénient d'être obligé, après avoir descendu les déblais jusqu'au fond, de les extraire tous de ce niveau. Avec le premier système, au contraire, on n'enlève chaque partie que de son emplacement naturel, ce qui, sur l'ensemble, réduit théoriquement de moitié le travail d'extraction.
Cette seconde méthode se recommande surtout pour le cas où il existe déjà des bures de communication avec le niveau inférieur. S'il faut, au contraire, en creuser un tout exprès, l'opération se trouve chargée par là d'une lourde dépense. On peut au moins recommander pour ce cas, s'il existe quelque puits de service à proximité, de creuser ce bure dans le prolongement de ce dernier, afin d'épargner pour l'avenir un nouveau foiiçage sous stot, si l'on arrivait à vouloir approfondir ce puits. On profiterait alors de ce percement, et la dépense se trouverait, en fait, répartie sur deux opérations distinctes.
y Une troisième méthode consiste à rejoindre, non plus le pied du puits futur, mais un point intermédiaire, et à développer, à partir de là, deux chantiers, l'un montant, l'autre descendant, qui réalisent les deux types précédents. On arrivera ainsi à doubler la rapidité du percement.
4** Dans ce même ordre d'idées, on a, dans certains cas (% attaqué la hauteur sur un certain nombre de points, en installant pour
(*] Au puiu mécanique (Sacré-Madame), à la fosse Renard (Anzin), à Créai (Besftèges), etc.
«6 YOIfS DE COmil'NIGATIO».
chacun d'eux une double équipe, comme dans le cas 'précédent. On réalise de cette manière le maiimum d'activité. Il n'est' pas inutile de faire remarquer l'analogie de cet artifice avec celui qui consiste à attaquer un tunnel à l'aide de puits, en plusieurs points intermédiaires (n" 298).
3*7 — Od voit qu'en définitive, ces diverses méthodes oc comportent que deu\ types distincts de chantiers : montant ou descendant.
Le chantier montant peut hii-méme s'étabhr de deux manières différentes.
Le premier système est celui des planchem en chicane (fig. 250, 2âl). Us permettent aux hommes de monter de l'un à l'autre , et aux matériaux de descendre en sens contraire.
Dans la méthode de remblai, on cloisonne le puits, comme l'indiquent les figures 252, 253. Un segment reste libre pour le passage des hommes et la montée de l'air, 7vec un compartiment qui T\g. MO ït «1. TonçaKe sous siot. sert à la descRUte du courant.
(coupes vertic.ie cl boriioniaie). La partie mtermédiaire est
remblayée à plein , et forme un échafaudage commode pour le travail.fEnfin l'autre^segment est
fONÇiGE JUS Wm A NlVBfcl B^. Ht
remblayé également, mais au-dessus d'une trappe placée à'ia' partig inférieure, de manière à constituer une cheminée pour écouler ces matières dans les wagonnets (n* 443). On se débarrasse par cette voie de out l'excès des matériaux, en ne conservant que ce qui est nécessaire pour exhausser le remblai. Celui-ci est destiné à s'écouler a son tour par le même chemin, mais seulement lorsque l'opération est terminée, et que l'on déboise les compartiments du haut en bas.
3S8 — Quant au chantier descendant, il a reçu également diverses dispositions.
A Aaiche, on a efTectué un percement sous stot, en évitant toute installation de moteur intérieur. Un câble reliait le fonçage avec une machine d'extraction placée au jour, B l'aide de quatre renvois de mouvement, pour passer du puits de service dans une courte galerie, dans un petit bure latéral, dans une seconde galerie de raccord, et
enfio dans le SOUS-StOt. On Flg.BïclBS. FonfisewuBHlat.
pouvait craindre de sérieu- (caï."':.^^^^';'»;™^^!).
ses difficultés pour un fonc-
fionnement placé dans de telles conditions, avec un mécanicien
Si8 VOIES K comumuTioif.
éloigné du théfltre des manœuvres. Mais une organisalion atlen-
tig. tu. Fi>n;age sous st«l, OuTragc dcKcad*iil, iiec bnrc Itténl {roupe Krliolt]-
Live des signaux, et un grand soin des détails du mécanisme, ont permis la réussite des opérations.
8S9 ~ Un procédé différent a été suivi à Maries (Pas-dc-Ca
FO.VÇ&GB DES PUITS k NIVK&U BAS. S4V
lois) (*), d h Saint-Éticnne (*), mec un moteur intérieur, à vapeur oh k oir comprimé (lig. 25i). On commence par détourner les eaux pen^ dant quelques jours, dans ua réservoir spécial pratiqué à cet effet. On vide le puisard avec les bennes. Oti le cloisonne au moyen d'un mur en briques, qui le sépare en deux segments , de manière à pei^ mettre d'effectuer, dons le plus
grand, la rentrée des eaux. Le com- ' '
partiment est alors approfondi en forme de goyot. Au delà de l'épaisseur jugée nécessaire pour le slot, il s'épanouit pour reprendre la section normale du puits. En cot endroit, débouche la galerie de communication qui, à l'aide d'un bure ■ et d'une galerie supérieure, se relie au puits principal , au niveau de l'accrochage du fond. Le moteur est installé dans cette recoupe. Il
actionne un treuil et deux chaînes, i
destinés à élever les bennes, d'une part dans le fonçage, jusqu'à la galerie inférieure, 'et, d'un autie cdté, dans le bure, d'une galerie à l'autre. Ces bennes, détachées du câble, sont placées sur de petits trucs, qui circulent dans les galeries et dans un couloir tournant conduisant à l'accrochage, d'oîi les *"«■ *"*■ ^•"•çigt mm >ioi,
, , „ Ooïrago dépendant, procédé tiiljol
matières sont envoyées au jour. Une (coupe lerticiiej.
trappe ferme l'oriâce du fonçage,
pour éviter les accidents. Elle livre passage à la benne montante.
(') DelcotniDUnc, Dote sur ud nouTeau inode d approroiidi sèment sou» gtot [Bull. ■un..S',VlI, 8IB).
[*) DCTJoyeaui. CRM. 1879. 78
810 VOIBS D& GOMIUMIGATION.
CE on la referme pour que le truc puisse y prendre place» etrece' voir la benne que le mécanicien redescend.
880 -*^ Je citerai enfin le procédé Lisbet {% très bien étudié dans tous ses détails pour ce genre d'opérations (iig. 255). On commence par barrer les eaux et vider le puisard. On approfondit de 4 mètres, le plus rapidement possible^ sur un segment du cerdede la section. On installe deux tubes de fonte : l'un de 1 mètre de diamètre, pour le passage de la benne et des hommes qui y prennent place les uns après les autres; le second, plus petit, destiné au retour d'air. On remplit alors de béton le reste de la section de ce segment, après s'être élargi au^essous de la corniche^ jusqu'aux dimensions normales du réavalement. On ramène les eaux dans le puisard^ à travers lequel les tuyaux s'élèvent au-dessus du liquide. A partir de ce moment, on travaille sous le stot. Un moteur intérieur eflectue la sortie des matières, avec une benne noa équi* librée. Un petit chariot vient de la galerie latérale se placer surrorilîce du tube. On déclanche le fond de la benne, qui s'ouvre en deux parties, et les matières tombent dans le iwagonneU qui, paf une bowette tournante, va rejoindre l'accrochage.
(^) Lisbet, foncemcul sous stot [Bull* min.i ^, I, i).