‹ Cours d'exploitation des mines (volume 3)Chapitre 116 sur 120 · II. 5S · texte numérisé non relu

II. 5S

taillée d'un certain nombre d'exemples, qui formeront les trois derniers paragraphes de ce chapitre, consacrés respectivement aux combustibles, aux matières pierreuses, et aux minerais métalliques.

1371^ — Les formules de traitement se sont singulièrement modifiées depuis un demi-siècle, et surtout dans ces derniers temps. Les ateliers que Ton établit aujourd'hui tranchent nettement sur les anciens errements. Indiquons, tout d'abord, les tendances qui ont dominé dans cette transformation.

C'est d'abord la concentration. Au lieu d'une foule de petits ateliers, disposés autour de chaque puits, dans chaque localité susceptible de fournir de l'eau, on réunit en masses importantes, sur des points attentivement choisis, à la fois les minerais et Feau nécessaire à leur traitement.

En ce qui concerne cette dernière, j'ai déjà donné une idée, aune autre occasion (% des immenses aménagements hydrauliques, qui ont été créés dans certains districts métallifères.

Pour les minerais eux-mêmes, les tractions mécaniques, souterraines ou superficielles, ont apporté de grandes facilités. Les beaux triages des charbonnage^ de Mariemont et de Bascoup peuvent être cités, sous ce rapport, au point de vue des combustibles (*). L'atelier de Bremerhohe, au Hartz, le plus grand du monde pour les préparations de minerais métalliques ('), passe 165,000 tonnes par an. Celui de Lintorf (Prusse rhénane), qui peut livrer par jour 280 tonnes de minerai lavé, travaille en hiver, malgré la gelée, avec de l'eau chauffée par l'échappement des machines à vapeur (*).

1373 — Je citerai, en second lieu, la tendance à l'emploi des moyens de transport automatiques, afin de restreindre de plus en plus celui des brouettes, des brancards, et surtout le pelletage à un niveau supérieur.

(*) Tome I, p. 773.

(*) Voy. n» 1383.

(') Atelier de préparation mécanique de Clausthal {Engineering, 1876, 35, 65, 102» 167, 210, 303, 356).

{*) Engineering, 30 septembre 1881, 329.

Quand il ne s'agit que de descendre, on emploie, pour entraîner les matières, des courants d'eau rapides, ménagés dans des caniveaux inclinés, en maçonnerie ou en planches.

Pour le transport horizontal, on se sert de cordages en chanvre, de chaînes sans fin de Gall à tôles articulées, de vis sans fin en tôle qui tournent dans des auges longitudinales, etc. (').

Pour remonter les matériaux à l'étage supérieur (fig. 819), on a recours aux monte-charges (n** 876) pour les mouvements intermittents (*), ou, pour les opérations continues, à des norias à clairesvoies, comme dans l'élévateur Cornet, et à des roues à godets (n- 874).

. Vf

1374 — On doit mentionner également une propension à l'automatisation des appareils, en diminuant progressivement la part laissée au travail de l'homme pour leur fonctionnement. On a beaucoup discuté sur cette question, et les avis sont encore partagés, dans une certaine mesure. Certains ingénieurs croient à l'influence du tour de main des ouvriers expérimentés, c'est-à-dire d'une habileté personnelle, de nature à introduire, dans les opérations, des nuances que l'on ne peut pas attendre d'une machine. On en vient cependant, en général, à penser que les grands perfectionnements introduits dans l'établissement des appareils, diminuent beaucoup la valeur de cet argument, et procurent, en revanche, une égalité, que ne comporte pas, au même degré, l'intervention directe de l'homme. 11 y faut joindre encore la considération de l'économie de la maind'œuvre, qui prend tous les jours plus de prépondérance (').

1375 — La tôle s'est substituée au bois, dans une large mesure, pour la construction des appareils. Ce dernier est sujet à se déjeter,

(^) Tome I, p. 656.

(') On eu est arrivé à ne reculer devant rien, sous ce rapport. On rencontre, dans les breakei*s de Pennsylvanie (n** 1387], des charpentes de 40 mètres de hauteur, au sommet desquelles une balance hydraulique élève les wagonnets, pour que ranthracite puisse, à partir de ce niveau, parcourir, par son propre poids, toute la série des appareils (£^n^tn«<frin^, 1884, 164, 311. — ScietUific American Supplemetiiy 24 mai 1884).

('*) On arrive, par exemple, avec les trommels de Bessèges, à faire cribler par im enranf, ou un vieil ouvrier, 400 tonnes de houille en 10 heures.

8i0 PRÉPAAATION HÉCANIQUf: DES HINERAK.

il se fendre, à pourrir. Le métal permet des assemblages plus soi-

gnés, (les débils plus délicats. A la vérité, les réparations sont plus complexes, mais celte difYiculté s'aplanit par la concentration même, qui, en donnant aux ateliers plus d'importance, permet d'y comprendre les ouvriers et les engins nécessaires pour ces opérations.

1376 — Par-dessus tout, nous devons signaler la tendance à la simplification des programmes. Rien n'était autrefois plus complexe, et plus obscur, que l'ensemble de la préparation mécanique d'un minerai de filon ; et celte complication n'était pas, en général, suffisamment justifiée par les nécessités de la question.

La multiplicité des diverses sortes avait, entre autres inconvénients, celui de retenir plus longtemps les matières dans l'atelier, en laissant dans l'inactivité un capital d'une certaine valeur, ce qui chargeait inutilement les frais généraux.

La simplicité du minerai doit, au moins, quand elle se présente, motiver celle du traitement. Cette simplification s'impose particulièrement pour la houille, qui, en raison des énormes masses sur lesquelles on opère, et de la faible marge laissée, en général, au bénéfice par les conditions commerciales, ne permet pas les repassages, et exige des procédés simples et directs.

Quant aux minerais métalliques, une certaine complication reste, ordinairement, dans la nature des choses, et il n'est pas au pouvoir de l'ingénieur de la faire entièrement disparaître. Déjà il a été beaucoup fait dans cette voie. On emploie aujourd'hui des types d'appareils moins nombreux, mais capables de résultats plus décisifs. On attaque avec des dégrossisseurs, on perfectionne avec des finisseurs, sans perdre autant de temps, d'emplacement et de maind'œuvre qu'autrefois, avec des engins d'une efficacité insuffisante.

Burat écrivait, dans une de ses dernières publications (*) : « Si « l'on examine les nouveaux ateliers allemands, on reconnaît que le « matériel y est composé d'appareils connus, et tombés depuis « longtemps dans le domaine public ; et l'on voit qu'il n'y a qu'un « seul élément qui puisse expliquer les excellents résultats obte- « nus : la méthode. C'est, en effet, la succession précise et métho-

(*] Épuration de la houille, iii'4'. Paris, 1881, p. 17.

Sâ2 PRÉPAKATION MÉCANIQUE DES MINERAIS.

c< dîque des procédés de classification et de lavage qui a déterminé « le succès. »

1377 — On a, sous ce rapport, opposé Tun à l'autre le fj/pe allemand et le type anglais. Le premier domine à peu près exclusivement, non seulement en Allemagne, mais dans tout le continent (*). Il se distingue par le lini des détails et la coordination complète de l'ensemble, dans un enchaînement précis. C'est une vaste horloge, dont les rouages se coirespondent d'une manière attentivement étudiée, tant pour l'alimentation respective des appareils les uns par les autres, dans Tordre le plus favorable au traitement, que pour les transports automatiques. En compensation des avantages évidents de cette manière de procéder, il convient de faire remarquer que la diminution de la main-d'œuvre aura pour contre-partie l'usure et les frais de premier établissement d'un gi*and matériel. En outre, si le minerai vient à éprouver des variations progi-essives, comme cela est arrivé dans tant de gîtes, l'atelier, réglé en vue de l'ancien état de choses, se trouve en discordance avec les nouveaux résultats à atteindre. Les consti-uctions, les dénivellations ont besoin d'être remaniées. Enfin il suffitr dans l'usage journalier, du dérangement d'un seul organe essentiel, pour paralyser à peu près tout l'ensemble.

Avec la méthode anglaise, les caractères sont inverses. On va droit au but, par des moyens simples, mais imparfaits ; perdant beaucoup, mais traitant un grand tonnage à l'aide d'un matériel restreint. On supprime presque toujours le classement de grosseur, dont la perfection est pourtant nécessaire pour assurer celle du lavage. Les appareils discontinus dominent complètement sur le mode continu. Ils se réduisent à peu près au jig pour les grenailles, au round-buddlc pour les fines, à la cuve pour terminer les schlamms. En un mot, en Allemagne, on cherche à traiter bien; en Angleterre, on veut traiter beaucoup, et la quantité remplace la qualité pour réaliser des bénéfices. Cette méthode, née pour des minerais simples, auxquels elle s'adaptait assez convenablement, a été étendue tant bien que mal aux matières complexes.

(*) Sauf à Pontgibaud (Puy-de-Dôme), à Breinigerberg (Prusse rhénane), etc.

1878 — Il est, du reste, un point fort essentiel à noter, c'est que les progrès de l'installation matérielle de l'atelier de préparation doivent être corrélatifs de ceux de l'exploitation. Ces organisations comportent une grande mise de fonds, et si l'on se lançait trop vite, les frais généraux pèseraient lourdement sur une production insuffisante.

Lorsque l'exploitation en est à ses débuts, quelques appareils mus à bras suffiront à la quantité produite. On aura soin, pour parer aux défauts de leur fonctionnement, de conserver, autant que possible, les haldes de matières rejetées, qui pourront, dans la suite, être reprises à l'aide de traitements plus perfectionnés. Par exemple, pour les premiers pas dans l'attaque d'un filon, il suffira d'un broyeur simple, de quelques jigs pour les grenailles, d'un caisson allemand pour les sables, avec une table dormante pour les schlamms (*).

Quand il faudra faire face aux progrès de l'abatage, on ajoutera successivement des appareils plus perfectionnés, par exemple, en ce qui concerne le broyage, un concasseur américain, deux ou trois trains de cylindres, quelques flèches de bocards pour les matières dures; pour le lavage, des bacs à piston et des cribles du Harz comme finisseurs, des round-buddles ou des tables tournantes pour les matières les plus fines, et, pour les terminer, des tables de Rittinger. Un labyrinthe restreint et bien établi complétera ce programme.

1379 — Les grandes exploitations permettront enfin les installations définitives dont nous avons parlé. Pour en constituer la méthode de traitement, bien des éléments devront intervenir. Plus le produit sera pur, plus sa valeur augmentera, et plus son débouché pourra s'étendre par cela même. L'un est fonction de l'autre, et l'élasticité possible de ce dernier pourra conduire, dans certains cas, à insister sur la préparation, afin d'arriver à un conditionnement plus parfait.

Inversement, la question des pertes sera de nature à restreindre le développement des opérations. En ce qui concerne, par exemple,

(*) Huet et Geyler, Préparation des minerais, p. 74.

'Wf-

•ts-"'

K^^ié -

les minerais argentifères, la galène s*use pendant Télaboration à laquelle on la soumet, et le métal précieux présente une grande facilité à se perdre dans les matières rejetées. On se limite donc d'autant plus que le minerai plombeux est plus argentifère, et on ne lave presque plus les minerais d'argent proprement dits.

Le prix de la main-d'œuvre dans la localité pèsera d'une manière importante, pour faire incliner; d'une manière plus ou moins marquée, vers le travail à la main ou le travail mécanique.

L'abondance de Teau est décisive en ce qui regarde l'emploi de tels ou tels appareils, suivant la consommation de liquide qu'ils exigent.

La quantité de minerai à traiter est aussi d'un intérêt capital. Elle dépend évidemment de la nature de la substance, de l'abondance et des facilités du gisement; mais elle résulte aussi de l'activité que l'on veut imprimer à l'extraction et au mouvement commercial. Un certain chiffre minimum de production est nécessaire, pour supporter l'effet des frais généraux, et constituer Taffaire en bénéfice. Un excès risquerait, avec certaines substances peu répandues, d'avilir les prix. Dans tous les cas, il nécessiterait une augmentation de capital, et pourrait se heurter à des impossibilités d'exploitation.

Enfin, et par-dessus tout, la nature du minerai, attentivement étudiée dans les traitements préliminaires, fournira les lumières les plus directes, pour instituer la formule définitive de préparation. Mais c'est ici que les généralités risqueraient de s'égarer dans le vague, et que la meilleure manière d'achever de fixer les idées, dans la mesure du possible, consiste à envisager, avec des détails suffisants, un certain nombre d'exemples effectifs.

Quelques-uns d'entre eux seront accompagnés de l'indication de leur prix de revient. Cette donnée est naturellement des plus variables, suivant les circonstances, môme pour des matières similaires. On peut citer, à cet égard, les moyennes suivantes (*), rapportées à la tonne, et comprenant les frais de main-d'œuvre, les frais généraux, et l'amortissement.

(*) Formulées par MM. Huet et Geyler dans leur excellent opuscule {Préparation dt* minerais, p. 78).

ORGANISATION DTN ATELIER. 825

fr. c.

Fer 0,20

Manganèse 9,65

Galène en grenailles 7,20

Galène fine 9,65

Galène et blende en grenailles 12,10

Galène et blende fines 14,55

Cuivre pyrileux ou cuivre gris et pyrite de fer . . . 12,05

Cuivre pyriteux ou cuivre gris et galène 17,00

Cuivre, galène et blende 25,00

EXEnPLES — COnBVSTIBI.ES

f 880 — Généralités. — Pour les connbustibies, Tensemble d'un atelier de préparation mécanique prend une physionomie toute spéciale (*).

Le broyage n'y figure presque jamais, sauf dans des cas tout à fait parliculiers, comme pour les anthracites incapables de brûler sous un trop gros volume (n* 1387), ou en vue dobtenir Façsociation intime de diverses matières, et une meilleure agglomération dans les fours à coke.

Lé débourbage disparait également, par la nature des choses {*).

(') Busquct. Prép. méc. des charbons aux mines de Decize [CRM, 1883, 231). — Landrivon. Atelier de lavage du Martinet (BulL min.^ 2*, XII, 303). — Chalmctou. Anciens ateliers de Bessèges {Bull. min. y {'•, IV, 733). — Hcynier. Classement et lavage de la houille aux mines de Brassac (Bull, min., i'«, I, 417). — Lebleu. Lavage de la houille à Brassac (Annales, 5*, XVI, 243). — Narsaut. Résultats du lavage de la houille à Bessèges (Bull, min., 2*, VIII). — De Narsilly. Mémoire sur le hivage de la houille en Belgique [AnnaUs, 4*, XYII, 381). — Peters. Pi*ép. des charbons dans le bassin de la Ruhr (Rev. univ. d. m. et m., 2*, XV, 236). — Fr. Petci's. Ueber die Aufbereitung der Steinkohlen im Ruhrbassin (CEsierreichischeZeitschrifl fur Berg^ und HûUenwesen, 1883,

636) Baare. Kohlen Aufbereitung in Bochum [ibidem, 1882, 402). — J. Mayer. Kohlen

Séparation am Hermenegildschachte in polnisch Ostrau (ibidem^ 1870, 357). — Ilarvey. On Coal-washing South-Wales [Proceedingt ofthe Institution of civil Engineers, LXX). — Bërard. Épuration de la houille [Bull, min., 1", II, 5). — Max. Evrard. Prép. méc. des charbons [Bull, min., 1", IX, 303). — Pernolet. Prép. méc. de la houille {Annales, 7*. 11,115; VI, 363).

(*) On trouvera plus loin (n* 1387) une exception intéressante.

826 PRÉPARATIOiN MÉCANIQUE DES MINERAIS.

Le classement de volume, utile, comme toujours, pour le bon fonctionnement du criblage à la cuve, prend, par lui-même, et lors même que le charbon ne doit pas être lavé, une grande importance. Ce genre de conditionnement est, en effet, réclamé par les consommateurs au point de vue de la combustion. Tantôt les produits distincts, ainsi séparés les uns des autres, sont vendus sous cette forme immédiate, tantôt on les associe de nouveau, dans de ce^ taines proportions, pour constituer des charbons composés^ conformément aux demandes du commerce.

Le klaubage, ou triage à la main, joue toujours un rôle considérable. Les morceaux dont la grosseur le permet, passent sous les yeux de femmes, de filles, ou de gamins, qui enlèvent les schistes. Les pierres contribuent, en effet, à former des mâchefers, et à diminuer le pouvoir calorifique de la masse, tout comme les matières minérales finement disséminées. Mais contre celles-ci, Ton reste désarmé, tout Teffort de la préparation étant de débarrasser le combustible des rochers proprement dits, et aussi des barrés ou crus. Tout au moins, relègue-t-on ces derniers dans des sortes particulières, consommées par les chaudières de la mine, ou données comme affouage aux ouvriers, ou enfin livrées à des prix inférieurs, quand ils en valent encore la peine. On caractérise la qualité des produits d'après leur teneur en cendres. Les cahiers des charges des fournitures aux Compagnies de chemin de fer, à la marine, ou aux gi'andes industries, imposent, en général, à cet égard, une limite que l'exploitant doit atteindre, mais qu'il n'a pas intérêt à dépasser, puisqu'il ne lui en serait pas tenu compte ; ce qui établit ce genre de traitement dans des conditions un peu différentes de celui des minerais métalliques.

La pyrite constitue une matière encore plus redoutable. Elle ronge les grilles, et répand une odeur sulfureuse, intolérable pour le chauffage domestique. Le klaubage y a peu de prise, car elle est souvent assez finement disséminée. Le lavage seul peut en avoir raison, d'après la grande différence de densité qu'elle présente avec le combustible, pourvu que le mode de mélange s'y prête.

L'énorme tonnage, sur lequel on opère, contribue à imposer, à ce genre d'atelier, un caractère spécial. On emploie des appareils

ORGANISATIOIi D'UN ATELIER. 827

simples, puissants, peu nombreux, à fonctionnement automatique, de nature à ne pas brutaliser le charbon. Lorsque celui-ci devient mourreuxy la question des limons prend une importance particulière (n° 1320}. Deux circonstances principales sont propres à favoriser leur développement ; la friabilité relative de la matière pendant le traitement, et la rapidité inévitable du classement de volume d'aussi grandes masses, qui ne permet pas d'atteindre une grande perfection dans la séparation des poussières (n**1298).

1381 — Houillères de Lens ('). — On s'est proposé, au triage de Lens, de ménager autant que possible la friabilité du charbon dans les transports mécaniques. L'appareil, combiné par M. Reumeaux, à l'aiile de ses chaînes à vitesses différentielles (n** 1276), est constitué de la manière suivante (fig. 820 et 821), et construit entièrement en fer.

Le culbuteur A donne le charbon dans la trémie B, d'où il est reçu sur la courroie distributrice C. Une grille à secousses D, à trous ronds de 10 millimètres, le débarrasse des matières fines, qui gêneraient l'appréciation des fragments par les trieuses. Ces fines sont reçues dans la trémie E, et le wagon F. Le charbon ainsi nettoyé s'engage sur la courroie de klaubage G, où il est débarrassé des schistes. Le combustible épuré passe de là sur la grille H de 40 ou de 70 millimètres, qui envoie son menu, par le couloir I, dans le wagon J. Le refus est admife sur la grille K, de 70 millimètres. La sorte, inférieure à 70 millimètres, est purgée, par la grille L, de ses fines qui se rendent, sur la glissière M, dans le récipient N. Le refus est déversé par la courroie de chargement 0, dans le wagon P. Quant à la catégorie supérieure à 70 millimètres, elle parvient, le long du couloir Q, jusqu'au volet R, qui la retient, s'il est relevé, ou, après son rabattement, la déverse dans la caisse S. On charge ainsi le wagon T.

La figure 820 montre également cette caisse en S', après son repliement. Cette trémie est, en effet, télescopique, c'est-à-dire

munie de rallonges qui permettent d'atteindre exactement le plan

(') Renseignements dus à l'obligeance de U. Reumeaux (voy. tome I, p. 587).

de chargement, au fur et à mesure qu'il s'élève, de manière à déverser le charbon sans chute brisante. On la laisse, en outre, constamment pleine, et l'on arrive ainsi à manœuvrer, sans déchets importants, les combustibles les plus friables.

Le régime normal que nous venons de décrire peut être raoditié, les quatre véhicules recevant des produits conditionnés d'une manière ditlérente.

Flg. Sil. Triage mécinique de Lens (élémioa Iranivertale).

Le wagon F, au lieu d'admettre tout ce qui est inférieurà 10 millimètres, par suite du passage a travers la grille D, ne reçoit plus que du 5 millimètres, trié par la grille à secousses U, si l'on renverse à gauche le volet V.

Le wagon J contient alors les fines comprises entre 5 et 10 millimètres, et les combine avec le déversement du couloir I, pour reconstituer des charbons composés. On y peut même adjoindre les

830 l'RÉPARATION MECANIQUE DES MINERAIS.

poussières inférieures à 5 millimèlres, en renversant à gauche le volet W. On peut également isoler ces produits de ceux de la grille H, en recouvrant celle-ci d'une tôle pleine, pour la transformer en un simple couloir. On y recompose, au contraire, du menu de chaudière, en mettant le crible H à 40 millimètres ; ou du charbon industriel, en l'écartant à 70; ou encore du tout-venant, en supprimant complètement cette grille H. On obtiendra, de même, en dirigeant les fines vers F, du grenu de 10 à 40 ou à 70 millimètres, en mettant la grille à ce degré d'écartement; ou, enOu, par son enlèvement, du tout-venant criblé. On aura simplement du tout-venant amélioré, si Ton ne dirige en F que les poussières inférieures à 5 millimètres.

Le wagon P n'admet que le gailletin de 40 à 70, tamisé par la giîlle L.

Le wagon T reçoit, du télescope S : soit la gailleterie forte^ qui a été refusée sur la grille de 70 ; soit la gailleterie ordinaire, si l'on recouvre la grille 13 d'une tôle pleine, pour se tenir à 40 millimètres ; soit du tout-venant criblé, en oblitérant de même la grille II, tout en dirigeant les fines vers F.

138S — Houillères de Decazeville (*). — I. Triage mécanique DES Palkyrets. — Dans cet atelier, une distance verticale de 5 mètres seulement, sépare le plan des rails de la Compagnie d'Orléans et celui des deux culbuteurs A (fig. 822, 825, 824). Ces derniers effectuent leur révolution sur quatre galets 13, et sont munis de fieins, qui permettent d'effectuer doucement le déversement du combustible. Au-dessous de chacun de ces appareils, se trouve une tôle perforée C, inclinée de 32 7o» et dont les trous, de 80 millimètres, sont séparés par des intervalles de 20 millimètres. Chaque grille reçoit, de la came D, 15 secousses par minute, et peut cribler, en 10 heures, 120 tonnes. Le refus, appelé gros grêle, est reçu par une table sans fin en tôle E, animée d'une vitesse de 0'°,04. Des trieuses placées des deux côtés, n'y laissent que le charbon irréprochable. A l'extrémité, celui-ci tombe sur le couloir F, où

(^) Renseignements dus h l'obligeance de H. Petitjean.

ORGAMSATION Dlffl ATELIER. «51

des femmes en surveillent encore la quulité. Ce couloir mobile sert à efTectuer le chargement dans les wagons de la Compagnie d'Orléans.

Les matières qui ont traversé les trous de 80 millimètres, tombent dans la trémie G, au bas de laquelle une vanne H s'ouvre,

Ki^. »a. Triste mécaiiiqu* de Decaieville (coupe p*r J'ue de 1i (rille).

Flg. SU. Triig« niécinlque de Deeucrilla (ilévalioD «nUrieure).

à des intervalles réguliers, au moyon de leviers mus par l'arbre de couche, pour déverser son contenu sur une chaine sans fin 1, formée de godets en tAle, qui remontent ces matières jusqu'au tromme! J, tournant à raison de 9 révolutions par minute. Cet

appareil, muni d*unc hélice intérieure en tôle, fait cinq catégories : 1*" le grêle, refus d'une maille carrée de 45 millimètres; 2* le petit grêle à laver, retenu par la maille carrée de 25 millimètres; 3* les grosses noisettes , refusées par les trous de 18 millimèti^s; 4"" les petites noisettes, supérieures à 13 millimètres; 5** le petit menu, ou poussier.

Chaque grosseur tombe séparément dans des brouettes K, ou dans des wagonnets desservis par les trémies L. Le menu se déverse sur le couloir M, aboutissant à une fosse N, pratiquée dans le sol. Une chaîne à godets le remonte dans des wagonnets, qui le conduisent aux lavoirs.

L'atelier est desservi par une locomobile de 20 chevaux, qui actionne, outre le criblage, deux groupes de lavoirs, destinés à traiter séparément le petit grêle et le menu. Chacune de ces sortes est lavée dans deux bacs successifs à piston.

II. Triage mécanique de Lagaze. — Pour cet atelier, Ton disposait d'une dénivellation de 7™,30. Il se compose de 12 grilles qui exécutent, par minute, 15 oscillations de 0",10 d'amplitude horizontale. Elles sont formées de tôles perforées de 80 millimètres. Le charbon, reçu dans une trémie, au sortir du culbuteur, est déversé successivement sur la grille, et s'avance, en se criblant, jusqu'à un couloir, sur lequel deux files de trieuses séparent les pierres, qui sont rejetées, et le charbon cru, qui passe à un concasseur Chapitel et Loiseau (*). Une chaîne à godets en relève les fragments, qui repassent encore sur une grille oscillante. Un trommel classificatcur reçoit les produits du klaubage, et donne, comme aux Paleyrets, cinq catégories. Chaque grille peut passer 150 tonnes de bon charbon, ou 120 tonnes de combustible de pureté inférieure.

1383 — Houillères de Mariemont(*). — Les charbonnages de Mariemont et de Bascoup (centre du Hainaut) possèdent trois gi'ands ateliers de préparation mécanique. Nous parlerons spécia-

(») Yoy. p. 693, note 1.

{*) Renseignements dus à Tobligeance de H. Guinotte. Hathet {CRM, 1881; 26).

iement ici de l'installation du n" 5 de Bascoup, qui est la plus récente et la plus perfectionnée (fig. 825, 826).

Une halle de 43 mètres sur 28, complètement construite en fer, comprend trois étages. Le plancher supérieur, qui sert pour le roulage nu niveau de la recette, présente une certaine inclinaison vers le puits, afin que les wagons vides puissent y retourner seuls. L'étage intermédiaire est horizontal, et consacré aux ma-

Fig. SE. Triage m^anique de Ducoup (coupe Tcrlicile).

Kig. 826. Triage mécanique do Bascoup (plia honioiitaJ).

nutentions. Le niveau inl'érieur porte les voies ferrées, qui se raccordent aux gares de Trazegnies et de Bascoup-Chapclle. L'atelier est symétrique. Chacune de ses moitiés comprend deux groupes d'appareils, dont l'un classe en cinq sortes, et l'autre en deux seulement.

Au sortir du puits, les wagonnets sont remontés sur les rampes

qui conduisent aux appareils, à Taide de chaînes sans fin, tendues par un contrepoids et portant, de distance en distance, des maillons à crochets (*). Au sommet, ils se dégagent de la chaîne, et un court lancer leur permet de gagner seuls le culbuteur, tant par la vitesse acquise qu'en raison de l'action de la gravité sur cette pente.

Ce culbuteur a été combiné par M. Guinotte d'une manière automatique, et en vue d'éviter les mouvements brusques. 11 présente, par rapport aux types classiques (n** 767), les différences suivantes. L'appareil est traversé par le wagonnet de part en part, celui-ci sortant par l'extrémité opposée à celle de l'entrée, sans avoir besoin de rétrograder. Cette disposition est analogue à celle du verseur Marsaut (n** 769) ; seulement, au lieu de rouler d'un mouvement cycloïdal, la roue tourne sur elle-même, entre deux systèmes de galets. En raison de ce versement latéral, le chargement se répartit sur une plus grande longueur de grille, ce qui facilite le triage. Les galets servent, non seulement à supporter le culbuteur, mais à en commander le mouvement. A cet effet, l'une des deux paires de rouleaux est actionnée par des galets de friction, analogues à ceux des tire-sacs, et taillés en coin, d'après le système Minotto, afin d'augmenter l'adhérence f). Il suffit dès lors d'un léger effort, poulies engager à la main, au moment voulu, à l'aide d'un ingénieux système de contrepoids.

Dans les systèmes à deux classements, le tout-venant tombe sur une grille Briart à double oscillation, avec arbres coudés et entretoises variables (n°1300). Le gi'os se rend dans une trémie, qui le conduit à une grille fixe, au niveau du wagon dans lequel il est déposé à la main. Les matières qui traversent ce crible, sont reçues dans un chariot et rejetées dans le tout-venant.

Le menu qui a traversé la grille mobile, esl reçu, au-dessous, sur un tablier incliné à 20 degrés. Cetle pente serait insuffisante pour déterminer le glissement. On lui vient en aide par des secousses. Ce système de déversement sur les tables de klaubage est destiné à y répartir le charbon, d'une manière aussi uniforme que possible.

(') Fernand Thiébaut. Bulletin des ingénieurs de TÉcole des mines de Hons, 1880. (* Uaton de la GoupiUière. Traité da mécanismes, 30.

ORGANISATION D'UN ATEUER. 835

Chaque tablier, séparé en deux travées par un dos d'âne, conduit à deux tables tournantes (n® 1276), dont les racloirs déversent le contenu, après le triage, dans des couloirs hémi-cylindriques, afin d'éviter les angles dièdres, qui détériorent le combustible. Ils sont mobiles autour de charnières, et munis en outre d'un avant-bec, de manière à permettre de charger dans toute la largeur du wagon. Cet ensemble reçoit cinq chariots par minute, ce qui correspond à un débit de 120 tonnes à l'heure. Mais on peut, en cas de besoin, forcer ce chiffre jusqu'à 168 tonnes.

Dans les systèmes à cinq classements, le culbuteur déverse le tout- venant sur une grille Briart inclinée à 10 degrés. Le gros, qui s'y trouve retenu, est dirigé par elle vers une trémie. Ce qui traverse est reçu par un tablier à secousses, de 15 degrés d'inclinaison. Il se déverse sur une seconde grille Briart horizontale. Le refus, ou la gailletterie y passe sur une corde de translation et de nettoyage, qui aboutit à une caisse télescopique de chargement. Une trémie à secousses reçoit ce qui a traversé cette seconde grille, et le rend à une noria, qui le relève sur une troisième grille horizontale. Les gailletins qu'elle retient sont conduits, sur une corde, au chargement. Enfin une quatrième grille reçoit, par l'intermédiaire d'un tablier à secousses, ce qui a traversé la précédente. Elle garde les têtes de moineaux, qu'une corde mène au chargement, ou, suivant les besoins du commerce, au mélange avec le poussier, après que ces têtes de moineaux ont été expurgées par le nettoyage. Quant tm poussier qui a traversé toutes les grilles, il est conduit, par une trémie, au chargement direct, ou aux lavoirs à feldspath, s'il doit être épuré.

Pendant leur remplissage, les wagons se trouvent placés sur des ponts de pesage. On les tare vides, avec l'ouvrier qui s'y est placé, et l'on fait la seconde lecture, lorsque la charge est complète. Ce procédé évite de grandes pertes de temps, et donne toutes facilités, pour effectuer les mélanges en proportions déterminées.

La force motrice est fournie par une machine verticale, dont le cylindre a 0'",60 de diamètre et 0'°,50 de course, avec admission au quart, et une vitesse de 55 à 65 tours par minute. Les divers appareils lui sont reliés par des embrayages de friction, qui évitent

•iî'v.'

îfe^' »

les chocs dans les remises en marche (*). Les transmissions sont en cordes de chanvre, avec poulies à gorge en V.

13841 — Houillères de SainUÉtienne{^). — Le puits Saint-Louis extrait, par chacune de ses bobines, à un étage distinct, au moyen d'enroulements différents.

1® Au niveau de 275 mètres, on envoie au jour, dans lès vingt-quatre heures, 350 bennes, ou 175 tonnes, provenant des couches n°' 7,9, 10, H, 12 du système houiller de Saînt-Étienne. Ce sont des charbons d'usine, qui ne se vendent qu'à l'état de groh séparé dans la mine, et de menu-sortant y qui subit simplement un triage sur des couloirs, d'où il tombe directement dans les wagons.

2** A l'étage de 400 mètres, on extrait 625 bennes, ou 280 tonnes, d'un charbon de forge de première qualité, fourni par la 15« couche du bassin. Pour avoir toute sa valeur, il doit être épuré à la main. Une faible partie seulement passe au lavage. On procède, en outre, a des classements de grosseur, conformes aux demandes du commerce. Cette production se subdivise ainsi :

Gros 125 bennes.

Menu -sortant propre 465 —

Menu sale 55 —

Le menu sale passe sur une tôle fixe perforée de 50 millimètres. La partie qui traverse va au lavage, qui la réduit de 32 à 77o ^^ cendres. Le refus, qui est à peine d'un cinquième, est trié ûvec soin à la main, et vendu pour le chauffage domestique.

Le gros subit une diminution de 25 7o> sous forme de menu, en raison des brisements effectués naturellement ou dans le triage. Ce déchet est réuni directement avec le menu-sortant propre.

Celui-ci, joint au déchet du gros, perd, dans son traitement, 4 7»

(1) Haton de la GoupiUière, Traité (U$ mécanismes , 302. (^) Renseignements dus à l'obligeance de M. Chansselle.

du résidu net, lequel est de 450 kilogrammes par benne après triage. On le traite sur deux appareils de criblage, n*** 1 et 2 (*).

Le système n** 1 se compose de deux tôles perforées superposées. La plus élevée reçoit le charbon, débité par une trémie munie d'un rouleau distributeur, qui est animé d'une vitesse de 0",034 à la circonférence. La matière qui a traversé la seconde tôle, est amenée, par deux hélices, dans deux trommels symétriques, qui la divisent encore en deux sortes. Les diamètres de ces trois surfaces criblantes sont de 45, de 20 et de 4 millimètres. Ils donnent quatre sortes : les grelats, les chatilleSf les petites grenettes et le fin-fin. On remplace parfois le crible supérieur par une tôle à trous de 30 millimètres, dont le refus porte alors le nom de débris de crible.

Les grelats, ou les débris de crible, sont triés à la main, sur une toile sans fin en aloès de 1",20 de largeur, passant, avec une vitesse de 0",107 entre deux rangs de trieuses. A l'extrémité, ils tombent sur un couloir articulé qui les charge dans le vvagon.

Les chatilles sont traitées d'une manière semblable. Elles forment le dernier terme de gi^osseur sur lequel puisse s'exercer le iriage à la main.

Tantôt les chatilles épurées sont mélangées finalement avec les petites grenettes, pour former du charbon de forge; tantôt on s'abstient de séparer les grenettes du fin-fin ; tantôt enfin on effectue cette séparation, en employant cette dernière sorte pour la carbonisation et l'agglomération. On peut alors, au besoin, réunir les trois catégories supérieures au fin-fin, pour constituer, par leur ensemble, le menu grenu.

Le système n** 2 ne diffère du précédent qu'en ce que les trommels sont remplacés par un crible en toile métallique de 4 ou 5 millimètres, faisant 120 oscillations par minute, sous l'empire d'excentriques, qui présentent une excentricité de 0",10.

1385 — Houillères de Blanzyi^). — Un premier triage grossier,

(*) Les 465 bennes de menu-sortant propre, jointes à 30 bennes de débris de g]*os, forment un total de 495. On en passe 285 au crible n<> 1, et 210 sur Tappareil n* 2. C) Renseignements dus ù l'obligeance de M. Mathet [Voy. t. I, p. 584).

r(u':['\ii\'rioN .iifiCAMouE des minerais.

fail a la main sur chaque puits, prélève sur le toul- \enanl environ 8,5'/, : à savoir 3,5 7, de rocher rejeté, et 5.0 °j„ de char bon barré, utilisé pour le chaulTage des chaudières ou des ouvriers. Le reste, qui représente à peu près les deux l e "s de a p x»du t on annuelle de d m 11 ons dhe ol i{ est condu t pa de locoraot es aut a e ers de prépara on m n que s tués au pu s du Magny e au d r por s d en barq emen fg 827 8 8) pou sub deux a ego e d oper ons 1 bla et t âge 2 a ag e épu a on

On en plo e mu anement le sjst m B a (n 1500} et crbea se eusses Le p m do ne des men s m eui composes pou la en e le second procu e un me 1 eur classen n u ses tules pe fo ees La

LTiec tr d pèse 85 k gramin

puissance de production varie, suivant le degré d'impureté du combustible, entre 4 et 5 mille hectolitres en 10 heures, pour le crible Briart de 25 millimètres ; 3 à 4 mille, pour le crible à secousses de 40 millimètres; elle atteint HOO hectolitres, pour le crible à poussière de 5 millimètres. Celte marche pourrait être accélérée dans une certaine mesure, sans la nécessité, de suivre celle du triage à la main, opéré sur le refus.

Cette dernière opération s'effectue sur les toiles d'entraînement, qui font suite aux cribles, et passent sous les yeux des trieuses. La vitesse, variable avec le degré d'impureté, est en moyenne de O^jlS par seconde. On atteint les proportions suivantes :

Gros (de 1" et 2^ qualités) 2,00

Purgé de menu (de l"' et 2® qualités) 15,00

Menu (inférieur à 40 millimètres) 73,28

Charbon barré (*) 5,56

Rocher 2,56

Le menu, qui forme la troisième sorte, est remonté à l'aide d'élévateurs, et conduit, par une chaîne sans fin, aux trémies d'alimentation des lavoirs, en passant par un trommel qui le divise en trois catégories : 1*" la grosse braiselle, de 40 millimètres à 25; 2** la fine hraisette, de 23 à 10; 5° le /îw, au-dessous de 10 millimètres. Chacune de ces catégories est lavée à part. Le lavage passe mensuellement 577 363 hectolitres en moyenne. Les résultats se répartissent conformément au tableau suivant :

['] Ces nouvelles quantités de chauffe et de rocher sont indépendantes de celles qui ont été déjà enlevées sur le carreau de la mine.

PRODUITS

Grosse braisette .

Fine braisette . .

Fin pulvérulent .

Schistes

Schlamms . . . .

PROPORTION

TENEUR

Page 1