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L'excès du volume de l'air expulsé sur celui de Fentrée a varié de 7,40 à 16,60 %.
PROPRIÉTÉS DU «RISOIJ
9918 — Composition chimique. — Le plus redoutable élément que recèle l'atmosphère souterraine est, sans contredit, le grisou, dont la sinistre réputation n'est plus à faire. On désigne sous ce
[') Winckler, Jahrbueh fur dot Berg und HûUenweien in Sackien, 1882, 67.
nom(*), moins un composé à proportions définies, qu'un mélange complexe éminemment variable.
Sa base essentielle est l'hydrogène protocarboné, ou gaz des marais C*H*. La proportion de cet hydrocarbure atteint parfois 98 7o' et reste, le plus souvent, comprise entre 80 et 92 7o- Elle peut également s'abaisser à peu près sans limites, car il n'y a pas de séparation précise entre le grisou proprement dit et ce qu'on appelle l'air grisouteux. On trouve, jusque dans des soufflards, de l'azote et de l'oxygène, qui indiquent visiblement un mélange du gaz naturel avec de l'air.
L'hydrogène bicarboné C*H* a été quelquefois reconnu dans le grisou, bien qu'il n'en soit pas un élément nécessaire. Sa teneur, ordinairement nulle, souvent réduite à un petit nombre de centièmes, s'est élevée jusqu'à 16 7o- On a rencontré également le méthyle CW, à dose d'un centième, et divers autres hydrocarbures. L'hydrogène pur a été rarement décelé, depuis de simples traces jusqu'à 5 7o' L'acide carbonique se trouve mélangé à l'air grisouteux, et peut atteindre la proportion de 6 7o- Quant à celles de l'oxygène et de l'azote, elles présentent peu d'intérêt, en raison de la difficulté de distinguer la portion qui pourrait préexister dans le gaz natif, du résultat de son mélange avec l'air.
11 semble, en outre, que des traces de substances, qui n'ont pas jusqu'ici été précisées par les analyses, jouent un rôle d'une certaine importance dans les propriétés du grisou. On connaît, en effet, des mines spéciales, et, dans certaines mines, des quartiers particuliers, où le grisou est dit méchant (quick, sharp^ silver-gaz) en raison des dangers plus marqués qu'il y occasionne.
Le tableau suivant (*) présente un assez grand nombre d'exemples d'analyses d'échantillons recueillis dans des mines grisouteuses :
(*) Grisou, brisou, terrou, feu grieux, mofette, mauvais air, mauvais goût, fire live, fli'e damp, schlageûde wetter, etc.
(*) Haton de la Goupilliëre, Rapport au nom de la Commission du gi-isou, Annales, 7*, XYIII, 201.
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