ET AZOTE
(») Le treizième de ces exemples a été donné par Schondorff, ZeiUchrift BHS, XXIY, 73; et tous les autres par Thomas, Journal ofthe chemical Society, XIII, 820.
ÂTHOSPUÈRE DES MIKES. 559
993 — Densité. — La densité du gaz des marais à Tétat de pureté est 0,56. Celle du grisou sera donc intermédiaire entre ce chiffre et l'unité. La moyenne de douze observations précises (*) a donné la valeur 0,69.
On voit par là que ce gaz est léger, circonstance très importante. Il se tiendra, par conséquent, de préférence au toit des ouvrages, à rinverse de ce qui a lieu (n'* 985) pour Tacide carbonique, qui en occupe ordinairement le sol. C'est donc à la couronne, qu'il y a lieu de redoubler de précautions. C'est par la partie supérieure des travaux, qu'il faudra assurer les moyens d'évacuation naturelle dans les étages supérieurs. C'est au pied du chantier, qu'il conviendra de placer les lampes.
On observe, en effet, une séparation du grisou au-dessus de la couche d'air pur, assez sensible, mais graduelle, et beaucoup moins précise que celle dont nous avons parlé pour l'acide carbonique (n*" 985). De plus, dès qu'un certain degré d'agitation a nettement déterminé le mélange, celui-ci ne se liquate plus, et le gaz carburé reste dissous dans la masse de l'air atmosphérique, dont il ne se sépare pas.
994 — Propriétés physiques, — Le grisou est incolore ; par suite, inappréciable à la vue. Cependant on a signalé certaines apparences de filaments blanchâtres, comme indiquant l'invasion de ce gaz ('). Dumas a rapporté cet effet à des différences de réfrangibilité des filets fluides sortant du massif, par rapport à l'air atmosphérique au sein duquel ils se font jour (").
Le grisou est inodore. L'odeur qu'on lui reconnaît quelquefois lui est alors communiquée par des substances étrangères, telles que l'acide sulfhydrique ou l'ammoniaque.
n est également insapide, bien qu'on lui aitat^ibué, dans certains cas, un léger goût de pomme.
(>) Variant de 0,58 à 0,90 (Haton da la Goupilliëre, Rapport au nom de la Commission du grisou. Annales^ 7*, XVni, 214).
{*) Burat, Troisième supplément du Cours (T exploitation, 1881 , p* 24. — Hurgue, CRMj 1883, 46. — Valmont de Bomare, Dictionnaire ^histoire naturelle, article Exhalaisons^ Lyon, 1776.
C) Dumas, Chimie industrielle^ I, 468.
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Le grisou n*est pas vénéneux (*). II est asphyxiant. Sous ce rapport, le danger est moins complet qu'avec Tacide carbonique, qui fait tomber l'homme daïis la zone la plus chargée de ce gaz, tandis que la chute de l'asphyxié l'éloigné de la couche la plus contaminée par le grisou.
Le gaz des marais est considéré par les chimistes comme nettement insoluble. Cependant plusieurs observations, parfaitement dignes de foi, ont montré des eaux chargées de grisou ('). 11 y a là une circonstance assez difficile à expliquer, et sur laquelle il serait désirable de voir porter la lumière (page 366, note 1).
INFLA
DU «RISOU
995 — Combinaison avec l'oxygène. — L'hydrogène protocarboné est un corps combustible, dont les deux éléments sont susceptibles de s'unir avec l'oxygène, pour former de l'eau et de l'acide carbonique, suivant la formule :
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