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trémie centrale sert à Talimentation. Des trappes permettent à chaque trieur de s'en attribuer la quantité qu'il juge convenable. Il Téludie à loisir, extrait les morceaux destinés à constituer §es diverses sortes, et balaye le reste dans un panier, avant de reprendre un nouveau chargement.

Pour des matières simples, telles que la houille, on se sert de couloirs en tôle pleine, ou à grille, présentant une inclinaison telle que les fragments s'y tiennent d'eux-mêmes en équilibre, mais avec une très graade facilité à glisser sous Faction de la pesan teur, lorsqu'on les y sollicite à la main, ou à Taide de secousses A cet effet, le plâtre du puits se trouve relevé, au moyen d'esla cades, au-dessus des wagons du chemin de fer, à un niveau suffi sant pour que cette hauteur puisse être rachetée par le développa ment des plans inclinés de triage et des appareils connexes. Iles nettoyeuses se tiennent sur les deux bords, attentives aux matières qui descendent sous leurs yeux, et que les culbutcui^ renouvellent incessamment à la partie supérieure de ces couloii*s. Elles saisissent les pierres qu'elles aperçoivent, et en remplissent des corbeilles. Ce travail leur est payé d'après le nombre de paniers de schiste qu'elles réussissent à séparer du combustible.

Une certaine inégalité résulte de ce dispositif, en ce que les klaubeurs installés à la tète du plan incliné, rencontrent plus de choix que ceux qui se trouvent à la partie inférieure, et qui ne voient arriver à eux que les résidus du triage des premiers. Un certain roulement entre eux sera donc nécessaire. Les conditions sont plus équitables, sous ce rapport, avec les tables rondes. Le même inconvénient subsiste, d'ailleurs, sur les tables mobiles dont il nous reste à parler.

1387 — Les tables mobiles se distinguent encore en labiés rectiligncs et tables rondes.

Avec ces dernières, les nettoyeurs sont assis tout autour de la table tournante. Le tout-venant est déversé par une trémie, en un point de la circonférence; il accomplit lentement sa rotation, en passant sous les yeux de chacun des ouvriers, puis il rencontre, en revenant au point de départ, un racloir fixe disposé en biais, qui

TRAVAIL A LA MADÎ, BROYAGE, (lASSEMENT, H35

arrèle et déverse hors de la table le résidu. On reproche au type mobile, qull soit circulaire ou rectiligne, une sorte de sensation de vertige pour les trieurs» obligés de porter leur attention sur des objets qui se dérobent incessamment, en passant d'un côté à Tautre de leur champ d*examen. Mais, en revanche, on trouve à ce principe lavantage de pouvoir, comme à Angleur, préposer chaque trieuse à enlever les morceaux d'une seule classe, ce qui assure plus de précision pour l'opération; le refus final forme alors lui-même une sorte spéciale, destinée au broyage.

Quant à la forme circulaire, elle présente sur l'autre dispositif celte infériorité de ne pouvoir présenter une grande circonférence, en vue d'occuper beaucoup d'ouvriers, qu'à l'aide d'un grand rayon, ce qui entraine une grande surface, et la perte d'un noyau central important, sur lequel le triage ne saurait atteindre. En outre, de tels organes ne peuvent se grouper les uns à côté des autres, sans perdre encore géométriquement beaucoup de place dans leurs intervalles.

Les tables rectilignes s'établissent, au contraire, sur la largeur exactement convenable, avec une longueur quelconque, et s'installent facilement suivant des directions parallèles, en utilisant complètement tout l'espace disponible. Elles sont formées de chaînes de Gall sans fin, dont les maillons portent des plaques de tùle indépendantes. On emploie aussi des sparteries; des tissus divers, formés de fils de fer ou d'acier, et recouverts ou non d'un enduit solide; des fragments de vieux câbles plats en aloès, juxtaposés à l'aide de coutures ; etc. Des rouleaux leur communiquent une tension suffisante, et renvoient le mouvement, du pied à la tète de la table. Les culbuteurs s'y déchargent en amont, à l'aide de trémies. Les matières se trouvent entraînées, en passant sous les yeux de trieuses rangées sur deux files parallèles. A l'extrémité, la toile de nettoyage se dérobe, et le combustible épuré tombe dans le wagon préparé pour le recevoir. La vitesse de ces tables varie de 0",15 à 0",80 par seconde. Les nettoyeuses, placées de part et d'autre, jettent le stérile dans des caisses placées près d'elles. On peut aussi disposer, parallèlement à la toile principale de triage, des courroies mobiles, placées à un niveau inférieur.

sur lesquelles de petits couloirs, débouchant près des trieuses, amènent les fragments rejetés par celles-oi

M. Reumaux a introduit dans ce dispositif un perfectionnement très important, au moyen de l'emploi des vitesses différentielles. Le distributeur devient aloi*s lui-même une chaîne sans tin (fig. 913). Ce qu'il amène, et ce que la toile de nettoyage reçoit pendant Funité de temps, étant, pour chacun de ces deux organes, le produit de la vitesse par l'épaisseur sous laquelle les matières s'y disposent, et par la largeur, qui est constante, on voit que l'on peut, d'après la variation du rapport de ces vitesses, arriver iKs facilement à régler avec une extrême précision la hauteur du lit de triage, en la réduisant à la limite la plus favorable pour le nettoyage, afin que celui-ci puisse s'opérer complètement sur le moins de longueur possible, de manière à diminuer l'encombrement.

Pour les mines métalliques, indépendamment des sortes dclinitives bonnes à fondre ou à rejeter, le klaubeur a soin de distinguer, parmi les matières à retraiter, d'une part les fragments sur lesquels des masses homogènes se trouvent juxtaposées dans de telles conditions, qu'un coup de marteau, donné avec intelligence, puisse utilement les séparer les unes des autres, et, d'un aulit^ côté, ceux qui présentent une dissémination confuse. Ceux-ci vont à l'atelier mécanique, tandis que les premiers passent au scheidage.

1388 — Scheidage. — Les outils du scheideur comprennent : 1** des massettes en fer de l'^'jSO à 2''*, 00 dont le manche, en frône, a environ 1",10 de longueur, ou moins encore; 2* des marteaux aciérés de 1*^,00 àl^*,20 qui, selon la nature du minei-ai, présentent une panne carrée, un tranchant, ou une pointe (fig. 821 à 850) ; 3° des raclettes pour gratter les morceaux et en détacher les mouches riches à l'état de menu, quand elles ont trop pen d'importance pour constituer un éclat distinct (fig. 831, 852).

Les ateliers de scheidagc étaient autrefois absolument sacrifiés. Aujourd'hui l'on s'attache à procurer aux ouvriers les meilleures conditions possibles, autant par humanité que pour obtenir de meilleurs résultats. La salle doit être très éclairée. Le lociil est

TRAVAIL A LA MAIN, BROYAGE, aASSEMENT.

clos, couvert, chaulTé en hiver.. On attribue à chaque scheideur un espace suffisant pour remplacement de ses divers paniers.

il*

Fig. 821 à 830. — Massottcs et marteaux du scheideur (plans et «'l<^vaiions).

Les ouvriers sont assis devant des tables épaisses, portant de petites enclumes, placées au centre de grilles sous lesquelles passe., dans répaisscur du bois, un courant d'eau. 11 entraine les matières fines, où se concentrent souvent les parties les plus riches. Ces menus sont recueillis avec soin, et engagés dans la série des opérations mécaniques. Quant aux fragments proprement dits, qu'il a déterminés par son choc, le scheideur les classé suivant les mêmes principes que le klaubeur.

11 est rationnel de faire prédominer, bien qu'en gardant une juste mesure, le scheidage sur le broyage mécanique. Le premier, en effet, effectué avec intelligence, ne séparera les blocs qu'au degré nécessaire, ce qui déterminera moins de menu, et par suite de perte; tandis que les machines, ne pouvant opérer que

Fi{f. 831,832.

Raclette du scheideur

(élévations antérieure et

latérale).

d'une manière uniforme sur des fragments cependant variés, dépasseront souvent le nécessaire. Telle était la tendance franchement accusée des anciens traitements, où le scheidage était pousse aussi loin que possible. 11 a fallu I)eaucoup en rabattre, en raison du reochérissement de la main-d'œuvre. 11 convient de dire d'aillciirs que les perfectionnements apportés en dernier lieu au travail mécanique, sous le rapport de la précision, contre-balancent, dans une certaine mesure, Tinconvénient qui vient d'être signalé.

TRAVAIL HÉCANIQVE

1889 — La formule du travail mécanique ne diffère pas, quant au but de chacune de ses opérations, de celle que nous avons défmie plus haut (K° 1385). Elle consiste à soumettre une substance proposée à une action déterminée, qui, en sollicitant diversement les fragments de différentes natures, les classe en trois catégories. suivant le type fondamental (1). La supériorité du principe mis en œuvre, ainsi que de l'appareil destiné à le réaliser, s'apprécierait d'après la pureté du bon à fondre, Textrôme pauvreté du stérile. le resserrement de la matière mixte à retraiter.

En ce qui concerne cette dernière, une pratique fâcheuse consistait autrefois à insister longuement dans une voie identique, en l;> repassant plusieurs fois de suite sur le môme appareil. Cette tendance manque de logique en général (*), car (si Ton excepte un certain nombre de grains, sur lesquels l'action séparatrice n^'aurapu s'exercer, paralysée par quelque fâcheux hasard) pour la phiparl de? fragments, la compensation qui s'est opérée sur eux entre les antagonismes mis en jeu, n'a aucune raison de ne pas se reproduire. Un second traitement, opéré d'après des données identiques, no réussira donc pas mieux que le premier, de telle sorte que, en persévérant dans cette voie, au lieu d'avancer directemenl ven^"" but défini, l'on piétinera sur place.

(*) Nous reiiconl Ferons des cas particuliers, où eUe se justifie par des motifs fp«»M

II serait donc ralionneU en thèse générale, et sauf les tempéraments que nous apporterons plus tard à ces formules trop absolues, destinées à jeter ici de premières lueurs sur cette question si complexe, de changer, aussi complètement que possible, de principe classificateur pour retraiter les résidus d'une précédente opération, afin d'en solliciter les divers fragments dans des conditions dont les résultats ne soient plus identiques pour tous, comme ils Pont été la première fois.

Mais cette ressource elle-même serait bien limitée, car nous ne constaterons que trop facilement combien sont peu nombreux ces principes vraimefit distincts. On se trouverait donc bientôt désarmé pour certaines séparations, s'il ne restait une ressource évidente et décisive, celle de dénaturer les morceaux par le broyage. Par cette fragmentation. Ton détruira les associations de minéraux que le hasard avait ménagées sur chaque grain, et d'où résultaient les compensations irréductibles, contre lesquelles on s'était heurté. On aura ainsi affaire à une matière toute nouvelle, sur laquelle pourront s'exercer de nouveau, fructueusement, les mêmes principes de classement, sauf à tenir compte, pour leur application, de l'influence considérable qu'exercera nécessairement la diminution du calibre des grains.

On recommencera donc une série de classifications, et si clic arrive encore à se trouver paralysée sur un certain résidu, un nouveau broyage pourra remettre le traitement en marche. Si donc nous réduisons à sa plus simple expression celle formule abstraite de la préparation mécanique, envisagée dans son ensemble, nous voyons qu'elle se l'éduit à une succession appropriée d'opérations distinctes, se rattachant à un double type : classifications et broyages. La classification constitue par elle-même le but définitif de Topération, et le broyage s'introduit ici avec une double destination : remettre en mouvement la marche normale des classifications quand elle a fini par s'enrayer, ainsi que nous l'avons vu, et en même temps concourir à cette séparation finale des espèces minérales par la destruction des forces de cohésion qui retiennent, indûment réunis, les éléments destinés à prendre les directions opposées de la halde ou des divers appareils de la fonderie.

840 PRÉPARATION MfiCAMQlJE DES MINERAIS.

L'étude du travail mécanique comprendra donc deux parties : broyage et classiflcations. La première, étant plus limitée, sera étudiée tout d'abord, et formera l'objet du paragi'aphe suivant.

iSOO — Quant à la séparation, ou classification, nous en rattacherons toutes les modalités à six principes essentiels.

Un piemier genre de conditionnement ne porte que sur la grosseur même des fragments» sans aucune considération de leur composition minéralogique. C'est ce que nous appellerons le clatsèment de volume^ Il se présente le premier dans l'ordre rationnel, car c'est lui qui, de tous, pénètre le moins dans le cœur de la question. Le but essentiel est en effet la séparation des espères, et lo présent mode n'y a aucun égard. Cependant son importance est do premier ordre, et pour deux motifs. D'abord, parce que nous avons vu (N"" 1583) que, dans un certain nombre de cas, où la matière est suffisamment homogène, l'association des fragments d'aprèt^ leur grosseur constitue à elle seule tout le traitement. En second lieu, parce que, d'après des raisons qui se présenteront à nous eu temps et lieu (K** 1421), le classement de volume forme un élcineni indispensable de réussite pour les méthodes les plus délicates de séparation, hors duquel on ne rencontre que confusion et imperfection des résultats. Cette catégorie d'opérations réclamera donc toute notre attention, et nous lui consacrerons le dernier paragraphe du présent chapitre.

1391 — Nous rencontrons ensuite l'emploi de leau, qui tient dans l'ensemble une place si prépondérante que l'expression k lavage est devenue, pour l'usage, en quelque sorte synonyme do celle de préparation mécanique. Cette influence s'exerce, dans la pratique, suivant quatre modes diflerents.

Une première action, grossière et très confuse, mais souvenl indispensable comme préliminaire, porte le nom de débourbage- On y fait intervenir la force brutale d'un courant, pour dissocier les grains agglutinés par l'argile, entraîner les boues, et décaper les surfaces solides, de manière à rendre le gros appréciable pou' le klaubage, et à dégager les grenailles des limons, qui entra-

veraient la netteté des opérations ultérieures. La description du débourbage ne méritera donc pas de nous arrêter longuement. Elle n^a aucun rapport avec les théories si délicates de Tenrichisscment (') ; et comme d'ailleurs elle doit naturellement précéder toutes les autres opérations, nous Tenvisagerons immédiatement après le broyage, et avant le classement de volume, en lui consacrant le paragraphe 5 de ce chapitre.

Nous examinerons ensuite, avec le secours du calcul, Topération du criblage à la cuve, et les nombreuses variantes qui se sont successivement introduites dans sa réalisation. On désigne sous ce nom rinduence exercée par la résistance d'un milieu liquide au mouvement des grains sous l'action de la pesanteur. Ce sujet présente une telle importance, qu'à lui seul il occupera la totalité du chapitre E.

Vient ensuite le lavage sur les tables. On y réalise un antagonisme d'une autre nature, entre l'action d'un courant, devenue motrice pour le grain, et la résistance opposée par le frottement qu'il éprouve de la part d'une surface solide sur laquelle il se traîne.

La quatrième forme de l'application de l'eau consiste dans Ventploi des secousses au sein du liquide, lesquelles apportent une profonde modification aux résultats des procédés précédents.

Nous terminerons enfin par l'emploi, naturelleincnt très restreint, mais fort intéressant pour les cas auxquels il se rapporte, du classement magnétique^ qui sépare de tous les autres corps les substances minérales atlirables à l'aimant.

Ces trois derniers modes de classification se partageront les trois paragraphes, dans lesquels se décomposera le chapitre LL

Si donc, avant de nous engager dans les détails, nous résumons ce premier aperçu du champ d'études que nous présente la préparation mécanique, nous pourrons le formuler par le tableau suivant :

(') lies quatre opérations que nous allons mentionner api*ès celle-ci, à savoir le criblage à la cuve, le lavage sur les tables, l'emploi des secousses, et le classement magnétique, sont souvent réunies sous la dénomination Ae procédé» denrichisêemetU, par opposition à l'expression de rlasêement, que Ton réserve, dans ce cas, pour désigner spécialement la classification par volume. A ce point de vue, on dit alors que la préparation mécanique, que nous avons réduite à deux termes fondamentaux (n** 1589), en comporte trois : le broyage, le classement, et l'enrichissement.

MANl'EL. .

V At' GHANTIBR,

i ( KIAUBAGE,

' kv jni'n . J

( SCUEIDAGE,

AU JOIR.

ÎRi^VAJL

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