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de minéraux de densités sensiblement équivalentes, dont Içs \m sont cristallisés et les autres amorphes. Il a ainsi traité par la chaleur des mélanges de barytine et de blende, aux mines de Guerrouma (Algérie) (*).
Dans la manutention de certains minerais métalliques, tels que la blende d'Ammeberg (N° 1520), ou les masses cuivreuses du lac Supérieur (N** 152o)('), on étonne les matières h l'aide de fours a cuve, pour faciliter leur broyage. D'autres, comme les minerais d'étain('), sont grillés dans le même but, au moyen de fours à réverbère, ou à sole tournante. Mais nous arrivons ainsi à de véritables opérations métallurgiques proprement dites, que Ton entremêle avec celles de la pn^paration mécanique, en vue d'apporter à c^tte dernière un utile concoui's, soit en facilitant, ainsi qu'il vienl d'être dit, le broyage; soit en dénaturant, par une autre voie, Ipî» matières de lavage, comme il a été expliqué ci-dessus iN" 1589). afin de ne pas s'attarder au milieu de résultats toujours les mômes ; soit enfin, en déterminant, à l'aide de coups de feû convenablement dirigés, la formation de certains produits magnétiques, qui peuvent être ultérieurement isolés par Faction des aimanls (S' 1189).
DÉBOLRBAGE
1407 — Grille à eau. — L'engin le plus simple pour ledébourbage des minerais est une grille sur laquelle on verse le loulvenant, en l'arrosant h l'aide d'un fort courant d'eau, qui agil par entraînement sur les parties fines et légères, pour les séparer des matières pierreuses, que leur grosseur retient sur la grille. On vient en aide à cette opération par un rablagc à la main, ou au moyen de secousses imprimées à la grille, afin de détruire incessamment les petits équilibres et les agglutinations qui tendent à
(«) CHM, i8<.i4, 98.
.«) Atinalet, 7% XI, 205.
{^'] Annaha, 7', XIV, 237.
l entraver. Le départ du refus, ainsi décapé, est facilité par Tinciinaison que Ton donne à la grille suivant ses barreaux. Quant aux matières qui ont passé à travers ces derniers, elles contiennent encore, en même temps que la boue stérile, des parties utiles que Ton en retire dans des lavoirs à bras (N** 1408), ou des trommels débourbeurs (N*" 1410).
1408 — ÏMvoirà bras. — On désigne sous ce nom des canaux dallés, légèrement inclinés, de plusieurs mètres de longueur, sur 1 à 2 mètres de large et 0"*,50 de profondeur. Un fort courant d'eau traverse les matières, que Ion charge en amont. On facilite le départ des boues argileuses en pelletant le minerai d'un bord à l'autre. Il finit par atteindre ainsi l'extrémité, peu à peu entraîné par l'action de l'eau, et on l'en retire, convenablement nettoyé. La production est considérable, mais la main-d'œuvre assez élevée.
1409 — Patouillet. — Cet appareil est principalement destiné aux minerais de fer. Il consiste en une auge hémi-cylindrique, présentant une légère pente. Suivant son axe se trouve disposé un arbre muni de palettes qui, par leur rotation, battent le courant boueux. Le minerai est recueilli à l'extrémité, et les troubles sont emportés par le liquide.
1410 — Trotmnel'débourbeur. — Le trommel (fig. 848), analogue au blutoir, est f<H*mé d'un prisme ou d'un cylindre de 1 mètre à l^jSO de diamètre, quelquefois évasé en tronc de pyramide ou de cône. Sa surface est formée de tôles perforées, dont les trous présentent 10 à 12 millimètres de diamètre* Le système tourne autour de son axe, qui est légèrement incliné sur l'horizon. Lorsque la matière admise à l'intérieur est très glaiseuse, comme les calamines de Moresnet, ou les plombs carbonates du Rocheux, près de Spa, elle se trouve attaquée par des poignards normaux à la paroi, qui la tranchent et facilitent son délayage, tandis que le courant d'eau qui la traverse emporte les parties argileuses. Quant aux matières solides, elles ne sauraient glisser directement suivant la pente longitudinale, qui est trop faible. Mais un résultat équivalent s'obtient de la manière suivante. La rotation relève,
mv. PREPARATION VËCAMIjUli DBS MINERAIS,
suivant un parallt^lc, les morceaux lises par leur adhérence. Ils alleignenl ainsi une partie où l'inclinaison, qui linirait par devenir verticale, en allant assci loin, se trouve sufQsantc pour délerminrr leur glissement, (^lui-ci débute alors dans la direction de Is ligne de plus grande pente, qiii est perpendiculaire à l'horizontale du plan tangent, et non pas à la génératrice. I^s matières ne reviennent donc plus au point de départ, mais un peu plus bas, et, de proche en pi-oche, elles fuiissenl par gagner l'extrémité, plus ou
Fiji. "W. — Tnmi l-J.'lK)Hrbeui- (projecliun (wriiontali-).
moins lentement, selon l'angle adoplé et la longueur du trommel. qui varie généralement de r.SO ë 3 niMres. Elles subissent ainsi l'action délayante du courant, pendant un temps suffisant pour obtenir un résultat complet.
Avec le modMc représente par la ligure 848, les matières soiil données par la trémie de droite, coulent sur un tronc de cône court et rapide, et rcinontent péniblement le trommel à poignai"ds. Ello? débouchent ensuite dans un cylindre k trous fins, qui laisse passer les troubles. Le refus s'égoulte sur une grille cylindrique et se déverse à l'extrémité, sur le couloir préparé pour le recevoir.
Un trommel débourbcur ordinaire permet de traiter 2',5 à 5'-'' par heure, avec une consommation de 6 à 10 mètres cubes d'eau. et une puissance de 1 à 5 chevaux, selon la nature pins ou moios pâteuse des matières.
TRAVAIL & U MAIN, BROYAliK. CLASSEMl^T. 8fi9
1411 — Débourbeur portatif Baye. — Le lavage des nodules de phosphate (N" 579, 1516) ne comporte pas, en raison dti prix peu élevé de cette substance et de sa grande dissémination, le captagc de cours d'eau éloignés. Il importe d'ailleurs de ne pas déterminer l'ensablement et la contamination de ceux dont on dis* pose. On peut se servir, pour cette opération('). de fosses remplies d'eau stagnante, et d'un trommel débourbeur monté sur un train de roues (fig. 849, 8501, qui va prendre les matifrres au chantier
Ki)!. K19 el «50. — Di-baiirlMiir niuhile Uayc (>''U''valiun»i Inniivpisalc cl JonKiludinalpi.
et les amène à la fosse, le long d'une voie ferrcje sur laquelle il des- <^end lui-même au fond de l'eau, l'nc fois qu'il est immergé, on le met en rotation à l'aide de courroies, actionnées par une locomobile. Les poignards ont bîenlût déchiré les matières agglutinées. La boue se met en suspension dans l'eau, d'où elle se déposera plus lard sur le fond de l'excavation. Les gros rognons restent au milieu du trommel. Les plus fins se rassemblent, avec les sables stériles, dans les deux caisses latérales, où les trépidations cou tribucnt à les classer an-dcssous de ces derniei's, en raison de leur densité (N" 1418). On sort alors le wagon, qui s'égoutte. En ouvrant les portières, on recueille facilement les nodules fins, et on les sépare des sables, que l'on rejette sur la place de dépAt, sans qu'ils aient eu pour elTct de combler la fosse de lavage.
(■) Haton de la (iou|ii]liii|v [Bull. Sw. d'enc.. V. 1, 605).
CLASHEMEKT DE VOLCHE
1412 — Généralités, — Le classement de volume n'a quelquefois d'autre raison d'ôlre que de répondre aux convenances du commerce. Los combustibles, par exemple, sont souvent conditionnés en deux ou trois sortes, et quelquefois un plus grand nombre (N'* 1504). Ces produits portent des noms, variables avec les localités, pour les minerais métalliques (*), aussi bien que pour les charbons ('). Ce mode de classification constitue, en outre, un élément essentiel du bon fonctionnement des procédés d'enrichissement (X° li21), en dehors duquel on n'obtient que des i^ésullals plus ou moins imparfaits.
Le principe, infiniment simple, de l'opération consiste à déposer les matières sur une surface à claire-voie. La grandeur des vides détermine le calibre maximum de la sorte qui les traverse, et qui ne pourra présenter un seul grain plus gros. On ne saurait malheureusement dire, en sens inverse, que le 7'efus de l'appareil ne renfermera pas de fragment moindre que la section des orifices. Il devrait théoriquement en être ainsi, après un criblage très soigné et indéfiniment prolongé- Mais, si l'on va vite, beaucoup de matières fines restent engagées, sans avoir pu trouver des conditions favorables à leur passage ; et si, au contraire, on crible trop longtemps, les chocs et les secousses brisent les morceaux, et l'usure reforme de nouvelles poussières. Cette circonstance ne devra pas être perdue de vue, car elle contribue à jeter quelque incertitude dans certaines opérations ultérieures.
Nous avons donc à examiner successivement pour cette étude : 1° la nature de l'organe essentiel de triage; 2** les artifices auxquels on a recours pour assurer, autant que possible, le départ des deux catégories et atténuer la cause d'imperfection qui vient d'êfre
C) Noix, noiseUes, pois, greiiaUles, sables, schlichs, scblaiums, farine, etc.
(*) Gros, grêlons, prélasses, grelassous, gi'enats, grenettes, gaiUeUcs, gailleteno. pailletin, paiUeteux, përat, braisette, têtes de moineaux, chatiUes, dés, dragées. grenu>. menus, fines, poussières, mourres, limons, etc.
signalée ; y ies dispositifs d*ensemble employés dans les appareils de classement.
14118 — Organes élémentaires. — L'organe de triage peut affecter trois formes difTércntes :> la grille, le tissu métallique, la tôle perforée.
La grille est formée de bandeaux parallèles. Leur écartement détermine assez convenablement le calibre des grains, quaiid la nature peu clivable des minéraux donne aux fragments une forme arrondie. Mais s'ils sont, au contraire, susceptibles de prendre respect de plaques minces, ce mode de classement devient détes* table; car une plaquette de dimensions presque quelconques (sauf dans le sens de Tépaisseur), pourra chavirer entre deux barreaux.
Le tissu métallique est oi*dinairement formé de fils de fer ou de laiton croisés dans deux sens rectangulaires. Le triage est plus parfait en principe, et il échappe à rinconvéniont précédent. Cependant la maille carrée a l'inconvénient de présenter deux dimensions très différentes, selon que les fragments se disposent parallèlement au côté ou à la diagonale. Cotte dernière excède le cùlé, de 40 pour 100 environ. Mais un défaut, plus grave encore» consiste dans le manque de fixité de ces orifices, attendu que les fils peuvent se i-appi-oclier les uns des autres, en laissant béantes des ouvertures plus grandes que le calibre voulu.
Les tôles perforées de trous ronds fournissent une solution parfaite. Le diamètre est alors un élément absolument invariable. Mallieui-eusement celte combinaison est en môme temps la plus chèrel/épaisseur des tôles reste ordinairement comprise entre 0", 00075 ctO"*,00500. Elle doit, bien. entendu, être suffisante pour résister au service que Ton attend d'elle, d'après le poids des matières qui y seront passées; mais il faut, en même temps, éviter Texagération* tant pour restreindre la dépense de matière première, que pour ne pas augmenter les chances d'obstruction, en obligeant les grains à parcourir, suivant la normale à la paroi, des tubes plus longs qu'il n'est nécessaire. L.e rapport du plein au vide doit également être réduit autant que possible, alin d'offrir plus de chances de passage, tout en évitant un trop grand affaiblissement de la tôle.
1414 — Moyens d'action. — Nous avons parlé tout à l'heure de déposer les matières sur la surface criblante. Il s'en faut de beaucoup que l'on puisse s'en tenir là. En effet, les trous pourraient se trouver bouchés par les gros morceaux, incapables d'y passer euxmêmes, mais interceptant l'orifice pour les autres. Le hasard peut aussi arc-bouter des grains en petites voûtes, au-dessus de vides qui, sans cela, leur eussent individuellement livré passage. Enfin certaines influences agglutinantes déterminent des forces acc<^ soires, capables d'équilibi*er la pesanteur, en empêchant un fragment de se précipiter dans l'espace ouvert au-dessous de lui. Il s'agit donc de lutter contre ces diverses causes de perturbation.
Les agglutinations se rattachent toujours à un certain degré d'humidité. On peut, pour les détruire, suivre deux voies directement inverses : ou bien supprimer intégralement cette humidité, comme on l'a fait, dans quelques cas, par l'application de chaleurs perdues, telles que celle de la vapeur d'échappement; ou bien achever de noyer les matières dans un délayage complet, au moyen d'une forte pluie projetée sur la grille. C'est à ce dernier moyen que l'on a, le plus souvent, recours.
Pour déplacer les gros morceaux qui bouchent les vides, ou pour détruire les petits édifices dont les matériaux se sont, mal à propos, disposés en voûte, en s'appuyant les uns contre les autres, on a la ressource très simple d'imprimer, sans interruption, une série de secousses, incompatibles avec la conservation de pareils équilibres ('). Tantôt un arbre à cames écarte la grille, ou la tùle perforée, de sa position de repos, et l'abandonne pour que son poids l'y ramène, en choquant un heurtoir; tantôt on se contente d'un mouvement plus doux d'excentrique (fig. 858). Tantôt, enfin, on emploie la grille Briart(').
(*) A Bessôges, les cribles i*eçoivent, parminute, 150 oscillations de 0*,! S d'amplitude: à Blanzy, k Commcntry, 110 oscillations de O^ilS.
(*) Triage mécanique Briart, Société de* ancieiu élèveê de VÉoole du HainauU fm, 57. — Grilles à barreaux oscillants des États-Unis. Bull, min., 5% VIII, 113. - Graillot. Note sur le crible et le lavoir de Blaniy. Bull, min., 3% VII. 295. — R<*ert Eddon Couinans. Concentmlion and Sizlng of crushed minerais. Proceedingt ofthe Itut. ofciv. Eng., CXVI, 1893. — Bridgman. A new System ofore Sampling. Tran»:/ Americ. min., octobre 1891. — Crible Coxe et Salmon. Engineering, 30 aoilt 1889. — Hichard. Close Sizing before jigging. TranêocL Americ. min., 1804.
TR&VAIL A U MAIN, BROVACE. aâSSEHENT. 873
Dans ce dernier appami (fig. 8âl, 852, 855), il s'opère un bras* sage méthodique des matières. A l'origine, l'inventeur laissait fixes ' la moitié des barreaux, ceux de rang pair, par exemple. Les barreaux impairs, réunis par des entretoises mobiles, exécutaient.
FiK. SSI. - CHIte Briirt (l'it^vilioi).
Fig. lai. ~ i:rilJe Urii
sous l'empire d'excentriques, un mouvement angulaire, en raison duquel on les voyait altenialivcment s'élever au-dessus du plan de la grille fixe, ou se dérober au-dessous. Les morceaux se trouvaient ainsi incessamment dérangés dans leurs équilibres factices. Depuis lors, on a remplacé les excentriques par des arbres coudés, qui donnent beaucoup moins de frottement. En outre, tous les bar-
876 PRËPARATION MËCiNIOlIE DES MINERAIS.
donne une avant-dernière sorte, cl son refus constitui; la dernière.
qui est la plus grosse.
On peul, inversement, commencer par la tôle aux plus grands trous, et terminer par la plus fîne. Alors, le premier refus est ronné de la plus grosse sorte, et le mélange de toutes les autres tombe.) travers les trous, sur le second tamis. Les dioses se passent ainsi
successivement jusqu'au dernier crible, qui relient l'avant-derniére catégorie, et laisse enfin passer la moindre de toutes.
En principe, le second mode est préférahle au précèdent, allcnau que la tdie qui pn-sente les trous les plus lins, les plus déliol^ par conséquent, ne reçoit alors que les deux dernières sortes. Ifr plus légères, tandis qu'avec la première combinaison, ell<! ^' inutilement fatiguée parle passage du tout-venant, et des plus gros morceaux. En second lieu, la grande importance que prenncul.
TKAVAIL A U HAI.N. BROYAGE, aASSfSIENT. STT
dans ce cas, les premiers refus, donne plus de chances de voir s'y égarer des fines, que la pelilesse de leur diamètre appelait à passer <Ic suite, mais qui auront trouvé, pendant la période où elles auraient dû le faire, tous les trous bouchés par les gros fragments un compagnie desquels elles circulaient.
Parmi les appareils construits pour appliquer le second principe, nous citerons le crible giratoire Coie|*), spécialement utilisé pour le charbon, et peu encombrant. Les télés à trous sont presque hori-
zontales, fît superposées à peu de distance l'une de l'autre. Elles sont liées entre elles, et l'on imprime à leur ensemble, grdcc h un excentrique, un mouvement circulaire horiiontat de faible amplitude. A cet cll'et, la caisse repose par ses angles sur quatre galets, formés chacun de deux cônes à angle obtus accolés par leur base, dont l'un roule sur le fond de la caisse, et l'autre sur une table horizontale.
i') Bull. tHÙi., 3-, vin, 1 1 J. — Hiigineering, 30 aoilt 18S9. — Génie civil, XXY, 20. — Ai^iareil Tyrodc pour In cribitigc des charbons, CRM, 1889, 28. — Crible pendulaira Knrlih. Bail, ni»., S*. XV, 76. — Crible i secousse Itagel et Kn-mp. PorlefeuilU économique dti mackinri. 1883, 72. — CoHiery Guardian, fê janner 1805. — ttasculifre et triag« des charbons. Bull. Soc. denc . 5*. II, 716,
141 B — Le trommel'dasseur ne diffère du trommel-dcbourbeur (N"" 1410) que par Tabsence des poignards» et la réduction au strict nécessaire, parfois même la suppression du torrent d'eau qui était destiné à eiïectuer le délayage de la matière pâteuse, actuellement éliminée. Sa supériorité sur les tamis consiste, ainsi qu'il a été expliqué ci*dessus, à concentrer, sur une petite longueur, un assez long parcours au contact de la surface filtrante, lequel pour être effectué en ligne droite, exigerait des cribles d'un développement inadmissible.
Le séjour des matières risquerait même quelquefois de s'y prolonger au delà du nécessaire, en entravant Tactivité de I appareil, si, pour aider à Teffct de l'inclinaison longitudinale, Ton n'avait soin de disposer, à Tintérieur, une hélice en tôle, qui pousse pi"ugressivement la charge jusqu'à l'extrémité.
Le trommel peut être constitué par une série de zones dont les parois sont formées de tôles à trous de diamètres croissants. On applique ainsi le premier des deux modes qui viennent d'être définis à l'occasion des tamis. C'est malheureusement le plus défectueux, ainsi que nous l'avons vu; mais il conduit au dispositif le plus simple, puisque les sortes qui filtrent sur les zones successives sont définitives, et qu'il suffit de les recueillir à l'aide de couloii-s et de wagonnets distincts, tandis que les refus continuent leur chemin dans l'intérieur. On peut également appliquer le second mode, en commençant par un trommel à grands trous ; la matière qui sort constitue un mélange à retraiter, et le fini reste à l'inlérieur. Mais il faut alors, ou bien employer une série de trommels distincts, en nombre égal (sauf une unité) à celui des sortes (*), ou avoir des appareils concentriques, recevant le tout-venant par Tintérieur, et le conditionnant successivement à travers des orificf*^ qui croissent avec le rayon, ce qui rend difficiles la visite cl la réparation des tôles intérieures (c'est à ce type que se rapporle l'appareil Schmitt dont il va être question) ; ou bien, enfin, recueillir la première sorte en la dégageant de l'appareil, et y réintégrer, au contraire, ce qui vient d'en sortir, au moyen de
(*) A Silberau, prés d'Ems, à Laurenburg, près d'Holzappcl, on rencontre 7 troniinek iitagés l'un au-dessus de Faulre.
<tisposiUons assez compliquées, telles que celles <lu type Boudehen (').
1447 — Nous citerons, parmi les appareils à Irominels coneeiitriqucs, celui de M. SchiniU('), usité en Allemagne, qui comporte un disposilif ingénieux pour l'évacuation des diverses sortes de produits (tig. 859). Chacune des tôles perforées présente une partie pleine, rommc l'indique {ftg. 800) la coupe ■d'un inodi^lei huit toles concentriques.
Ainsi qu'on le voit sur la ligure KM.
'<':haciine dtt ces zones pleines forme une bande hélicoïdale A ('). Elles -sont réunies ensemble par des cloisons en forme de gouttit-res, qui y. ^^ ^.^^^^^ s.hi.iiit
aboutissent extérieurement à des dé- * Irommels concenlriqu™,
\ersoirs B. en forme d'escargots le;
quels sont plus ou moins éloignes do
Ja paroi latérale de l'appareil: chacun
■d'eux ne livrant des produits que du
i-arit une couiie pailie de la rtvolu
lion. On peut ainsi disposer les diffé
rents déversoirs de manière qu ds "'^
fassent tomber leui's produits dans des fj^. hbo.
■caisses distinctes. Cet appaieil pré- '■°i"Bui^"«h!'ra«^H'"'"
^nte l'avantage d'occuper moins de
place que les Irommels échelonnés, d'étie moins coâtcux, et
d'exiger peu de puissance, avec une consommation d'eau )>Ius
restreinte. Le modèle de 2 mètres de diamètre et de 1"',20 de lar-
l'i OtUI. laitt., 1", VI. — llfv, uiiiv, d. m., soptiéine aiiiiOo. — ]l*beriiinnn. GcfCPiivûrtig gebrauliclieo Sicbtrominuin uiid clnssti^uiiga-Ti'oramel Sy:iloiiic [Berg- und IKlIeiimâHniiiefurt Jahrbueh, XXIX, 331). — Tiviiitiicl Kolbe, Le^ii-oui. Bull. Soc. (fcnc., 4-. X, 506.
(*] Bellom, AiiHaUt, 8", XX. 26. — l.iiikeiibacli. Traité i>raliquF dr la jirfjiaialion jïei minerai*. Induil par Culllll)!, p. 57.
(>) Dans la Dg. 859 on a suppôt- i|ue l'ciivcliippe pifiitc eitéi-icuie et le» deux lûles voiiincs étnienl enlevées.
geur crible, par heure, trois tonnes de menu inférieur à mètres; il ne nécessite qu'une puissance de 1/2 cheval, et une dépense horaii*c de 2 mètres cubes d'eau.
On emploie souvent, dans les ateliers allemands, un dispositif mixte. On commence par un trommel à double enveloppe. Sa tôle intérieure i^çoit les plus gros morceaux, destinés au klaubage. Elle est forte, et bien en état de résister. La seconde retient les grenailles, et laisse passer les sables. Chacune de ces deux dernières catégories est alors dirigée vers deux séries de trommek simples, qui procèdent au classement en plusieurs gi'osseurs. n est difficile de descendre ainsi au-dessous d'un millimètre, ou. tout au plus, d'un demi-millimètre. Un semblable système peut passer de 5 tonnes à 3 tonnes et demie par heure, avec 6 ou 8 mèti^s cubes d'eau, pour une vitesse de 8 à 12 tours par minute* et une puissance de 1 ou 2 chevaux.