PR0P0&T10X
FOCB lUO
Les qualités les plus demandées portent les noms de egg, stove et chesnut. Jusque dans ces dernières années, les buckweat étaient tous rejetés sur les haldcs. Leur récente division en trois catégories a permis de vendre le n** 1, et môme le n" 2, surtout depuis que l'on installe, pour les brûler, des foyers à grandes grilles et à tirage forcé. Mais le buckweat n** 3 n'est encore guère utilisé, malgré les efforts qui ont été faits dans ce but.
Les déchets, dont la proportion est, comme on le voit, supérieure à 17 7o dans les ateliers les mieux conduits, sont constitués, pour les 4/10, par des poussiers inférieurs à 2""",5.
ORGANISATION DTN ATELIER. 1099
EXEHPIiES — nATIfiBES PIEBBEIJSES
1515 — Diamants de r Afrique australe {^). — Cette forme du carbone, si différente des précédentes au point de vue minéralogique, ne l'est pas moins sous le rapport économique, puisque au lieu d'une matière de peu de valeur, dénuée de gangue, et traitée en grandes masses, on se trouve en présence d'une substance dont les moindres parcelles méritent, par leur grand prix, d'être patiemment recherchées, au milieu d'une quantité considérable de matériaux stériles.
Les minerais serpentineux extraits, comme nous l'avons vu ci-dessus ('), du fond de l'excavation, étaient dans l'origine brisés à coups de maillet. On s'est aperçu plus lard qu'une simple exposition à l'air suflisait pour produire leur désagrégation, en épargnant cette coûteuse opération. La superficie affectée à cette préparation porte le nom de floor^ et la difficulté de se la procurer n'est pas une des moindres que rencontre cette bizarre exploitation. Certains floors se trouvent à près de 2 kilomètres de la mine, avec laquelle ils communiquent par de petites voies ferrées. Si les temps beaux et pluvieux alternent convenablement, une quinzaine de jours d'exposition suffit. Mais quand la sécheresse se prolonge, on se voit obligé d'arroser d'eau le minerai, et d'accélérer l'opération en le cassant au pic.
La matière recueillie sur le floor doit être ensuite transformée en une boue suffisamment liquide, pour que le classement puisse s'y opérer en raison de la densité prépondérante (3,50) du diamant, qui lui fait gagner le fond. Autrefois le mélange avec l'eau s'opérait simplement au moyen d'un bac en bois, où les nègres agitaient les terres avec des râteaux. La boue tombait de là dans
(*] Maurice Chaper, La région diamantifère de l'AfHque australe, i880. Paris, 90. — Rapports du jury international de V Exposition de 1889, groupe VI, classe 48, p. 99 et 253. — Bévue industrielle^ 5 mars 1892. ^ Engineering y 35 avril 1890; 19 mars 1895. — Génie civil. V, 130.
(•) Tome I, p. 697.
i050 PRÉPARATION MfiCAKIQUE DES MINERAIS.
un débourbeuir annulaire, que parcouraient circiilairement d" autres râteaux, mus à force de bras, à l'aide de manivelles et de roues dentées. Le trop-plein s'échappait par une échancrure. On lavait à grande eau les grains restants, et ils étaient l'objet d'un triage minutieux. •
Ces installations primitives se sont peu à peu transformées. Les wagonnets venant du floor sont maintenant élevés par. un montecharge, et versés sur une grande grille à barreaux espacés de 0",04. Le refus .est amené à une table de triage où le stérile est rejeté, tandis que les fragments de minerai sont renvoyés aux floors. Le menu sec qui a passé à travers la grille tombe dans une caisse, et des nègres le délayent dans l'eau ^ l'aide de râteaux; p.uis il se rend à un trommel incliné, ayant environ 0",75 de diamètre sur 2",60 de longueur et percé de trous ronds de 0°,03. Uji caniveau en zinc perforé y distribue une pluie abondante. Les cailloux . lavés, qui ont été refusés par ce trommel, sont triés à la main sur une table; on sépare encore des stériles à rejeter, et l'on reporte aux places de dépôt les fragments diamantifères.
C'est dans l'eau boueuse qui a traversé le trommel que Ton recherche les diamants. A. cet effet, on fait usage d'un débourbeur annulaire, analogue à celui qui a été mentionné ci-dessus. C'est un bassin circulaire en tôle, de S^^bO à 5 mètres de diamètre, dont le fond présente une forme conique concave^ Un arbre central porte douze bras tournants, armés de racloirs en fer, dont les dents aOleurent le fond du bassin. L'eau chargée de menus arrive par un ou plusieurs points de la circonférence; les grains lourds se déposent, tandis que les boues légères s'écoulent par le centre et gagnent des canaux disposés sous la table. Par l'abaissement d'une palette, on fait tomber sur le sol les grains qui ont été séparés; après un dernier lavage, ce résidu est étalé sur une table en zinc,, et trié à la main par des hommes de conflance qui en retirent les diamants.
Quant aux eaux boueuses qui sortent du débourbeur, on en dégage, à l'aide d'un tamisage, des sables à rejeter; puis elles retournent au premier trommel.
Suivant la composition du minerai traité, un appareil ainsi com-
ORGANISATION DW ATELIER.
posé traite 70 à 100 mètres cubes par jour; la puissance dépensée est de 6 à 8 chevaux. La teneur est en moyenne de 5 carats, soit
1",025 par mètre cube de minerai ; ce qui correspond à lin rapport
en poids de o c^aa aaa* On estime à 1 ou 2' 7o de la matière précieuse» la perte dans les stériles abandonnés.
Les diflicultés de ce travail résident surtout dans la surveillance à exercer au point de vue des vols, et dans la nécessite de diminuer autant que possible la consommation d'eau, en raison du climat.
En dépit du contrôle le plus attentif, une grande quantité de pierres précieuses disparaissent par fraude, pendant le cours de la manipulation.. Elles rentrent d'ailleurs dans le commerce par des voies détournées, malgré la complication dont la réglementation administrative a entouré la vente des diamants.
Cette manutention est, d'un autre côté, singulièrement gênée par la rareté des eaux dans la région diamantifère. On a soin de relever, pour les faire servir de nouv^u, toutes celles qu'il est possible de recueillir et de clarifier. Jusqu'en 1885, on ne pouvait se procurer ce liquide que par le forage de nombreux puits, et chacun de ces derniers suflisait à peine pour traiter par jour une vingtaine de tonnes de minerai; en temps de sécheresse, l'eau se vendait jusqu'à 2 et 5 francs l'hectolitre. La situation s'est beaucoup améliorée depuis l'ouverture du chemin de fer de Kimberley, qui amène dans cette région des trains d'eau. On arrive à ne perdre que le liquide retenu par les matières humides abandonnées; et la dépense ne dépasse pas. 300 litres par mètre cube de minerai traité.
1516 — Blanc de Meudon. — Le blanc de Meudon, improprement appelé blanc d'Espagne, est tiré de la craie (*). La matière obtenue doit être très blanche, onctueuse, friable et sans viscosité.
Les bancs exploités sur la hauteur des galeries souterraines contiennent des proportions variables d'impuretés. On les mélange,
(') Notice sur les kaolins de l'Allier et les blancs de Meudon. Expositioa universelle de 1889, groupe V, classe 41.
1099 PRÉPARATION MtCANIQDE M» MIISERAIS.
afin d'obtenir une grande constance du produit. Le rendement en blanc e»t d'environ 80 •/©»
Un premier triage, effectué dans la carrière même, sépare les rognons de siley. Los opérations ultérieures sont destinées à enlever le sable qui se trouve finement disséminé dans la masse. A Issyles-Moulineaux, les blocs de craie, cassés à la main en menus fragments, sont pulvérisés en présence de l'eau par des meules verticales en fer, sous lesquelles on les jette à la pelle. Dans le bassin où tournent ces meules, débouche une conduite amenant constamment le liquide. Celui-ci s'écoule ensuite par un tropplein, en entraînant les particules fines de craie et de sable qu'il tient en suspension.
Cette lavée parcourt une rigole d'une trentaine de mètres de longueur, et de 0"*,50 environ de largeur, coupée de distance en distance par des seuils en bois, formant déversoirs, dont on règle la hauteur de manière à ne laisser passer que les matières les plus fines. En outre, des planches placées en travers du courant, sans pénétrer jusqu'au fond du caniveau, retiennent les impuretés qui flottent à la surface. Cette espèce de labyrinthe (N^ 1478) constitue un appareil simple et pratique pour l'épuration de la craie. Les sables grossiers se déposent dans le voisinage des meules. Plus loin, ce sont des sables plus fins, puis les parcelles de craie les moins ténues. On arrête de temps à autre le travail pour retirer ces dépôts.
La bouillie de craie fine, à sa sortie de la rigole, est conduite dans un réservoir de 2 mètres sur 6, ayant 3 mètres de profondeur. Elle s'y dépose, tandis que des trop-pleins échelonnés, que l'on bouche successivement, laissent s'échapper de suite, au fur et k mesure du remplissage, un e%ch^ d'eau presque pure. On arrête le courant dès que celle-ci coule blanche par le trop-plein supérieur. 11 existe un certain nombre de bassin^ semblablç^i qui Ton remplit l'un après l'autre.
La lavée, ainsi épaissie, est reprise par une pon^p^ dont le tuy«u
d'aspiration plonge jusqu'au fond du réservoir, et qui Tenvoîe dans une série de filtres-presses. Ce sont de petites caisses métalliqu^i branchées sur une même conduite générale. Peux d^ teun piTOil
ORGANISATION D'UN ATEUER, 1055
opposées sont constituées par des briques poreuses, au travers desquelles le liquide suinte lentement, tandis que le blanc reste à Tintérieur. Chaque filtre fournit de grosses mottes qui pèsent, après dessiccation, 25 kilogrammes.
Toutes les eaux provenant des bassins de décantation ou des filtres sont renvoyées, par une pompe, aux meules de broyage.
L'opération du séchage est effectuée de différentes manières. On emploie, surtout en été, des séchoirs à Vair ouverts à tous les vents ; on utilise également des séchoirs à la chaleur y formés d'aires planes sous lesquelles circulent la vapeur d'échappement de la machine, ou les fumées du foyer des chaudières. On fait encore usage de calorifères au coke, dont les gaz chauds passent à travers des conduites en serpentin, pour échauffer l'air de petites chambres où l'on dispose, sur des clayettes, les mottes provenant des filtrespresses, coupées en quatre. Quel que soit le type de séchpir employé, on doit tendre à obtenir une dessiccation suffisamment rapide, sans cependant échauffer la craie à tel point qu'elle se transforme partiellement en chaux.
Le blanc de Meudon se vend, soit en pains, soit en grains grossiers, soit en poudre impalpable.
Pour la première sorte, on ne sèche d'abord le produit que partiellement; puis on le divise en petits rouleaux, grossièrement moulés à la main, dont on achève ensuite la dessiccation. Chaque pain pèse environ 200 grammes.
Dans les autres cas, on dessèche complètement le produit sortant des filtres. Pour le livrer en grains, on se contente de le faire piisser entre deux cylindres broyeurs en fonte, laissant entre eux un jeu de 0*,01 puis de le mettre en sacs. Si l'on veut produire du blanc en poudre, Iqs matières sont envoyées, au sortir de ce coneasseur, à un blutoir où elles se tamisent sur une toile N° 40, en l$iitont ou mieux en bronze- La poudre tombe ensuite dan^ des •aes, dont le remplissage s'arrête automatiquement dès que leur poids atteint 50 kilogrammes*
Les dépenses de fabrication pauvwt s'établir do la manière suivante, par tonne de blanc en poudre, en comptant sur un rondement de 80% :
Extraction l'',50
Broyage et lavage • 3'%50
Mise* en mottes et séchage : V^,QO
Broyage et blutage i'%50
Emballage, sacs i'%00
Total. . . . li'%50
A cette somme, il conviendrait d'ajouter les frais généraux et d'amortissement.
Lorsque l'on fabrique du blanc en pains^ on économise le broyage
' et le blutage, ainsi qu'une partie des frais de sécbage et d'emballage. Mais il faut, en revanche, ajouter 5',50 environ par tonne
• pour la confection de ces pains et diverses manutentions.
1517 — Phosphates de chaux de la Meuse (^). — Le terrain crétacé de la Meuse présenle les nodules de phosphate de chaux à trois étages différents : les sables verts, le gault, et la gaize. La plupait des exploitations sont situées dans les sables verts, qui contiennent notamment une couche régulière de 5 à 25 centimètres de puissance. Ces nodules sont connus dans la contrée sous le nom de coquins. Ils présentent l'aspect de rognons arrondis, lisses "OU mamelonnés, grisâtres, ou d'un brun verdâtre, variant de la grosseur du poing à celle d'une noix. Le plus souvent, ils sont isolés dans le sable, quelquefois soudés en forme de conglomérat plus ou
(*) Nivoit, Notice sur le gisement et l'exploitation des phosphates de chaux fossiles dans le département de la Meuse. Bar-le-Duc, 1874, p. 51. — Barrai. Prép. méc. des phosphates de la Meuse [Bull. Soc. tTenç., 3*, III, 310).
Les êabUê argileux phosphatés (Somme, Pas-de-Calais, Aisne, Cambrésis) ne subissent qu'une préparation assez sommaire. On les tamise, pour séparer les silex, après un malaxage dans Teau ; puis on fait écouler l'eau boueuse dans un labyrinthe où les produits riches se déposent les premiers. Trois tonnes, à 35 % de phosphate tribasîque, donnent environ une tonne à 55 ou 60 %, teneur minima généralement exigée par les fabricants de superphosphates.
lia craie phosphatée donne lieu également à un enrichissement par lévigation et
décantation. A Ciply, prés de Hons, la Société Solvay emploie des appareils à courants
d'eau, dits colonne Solvay et colonne Bouchez, pour poi*terla teneur de 20 à 55-60%.
A Hardivilliers-Breteuil (Oise), on utilise les décanteurs à bascule, système Chabod.qui
' enrichissent à 50 % detribasique, des p)t>duits en contenant naturellement 30 % environ.
Nous signalerons enfin deux applications du classement par le vent i l'usine d'Étaves (Aisne) et à Guesmes (Belgique).
(Lindet, Bull, Soc. rfVnc, 4«, VIII. 33. — Levât, Annales, 9*, VII, 154.)
ORGANISATION D'UN ATELIER. i055
moins solide. Leur densité varie de 1,80 à 2,90. La matière est poreuse, et peut absorber, près de 3 7o d'eau, quand elle est en fi'agments, et beaucoup plus encore, lorsqu'on Fa réduite en poudre fiïie. Sa dureté est variable, mais toujours supérieure à celle du calcaire. La friabilité augmente avec la durée de Texposition à Fair. Les rognons sont formés de phosphate et de carbonate de chaux, de sabla vert, d'argile, de minerai de fer, et d'une- substance organique azotée. La teneur en acide phdsphorique varie de 4 èi 24 7o» ce qui correspond environ à 9 ou 50 7o de phosphate tribasique. L'exploitation se fait tantôt à ciel ouvert, tantôt par travaux souterrains.
Les nodules sont extraits avec une grande quantité de sable plus ou moins argileux. Pour les en séparer, on les jette d'abord sur une grille de 8 à 12 millimètres. On les débarrasse ainsi d'une partie notable de la terre, en perdant, à la vérité, les plus petits grains de phosphate. Le déchet est moindre avec les treillis en fil de fer, qu'avec les claies à barreaux.
Ce nettoyage est complété par un lavage, exécuté avec soin dans urie caisse en bois de 2 mètres de longueur sur 1 mètre de large et 0",80 de hauteur. Au]^ deux tiers de la profondeur, est établie une grille de 2 millimètres, sur laquelle sont jetées les matières, que l'on gâche incessamment avec des crocs recourbés. Quand l'eau est devenue épaisse, on la laisse écoulei*, et l'on recommence ainsi • jusqu'à ce que le liquide reste clair. Deux ouvriers peuvent préparer, dans la journée, un à deux mètres cubes de phosphorites, provenant d'un volume double ou triplé de tout-venant.
Cetlé opération a malheureusement pour résultat de combler le lit des rivières, d'empêcher le frai du poisson, et d'envaser les prairies au moment des débordements. L'Administration interdit le lavage du 15 avril au 15 octobre, et impose aux exploitants l'obligation d'épurer les eaux dans de vastes bassins, avant de les rendre à leur cours naturel. Lorsqu'on le peut, on profite des dépressions marécageuses qui bordent les cours d'eau, de manière à en relever le fond à l'aide de ces dépôts. Nous avons également indiqué (N" 1411) le procédé Baye, qui est destiné à écarter ces inconvénients.
Lorsque le lavage devient impraticablct on le remplace en insistant sufflsamment sur le criblage. Cette opération porte le nom de fanage^ et consiste à passer plusieurs fois à la claie les matières, qu on laisse, entre deux opérations, se déliter à Tair, pour obtenir la désagrégation des sables argileux. Mais il reste toujours, avec cette méthode, une proportion de 20 à 15 7o ^^ matériaux étrangers mélangés à la substance utile.
Sur certains points, les phosphates se trouvent en bancs continus, pour lesquels échouent les divers procédés que nous venons de décrire. On a essayé, dans ce cas, le bocardage, mais il détermine de trop grandes pertes. On a tenté, sans plus de succès, la calcination. On se contente maintenant d'un scheidage au marteau, en fragments de 10 à 15 centimètres, qui sont triés à la main, et envoyés en cet état aux usines.
Dans ces établissements, les nodules sont préalablement soumis à Taction de cylindres hérissés de dents, qui les réduisent à la grosseur d'une noix. On les passe ensuite entre des meules de 1",60 de diamètre, faisant 100 ou 110 tours par minute. Quelquefois même, on emploie plusieurs paires, pour amener la matière à dfô degrés successifs de ténuité. On aménage souvent, dans ce but, ceux des moulins à farine de la contrée qui ont le moins de clientèle. Cette pulvérisation use très vite les meules. Il faut les rhabiller toutes les semaines, et môme plus fréquemment encore. En une seule campagne, une meule tournante est assci fatiguée pour devoir être transformée en meule gisante. On peut produire ainsi, en 24 heures, une moyenne de 75 sacs de 100 kilogrammes, avec une puissance de 12 à 15 chevaux. Une poussière très fine, représentant une perte de 2 Vc se dégage pendant le broyage, et quelques usines ont cherché à la recueillir. La pulvérisation occasionne des frais de 0 fr. 50 à 0 fr, 70 par quintal, auxquels s'ajoute une dépense de 0 fr. 55 pour la valeur du sac.
Noua indiquerons, en terminant, deux exemples de prix de revient (*), dont le premier est relatif à un mètre cube de nodules des sables verts, pesant 1 500 kilogrammes, et le second au même
[*] Non compris les frais généraux ni la valeur des sacs.
Tolume pesant 1 600 kilogrdtnmos ci provenant de la gaixe :
fr. c. fr. c.
Indemnité de terrain 4,00 10,00
Extraction 15,75 31,00
Transport au lavoir et an moulin .... 4,00 4,00
Lavage 2,50 5,00
Pulvérisage et ensachage ....... 9,00 10,40
Ensemble 35,25 «0,40
• il I - ■ ■■ fil
Total par tonne . . . . 23,50 37,75
^-^^mmm^t
1518 — Kaolins des Galettes (^). — Les exploitations de kaolin de la forêt domaniale des Colettes sont situées près de Gannat (Allier), à 5 kilomètres de la station de Louroux. Le terrain est formé d'une sorte dô pegmatite, composée de quartz en grains moyens, hyalins, quelquefois un peu enfumés; de feldspath, albite ou orthose suivant certaines directions; de mica abondant, blanc argentin, ou parfois d'un brun roux; avec des traces de cassitérite, et d'oxyde de manganèse.
Le sol est mamelonné ; le granit des sommets est resté intact ; celui des parties inférieures, qui a subi plus longuement l'action des eaux, se trouve altéré k des degrés divers. La potasse a disparu progressivement, et le feldspath s'est, par cette élimination, réduit au silicate d'alumine. Cette disposition topographique est avantageuse, car elle a pour résultat de concentrer les exploitations dans les parties où l'eau, qui lui est absolument indispensable, se rencontre avec le plus d'abondance. On a soin, du reste, de recueillir ce liquide après les lavages, de manière à le faire servir de nouveau. On le relève même, au besoin, avec des machines à vapeur. En i^vanche, la situation dans les parties basses tend à augmenter l'épaisseur des recouvrements, qui s'y sont accumulés sous l'in-
{*) Renseignements dus à l'obligeance de HM. Hinstin et Turpfitn.
Kaolins du bols des Colettes. Daubrée. Comptes rendus de C Académie des sciences^ LXYni, il35. — Boulanger. Statistique de V Ailier, p. 68. ^ Daubrée. Éi9éê9 tynikétiqttes de géologie expérimentale, G6. ^ Hinstin. CRM, 1888, 156. — Notice sur les kaolins de l'Allier. Exposition universelle de 1889, groupe V, classe 41. — Ltf Nature, 21 octobre 1895, 33t.
fluence de la gravité, par la dégradation des déclivités avoisinantes. Après le dépècement du mort-terrain» on attaque les strates kaoliniferes çn grands gradins, dont la hauteur est coordonnée avec celles des divers bancs du gisement. Ces matières cèdent facilement à la pioche, tout en conservant une grande consistance sous des inclinaisons presque verticales.
On facilite Tabatage par Faction d'une chute d*eau, tombant, de la hauteur du sol, dans le fond de la tranchée. Des bâches mobiles permettent de faire arriver le liquide sur le point voulu. Cette eau ' s'écoule, avec les matières désagrégées, dans des rigoles à pealc rapide, où un homme les agite à Taide d'un râteau. Les gros sables de quartz et de feldspath se déposent, ainsi que les micas les plus importants. Le courant entraine le kaolin, avec le mica le plus fin. Après ce débourbage, on vide à la pelle les rigoles encombrées, et l'on rejette les sables dans 'des wagonnets. Un chantier de ce genre porte le nom de lavage.
Les eaux des différents lavages d'une même tranchée se rendent à un puisard unique, d'où elles sont relevées, au besoin, par des pompes à vapeur, jusqu'aux établissements. Le liquide, chargé d'environ 3 7o de kaolin et de mica fin, arrive à un décanteur, qui comprend en premier lieu un labyrinthe, destiné à briser la vitesse acquise du courant; et, à la suite, des rigoles ëtagées, de 5 mètres environ de longueur chacune, formant un total de 30 à 40 mètres, suivant la nature des matières. Chaque gradin est séparé du suivant par une vanne de hauteur variable, qui a pour but de retenir les micas. Ceux-ci se déposent sur le fond, tandis que l'ouvrier agite légèrement la partie supérieure du dépôt. L'eau kaolineuse se rend dans de grands bassins de dépôt, appelés pils, comme sur les exploitations similaires du Comwall. Les revêtements sont construits en pierre et en mousse, sans mortier, afin d'éviter la réaction de la chaux sur le silicate d'alumine. On pilonne, entre deux parois, du sable quartzeux, qui devient très dur. L'eali clarifiée est perdue, ou fait retour aux lavages, selon les conditions topographiques et sa plus ou moins grande abondance.
Dans le pit, le kaolin prend une consistance épaisse, et arrive à ne renfermer que 40 7o d'eau. On vide ce bassin, à l'aide d'une
bonde, dans de nouveaux réservoirs qui alimentent les séchoirs à feu, où la matière est amenée au d^gré de siccité convenable pour le commerce. On emploie également des séchoirs à air, qui suffisent en été, après un passage sur des sables filtrants. On obtient ainsi un produit de première qualité, nettement débarrassé du mica.
Une catégorie inférieure provient des dépôts recueillis au fond des rigoles du décanteur, où le mica a retenu une grande quantité de kaolin, que Ton n'a pas cherché à en dégager, de peur d'entraîner des. lamelles micacées. On reprend ces matières à part, en les évacuant dans de nouvelles rigoles. Elles y sont lavées à grande eau, et ce courant abondant va ensuite se clarifier au milieu d'un décanteur semblable au précédent, d'où l'on retire un kaolin n*^ 2, renfermant une petite proportion de mica ti*ès fin.
Un produit de troisième ordre est encore retiré du lavage des micas du second décanteur. Quant aux dépôts de ce troisième réseau, ils sont formés de mica à peu près pur, et rejetés.
On obtient, en dernière analyse, des kaolins blancs n^* 1 et 2 de la Grande-Tranchée, des Bassins, du Pont, du Puits Juilliat, et de la Fonds-Moulin ; des kaolins roses n^M et 2 de la tranchée- du Bosc, et de la Grande-Tranchée; des kaolins jawnes n®" 1 et 2 des Bassins et du Pont; un kaolin n" 3 de toutes les tranchées réunies ; et enfin un rebut, formé des micas des établissements, et du sable des lavages. Ce conditionnement détaillé permet l^appropriation précise des matières à des industries très variées.
Une tonne de kaolin exige l'abatage, la séparation et l'enlèvement de 3 mètres cubes environ, ou 6 tonnes de roche, et l'écoulement de 35 mètres cubes d'eau. La grandeur de ces chiffres indique assez jusqu'à quel point une étude minutieuse des dispositifs d'ensemble et des détails pratiques de la manipulation s'im*pose k l'attention de l'exploitant.
Nous avons déjà fait remarquer que l'on opère sur des masses considérables: il est, enoutre, nécessaire d'employer des fronts de ' taille très développés, et des gradins élevés, afin d'avoir un bon triage et un produit moyen bien constant. On doit conserver, au pied des tranchées, des surfaces planes étendues pour installer les lavages, obstrués en partie par les massifs laissés en place. De
1640 PRÉPARATION MÉCAmQtJS DES HMERAIS.
larges découverts doivent 6lre préparés k Tavance, et convenablement défendue, afin d'empêcher les éaut sauvages de satir, et de détériorer le kaolin en place. En revanche, Tinstallation des Colettes se présente dans des conditions particulièrement favorables, par sa grande étendue, Timportance des masses kaolinisées. leur pureté et leur rendement.
En 1895, le département de rAUier a produit 18 000 tonnes de kaolin, valant en moyenne 18^%50.
EXE1IPI«K9 — HINBBAIS HÉTALlilfllJES
tSi9 — Minerais de fer de Wassy (*). — Les minerais de fer géodiques silués à la partie inférieure du terrain néocomien dt^ l'arrondissement de Wassy (Haute-Marne), sont parfois compacts et terreux, mais, le plus souvent, disposés en plaquettes cloisonnées, qui forment des géodes remplies de sable et d'argile. Dans d'autres cas, ces géodes sont ovoïdes, et formées de couches concentriques, autour d'un noyau argilo-sableux. La dureté est très variable. Le poids du mètre cube brut atteint 1 550 kilogrammes en moyenne, et 1 550 kilogrammes après une préparation qui le réduit à 45 % en volume. Ces minerais lavés rendent 43 7o de fonte dans le haut fourneau, tandis qu'ils ne donneraient que 22,36 7, à l'état naturel.
Les installations complètes de la Haute-Marne comprennent ordinairement une prise d'eau, un moteur, un bocard, un patouillet,
(') Salzard. Deserïption et projet d'un atelier de lavage de minerai de fer [Annale*^ 7% Vin, 318).
De Hennezel. Prép. méc. des min. de fer de la Meuse et des Ardennes [Annaîesr 3*, XY, 85). — Drouot. Lavage du minerai de fer d*atluvion de Tarrondissemcnt d'ATesnes {AnnaUê, 3% XX, 407). — Dormoy. Notice «ttr on lavoir à mine portatif du syst^e Dufournel [Annaleê, 6*, VI, 203). — Austniy. Lavoir débourbeur installé à It forge de Cntorn, 1878. — Lidner. Préparation et concentration des minerais en Suède (Tniiwtfe/. americ. min., octobre 1894). — Triage des mlneraid de fer d'afQeuremént, CoUlery Guardian, 21 juin 1805. — > Birkinbine. The concentration of Ii*on-ore { rimnaorl. Mien>. min.f 1889). — Gromier. Préparation dû minerai de fer spaUiique d*Allevard« Bull. mM., 5-, VU, 465.
ORGANISATION D'UN ATEUER. i04i
une drague pour remonter le minerai lavé, et des bassins de clarification. La description suivante pourra en donner une idée générale.
Dn atelier destiné à passer environ 25 mètres cubes en 1 0 heures emploie, durant le même temps, un volume d'eau de 600 mètres cubes. Généralement le lavage n'a lieu que pendant les quatre mois d'hiver, afin de pouvoir éviter l'usage des bassins d'épuration, qui deviendrait nécessaire en été pour économiser le liquide. Dans ce cas, on fonctionne nuit et jour d'une manière continue.
Le moteur est une locomobile d'une quinzaine de chevaux, timbrée à 6 kilogrammes, avec 20 mètres carrés de surface de chaufle. La poulie motrice qui actionne l'atelier tourne à 80 tours. Une courroie en cuir communique le mouvement à l'arbre du bocard.
La pile renferme 8 pilons, pesant chacun 50 kilogrammes, flèche, sabot et armature compris. Ils sont manœuvres par un cylindre en fonte de 24 cames. Les grilles sont de 50 millimètres, du côté de l'arrivée de l'eau, et de 60 en aval.
La huche du patouillet a 4", 50 de longueur et 0'",70 de rayon de courbure pour sa section transversale. L'arbre est en fonte, et porte 6 encoches destinées à recevoir les barreaux agitateurs. 11 est actionné k l'aide d'un engrenage, ainsi que la drague. La sortie des eaux sales doit s'effectuer du coté de la pile, afin d'éviter de jeter du minerai à la rivière, ou dans les bassins d'épuration. Sans cette précaution, une partie de ce dernier, se trouvant soulevée par les barreaux du patouillet, s'échappe avec le courant.
Les réservoirs d'épuration sont au nombre de deux. Un premier bassin de dépôt présente une longueur de 100 mètres, sur une largeur de 30 mètres. Un bassin de clarification, qui lui fait suite, en est séparé par une digue, et se prolonge, avec la même largeur, sur un développement longitudinal de 80 mètres. L'eau profonde de i°*,80 le quitte en passant sur un déversoir de 1 ou 2 mètres. 11 convient d'avoir deux jeux de réservoirs, pour faciliter le curage. Cette opération est très onéreuse, et peut occasionner une dépense de 1^%80 par mètre cube de minerai lavé, ou 2^'",75 par tonne de fonte.
On en est arrivé, pour ce motif, à ne plus effectuer de curage II, ce
1042 PRÉPARATION MÉaMOlE DES MLNERAIS.
dans beaucoup de cas. On loue des terrains sulfisamment étendus, quand la configuration du sol s\ prête, et Ton relève, avec des norias, les eaux aussi haut que possible. Les dépôts surexhaussenl alors les emplacements d'une manière progressive (*).
Le devis d'une semblable installation varie nécessairement avec les circonstances. On en peul cependant donner une approximation par le tableau suivant :
Francs.
Prise d'eau i 600
Locomobile et pompe 13 000
(k)urroies 500
Bocard 900
Terrassements, maçonnerie, mécanisme 9 000
Bassins d'éjuration 6 000
Terrains 12 000
Parcs à minerai 2 000
Dê};enses diverses. i (KIO
Total. . . . 46 000
fSISO — Minerais de zinc (calaminaires) de Welkenraedl{*), — L'atelier de Welkenraedt, qui appartient à la puissante Société de la Vieille-Montagne, traite un mélange intime de galène, de blende et de pyrite sur une de ses sections, et, dans Tauti'e, des minerais calaminaires, à gangue très argileuse. Nous ne nous )ccuperons ici que de cette dernière division.
La calamine n'est pas mélangée à la roche, ce qui dispense de tout brovase. La formule du traitement se réduit donc au classement et à renrichissement.
Une première séparation s'effectue à l'intérieur de la mine, et fournit deux sortes distinctes : le gros et le menu.
Le gros est simplement trié à la main, sans cassage. Ce klaubage
(*) Ces terrains sont plus tard rendus à la culture, mais seulement lorsque plusieurs années de sécheresse ont consolidé la masse, et après que l'ou en a Térifié la résistance, avant d'y engager des chevaux.
(*] Henry, Annales, 6% XIX, 381. — Bcco, Préparation mécanique des minerais de zinc aux États-Unis. Ilev. tmiv, d. m., 2*, II, i5i.
donne de la calamine et du stérile, sans matière mixte, puisqu'il n'y a pas de mélange des deux substances.
Les menus sont versés sur une grille de 60 millimèlres, avec un fort courant d'eau. Le refus subit un triage semblable au précédent.
Ce qui traverse se rend à un trommel débourbeur garni, à son intérieur, d'hélices à contre-sens du fil de l'eau, avec des baguettes longitudinales destinées à briser les boules d'argile. 11 est suivi d'une autre travée à double enveloppe, dont les trous ont 5 et 25 millimètres de diamètre. Le refus supérieur à 25 tombe sur une table de klaubage, où il est trié comme les précédents.
La sorte intermédiaire entre 5 et 25 passe dans un trommel classeur, qui la répartit en cinq catégories, d'après les diamètres de 7, 10, 15, 19 millimètres. Les trois moindres sont traitées par des <Tibles continus du type de Moresnet {N° 1444); les deux sortes supérieures, sur des bacs à piston ordinaires.
La matière inférieure à 5 millimètres tombe dans un appareil à courant ascendant, appelé schlammpeter, assez analogue au classeur Dor (y 1451). I^ partie entraînée est inférieure à 1 millimètre. L'autre portion se rend à un trommel. qui fait quatre sortes distinctes, d'après les diamètres de 12, 27, 37 dix-millimètres. Les trois plus grosses catégories sont passées aux cribles ordinaires à piston. La plus fine aborde une série de six caisses pointues à courant ascendant (N^ 1461).
Les trois premiers dépôts, traités au crible continu, donnent trois natures de produits : calamine, mélangés, stériles. Les mélangés repassent au môme appareil, sans qu'il soit pour cela nécessaire dans le cas actuel, ainsi qu'il vient d'être dit, de les dénaturer préalablement par le broyage conformément aux principes généraux. La quatrième et la cinquième sorte subissent, sur les tables de Rittinger (N** 1487), une subdivision analogue, avec repassage des mélangés. Enfin les boues de la sixième caisse, se réunissant avec l'enlrainement du schlammpeter inférieur a 1 millimètre, s'engagent dans un labyrinthe (N^ 1478). On les y reprend, pour les passer également aux tables de Rillinger, de manière à les séparer finalement en calamine cl stérile rejeté.
lOii PRÉPARATION MËGANIQIE DES MIiNERAIS.
15^1 — Minerais de zinc {blftidetix) d'AmmebergCK — La mine de blende d'Ammebcrg est située près de Diiskersand (Suède), cl appartient, comme la précédente, à la Société de la Vieille-Montagne. Le minerai, intercalé dans des gneiss schisteux, se présente lui-môme comme une modification de ces schistes. Il constitue un mélange très compact de grains excessivement fins de feldspath, de quartz et de blende. On atteint 40 7o de zinc, ou exceptionnellement 50 Vo* Quand la teneur s'abaisse au-dessous de 20 7«« ^'1^ n'est plus rémunératrice. La blende est ordinairement accompagnée d'un peu de galène.
Après un scheidage approximatif opéré dans la mine, pour enlever environ un tiers de stérile, on procède à un travail plus soigné sur le carreau du puits Vilain XIUI. Les culbuteurs versent le minerai pauvre à un concasseur américain, pour Tamener à la grosseur du poing. Une grille sépare les menus, qui vont à la laverie. Le refus passe au scheidage, sur des tables tournantes, et l'on sépare 10 à 20 7© de stériles, portés sur les haldes. Le reste est traité dans les fours à étonner.
D'autres culbuteurs versent le minerai en roche sur une grille, qui le sépare en gros, trié à la main, et en menus. Ceux-ci passent à un concasseur, d'où ils tombent sur une roue élévatoire, formée d'une tôle à trous de 18 millimètres. Le fin est dirigé vers la laverie, avec les menus du minerai pauvre. Le refus, débourbé à Teau chaude, sous des pommes d'arrosoir, est répandu sur une aire de klaubage, où l'on sépai'e environ 15 7o de stériles.
Le travail précédent fournit donc : 1** des minerais en roche riches, qui vont directement aux fonderies; 2^ et S*" des menus
(') Oppermann. Nulc sur la prëp. méc. des min. de zinc à Ammeberg [Annalei^ XI. 261).
Gallon. Exploitation de la calamine en Ilaute-Silésie (Annales^ 5% XVII;. — Dele^se. Prép. méc. de la calamine et de la galène en Hautc-Silésie (Annaleê, 4*. IV; Vi;. — Henry et Zeiller. Prép. méc. des min. de plomb et de zinc en Belgique et daus la Pinissc rhénane {Atntales, 6*, XIX, 294). — Grateau. Mémoire sur la prép. méc. des min. de plomb et de zinc à Immenkeppel, Prusse rhénane [Bull. mtii.,l«. II, 5041. — Dupont et Guchant. Guide de la prép. méc. des min. de plomb et de zinc de Belgique [Rev. univ. d. m., 2% I, 11, 275). —Traitement des schlamms aux mines des Sialines. CRM, 1805, 13. ~ Moissenet. Préparation mécanique des minerais de galène et blende en Angleterre [Annales, 1866).
ORGANISATION D*UN ATELIER. i045
riches ou pauvres; 4* du minerai en roche pauvre, que Ton étonne, pour en faciliter le broyage. A cet effet, on le passe, avec 1/2 7o àe houille menue, dans des fours à cuve continus.
Un des points caractéristiques du traitement d'Âmmeberg est la pulvérisation générale qui précède le lavage, où les plus gros grains n^excëdent pas 2 millimètres. Les matières passent à des cylindres de l'*,20 de diamètre, très légèrement coniques, qui, avec une puissance de 30 chevaux, traitent chaque jour 50 tonnes de menus bruts et 75 tonnes de minerai étonné. Le reste tombe dans un trommel à double enveloppe, fonctionnant comme élévateur. La tôle perforée intérieure, de 6 millimètres, remonte son propre refus jusqu'à un plan incliné, qui le ramène au cylindre. ^ L'enveloppe extérieure, en tôle pleine, relève les sables sur une glissière supérieure, qui les donne à un second pulvérisateur semblable, muni d'un trommel à trous de 2 millimètres.
Au débouché de cet appareil, les matières passent aux spitzkasten à courant ascendant (K** 1461). On sépare ainsi 20 % ^^ grenailles de 1 à 2 millimètres, 43 7o ^^ sables inférieurs à 1 millimètre, et 57 7o de schlamms.
Pour préparer les grenailles en vue du criblage à la cuve, on leur fait subir, à l'aide de trommcis, un classement rigoureux de grosseur, suivant les calibres :
Les quatre premiers refus passent aux cribles à piston du type Ulcli ; les sables de i millimètre, aux cribles du Ilarlz, auxquels on imprime, par minute, 1 80 à 200 pulsations de 5 à 9 millimètres. On fait cinq sortes : blende plombifère, blende riche, mélange riche, mélange pauvre, stérile. La blende plombifère elle-même donne, sur d'autres cribles du Ilarlz, trois produits : galène, mélange de galène et blende, enfin blende riche que Ton réunit à la catégorie précédente du même nom. Le mélange est repassé au même appareil. On traite 30 tonnes par jour sur H cribles, dont 7 pour les matières brutes, 1 pour la blende plombifère, 2 pour les mélanges riches, et 1 pour les mélanges pauvres. La teneur des blendes riches ne doit pas être inférieure à 42 7o de zinc; celle des
stériles n'excède pas 15 "/o* Les mélanges sont rebroyés au pulvérisateulr Sch^artzmann. Les résultats, triés par des irommels, sont traités, sur des cribles Utch, des cribles du Ilartz, et des tables tournantes.
Quant aux schlamms, ils passent sur 5 spitzkasten à courant ascendant, puis sur 2 spitzlutten, et vont enfin au labyrinthe. On termine leur traitement avec des tables tournantes, qui donnent quatre sortes : 1* blende plombifôre, 2"* blende riclie, 5" mélange, 4** stérile; et enfin sur des tables de Rîttinger (N** 1487), où Ion obtient trois catégories : 1** galène, 2" mélange de galène et blende, 3* blende. Les mélanges repassent successivement, jusqu'à ce qu'ils se résolvent dans les deux sortes extrêmes.
Les frais de broyage se montent à 1 fr. 10 par tonne de minerai broyé, et ceux de lavage à 18 francs par tonne de blende.
±&ft^ — Minerais de plomb argentifères de Vialas(^). — On
(*) Renseignements dus à l'obligeance de II. Fingénieur en chef des mines Parran. Depuis cette époque, la mine a été fermée par suite de la baisse des prix de Targent et du plomb.
Levallois. Mémoire sur la prép. méc. de Vialas et Villefort {AnnaUs, 1~, IV, 719, 755 . — Lan. Histoire et description des mines et fonderies de la Iiozére, prép. méc. de Vialas [Annales, 5% VU, 363). — Rivot. Mémoires sur les filons de galène argentifère de Vialas [Annales, 6% IV, 509, 579). — Hippolyte Gamier. Pertes en plomb et en argent dans le lavage des galènes argentifères de Vialas [CRM, 1880, 248). — Notice sur la Société anonyme des mines de Villefort, d» Rouvergne et de Comberebonde^ 1878, Âlais, p. 34. — CHM, 1889, 122.
Rivot et Zeppenfeld. Prép. mec. des min. de plomb argentifère de Pontgibaud (Annales, 4*, XVIII, 157, 361). — Kailly. Notice sur la prép. méc. du min. de plomb de Uuelgoat [Annales, 2", Vil). — Beaunier et Gallois. Exposé de la prép. des min. à Poullaouen [Journal des mines, tome XVI). — Berthier. Résultats de la prép. méc. delà galène à la mine de Pezey [Annales, l"*, III, 549). — Prép. mec. de la galène argentifère au Kef-oum-theboul (Fournet, Bull, min., 1", III, 51, 372. — Busquet et Renodier. Ibidem, IX, 519). — Coignet. Prép. méc. de la Meuse et de la Prusse rhénane [Bull, mtn., 1", VI, H7, 472).— Prép. méc. des min. de plomb de Lintorf, Prusse rhénane (Engineering, 20 septembre 1881, 529). — Héi-on de Villefosse. Traité sur la prép. des mines de plomb du llartx [Journal des mines, tome XVll). — De Uennezcl. Notice sur la prép. méc. des min. de plomb au Hartz {Annales, 4% IV, 389). — Rivot. Prép. méc des min. dans l'Oberhartz [Annales, 4% XIX, 463, 515). — Matrot. Prép. méc. de la galène argentifère dans TOberhartz [Annales, 6*, XII, 519). — Ateliers de préparation deClausthaï, Hartz [Engineering, 1876, 35, 65, 102, 167, 210, 303, 356). — Daubuisson. Description raisonnée de Ja prép. des min. en Saxe [Journal des mines, tomes XII, XIIÏ]. — Henry. Mémoire sur la prép. méc. des min. à Przibram [Annales, 7% II, 271). — Fournet. Prép. méc. des min. de plomba Bôckstein (Annales, 2*, IV). — Phillips. Mémoire sure!
ORGANISATION D'UN ATEUER, !047
comprend dans le traitement, indépendamment du minerai proprement dit, les soles battues sur le remblai des gradins renversés (N° 522), pour éviter la déperdition des menus riches. On s'est attaché, dans cette élaboration, à ne pousser les opérations que jusqu'à la mesure indispensable, de peur d'augmenter, outre mesure, les pertes sur l'argent.
Le minerai sortant de la mine est amené à la halle de cassage* et versé sur une aire, on les gros morceaux sont réduits à la dimension du poing. Ils sont ensuite jetés sur une tôle à trous ronds île 20 millimètres, qui donne deux grandes classes : t° gros, 2^ menus (A).
Le gros est trié à la main, et fournit, dans ce klaubage, un minerai riche bon à fondre, un stérile rejeté, et deux produits intermédiaires : 1® minerai moyen, 2* minerai pauvre (B).
Le minerai moyen passe à un concasseur à mâchoires, puis à des cylindres broyeurs, et enfin à un trommel, qui le partage en deux sortes : 1** grenailles, 2* matières fines (C).
Les grenailles sont classées par grosseur dans un trommel spécial, qui donne trois produits : r fines grenailles, de 0°, 00175 à
{lisoment, lexploiiation, la prép. méc. et )a fusion des min. de plomb de Bleyberg, Carintliie {Annales, 4', VUl, 239). — Paehe. Prép. méc. des min. à Schemnilz, Hongrie • Annales, 4*, X, 595). — Rivot et Duchanoy. Voyage en Hongrie (Annales, 5*, Hl). — Dufrénoy et Élie deBeaumont. Min. de plomb du Derbyshire [Annales, i**, Xll). — Coste et Perdonnet. Sur le gisement, l'exploitation et la prép. méc. des min. de plomb en Angleterre [Annales, 2*, VII). — Moissenct. Prép. méc. des min. de plomb à Lisburne, Cardiganshire [Annales, 6*, IX, 1). — Kabermann. Project eincr complelcn Aufbereitungs-Aniage fur bleiische Wasch-Quetsch und Pochzeuge [Berg-und Uùtlenmannisches Jahrbuch^ XXVII, 96). — llabci*mann. Das Stofan-Wasch-Quelsch und Pochwerk in Przibram [ibidem. XXX, 14). — Bcllom. Description des ateliers de préparation mécanique de Mochernich, Laurenburg. Weiss, Ems et Friedrichssegen (Prusse rhénane), de Saint-Andreasberg et Lautenthal (llartz), de llimmcirahrt (Saxe) [Annales, 8", XX, 97). — Desquiens. Livagc des minerais de plomb argentifères des mines de BouiHac (Aveyron) [Génie civil, XXII, 202). — Rivot. Prép. méc. des min. de" plomb de l'Obei'harz [Annales, 1851). — Beaunier et Gallois. Prép. des min. à Poullaouen [Journal des mines, an XII). — lloppe. Prép. méc. au llarz [Hev. univ. d. m., 2*, XV, 742). — Capacci, môme sujet [Ibidem, 2*, X, 54). — Trait, des min. d'argent aux États Unis [Génie civil, III, 527, 553). — Rey. Prép. des min. de plomb argentifères de Peyrebnme [Bull, de l'Assoc. americ. des EL de VÉc. des mines, juin 1887). — (îoodale [Transacl. americ. min., 1889-90). — Munroe [Ibidem, 1888). — Kutscher (Die neue Aufbereitungansialt bei Clauslhal, 1875). — Oscar lloppe [Die Bergwerke und Aufbereitungsansialten im Ober und Unlei- llarz, 1883). — Lahmeyer [Veber die gegenttârlige Lage, etc.), Clausthal, 186-2.
«'",00600 ; .2" moyennes grenailles, de 0",006 à 0",015; y refus, supérieur à 0'",015 (D). Les deux premières catégories subissent, sans se confondre, des traitements similaires.
Cette manutention consiste à les cribler, de manière à obtenir deux sortes : 1^ des grenailles riches, bonnes â fondre apivs pulvérisation à sec ; 2^ des grenailles mixtes, qui sont broyées au bocard à la grille deO-,00175 (E).
Quant au refus D, il est trié à la main, et donne trois c-atégories : 1^ minerai riche bon à fondre, 2° minerai moven, o"* minerai pauvre. Ces deux derniers recommencent une série d'opérations, identique à celle que nous venons de décriœ pour les matières déjà désignées sous ces deux mêmes dénominations (voy. B).
Les menus A passent à un débourbcur, et sont divisés en deux classes : l** grenailles, 2** matières fines (F).
Ces grenailles sont classées, dans un trommel spécial, en quatre sortes : 1* fines grenailles, de 0"',0020 à 0",0065; 2* moyennes grenailles, de 0'",0065 à 0",0150 ; 5° grosses grenailles, de 0",0i50 à 0",0210; 4"* refus supérieur à 0'",0210. Ce dernier est entraîné par un courant d'eau jusqu'aux cylindres broyeurs. Les nouvelles grenailles vont se classer dans le trommel, qui reçoit déjà les grenailles des menus; elles rentrent avec ces dernières dans le traitement général. Quant aux trois premières sortes, elles subissent, sans se confondre, des manutentions similaires.
Ce traitement consiste à les cribler, de manière à les séparer en trois produits : 1* grenailles riches, bonnes à fondre après pulvérisation à sec ; 2*" stériles rejetés ; 3*" matière mixte (G).
11 nous reste enfin à envisager les matières B,C,E,F,G. Ces cinq natures de produits subissent, sans se confondre, des conditionnements semblables, dans le classeur Dor (N°14d1), qui fournil deux sortes différentes : 1* des sables, 2* des schlamms.
Les sables sont lavés au crible du'IIartz à fond filtrant iN'' 1445), et donnent : 1° des sables riches à fondre, 2* des stériles rejetés, 5"* des mixtes que l'on bocardc au-dessous de 0°, 00075, et qu'on lave auxtablesàsecousses, pour en retirer un schlich bon à fondre, et un stérile rejeté.
Les schlamms passent directement aux tables à secousses
(N** 1484), et se résolvent en un schlamm bon à fondre, et un stérile abandonné.
Toutes les eaux boueuses traversent, avant d'être rejctécs dans le torrent, un bassin d'épuration de 200 mètres carrés, et de 0",80 de profondeur. Son déversoir présente une largeur de 7 mètres, destinée à réduire au minimum la vitesse de la nappe d^eau et la succion qu'elle exerce dans le bassin.
La proportion des divers produits est variable. La teneur moyenne (lu minerai sortant de la mine est très pauvre, et ne correspond guère qu'à 6 ou 7 7o de plomb. On en retire par la préparation mécanique une galène argentifère, à Télat de schlichs, contenant 40 7o d^ plomb, et 400 grammes d'argent aux 1000 kilogrammes de métal. Les pertes sont évaluées à 55 7© d" plomb et 15 ou 16 Vo de l'argent contenus(*).
f 5!S8 — Minerais de plomb et zinc argentifères de Pontpéan (*). — Ce minerai est un mélange de galène, de blende et de pyrite, avec gangue do diorite, quartz, schiste quartzeux, et argile très adhérente. La galène et la blende sont seules argentifères; la pyrite ne renferme pas de métal précieux.
Le tout-venant est pesé à la sortie du puits. On en prélève environ 4 7o pour la prise d'essai, et le reste passe au débourbagc. Les morceaux supérieurs à 65 ou 70 millimètres sont mis à part, et simplement arrosés.* Ils subissent un klaubage, qui les sépare en deux classes. L'une va au scheidage ; Tautre, composée des blocs les plus mélangés, est livrée au concasscur américain. Le reste du tout-venant se rend à un trommel débourbeur (N** 1410), composé d'une travée cylindrique à poignards, d'un tronc de cùne à hélice, cl d'un cylindre à trous de 21 millimètres. Son refus va au triage.
On a soin de saisir, à leur sortie de ce trommel, les mottes de
(*) M. de Riltinger cite un exemple dans lequel la perte totale était de 53 ^/o de l'argent contenu (Lehrbuch der Aufbereitungskunde, 1^23).
{*] Renseignements dus à l'obligeance de M. Eloy.
Mémoire sur les min. de plomb et de zinc de Pontpéan [Buli. min.j i'*. VUI, 585). — Simonnet. Appareils déclassement des min. de plomb et de zinc de Pontpéan (Au//. min., 2*, VI, 755}. — Hagemans. Prép. méc. des min. d'argent du Mexique [Ilev. univ, d. m., 2*, Vin. 03).
glaise, pour les empêcher de salir la table de triage. On rejette celles qui sont stériles ; les autres sont séchées, et débourbées à part.
Ce triage» ainsi que le scheidage des gros morceaux* donne les catégories suivantes : 1^ galène marchande, avec 43 à 60 * ^ de plomb ('); 2* blende marchande; 3* pyrite marchande (*); 4* mélange de galène et de stérile, destiné au concasseur et aux broyeurs n** 1 et 3 (Voy. plus loin) ; 5" mélange de galène, blende, pyrite, et stérile, envoyé au concasseur n* 2 ; 6* stérile rejeté.
Les matières inférieures à 21 millimètres qui ont traversé le cylindre débourbeur, avec toutes les eaux sales du débourbage, passent à deux trommels classeurs successifs (N^ 14i6). Le premier d'entre eux procède par refus, et donne cinq classes de grenailles, de 21 à 17, 15, 9, 6 et 4 millimètres. Le suivant est immergé sur une partie de sa section, et fournit quatre classes de sables, de 4 à 3, 2, 1 millimètres, et au-dessous. Enfin les schlamms sont recueillis au moyen d'un bassin de dépôt.
Avant de nous engager dans la description de leur trailcraent. commençons par énumérer les appareils de broyage et de lavage à l'aide desquels s'elTectuent les opérations.
En ce qui concerne le broyage, outre le concasseur à màclioii-es dont nous avons parlé, on emploie trois trains de cylindres, et des meules. Le train n"* 1 comprend des cylindres de 0",50 de diamètre, à engrenages, faisant 12 tours par minute, et maintenus par des poids variables. Les matières tombent dans un blutoir à trous carrés de 7 millimètres, dont le refus, relevé par une roue, repasse entre les mômes organes. Le reste est séparé par un classeur en six catégories, de 7 à 5, 4, 3, 2, 1 millimètres, et au-dessous, avec un bassin à schlamms. — Les cylindres n* 2 ont 0'",60 de diamètre; ils sont à ressorts de caoutchouc, et font 40 tours, avec une commande par courroie. Ils sont, ainsi que les suivants, associés avec un classeur identique à celui dont nous venons de parler. — Le train n° 3 fait 12 tours; il a des diamètres de O^.GO. Le mouvement
(M Si elle est notablement argentifère et très mélangée, il est avantageux delaratirer a V} (0.
(■) Ces deux sortes no sont qu'accidentelles.
est communiqué par engrenages. — Les meules sont suivies d'un classeur, en partie immergé, et d'un bassin à schlamms. On en obtient quatre sortes de sables : au-dessus de 3 millimètres; entre 3 et 2 ; 2 et 1 ; et au-dessous de 1 millimètre.
Le matériel de lavage comprend : 1* Pour les grenailles : 26 cribles mécaniques en bois, à tamis mobiles, actionnés par des cames ; et 7 cribles fixes, dont 2 discontinus en fonte, à piston latéral mû par un excentrique variable, et 2 par coulisse différentielle, 2 autres accouplés et continus, à orifices de sortie étages et variables avec déversoirs, enfin 1 dernier bac à 2 tamis, continu, en bois, à pis- Ions latéraux mus par des cames. — 2** Pour les sables : 29 cribles mobiles à bras, en bois, travaillant sur fond de tamis à solç filtrante, et 2 cribles du Hartz, Tun en bois à 2 tamis, actionné par des cames, et Tautre en fonte à 4 tamis, commandé par des excentriques variables. — 5*Powr les sables fins et les schlamms : 3 tables dormantes, 12 round-buddles, et 5 tables à secousses. — On complète cet ensemble à l'aide de deux séries : l'une de cribles continus à 4 tamis pour grenailles, qui remplaceront les cribles à tamis mobiles; l'autre de cribles du Hartz à 4 tamis.
Les trois plus grosses sortes du classeur par refus (21 à 17, 13, 9 millimètres) vont aux cribles mécaniques en bois, à tamis mobiles mus par des cames. — Les grenailles de 9 à 6, aux cribles fixes accouplés continus; celles de 6 à 4, aux cribles fixes à 2 tamis continus, agissant comme dégrossisseurs pour éliminer rapidement le stérile. — Les sables du classeur immergé, de 4 h 3, 2, 1 sont passés aux cribles mobiles à bras. — Les matières inférieures à 1 millimètre, ainsi que les boues des bassins de dépôt, sont dirigées vers les round-buddles. Les résultats sont les suivants.
Les trois grosses sortes de grenailles entre 21 et 9 donnent : 1** galène marchande; 2** bon mélange, passé aux cylindres n*^ 2 ; 5"* mauvais mélange, envoyé au train n** 1 ; 4"* stérile (*). — Les grenailles 9 à 6, qui sont les plus abondantes, fournissent : 1*^ un
(*) Les fonfis de caisse qui passent sous le tamis, sont renvoyés au débourbeur. Ils renferment toute la galène fine due à l'usure des grains; surtout lorsque, en raison de )a pauvrelé de la matière, on procède par chargements successifs 'N» 1128), avant de retii^r le bon à fondre en une seule fois.
105S PRÉPARATION MËCAMQCE DES MUERAIS.
mélange riche en galène, terminé sur les cribles à bras; 2"* et d'odes mélanges blendeux et pyriteux, pour le broyeur n"* 2; 4"" un mélange très pauvre destiné aux cylindres n** 1 ; 5" du stérile. — Les grenailles 6 à 4 donnent : 1* galène marchande; 2'' mixte, pour le broyeur n* 2 ; o** stérile.
Les gros sables de 4 à 3 et à 2 millimètres produisent : 1* galène marchande, dans la caisse; 2'' galène marchande, sur le tamis; 3** et 4" des mélanges pour les broyeurs n** 1 et 2 ; 5* stérile. — Les sables de 2 à 1 millimètres se subdivisent ainsi : l"" galène marchande, dans la caisse ; 2^ mélange, pour d'autres cribles destinés à séparer la blende et la pyrite; o*" mélange à rebroyer; 4* stérile. — Les sables inférieurs à 1 millimètre fournissent, sur le round-buddlc (N^1481), trois anneaux distincts, à savoir: l^et 2" la tète et le milieu, retraités séparément sur les mômes appareils ; ô"" la ceinture, rarement stérile, et finie sur le crible du Hartz à deux tamis. Elle y fournit : de la galène marchande, des stériles, et un mélange destiné au crible du Hartz à 4 tamis.
Les schlamms donnent, avec les round-buddies, trois anneaux, que Ton repasse séparément, plusieurs fois de suite.
Après les matières fournies directement par les deux classeurs qui succèdent immédiatement au débourbeur, il nous reste à suivre, dans ce traitement, les matières destinées aux broyeurs, et aux classeui^ qui leur sont annexés.
Les grenailles 7 à 3 vont aux cribles accouplés continus, et produisent : 1** un mélange riche en galène, terminé sur les cribles mobiles à bras ; 2"*, 5** et 4° des mélanges à repasser aux broyeurs n** 1 et 2; 5° des stériles. — Les grenailles 3 à 4 fournissent, sur les cribles continus à deux tamis : i* galène marchande: 2** mélange à rebroyer; S"* stérile. — Les gros sables 4 à 5 et 2 donnent, aux cribles fixes discontinus : 1° galène marchande; 2* mélanges pour les cylindres ou pour les meules; 3"* stérile. — Les sables de 2 à i et au-dessous se divisent, sur les cribles du Hartz à deux tamis, en galène, stérile, et mélange destiné au crible filtrant à quatre caisses. Ces mêmes sables, quand ils proviennent des bons mélanges, se traitent aussi à Taide des cribles mobiles à bras, dont le stérile imparfait est repassé aux round-buddies.
ORGANISATION DTN ATELIER. 1055
Les mélanges blendeux et pyriteux mentionnés ci -dessus fournissent, sur les cribles du lidrtz : l"" galène impure; 2"" pyrite marchande; S'^et 4** deux classes de pyrite blendeuse ; 5^ stérile biendeux. Ces pyrites bicndeuses, repassées à part, donnent à leur tour : 1° pyrite marchande; 2* blende marchande; 5** stérile biendeux. Enfin les deux stériles blendeux, réunis ensemble, et traités de nouveau, finissent par se résoudre en une sorte blendeuse, et un stérile à rejeter.
Les sables de meules, supérieurs à 3 millimètres, ou compris entre 5 et 2, ou entre 2 et 1 millimètres, vont aux cribles à bras, pour aboutir à de la galène et de la pyrite finies. — Les sables inférieurs à 1 millimètre passent aux round-buddles. Quant aux boues des bassins annexés aux meules, elles ne subissent plus aucun traitement, et constituent une sorte définitive, sous le nom de schlamms blendo-plombeux.
Les schlamms recueillis sur les bassins de dépôt des broyeurs, et dans les labyrinthes, passent aux round-buddlcs, sur lesquels ils se divisent en trois anneaux : 1^ la tête, qui est ultérieurement enrichie en plomb sur de nouveaux buddles; 2'' le milieu, repassé seul au môme appareil; 5* la queue, envoyée à d'autres roundbuddles qui donnent à leur tour : 1° une tôle blendeuse et pyriteusc, à finir sur les tables à secousses ; 2"" une sorte intermédiaire, repasséc sur le même appareil ; 3° un stérile.
Les escrépures superficielles des cribles mobiles à bras passent également aux round-buddles. La zone inférieure, traitée sur les tables dormantes (N** 1475), y produit : au pied, un stérile : et, à la tète, une matière blendo-pyriteuse que Ton termine aux tables à secousses, quand elle est inférieure à 1 millimètre, ou au crible du Ilartz, si elle est comprise entre I et 2 millimètres.
L'ensemble de ce traitement a porté, en 1883, sur une production de 41 000 tonnes de minerai brut, qui ont fourni : 5590 tonnes de galène, 1348 de blende, 1823 de pyrite, et 311 de schlamms blendo-plombeux.
La teneur de la galène ne saurait être élevée au-dessus de 55 à 60 7o ^'^ tnétal, avec 900 à 1000 grammes d'argent par tonne de minerai. On s'exposerait, sans cela, à des pertes au lavage, qui ne
PilËPARATlO.N MÉCANIQUE DES MINERAIS.
seraient pas compensées par ramélioration des frais de fusion. La blende que l*on ne peut, en raison de sa grande dissémination, retirer qu'à Tétat de sable, ou de schiamros, n'atteint que 29 à 30 7o à^ zinc, et 650 grammes d'argent par tonne de minerai. La pyrite n*est pas argentifère» ainsi que nous Tavons dit; elle ne dépasse pas 40 à 42 7o ^^ soafire.
Le prix de revient, par tonne de miaerai lavé, s'établit de la manière suivante.