‹ Cours d'exploitation des minesChapitre 46 sur 131 · DATES · texte numérisé non relu

DATES

FrankenscharnerstoUen . . .

milieu du seizième siècle.

Obérer Wildemannerstollen .

Tiefe Wildemannerstollen. .

la plus ancienne de toutes

Tiefe Georgcstollen

Ernst-Auguststollen

[Der Eriut August Stollen am Harzen, Claustlial, in-S», 1864. — Hoppe, Die Btrgwerke im Ober und Unter-Harz, Clausthal, 1883.) {•) Ce district présente plusieurs galeries d'écoulement :

Frosclimûhlenstollen, près le château de Mansfeld 15600 mêtivs

ZabenstedtstoUen, près Grossôrner 16900

SchlusselfctoUen, prés Friedeburg 31800

A Freyberg, la galerie RothschOnberger atteint une longueur de i7504 mètres, avec 1",50 de largeur, 3 mètres de hauteur et un demi-millimèti-e de pente (*).

— En France, un important travail du même genre est en cours d exécution pour relier à la Méditerranée les mines de lignites de Fuveau. Nous avons vu (.V 946, note) que l'exploitation de ce bassin est extrêmement gênée par les eaux de ses partens, L'épuissemcnt y atteint parfois des chifTres considérables : durant Tannée i887, la Société des charbonnages des Bouches-du-Rh4ne a tiré en moyenne 76 mètres cubes d'eau par tonne de charbon extrait.

Depuis îe commencement du siècle, plusieurs galeries d'écoulement, débouchant dans les vallées voisines, avaient été exécutées pour ce bassin à des cotes de plus en plus basses. On s'est décidé, il y a quelques années, à en créer une nouvelle en vue d'assécher une partie importante du gisement, en profitant du voisinage de la Mt^ilerranée. La longueur de cet ouvrage sera de 14^", 720; il se composera de deux galeries voisines partant du puits Ernest Biver à Gardanne, pour aboutir dans le port de Marseille, à la Madrague. U galerie inférieure, ayant généralement 2", 40 de largeur sur 2'",!20 de hauteur, a son orifice inférieur à la cote I^.IO; elle atteindra le puits Biver à la cote 15",80; elle est destinée exclusivement à récoulernent; sa pente variera de 1/2 à 1 millimètre par mètre. La galerie supérieure de 2",30 sur 2'*,25 aura ses deux exlrémilés aux altitudes de 12", 50 et 18 mètres; elle sera utilisée pour le sortage des charbons; mais, en cas de crue exceptionnelle, elle pourra également offrir aux eaux de la mine un débouché supplémentaire, et les déversera dans l'autre galerie au kilomètre 3,040.

Les travaux ont commencé le 1*' janvier 1891 du coté de la mer, et par un puits intermédiaire situé au kilomètre 3,000. Un ou deux autres puits doivent être creusés entre ce dernier et l'extrémité voisine de Gardanne, tant pour accélérer les travaux qu'en vue de faciliter leur aérage.

('; Capacci (Rev. univ. d. m., 2*, IX).

302 ËPursEMEPrr.

Au 1" janvier 1896, la galerie inférieure était exécutée depuis la Madrague jusqu'au point kilométrique 3,548; et la sorméc> du kilomètre 3,039 au kilomètre 3,525. Le creusement se continue i Tûde de perforatrices électriques. Les travaux ont rencontré de 1res importantes venues d'eau, et le débit de la galerie a, dans certains moments, atteint 41 700 litres par minute. Plusieurs sections ont dû être garnies de cuvclages, en fonte ou en maçonnerie, avec trousses picotées ; quelques sources ont en outre été captées. On projette d'utiliser les eaux fournies par cette galerie pour alimenter une canalisation dans la ville de Marseille (').

964 — Parfois une Société spéciale s'est créée pour entix^ prendre le percement d'une galerie, dans le but d'assécher plusieurs concessions distinctes, qui deviennent alors ses tributaires. La Clompagnie Sutro a recoupé ainsi le grand filon du Comstock, à 600 mètres de profondeur, au moyen d'un tunnel de 6147 mètres de longueur en travers-bancs, non compris un assez long développement en direction dans le filon. On lui a donné une section exceptionnelle de 5",65 de hauteur sur 4°,85 de largeur, afin d'effectuer en même temps par cette voie la ventilation et le roulage.

11 existe également un projet de percement de 13 kilomètres qui. en partant du niveau de la mer près d'Iglesias (Sardaigne), recouperait aussi profondément que possible les filons de calamine du groupe de Monteponi.

On a de même construit des galeries d'écoulement pour vider, en un temps suffisamment long, mais une fois pour toutes, sauf à maintenir ensuite la communication ouverte, de vastes étendues d'eau telles que le lac Lungern dans l'Underwald, et le lacFucino dans les Abruzzes (province d'Aquila). L'émissaire de ce dernier avait été déjà percé par les anciens sous le règne de l'empereur Claude, mais l'écoulement s'était trouvé arrêté par un éboulemcnt.

(<) ViUot. Étude sur le bassin de Fuveau et sur un grand traTail à y exéculor (Annale», 8«, IV, 5). — Oppermann, Mémoii^ sur le bassin de Fuveau {Bull, min., 5% VT, 855). — Domage, Note sur le tunnel à la mer de 15 kilomètres [BuÙ. min., 5', VI. 81)9]. — Domagc, Percement de la galerie de la mer [Bull, de la Société 9cientifq»f industrielle de Marseille, i894, 2" trim.). — CHM, 1802, 192. — Dai'odes, Influescr de la galerie d^écoidement Defarges sur le régime des eaux souterraines de îreU. Marseille, 1890.

L'opération a élé reprise avec succès dans ces derniers temps. La galerie présente 6300 mèti'es de longueur, avec une largeur de 4 mètres, une hauteur de 5'°*7U et une pente de un millième ('),

Le sol perméable d'une partie de la Perso oblige d'aller chercher Teau jusqu'au pied des chaînes de montagnes, avec des galeries soulorraines que la résistance du terrain permet d'exécuter sans danger. Ces travaux, tels que ceux d'IIamadan, se développent quelquefois sur 50 ou 60 kilomètres de longueur (').

••5 — L'avantage de l'assèchement sans machines de tout l'amont-pendage d'une galerie d'écoulement suffirait à justifier de lels elTorts. Mais il n'est pas le seul que procurent ces immenses ouvrages. On leur doit en même temps une atténuation importante (le I épuisement de l'aval-pendage lui-même, puisque l'on n'a plus alors k relever ses eaux que jusqu'au niveau de la galerie.

J'ai fait remarquer déjà (*) que ces percements peuvent permettre, dans certains cas, de se procurer une force motrice, en recueillant le travail développé par la descente à travers toute la hauteur des travaux, de courants de surface dont la sortie s'eiïectuera par la galerie, après qu'on les aura introduits à la partie supérieure.

L'aéragc naturel y trouve lui-môme son compte (N* 1229), car I on dispose alors d'orifices séparés par la plus grande différence de niveau que permette l'emplacement du gite.

Ajoutons encore que ces cheminements à travers des régions inexplorées constituent un important moyen de recherche, et que de nouvelles découvertes rencontrées sur leur passage ont chance de récupérer, au moins en partie, les sacrifices faits pour leur exécution.

Parfois enfin, bien que dans des cas exceptionnels (*), les galeries

''i Dumul-Claye [BuUetin de VAêsociation Bctenitfique de France, n* 526, p. 155). — Ihirand-Claye. Mémoire sur le desséctiement du lac Fuciiio {Annalee des Ponts et Chaussées, 187K). — Tunnel de dessèchement du lac de Mexico sur iO kilomëCrcs [Génie civU, XVI, 585: XXVI, 54). » Tunnel de dessèchement du lac Gopaïs prés de Thèbes.

'}] Diodore de Sicile, II, 13, g 6. — Polybc, X, 28, g 5. — Dieulafoy, L'art antique àela Perte, 2* partie, p. 8.

,'"' Tome 1, p. 878. — Voir en outre ci-dessus N* 908. ;*) Tome 1, p, 724.

d'écoulement ont été utilisées pour la navigation souterraine et le sortage des produits. Le transport de ces derniers peut également être effectué en plaçant une voie ferrée sur une banquette réserviv d'un côté de la galerie; l'autre partie formant cunette pour l'ccou- Icmcnt des eaux (*).

966 — Ces ouvrages, destinés à une durée indéfinie, devronl toujours être solidement murailles, et garantis par des massifs do réserve contre les mouvements qui seraient capables de les ébranler, en déterminant des infiltrations dans les étages inférieurs. Pour lo même motif, on établira ces galeries au mur, plutôt qu'au toit des gîtes. Elles seront l'objet d'une surveillance^ et d'un entretien attentifs, effectués au moyen d'un plancher mobile que Ton établit audessus de la cunette d'écoulement, disposition qui exige, dans le percement, une hauteur supérieure à celle des conditions ordinaires.

Ces grands tracés se rencontrent moins fréquemment danri les mines de charbon que pour les massifs métallifères. Dans le premier cas, en effet, la dépense de combustible présente un moindre intérêt, car on affecte à la consommation des machines d'épuisement des charbons inférieurs, ou môme de rebut, qui seraient difficilement acceptés par le commerce. En outre, il arrive souvent que les filons se concentrent dans des contrées montagneuses, présentant des reliefs plus accidentés qu'un grand nombre de bassins houillers. Nous en avons cependant cité, pour les charbonnages, de remarquables exemples (*).

Il convient de noter en terminant que les moyens actuels de perforation mécanique sont de nature à faciliter beaucoup de semblables créations, et surtout à les faire aboutir dans un délai rapproché; tandis que, pendant le moyen âge, d'immenses longueur ont été, comme le montre l'état des parois, pratiquées à la pointerolle«i travers des formations d'une extrême dureté.

(*) Une appUcation origrinale des galeries d'écoulement a été faite dans le bassin d'anthracite de Pennsylvanie. Afin de remblayer mie ancienne exploitation par piliers tournés dont les éboulements menaçaient certains quartiers de la ville de Shenandoali City, on a, au moyen d'un courant d'eau, entraîné d'anciennes lialdes des exploitations dans les vieux travaux. Les vides ont été si complètement bouri^s qu'on a pu reprendre Tabatage des piliei^ abandonnés (Sauvage, Annales^ 9*, IX, 219).

(^) Worsiey, ^VaIkdenmoor, projet Dyèvre {tome ï, p. 724) ; galerie de Fuveau (n* 965 .

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