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(*) Th .Sclilœsing llls. Comptes rendus, C.XXII, 398. — Ammles, 9", XI, 5.

(■) Thomas, Journal ofthe chemical Society, XIIÏ, 8i0.

(*) Final rejwrt of her Majestys commissionners apjHtinted io inquire info accidents of mines, lil.

(*) Schlussbericht des Central Comités der œsterreichischen Schlagweiler Commission, K -- C.hcsiicau, Annales. 9», I, 2H.

(■) Anlagen mm Hnuptbericht der preussisvhen Schlagwet 1er Commission ^ lY.

l«) Ibidem, I, il. — Zeitschrift BHS, XXIV, 75.

On voit par ce tableau que les quantités d'oxygène et d'acide carbonique conlenues dans le grisou sont en général extrêmement faibles ('). M. Th. Schlœsing fils a fait remarquer qu'elles peuvent provenir, dans bien des cas, de très légères additions qui se seraient produites lors des prises de gaz.

L'azote atteint souvent des teneurs beaucoup plus importantes. Nous avons déjà indiqué (iS° J069) les observations auxquelles il donne lieu.

l^es analyses résumées ci-dessus montrent enfin que le méthane constitue, à de rares exceptions près, le seul gaz combustible connu dans le grisou. Quelques expérimentaleurs y ont rencontré cependant de très petites proportions d'hydrogène, ou d'éthane (C*H*)» Mnsi que Ta montré M. Le Chatelier (*), il convient de n'accepter leurs résultats que sous réserve d'un examen approfondi, car les chiffres trouvés sont souvent de l'ordre des erreurs possibles avec les méthodes eudiométriques employées. Quoi qu'il en soit, il parait bien établi, d'après les analyses très minutieuses exécutées récemment par M. Th. Schlœsing (^), que le grisou renferme dans certaines mines un peu d'éthane, dont la proportion n'a jamais été supérieure à 2 ou 4 % (*)•

La teneur beaucoup plus élevée de cet élément, qui a été constatée pour un soufflard d'Oberkirchen (dernier exemple du tableau précédent), et qui concorde avec une absence complète d'azote, constitue jusqu'à présent un fait exceptionnel ; et le gaz naturel découvert en cet endroit se rapproche plutôt de celui des gîlcs de pétrole que du grisou proprement dit f ).

La présence dans ce dernier de certains gaz inflammables autres que le formène est donc très rare, et leur teneur y reste toujours minime. Cette constatation présente d'autant plus d'importance que Téthane et l'hydrogène sont plus facilement inflammables que le

(*) Nous avons vu {N« 1070) qu'en ce qui concerae l'acide carbonique une excepUon doil ^tre faite pour certaines mines sujettes à des dégagements de ce gaz.

(*) Le GrUou (Aide-mémoire Léauté, 7).

(5) Comptes rendue, CXXU, 398. — Annales, 9«. XI, 23.

[*) Sur 16 échantillons analysés, cet auteur est arrivé à une pai*ciUc conclusion pour trois d'entre eux, qui sont cités dans le tableau ci-dessus.

1*) Le Chatelier, Le Grisou, 14.

4i8 AÉRAUE.

iiiéthanc, et rendraient le grisou plus nuisible encore sïls s'y trouvaient en proportion notable. C'est probablement par une addition de ce genre, ou tout simplement par une proportion très élevée dt* méthane, qu'il faut expliquer les propriétés particulièrement dangereuses que Ton attribuait autrefois à certains dégagements. Ou disait alors que le grisou était méchant {quick^ sharp, silver-gaz).

i079 — Densité. — La densité du protocarbure d'hydrogène à l'état de pureté est de 0,56. Celle du grisou sera donc intermédiaire entre ce chiffre et l'unité; elle variera d'ailleurs suivant la composition du mélange. La moyenne de douze observations (*) a donné W chiffre 0,69.

On voit par là que ce gaz est léger, circonstance très importante. Il se tiendra, par conséquent, de préférence au toit des ouvrages, à l'inverse de ce qui a lieu(N* 1070) pour l'acide carbonique, qui en occupe ordinairement la sole. C'est donc à la couronne qu'il va lieu de redoubler de précautions. C'est par la partie supérieure des travaux, qu'il faut assurer les moyens d'évacuation naturelle vers les étages supérieurs. C'est au pied du chantier qu'il conviendra de placer les lampes.

On observe, en effet, quelquefois une séparation du grisou audessus de la couche d'air pur, assez sensible, mais graduelle, ci beaucoup moins précise que celle dont nous avons parlé pour l'acide carbonique. De plus, dès qu'un certain degré d'agitation a nettement déterminé le mélange, celui-ci ne se liquate plus, et le gaz carburé reste dissous dans la masse de l'air atmosphérique, dont il ne se sépare pas. Ce mélange se produit même spontanément dans une atmosphère calme. D'après les expériences de la Commission prussienne du grisou (*), la diffusion complète exige 5 ou 4 heures pour des galeries de 2 mètres environ de hauteur: la composition du mélange reste ensuite uniforme.

i080 -^ Propriétés physiques. — Le grisou est incolore; par

(^) Haton de la GoupiUière, Rapport au nom de la Goininissiou du grisou, Annales, 7% XVin, 214.

(«) Pelle, Annales, 8% IX, 610.

suite, inappréciable à la vue. Cependant on a signalé certaines apparences de filaments blanchâtres, comme indiquant Tinvasion de ce gaz ('). Dumas a rapporté cel effet à des difierences de réfrangihilité des filets fluides sortant du massif, par rapport à Fair atmosphérique au sein duquel ils pénètrent (').

Le grisou est inodore. L'odeur qu'on lui reconnaît quelquefois lui est alors communiquée par des substances étrangères, telles que Tacide sulfhydrique ou Fammoniaque.

Il est également insapide, bien qu'on lui ait attribué, dans certains cas, un léger goût de pomme.

Le grisou n'est pas toxique. 11 est asphyxiant, lorsqu'il se trouve dans l'atmosphère en quantité telle que la proportion d'oxygène devienne insuffisante pour la vie humaine. Sous ce rapport, le péril est moins grave qu'avec l'acide carbonique, qui est déjà dangereux pour des teneurs faibles, et qui en outre fait tomber l'homme dans la zone la plus chargée de ce gaz, tandis que la chute de l'asphyxié l'éloigné de la couche la plus contaminée par le grisou.

L'hydrogène protocarboné est très peu soluble dans l'eau, qui n en absorbe par litre que 35 centimètres cubes, mesurés à la température ordinaire et sous la pression que supporte le liquide (^).

II ne peut être liquéfié à la température ordinaire. Pour atteindre son point critique, il faut l'amener à une tempéi^ature de — 100 degrés et à une pression de 50 atmosphères (*).

COMBUSTION »tJ «ftlSOU

1081 — Combinaison avec l'oxygène. — Le protocarburc d'hydrogène est un corps combustible, dont les deux éléments sont

!*} Durât, Troisième supplément du Cours d'exploitation^ 1881* p. 24. — Xiirgue, C/ilf, 1883, 46. — Yalmont de Bomare, Dictionnaire d'hittoire naturelle, article exhalaisons, Lyon, 1776.

[*' Dumas, Chimie industrielle^ I, 468.

'') U Chatclier, le Grisou, 45. — ChansseUe, CRH. 1877, scptembi'C, 7. — Cbavatlo, ^ /^Jf, 1879, avril, 35.

•^) Le Chatelier, le Grisou, 44.

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