II
5U AËRAGË.
Si, à cette influence progressive du frottement sur les parois, il s'ajoute des pertes de charges spéciales, dues à l'influence de certains points singuliers : étranglements, coudes, etc.. on sait. d'après l'étude spéciale que l'hydraulique fournit de ces phénomènes ('), que ces pertes de charge sont toutes proportionnelles au carré de la vitesse, de même que l'expression (4).
En somme, on peut se contenter, pour faciliter la discussion générale, d'adopter par la pensée, pour leS valeurs des facteurs /. p. 8, v, qui sont variables le long du parcours, des moyennes convenables, et de substituer, comme expression simple, à la formule explicite qui serait la somme des divers termes successifs, la fonction (4), réduite à un seul d'enlre eux.
1144 — Il reste seulement à fixer, dans cette hypothèse, la valeur de la constante c. A cet égard, d'Aubuisson admettait, pour le frottement de l'air dans un tuyau proprement dit, le coeffîcienl:
c = 0,000 37(, et Navier (') le nombre :
La nature inégale et les anfractuositcs des mines obligent évidemment à prendre une valeur notablement plus grande. M. Devillez a indiqué (') comme la plus convenable, dans les conditions oi'dinaires :
H. Atkinson adopte (*) une constante qui, réduite aux mêmes
soient tous au même niveau. Nous verrons plus loin (n** 1251} que, dans le cas frêqiKnt où l'air doit descendis ou monter, les influences atmosphériques agissent pour produire une dépression naturelle qui vient augmenter ou diminuer celle résultant iie l'action du ventilateur.
(*) Uaton de la GoupilUère, CAmre de machines^ I, 124.
(') Haton de la Goupillièrc (Trailé des mécanismes^ p. 433).
(") Devillez (Ventilation des mines^ p. 37).
(*) Atkinson, Treatise on Ventilation, p. (M).
VENTILATIO.N DES MLNES.
unités de mesure que les précédentes, correspond à.:
quantité bien supérieure encore. Inversement, M. Clark (*) se rapproche des valeurs de Navicr et de d'Âubuisson en admettant :
Ces divergences s'expliquent très naturellement par les diflérences des milieux miniers dans lesquels ont été cflectuées les observations employées pour ces déterminations. Elles sont justement propres à mettre en évidence le degré de vague qui planera nécessairement sur des calculs faits a priori.
Le coefficient (5) de M. Devillez est celui qui parait le mieux correspondre aux conditions moyennes de la pratique. Mais de récentes et très remarquables expériences de M. Hurgue (*) ont fourni des données plus précises sur les valeurs que prend c suivant les circonstances. Nous les résumons dans le tableau suivant:
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XATrilE DU REVÊTEMENT