AÉRA
souvent à la ventilation des culs-de-sac (')» au moyen de tuyaux qui font communiquer la galerie du circuit principal avec le front de taille. Si le ventilateur est soufflant, il sera placé dans cette galerie à une petite distance en amont du branchement qu'il s'agît d'aérer. Un appareil aspirant se met à une faible distance en aval. Parfois aussi Ton place ces engins, non à Textrémité, mais vei's le milieu de la conduite dans laquelle ils doivent engendrer un courant d'air (N^ 1164).
On a souvent fait usage de ventilateurs à bras, dont la manivelle est actionnée par des manœuvres; mais leur usage doit tendre de plus en plus à disparaître. 11 est en tous cas essentiel d'exercer une surveillance attentive sur les hommes chargés de ce service. Ce système se retrouve encore dans de petites exploitations souterraines, telles que des minières où des glaisières.
ff90 — Une solution bien préférable est fournie par l'emploi de petits ventilateurs à air comprimé, facilement transportablcs. En 1893, il en existait 64 aux mines de Blanzy ('), d'une puissance moyenne de 3 chevaux. Les appareils usités en pareil cas constituent des modèles réduits des divers types à force centrifuge et à rotation rapide dont nous parlerons plus loin. Le diamètre de la couronne tournante varie de O^^Sd à 0",50 en général. Vn petit ventilateur Ser ou Râteau, de 0"*,50 de diamètre, donne, à 500 tours par minute, un débit de 7 à 800 litres par seconde.
L'électricité peut être substituée, comme force motrice, à l'air comprimé ('). On accole alors sur le même arbre la dynamo .et le ventilateur (fig. 751).
A l'inverse de la conclusion qui a été formulée pour les grandes machines d'aérage (N° 1185), il y a lieu, en ce qui concerne les ventilateurs portatifs, de préférer le système soufflant. La force vive de l'air, qui débouche du canar et s'épanouit dans le cul-de-sac. est alors mieux utilisée, en vue de pourchasser le grisou dons tous
(*) Ou môme d'autres chantiers où il est utile de forcer U venlilation (N* 1176;. {*) Delafond, Annales, 8«, XIX, 253. — Mathet, Buli. min., 3% VII, 343. [') Leproui, Bull, min., 3*, VIII, 94. — H. (îustave liîchàrd a publié une liste nombreuse de ventilateurs électriques {Lum. élect., XLVII,
VESTIUTKCRS. 575
les recoins de ['avancement. 11 sera plus dirûcilc de l'en extraire, si l'on entrepi-end de l'engoufTrer par aspiration dans ce tuyau, particulièrement pour les remoiittics ; d'autant mieux que lorsque l'avancement se pratique à la poudre, le canar ne peut le suivre qu'à ijuelque distance, sans quoi il aurait trop à soulTrir des coups tie mine.
De plus, l'air qui parvient au front de taille csl plus pur, puisqu'il n'a eu de contact qu'avec le métal, que s'il est arrivé par la galerie, en obéissant à l'appel exercé, h l'eslrénii[é, par le tuyau.ll s'est alors chargé, en roule, de tous les suintements gazeux des parois-
Enfîn, nous avons déjà ex- Flg. 7SI. - Ventilauur Hvclriquc.
pliqué {N" 1172) qu'il vaut
raitui, en thèse générale, établir les résistances sur la voie d'arrivée, et les larges sections sur celle du retour d'air.
Dans certains cas cependant, on se trouve conduit à préférci' l'aérage aspirant. Lorsque par exemple on n'a pu se conl'orracr, en quelque point d'une mine à grisou, à la n''gle de la circulation ascensionnelle, et que le courant est descendant sur un parcours limité, l'on établit des tuyaux d'aspiration qui vont prendre l'air au sommet de ce parcours, et le déversent dans une galerie, au delà de laquelle le courant s'élève ensuite régulièrement.
1191 — En dehors des appareils secondaires, dont l'inslallalion reste fixe pendant la durée d'un travail déterminé, on a rcconi.; mandé l'emploi de ventilateurs mobiles, moulés sur des chariots avec lesquels on parcourt les travaux, el qui servent à déloger le grisou de toutes les anfracluosilés où il a pu s'accumuler. Les petites cloches et les irrégularités du toit des galeries sont ainsi balayées méthodiquement.
ORIFICE DE PASSACiE
1±9Z — Ventilateurs volumogènes et dëprimogènes. — M. Murgue, dont les travaux ont jeté beaucoup de lumière sur ces matières délicates, partage Tenscmble des ventilateurs en deux classes, quil appelle volumogènes et dëprimogènes (^), noms auquels Tusagc substitue souvent ceux de statique» et dynamiques.
Dans les appareils de la première catégorie, une série de cloisons mobiles vient découper Tair sortant de la mine, en tranches qu'elles emprisonnent dans les compartiments compris entre elles et un coursier fixe. Puis elles les poussent le long de ce coursier, et finissent parles rejeter au dehors (*). Le vide que chaque tranche laisse derrière elle se trouve naturellement comblé par l'air adjacent, et celui-ci, à son tour, est remplacé de proche en proche aux dépens de l'atmosphère extérieure, qui est ainsi appelée à s'engouffrer dans le puits d'entrée. Le mouvement du fluide prend par là naissance. Comme, d'ailleurs, il ne saurait avoir lieu sans la production d'une diiïérence de tension d'amont en aval, et que la pression d'amont se trouve déterminée et égale à celle de Talmosphère, il s'ensuit nécessairement un certain degré de vide aux abords du ventilateur. Celui-ci a donc pour fonction immédiate d'engendrer un volume et, comme conséquence indirecte, une dépression. De là l'expression de volumogène.
Au contraire, dans les ventilateurs déprimogènes proprement dits, la communication peut rester continue, et géométriquement libre, entre la mine et l'extérieur, au lieu d'ôtre, comme tout à l'heure, fermée par les palettes qui interceptent le passage. Mais le milieu gazeux est troublé dans son équilibre par les mouvements du mécanisme, qui ont pour résultat de le brasser énergiquement.
(*) llarzé. Comparaison des ventîlateors à capAcité variable et à force centriru {Hev. vniv. d. m., 2v I. 59".
(*) Dans touto la suite de ces explicatious, nous supposons, pour fixer le lanfrag^" que le venlilateiir est aspirant.
VENTrUTEURS. 577
H prend, comme conséquence, une certaine gradation de lonsions» dont le dernier terme est encore la pression de l'atmosphère extérieure, au sein de laquelle se déverse le courant, la dépression ainsi créée à Taulre bout détermine naturellement un appel dans les régions qui Tavoisincnt, et par suile un écoulement continu. Cette ailluencc sera notable si la mine est large, plus réduite si elle est étroite en exagérant les résistances. Le ventilateur produit donc (iireclemenl de la dépression, et celle-ci à son tour engendre, comme conséquence, un certain débit en volume. De là le nom de déprimogène (*).
On voit par ces indications que les appareils de la deuxième classe agissent sur l'air par la vitesse qu*ils communiquent à ses molécules, c'est-à-dire d'après des réactions dynamiques. Avec les premiers, au contraire, les volumes puisés dans la mine sont, les uQs après les autres, emprisonnés au milieu de capacités fermées, où ils se trouvent à peu près en repos relatif, et d'où ils sont ensuite déversés dans l'atmosphère extérieure. C'est pourquoi l'on a donné à ceux-ci le nom de venlilateurs statiques, et aux autres celui de ventilateurs dynamiques.
Ajoutons que ces derniers sont de plus en plus en faveur, tandis que les appareils statiques ou volumogènes sont plus délaissés.
1193 — Orifice de passage. — Tout ventilateur, qu'il soit volumogène ou déprimogène, aspirant ou soufflant, constitue un encombrement pour le passage du courant. 11 ajoute donc aux résistances à vaincre, en même temps qu'il fournit, d'autre part, I agent destiné à en surmonter l'ensemble. On doit, par conséquent, dans le calcul de sa puissance, faire entrer en ligne de <'ompte, indépendamment des résistances produites par la mine, celles qui sont propres à cette obstruction partielle.
M» Murgue ramène ce supplément de résistances au type' uniforme de l'orifice équivalent, qu'il a introduit (N" 1147) pour résumer la totalité de celles que présente une mine. A coté de l'ori-
'i Cette appellation n'est plus justifiée lorsque le ventilateur fonctionne comme ippareil soufflant.
fice a qu*aurait cette exploitation, eu supposant le puits débouché, il convient donc d*en envisager un second a, sous le nom A'orifice de passage, équivalent aux résistances accessoires occasionnées par rinstallation de cet obstacle, et dues aux frottements de l'air dans la traversée de Tappareil (-).
On peut déterminer expérimentalement cet élément, pour un ventilateur donné, en supprimant toute action motrice artificielle, et laissant les agents naturels (N"" 1232) déterminer, à travers Tappareil au repos, un courant dont on mesure le débit q^, après lui avoir laissé le temps d'atteindre son régime régulier (*). Si, comme nous le supposons, cet écoulement se produit dans le même sens que Taéragc mécanique, il créera derrière le ventilateur une compression A^, qui représentera la force nécessaire pour faire franchir à ce volume d'air l'orifice de passage. On évalue alors a pur la formule (15, page 520) :
et Ton obtient ainsi pour les ventilateurs dynamiques une valeur suffisamment approchée de Torifice a.
Avec les appareils statiques, on se voit obligé, dans cette expi'rience, d'enlever les palettes. On pourra toutefois éviter ce démontage, s'il est possible de mesurer, sur les deux faces de Faube, les dépressions A, et A, que présentent ces régions, par rapport à la pression extérieure, tandis que la ventilation normale fait passer le débit q à travers l'appareil en mouvement. On a en effet alors, d'après la mt^me formule (*) :
V/A. - A, 1194 — Une fois que l'on a déterminé l'orifice de passage a du
(*) Voir note 2, page G04.
(*) Dix minutes au moins.
(-^} H. Murgue a effectué cette détermination pour deui ventilateurs du bassin houilk-r du Gard. I^ moyenne de ces mesures a été la suivante :
YENTfLATEURS. 579
ventilateur, on possède l'expression de la partie B du travail total qui est consommée par ses résistances propres. Nous aurons, en effet, d'après l'équation (16, p. 520) :
On voit par là combien il est important d^agrandir Torifice de passage d'un ventilateur, puisque la perte de travail qu^il occasionne est, pour un même débit, en raison inverse du carré de cet élément. Pour atténuer Fimportance des frottements et pertes de charge, le procédé le plus naturel est d'élargir les pertuîs que l'air doit parcourir. On se trouve ainsi amené, en vue d'augmenter le rendement de l'appareil, à développer ses dimensions, plutôt que d'accroître sa vitesse qui n'influence en rien a. L'expérience justifie d'ailleurs ces prévisions, car les grands ventilateurs ont généralement des orifices de passage plus ouverts que ceux qui sont de petit diaraèti-e (*).
Il faut remarquer toutefois qu'en exagérant la taille de ces machines, on retombe dans d'autres inconvénients, tels que l'encombrement et l'importance des résistances passives du mécanisme lui-même.
Indépendamment de la dimension des perluis, leur configuration exerce d'ailleurs une influence importante sur la grandeur de l'orifice de passage. On accroîtra ce dernier en donnant aux divers organes de l'appareil les formes les plus appropriées à une diminution des frottements et remous intérieurs. C'est dans ce sens que l'on a cherché à résoudre le problème pour certains ventilateurs à grande vitesse et de dimensions restreintes, qui ont été construits depuis quelques années.
La question se présente d'une manière un peu diiïérente avee les ventilateurs statiques. Dans ces derniers, en effet, l'avantage réalisé par une amplification générale du système se trouve en partie perdu par l'augmentation que subissent de leur côté les
(*; Sous supposons que Ton compare deux appareils de systèmes dilTércnts. Pour des TeDtilateurs semblables, a augmente éndemment avec le diamètre*
580 AËKAGE.
fuites; quoique les jeux, nécessaires pour éviter les grippements, ne s'accroissent pas, bien entendu, proportionnellement aux dimensions de rensemble.
VENTILATEURS STATIQLIES
1195 — Théorie générale. -^ Les appareils statiques sont de moins en moins employés aujourd'hui. On les conserve cxîpendant. comme ventilateurs de secours, dans les mines où ils ont été remplacés par des appareils dynamiques.
Les fuites constituent leur défaut caractéristique. L'ensemble des jeux laissés à dessein, ainsi qu'il vient d'être dit, entre les parties fixes et mobiles, peut encore être représenté par un orifice équivalent spécial, que nous désignerons par a' (*).
Appelons Q le volume, bien déterminé, qui est géométriquement engendré par une révolution de l'appareil, et que l'on peut toujours évaluer quand le mécanisme est complètement défini. Soit en outre m le nombre de tours eflcctués par seconde. Le produit mQ représentera le débit en volume par unité de temps. Or ce total se compose du débit utile q à extraire de la mine, et en outre de celui des rentrées qui se produisent abusivement, et que l'appaml doit également avaler. Comme d'ailleurs la dépression aspire, en une seconde, le volume q par l'orifice a, qui représente la mine,
elle fera passer à travers a' un volume proportionnel q — (éq. 15, page 520). On aura d'après cela :
mQ = q -h q —
et, par conséquent :
wQ
('i II importe de bien distinguer cet oriûce des pertes a' de Torifice de passage c, «lui est l'équivale|it des froitement$ et. remous intérieurs. .
ii9B — S'il s'agit, en premier lieu, d'établir le projet d'un vcïitilaleur destiné à faire circuler, à une allure donnée m, un débit q assigné d'avance, on possédera ordinairement, au moins par npproximation, d*après des observations antérieures faites sur le
type adopté, le rapport — • On déduira donc de là Q et, comme
Ut
conséquence, les dimensions de l'appareil.
Si l'on demande, inversement, de déterminer ol' pour un venlilaleur déjà construit, on mesurera expérimentalement le débit q quil fait circuler, et Ton calculera, d'après ses dimensions, le volume Q qu'il engendre géométriquement dans une révolution. On connaîtra ainsi celui ?/iQ — q des fuites, et si l'on applique la formule (15, page 520), il viendra, pour la valeur de Torifice des perles (*) :
iiB'T — Le rendement (jéométrique A\\n appareil volumogène t*st marqué par le rapport :
puisque l'on est obligé de faire eflectivement avaler par l'appareil lin volume proportionnel à a -f-a, pour extraire utilement de l'ex* ploitalion une quantité représentée seulement par a,
[^) M. Mur^e a donné [Bull, min,, 2*, IV, 774) un tableau de 17 ventilateui*s statiques, pour chacun desquels il a détenu iné expôriiuentalement l'orifice équivalent am p<»rtes. Le minimum de ces valeurs est de O^^^OOSS ; le maximum 0'»*,4400 ; la moyenne arithmétique 0"*,1687.
Le minimum cori*espond à une vis bydropneumatique Guibal (n° 1205). La fermetin*e hydraulique explique la faible valeur dos fuites (débit par tour Q = 42""^, 173; diamètre intérieur 5»,06; diamèti-e du noyau 1*,80; longueur du pas 3", 80).
Le maximum est relatif à un f^iprgntpsquc Lemielle (n* it200), ce qui motive l'exagcration des rentrées (débit par tour Q = !69"',030; diamètre extérieur 7"»,100; excentwité 0,818 ; hauteur 4*,960)-
i>lui de ces exemples qui se rapproche le plus de la moyenne arithmétique est un ventilateur Fabry (n» 1199), dont l'orifice exact est pour les fuites : a' =0,1 674 (débit par loui* Q=2î»',708; rayon des ailes, 1",70 ; distance des axes 2 mètres; largeur î mètres).
582 AËRAGE.
Il convient, d'après cela, de n'appliquer qu a des mines larges les grands volumogënes, qui occasionnent naturellement beaucoup de fuites, sous peine de n'en obtenir qu'un mauvais fonctionnement.
1198 — Quant à l'évaluation de la puissance dynamique, on y peut procéder de la manière suivante. Les fuites faisant rentrer, è |
a' travers leur orifice équivalent a', un débit q — > le travail consomme
de ce chef aura pour expression (éq. 16, page 520) :
Si donc on réunit à cette valeur le travail i de la ventilation proprement dite (éq. 16, page 520), et celui 6, qui est destiné à faire franchir l'orifice de passage (N° 1194), il viendra, pour la puissance totale T à fournir, en négligeant ici les frottements des paliers et autres articulations de l'appareil :
t = ow[J,(i-h4)-^.±].
Pour passer de cette valeur à l'établissement de la machine motrice, on divisera T par le rendement présumé de cet appareil, et par Je facteur 75, ce qui fournira le nombre de chevaux nominanx.
1199 — Ventilateur Fabrtj, — Le ventilateur Fabry(') est formé de deux roues identiques (fig. 752), réunies par des engre-
(^) CaUon, Cour» tCexploUaiûmy II, 46S. — Ponson, Traité dtts mines de hmilkM 188 ; et Supplément^ 34&. — DevUlez, Traité de la ventilation de$ minet, 402. -* Annales des travaux publics de Belgique, XI, 273. — Serlo, Leitfaden zur Bergtaukufldf. H, 308. — Weisflboch, Maschinenmechanik, IH, illS. — Bull, min., 1860, 587; 1S75. 577; 2% VII, ?90. — ZeiUchrift BHS, XXIX, 51; XXXV, î«7. — Ânnaies, fr, X, 185. •i^J. von Haucr, Die Wettermaschiuen, 186.
La première idée de cet ingénieux dispositif dérive .'de la machine rotatîTe de Murdock, publiée en i799 {History and Progress of tke Steam Engine by Bliah C«'lowav, 127).
VENTILATEURS. 5tâ
nages égaux qui tournent en sens contraires avec la mftme vitesse.
S8« AÉRAGI!.
(fig. 753 et 754) est monté sur un essieu coudé vertical 0 (fig.ïôii].
Fig. 753. — VeDlIlBtenr Lemïelle (coupe vi
On installe, autour d'un axe û exeenlrique par rapport au boisseau circulaire CCiC, décrit autour de 0, un prisme hexagonal, Jont la base AB,AjB,A,B est inscrite dans un cercle tangent au premier, à l'extrémité K de la ligne des centres Où. Sur trois des sonunets A, A^, A,, de l'hexagone, jouent à charnière des volets AC, A,C,, A,C, égaux au rayon, et par conséquent aux côtés de l'hexagone ; pouvant, par suite, se rabattre sur eux, ou s'en écarter plus ou moins. Pour les assujettir & raser le boisseau circulaire, on les relie au centre de ce boisseau à l'aide de liens OC, OC,, OC, égaux à son rayon (*). Le volet s'applique sur la face du prisme, lorsque leurs extrémités se confondent au point de tangence K. Leur angle, nul à cet instante s accroît jusqu'à un certain maximum, puis décroît vers la fin de la révolution. Les valeurs actuelles de cet écartement sont figurées en BAC, B,A,C„ B,A,C,.
Dans la position représentée sur la figure 755, les ailes A^C,, A,C, enferment complètement un certain volume d'air entre le boisseau el le prisme, en :
(1) B,AiCiC',C,A,B,.
Un peu auparavant, en :
B}A|C|C iCjA^Bi,
(*) Les mouvements entre-croisés sont rendus possibles par le coude de Tarbre, et par des fenéti*es ménagées dans les panneaux du tambour, pour le passage des tringles. Oq a soin de les fermer à l'aide de lèvres en cuir qui, tout en permettant la traversée^ aveuglent autant que possible les fuites. Sans cela, un courant s'établirait en permanence par ces ouvertures.
Fig. Tîfô.
Ventilateur Lemielle (figure schématique).
cette capacité s'ouvrait en C,C',, du côté de Tair de la mine M. En peu plus tard^ en ;
elle débouchera en C,C",, dans Tatmosphère extérieure N. On voit donc que l'appareil détache successivement, de rinlérieur, des capacités égales à (1). De même, il existe un moment où les ailes enferment, du côté opposé, un espace :
(2) ABaCKa,BiA,
lequel, ouvert un instant auparavant vers l'extérieur N, près de i. s'entr'ouvre un peu après vers la mine M, aux environs de a,. Ce volume est donc, inversement, puisé à l'extérieur et rejeté du C(Mê des travaux. C'est par suite, en définitive, la différence des deiiï capacités (1) et (2) qui se trouve expulsée par chaque tiers de révolution.
f J^Of — 11 est nécessaire d'observer, dans la construclion de cet ingénieux appareil, une condition sans laquelle la rotation ne pourrait s'achever, et se trouverait limitée à deux positions extrêmes infranchissables. Suivons en effet par la pensée, dans ses transformations, le quadrilatère articulé OûA,C,. L'un de ses côtés Où est fixe, et il faut qu'à certains instants les côtés adjacents OC, ci OA, viennent alternativement se mettre dans son prolongement. Alors ,1a figure doit prendre la forme d'un triangle. 11 est donc nécessaire, pour le permettre, que l'on ait successivement les conditions:
OU -h OC, < OA, -h A,C„ OU -h liA, < OC, H- A,C,.
Mais la seconde aura lieu a forlioriy si la première est satisfailc. 11 nous suffit par conséquent de conserver celle-ci, que l'on peut écrire :
en marquant par R fe rayon du boisseau, r celui du prisme, e l'excenlricité. On a d'ailleurs, pour le contact des deux cercles :
Si Ton substitue à R cette valeur dans l'inégalité, elle devient :
Telle est la condition de construction.
Le tableau suivant (*) présente les données relatives à un certain nombre de ventilateurs Lemielle :
'/) Dressé, ainsi que celui de la page 016, d'après les docomenls insérés dan$ l'Agenda Dunoil des mines, 188i, 156.
593 AËRAGE.
La inacliiiie pneumatique du puits Hottinguer d'Épiiiac jN° 901 1 comprenait deux cylindres à air horizontaux, actionnés chacun par un cylindre à vapeur spi-cial, placé en prolongement avec la même li^f.
L'arhre d'un volant metlait les deux couples en relation , au moyen df manivelles coudées a angle droit. Bien que ir puissant appareil, capable de développer au besuin mille- chevaux de force, ne servit qu'indii-ectemenl à l'aérage (N" 1188), ses fonctions essentielles n'en étaient pas moins les mé- Hi«. r.:. - veMLiotcur struv.:. «"es quB cellcs qui nou*
occupent en ce moment.
Il s'agissait toujours, en effet, de reiirer l'air de la mine. Seulement les condilionss ctaierit ici bu n diff^reiiles surtout en ce qui concerne la ^alcu■ de la de pi eiMon
1S03 — Les. cloches h drauhques dmvenlion foii ancienne , sont représentée par le ventilateur Slruve() (fig 7S7) Elles consistent en une «sorte de gazomttrcplon géant dans une certaine quantité d'eau, qui constitue une fermeture étanche et sans fi-oltement. La cloche s'élève et s'abaisse alternativement, en déterminant le jeu de nombreux clapets.
(i) Bull. »iiH.. a-, XI», 6m et 707. — ZetUchrift BBS. VI, HO. — Bers lai Hûltenmânniêclie Zeilung. 1801, 107. — Voii liauer. Die tlWfermaicAr'nen, 110.
t\g VSB — \ s hidra(Hicnnuilli|ue Giiihal
La vis hydropneumatique de Guibal (fig. 758) emploie également, comme fermeture, un bain liquide, mais seulement sur une partie de la circonférence.' Elle reproduit à peu près le dispositif (l'une vis hollandaise, que Ton supposerait couchée horizontalement. Le fluide s'y trouve porté d'un bout k Tautre du coursier, et un r-etour d'eau lui permet de revenir au point de départ. Ce transport constitue un inconvénient, en raison du brassage qu'il détermine, et des résistances qui en sont la conséquence. De son côté, l'air est entraîné de la même manière dans la partie supérieure, mais il ne i-evient pas, comme l'eau, à son point de départ. Puisé à une extrémité de la vis, il se déverse à l'autre.
Je me bornerai à mentionner encore les ventilateurs statiques de Baker('), BellO, Cooke('), Evrard (*), Fournier et Levet('), Jaroliraek(*), Mortierf), Nyst(*), OldhamO, Root(*^), etc.
THÉORIE DES VENTIIiATEUBS DYNAMIQUES
1204 — Généralités. — Un ventilateur dynamique (") est con-
(*, dinglerê polyteehnitchet Journal, 1874, 212. — Von Hauer, Die Wetiermatchineii, 2Ut!. — TranêocL americ. min., 1882.
'*; Engineering, mai 1875, 570.
(5) Bull. min.. 2*, XIII, 707. — Polyiechnisches Cenlralblall, 1870, 7. — Von llauer, hie Wettermatchinen, 203.
**] Itevillez. Traité de la ventilation des mineê^ 412.
(») CRM. 1882, 01.
1^' Zeiliehrift det œsterreich. ingénieur vereines, 1867, 183. — Voii llauer, Die ïïettermasehinen, 205.
n CRM, 1880, 145. — Annales, 0*, V, 482.
C) Rev. unit. d. m., 1'% VII, 326. — Von Hauer, Die Weltermaschinen, 204. — Or nppircil est analogue aux roues du propulseur à aubes parallèles (Ilaton de la Goupillièrc. Traité des mécanismes, 187).
(* CEsterr. Zeit., 1880, 113.
,'») Bull. nMit., 2«, XIII, 680, 707. — Annales, 0«. V, 481. — Von llauer, Die Wetternuuchinen, 101. — ZeiUehrift BUS, XXIV, 107. — Engineering, juin 1877. 408.
(") AnnaUs, 3-, XVIII, Combes; 5% V, 456, Résal; 5-, XVII, 425, Sens; 5-, XVII, Tournairc; 7*, IV, 265, Voisin; 7-, XX, 285, de KossuUi; 8% 10, 143, Bochet; 9«. V, *57, Sauvage. — Cabany, Bull, min., 1~. VI, 583. — Murgue, Essai sur les machines d'aérage, BuU. min., 2% II, 445; IV, 747; IX, 5; XV, 81. — Expériences de la Commissioa du Gard, Bull, min., 2*, VII, 477 et 713. — Commission anglaise des ventila-