‹ Cours d'hippiatriqueChapitre 29 sur 105 · DES YEUX · texte numérisé non relu

DES YEUX

La beauté des yeux est loin d’être aussi i importante que leur bonté, qui est re-connue à l'inlégrité des membranes ett à la transparence des parties qui ont ce: caractère; cependant, pour qu’ils soient! beaux, on les désire bien fendus et less plus grands possibles, sans être trop) saillnns, ce qui ferait paraître l’animall hagard : lorsqu’ils ont une conformation 1 contraire, ils sont dits de cochon. Lat couleur marbrée de l’iris constitue les» yeux vérons.

Les affections qui attaquent ces organes, sont: la presbitie, la myopie, la 1 Jistule lacrymale , V onglet , Vophthalmie , la Jluxion périodique , la goutte sereine, et les albugo ou laies.

La preshitie est l’action de ne voir que de loin ; aussi , lorsque l’animal qui i en est attaqué approche des objets, il

DU CHEVAL

ne les voit plus qu’environnés d’un nuage et en est effrayé. La viyopie est l’action de ne voir que de très-près 5 quand les objets sont hors de la portée de la vue du cheval myope, il ne peut être mis en confiance : ces deux défauts, rares à la vérité, et absolument opposés, ont les memes résultats, et rendent l’animal fort ombrageux.

La fistule lacrymale s’entend de l’épanchement des larmes au dehors, soit par l’oblitération des voies lacrymales -, soit par de petites érosions survenues aux tarses et aux points ciliers, qui, en étendant leurs ravages, finissent par produire cette fistule.

On appelle onglet, l’apparilion du corps clignotant sur la partie antérieure de l’œil, après sa sortie du grand angle.

Lt'ophthalmie n’est autre chose que l’inflammation de la conjonctive , qui alors paraît rougeâtre; elle est peu dangereuse lorsqu’elle est la suite de coups.

La fluxion périodicjue est la plus terrible des maladies de l’œil; elle commence ordinairement par eu attaquer

exttérieür

un, et le détruit en cnusant Vopacil^ du cristallin ÿ ensuite elle se porte su ii l’autre, et le détruit de meme. Ses at taques se manifestent périodiquementl assez souvent tous les mois; alors l’œi ii est presque fermé; les larmes coulen ‘ au dehors, la conjonctive est foit en^• tlammée, et Vhumeur aqueuse troublée, au bout de huit jours environ, ces symptômes disparai.ssent , et l’œil redevient!

clair et net; mais, après quelques at-taques, on aperçoit déjà le cristalline prendre la teinte de ces pierres ap|)elées> opales. Cette alFection cause la perte dee la vue.

La goutte sereine est une cécité pro— I duite par la paralysie du nerj' optique-,.' l’œil alors semble intact, et cette mala-die n’est reconnue qu’au défaut de con-tractilité de l’iris.

Les albugo ou taies sont des tachess blanches, qui se manifestent soit sur la cornée lucide, soit sur le cristallin; il est toujours à craindre, qu’eu se multipliant et en augmentant de dimension, elles envahissent entièrement les parties atta-

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quées , et produisent ainsi ce que l’on appelle trivialement un dragon.

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