‹ Cours d'hippiatriqueChapitre 34 sur 105 · DU PALAIS · texte numérisé non relu

DU PALAIS

Il a pour base la substance cbarnui qui recouvre les grands auxiliaires à 1 face interne et supérieure de la boucht Lorsque les chevaux jettent leur gourme le palais, gonüé, dépasse quelquefois 1 niveau des dents ^ on appelle cela lampa on fève: il faut bien alors se garder d’en lever ou brûler le palais, ainsi que 1

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font les ignorans j car ce gonflement n’est produit que par l’abondance des matériaux nécessaires au travail considérable qui se fait dans la tête à cette époque.

DE l’AGE.

Les renseignemens que les dents fournissent pour l’appréciation de l’âge, se tirent, i de l’éruption des dents de lait; 1° de leur chute et de leur remplacement par les dents de cheval ; 3.° du rase meut de ces dents ; 4 •° leur changement de forme, de couleur, de direction, de longueur.

Pour bien se rendre compte de toutes les altérations que subissent les dents, il faut d’abord examiner leur composition, leurs divisions et subdivisions.

Notions préliminaires.

Les dents sont composées de deux substances différentes ; l’une est l'émail^ elle est la plus dure, la plus blanche et la plus extérieure; l’autre est l’iVoi/e , moins dure et plus jaune que l’émail ;

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clic csl mainleruic entre les lames dee celle même substance. Quelques auteurs' ont fait (le l'espèce de crasse noirâtre’ qui se remarque au fond des cavités, unet troisième substance , qu’ils ont appelée' corticale ou cernent.

Les dents sont nourries par la palper, qui est reçue dans la racine et se com-pose de vaisseaux et de nerfs d’une ex— trt-rae sensibililé. Les dents sont main-- Icnues dans les alvéoles sans y contracter' d’adhérence, de manière qu’elles peu--] veut sortir au fur et .à mesure qu’elless’usent pat l’acte de la mastication , ett| meme sans cette usure. Les gencivesservent k consolider les dents.

On di.stingue dans l’étendue de la.

dent, 1 la partie enchdssee : elle est’ renfermée dans l’alvéole, et se termine:par la racine; 2 ^ la partie libre, qui est; toute extérieure : elle oflre la table, endroit où s’opèrent les frotteraens lors de? la mastication ; les côtés, don t le nom in-dique la position : ils sont unis dans certaines dents, et sillonnés dans d’autres. Le côté qui se présente en avant de la»

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dent, se nomme aussi muraille externe, et celui qui lui correspond en dedans, muraille interne. 3.® Enfin, la troisième région de la dent est le collet : c’est l’endroit qui sépare la partie libre de la partie enchâssée. Le collet offre une espèce de rétrécissement très-remarquable dans les dents de lait.

D’après leurs usages, les dents sont divisées, i.^ en incisives , au nombre de six , à la partie antérieure de chaque mâchoire. Ces dents sont subdivisées eu deux pinces : ce sont celles du milieu, en deux mitoyennes : elles touchent le.s précédentes j cl en deux coins: leur nom indique leur situation.

3.° En molaires , au nombre de six , à chaque coté de chaque mâchoire , eti subdivisées à leur tour en trois auancet trois arrière-molaires.

3.® Eu crochets ou angulaires, qui existent entre les molaires et les incisives- Si on classe les dents d’après leur durée, on reconnaît, i.® des dents caduques ou de lait ; telles sont toutes les. incisives et les avant-molaires

EXTERl EUR

a.° Des dents de remplacemenl : elli succèdent aux dents de lait.

3.° Des dents permanentes ou persi tantes, dont l’éruption n’est point prri: cédée par l’apparition des dents de laiii ce sont les crochets et les arrière-moc laires.

Les dents de poulain sont plus blax cites, plus petites que celles du chcvail elles ont aussi leur collet étranglé. Ui.i dent de cheval à peu près intacte e^ conoïde, courbe, et aplatie à sa tabîl d’avant en arrière 5 vers le milieu, elJ! s’arrondit; un peu plus bas, elle deviera triangulaire ; et enûn , vers son extrémi ii inférieure, elle se mon tre pla te d’un cô6l 9 l’autre: disposition toute contraire’ celle qu’elle afiectait à sa table.

La table d’une incisive vierge oflTi' une cavité en entonnoir et la muraiül externe plus élevée que l’interne; cetit dernière est souvent tellement échan. crée, qu’elle nuit beaucoup à l’appré.

ciation de l’à^e.

Quand on scie une incisive longitu dinalement, on recounaît que la cavitt

DU CH ETAL.

Cît formée par une duplicature de l’éniail , qui se recourbe de dehors en dedans, et plonge jusque Ters le tiers de la dent ; c’est ce qui constitue le seplunt ou cornet dentaire. L’ivoire occupe le reste de la dent; il fournit une cavité intérieure qui reçoit la pulpe. Cette cavité va toujours en s’oblitérant à mesure que l’animal vieillit.

On doit remarquer que les incisives delà mâchoire immobile son t plus courbes et plus volumineuses que celles de la mâchoire mobile.

Quant aux crochets, ils se terminent en pointe , odrent leur coté externe arrondi, et l’interne triangulaire et cannelé. Les j umens son t ord in ai rem en t privées de ces dents; quand elles les ont, elles sont appelées bréhaignes. Cette particularité a été faussement considérée comme un indice de stérilité.

Renseignemens fournis par la sortie et le remplacement des dents de lait.

Ordina ircinent le poulain n’apporte en naissant que scs avant-molaires. Dans

les six premiers mois sortent successii vement toutes ses incisives de lait, l’éruption et l’usure de ces dents n’étan pour nous que d’un intérêt secondaire nous parlerons de suite de leur rempla.i cernent.

De deux ans et demi à trois ans, le^ pinces de lait tombent, et sont remplaa cées par les ])inces de clieval. De troi; ans et demi à quatre ans, même choss arrive aux mitoyennes, et de quatre an; et demi à cinq ans, les coins de chcvasont sortis. A cet âge, toutes les incii sives sont de niveau, et ont leur rau.i raille interne dégagée des gencives. Le crochets et la dernière arrière-molairt apparaissent aussi vers la meme époquei mais il y a cependant de nombreuse;' exceptions à cet égard. On dit alors qu.; le cheval a tout mis.

Renseignemens fournis par le rasciner des dents des deux mâchoires.

Une dent est rasée, quand la mu raille interne est au niveau de l’externe qu’elle a une épaisseur à peu près égale.

DU CHEVAL

el qu’elle laisse apercevoir distinctement l’ivoire à tout le pourtour de la dent. Lorsque ces changemens se sont manifestés , le fond de la cavité est ordinairement à découvert 5 s’il en est autrement, c’est-à-dire, si cette cavité persiste, la dent n’en est pas moins rasée , mais le cheval est bégu. Si , au lieu d’une cavité, la dent offrait une trace noirâtre appelée germe de féue, l’animal serait yàiix bégu.

Les dents de la mâchoire mobile sont les premières rasées; et à six ans le cheval a rasé des pinces; à sept ans, des mitoyennes; à huit ans, des coins; à neuf ans, des pinces de la mâchoire immobile; à dix ans, des mitoyennes; Et de onze à douze, des coins de la même mâchoire. Pour s’aider dans l’appréciation de l’âge, on ne manque pas de consulter les altérations proportionnelles qu’on t déjà subies toutes les dents; et , comme les renseigneinens fournis par le rasement de la mâchoire immobile sont loin d’étre j)ositifs, on se règle bur les indices suivaus.

EXTERIEUR

Renseignemens fournis par l’émail cen--

irai des dents de la mâchoire mobile.

Lorsque la cavité a disparu, son emplacement est circonscrit par une lame.i d’émail légèrement saillante. Cet émail!

central, d’abord ovale, devient trian-gulaire. A sept ans , ce changement s’o-père aux pinces de la mâchoire mobile ; â huit ans, aux mitoyennes; et à neul ans, aux coins. Ensuite, le même émail s’arrondit , et se rapproche de la muraille interne : c’est ce qu’on remarqueà neuf ans dans les pinces, â dix ansdans les mitoyennes, et à onze ans dans les coins.

Vers douze ans, l’émail central disparaît dans toutes les incisives de le.

mâchoire postérieure à la fois. Cetto disparition simultanée s’explique par 1^; diminution graduelle des cornets den-i taires , qui sont moins profonds dans le? coins que dans les mi toyennes , et moins encore dans les mitoyennes que dansa les pinces. I

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