‹ Cours d'hippiatriqueChapitre 48 sur 105 · OO · texte numérisé non relu

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ment d’une conformation naturelle ; elle est le plus souvent la suite ou de l’atro-phie d’un membre lors d’une longue’ cure, ou de l’existence d’une tumeurr osseuse, qui nuit aux fonctions du tissu i réticulaire.

Les quartiers faibles sont ceux quii ne peuvent supporter le poids qui pèse.’ sur eux; la corne, changeant alors de?

direction, met le pied de travers, etl détermine ainsi les jeunes chevaux ki devenir panards ou cagneux, suivant leî quartier qui faiblit.

Le pied est dit encastelé , lorsque les» quartiers et les talons sont trop serrés;, ce défaut cause de fréquentes claudi-cations.

Les talons peuvent être trop hautsi ou trop bas, sans qu’il soit quelquefois! possible d’}» remédier; plus l'animal estl court jointe, plus le premier défaut estl grave; plus il est long -jointe , plus lesecond est dangereux.

Il arrive fréquemment que la fourchette est trop grasse ou trop maigre : dans le premier cas, elle est sujette ki

DD CHEVAt.

lOl

s’échanffer, et l’appui sur les talons devient douloureux; dans le second, ils sont trop serrés, ce qui est une disposition à Vencastelure.

Affections du pied. Outre les dé- • faots de conformation qui viennent d’étre signalés , le pied est encore exposé à une multitude de maux, suites d’usure ou de manque desoin : on divise ces affections,

1 en celles qui attaquent les parties séparément; 2.° en celles qui âfiectent le pied en entier.

Les premières sont la soie ou pied de bœuf, Xa seime ou seime- quart , la sole battue, la sole brûlée, Voignon, la cerise les bleimes sèches et suppurées , le pinç''.. et le clou de rue.

Les secondes sont V étonnement du sabot , Vavalure , la fourbure ou forbure, le pied cerclé et le crapaud,

La soie ou pied de bœuf vient à la pince; c’est une désunion de la corne, depuis la couronne jusqu’à terre : le cheval peut quelquefois en boiter, et le rapprochement des parties demande beaucoup de temps; si cette désunion

EXTERIEUR

existe aux quartiers, elle prend le nom de seinie ou seime-quart.

La sole battue est celle qui a été trop comprimée par le fer ou par l’appui i répété sur des corps durs ; l’animal boite • alors et réclame des soins et du repos.

La sole brûlée est le résultat de l’ap-posilion d’un fer trop chaud ; ce qui dé — termine, dans les petits pieds, le des-séchement du sabot.

On nomme oignon ,nne exostose sur-venue à la face plantaire de l’os du pied ; l’animal boite lorsqu’il appuie dessus*

La cerise est une excroissance de chair: qui a dépassé la sole; l’animal, boitant facilement, ne peut servir qu’après sa guérison.

On nomme t/efwe , une extravasation du sang entre la chair et la corne, eau-' ' sée par la meurtrissure de la sole; ces * accidens se manifestent près des talons.' et se divisent en bleime suppurée e>' bleirne sèche : la première nécessite ul traitement ; la seconde n’a pas de suite; Le pinçon est un accident de la natunr ^ bleime sèche. *'

DU CHEVAL

On dit que le cheval a un clou de rue, lorsque la face plantaire du pied a été percée par un morceau de verre, un clou ou tout autre corps dur ; le plus dangereux, est celui qui entre au milieu de la fourchette.

LPétonnement du sabot est produit par un choc violent sur un corps très-dur^ cela peut amener la chute de l’organe, quand les tissus intérieurs ont été lésés; dans le cas contraire, il en résulte seulement la désunion de la couronne et de la paroi : l’irrégularité , qui en est la conséquence, se nomme aualiire; elle disparaît à la longue.

\jA forbure , ou plus sonventfourbure, laisse des traces ineffaçables pour peu qu’elle ait été grave ; elle consiste en une accumulation de sang dans les vaisseaux du tissu réticulaire, accumulation qui finit par surmonter leur résistance : le sang s’épanche alors entre la corne et l’os du pied , y devient corps étranger, et change ainsi toute la forme du sabot. C’est toujours à la pince que ces ravages arrivent; aussi l’animal fourbu ne mar-

EXTERIEUR

che que sur les talons , et n’opère jamaiss l’extension du membre en arrière. Lors-que cette maladie n’est pas traitée dts suite , la paroi , poussée par le sang ex-.travasé , se recourbe en avant, l’os duj pied se porte en arrière, la sole se sépare de la paroi, et l’ouverture qu’elUe forme se nomme fourmilière : c'est lec dernier degré de la fourbure.

On appelle pied cerclé, celui qui a,, de distance en distance, des bourreletss dans son pourtour; c’est une consé-quence ou de la fourbure ou d’une affection des tissus intérieurs.

Le crapaud est la plus dangereuse.’ de toutes les maladies du pied ; il estt presque incurable , et paraît être la désorganisation de la sole et de la four-chette ; le pied exhale une odeur infecte,', et la claudication est peu apparente :: cet accident équivaut presque à la perte' de l’animal. Il ne faut pas confondre avec le crapaud ce qu’on Appelle fourchette:

échauffée i car, dans ce dernier cas, sii la fourchette est exposée à se gâter, dm moins la sole n’y prend aucune part.

DU CHEVAL

Nota. Pour ne point interrompre le cours d’extérieur, je ne parle pas ici de la ferrure 5 cette branche essentielle de l’hippiatrique, me semblant être du domaine de l’hygiène, fait la matière d’un chapitre particulier dans le troisième cours, où j’indique les moyens d’assurer la conservation des chevaux.

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