‹ Cours d'hippiatriqueChapitre 64 sur 105 · DU C H E VAU · texte numérisé non relu

DU C H E VAU

En considérant les extrémités antérieures sous le premier aspect, une première verticale, abaissee de la pointe du bras, devra tomber à l’extrémité de la pince. Si le pied dépasse cette ligne en avant, on dit le cheval campé du devant, alors les jambes sont obliques à la masse, ce qui est un obstacle à la progression. Si le membre reste en arrière, cela constitue le cheval sous lui du devant: les conséquences de ce défaut sont des allures raccourcies, la surcharge du devant et le danger de butter, de tomber ou de forger.

Une seconde verticale, inscrite du tiers

postérieur de l’avant-bras à terre, partagera également le genou, le canon et le boulet. Si le genou est trop en avant, le cheval est brassicourt, la solidité du devant e.st compromise et l’usure trèsprompte ; quand, au contraire , le genou est trop en arrière, on le nomme genou creux : cette conformation offre peu d’inconvéniens dans les mouvemcns IcntSj il n’en est pas de même dans les allures vives.

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Une troisième, verticale, partant dai

garrot, passera très-prèsducoude, ellais-

sera entre elle et le boulet une distance égale à la largeur du canon et du tendonj.

Si le boulet touche cette ligne pair suite de la fermeture de l’angle du canon avec le paturon , le cheval est bi^sjointé, ce qui produit des tiraillement' continuels. Quand , au contraire, 1 anglet est annulé par le redressement du pasturon, l’animal est dit J/ oit-jomlé,' danii ce cas les réactions sont dures et il y >c prédisposition à une prompte usure.

Pour les membres postérieurs, ausss vus de prolil, une verticale , abaissée dli sommet de la croupe, partagera la rotule et tombera un peu en avant de 11 partie inférieure de la pince. Si le pie-i est en avant, le cheval est sous lui d: der/vère, les jarrets sont écrasés, l’alluir est traînée et rétrécie. U ne seconde lign perpendiculaire, inscrite de Ta pointe db fesses à terre, devra passer un peu e arrière du jarret. Si le membre dépassa beaucoup cette ligne en arrière , le cht ■val est campé de derrière j il est alo '

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très -porté à courir, mais en revanche il est difficile à arrêter.

Esaminant ensuite le cheval de face, on abaissera une ligne de la pointe de l’épaule à terres elle partagera tout le membre dans son axe longitudinal.

Si, à partir du tronc, le membre est porté en dehors, le cheval est trop oh~ vert dans ses membres j celle conformation rend la marche vacillante.

Si le membre est en dedans de la ligne, le cheval est trop serré dans ses membres-, il en résulte peu de solidité, l’animal se coupe et se croise les jambes en marchant.

Si le membre est tourné en dehors, les coudes étant rentrés et la pince sortant de la ligne d’aplomb , le cheval est panard- celte conformation rend l’appui incertain.

Si le membre est tourné dans un sens toul-à-fait contraire, le clieval est cagneux^ défaut plus rare et moins grave que le précédent. ,

Si le genou seul est porté en dedans de la ligne, cela constitue le genou de

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hœufj celte défectuosité est d'autant plus grave, que la conformation des extrémités est plus mauvaise.

Si le genou est trop porté en dehors, le cheval a les genoux trop ouverts: ce vice est assez rare, il nuit surtout lors de l’appui du membre sur le sol.

EuBn, en voyant les membres postérieurement, une ligue d’aplomb, abaissée de la pointe des fesses à terre, partagera le membre dans toute son étendue.

Si le membre est porté en dehors, le cheval est trop ouvert du derrière-, c’est le partage des bous trotteurs qui courent mal.

Si le membre est porté en dedans, le cheval est trop serré du derrière : ce qui a les mêmes inconvéniens que dans = le devant.

Si le jarret seul est en dedans, 1er cheval est clos ou crochu ; défaut fréquent et presque sans inconvénient chez i les petits chevaux, mais qui serait trèsgrave chez les animau.x de taille.

Si les jarrets seuls sont en dehors, on les dit trop ouverts ^ dans ce cas il

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arrive souvent que les pieds sont trop rapprochés, ce qui les expose à se croiser en marchant.

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