DU FOIN
Le bon foin croît sur les prai ries un peu élevées; il doit être un mélange de graminées, de papilionacées et de rosacées (i). Il faut qu’il ait une odeur agréable, une couleur verte ni claire
^(i) La fléole des prés, le millet, les blés , etc.,
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ni foncée , et une saveur sucrée ; lesi tiges en doivent être plutôt minces quet grosses, d’une longueur moyenne, ne:
se brisant pas trop aisément et ne ré-sistant ]ias beaucouii cependant à l’ef-fort de la main.
Les foins peuvent être mauvais par leur composition, ou par les avariesj qu’ils ont éprouvées : dans la première’ «.ilégorie il faut ranger ceux des prairies basses, dans lesquels dominent les* joncs, les queues de cheval, les lèches, les mauves, les caille-lait , les baumes, les cigiies les lithj males , les euphorbes ,
sont des graminées ; celle famille , prodigieusement variée , ne fournil (jue peu d’individus nuisibles.
Les pois , vesces , trèfles , etc. , sont des papilionacées.
Les pimprenelles, fraisiers, bénoites communes, etc., sont des rosacées.
Le I rofesseur doit ici suppléer à l’insuffisance de celle analyse, en présentant diverses plantes, dont il fera observer les caraclères distinctifs : ces leçons , qu'il pourra rendre attrayantes par des digressions sur les sexes , les amours, la fécondation et la fructification des plantes, les voyages de quelques graines ; ces leçons, dis-je, auront de prompts résullals . en ce qu’on arrivera à l’intelligence en parlant aux yeux.
DU CHEVAL
les renoncules et d’autres plantes analogues.
Si ces plantes, dont plusieurs sont vénéneuses, perdent beaucoup de leurs propriétés nuisibles après leur dessiccation , toujours est-il qu’à la longue elles ont une funeste influence , et qu’elles diminuent la ration ; car le cheval ne les mange que lorsqu’il est très-pressé par la faim.
Les foins mauvais par suite d’avaries, sont :
i.“ Ceux vulgairement appelés vases j ils proviennent de prairies où une eau bourbeuse a séjourné; une semblable nourriture trouble les digestions et dispose à la pousse.
2° Les foins poudreux par suite de fermentation j ceux-ci sentent le moisi, sont friables et ont perdu leurs propriétés nutritives pour contracter des principes putrides: on doit toujours les rejeter.
3.® Les foins rouilles, sur les tiges desquelles une saison pluvieuse a fait naître de petites plantes de 1 espece des
cliampignons; j)laTilcs cjui se présentenlt sous l’as|)ccl de ladies noirâtres. Der semlilables fourrages sont toujours fort! nui.sibles el passent pour disposer à la> morve cl au farcin.
On ne doit donner le foin pour nour-rilure que trois mois après la récolte:, avant ce temps il contient des principess fermentescibles, (jui pein enl détermineii des maladies inllammaloires.
Le foin trop vieux, c’est-à-dire des plus de i8 mois ou deux ans, n’e.sti plus nourrissant ; il est sans saveur , sanss od eiir, jaune et cassant.
Les /egflins ne nourrissent jamais au-tant cpie les foins de première récolte:; ils sont aussi plus courts et d’un vertt plus foncé.
D’après le cahier des charges de l’en-* tre preneur des fourrages , les foins blan-châlres, ligneux, humides, boueux, de( mauvaise odeur, abondans en joncs., lèches , queues de cheval, baumes, mau-ves , etc. , doivent être rejetés de la distri-buiion comme ne donnant pas une bonnenourriture. Mais les foins poudreux,,
Dü CHEVAL.
rouilles , trop a bond ans en cigü es, renoncules, euphorbes, etc., doivent être déclarés nuisibles par procès-verbal de M.
le sous- i n tendan l , et comme tels sortis du magasin et détruits aux frais du fouraisseur.
FOURR.4CES DES PR.A.IRIES ARTIFI- CIELLES.
Ils se composent de la luzerne, du trèfle et du sainfoin. Les progrès de l’agriculture en nécessiteront par la suite l’emploi dans les régimens.