‹ Cours d'hippiatriqueChapitre 91 sur 105 · DU VERT EN LIBERTE · texte numérisé non relu

DU VERT EN LIBERTE

Ce vert a ses inconvéniens et ses avantages.

Avantages. Il est plus conforme au vœu de la nature; l’animal choisit les plantes, mange autant qu’il veut, et prend de l’exercice.

Inconvéniens. Par contre le cheval est exposé aux injures de l’air, les insectes le désolent, et l’extrême fraîcheur des nuits peut devenir très-nuisible à des animaux accoutumés à des écuries aussi chaudes que celles des régimens.

On cherche à concilier les avantages du vert à l’écurie et du vert en liberté, en établissant, dans les prairie.s, des hangars et des râteliers où on dépose

HYGIENE

l’herbe , en laissant toutefois les chevauxv libres : mais ces soins et ceux de rentreri les animaux pendant les nuits et lors des: pluies , ne sont pas toujours praticables^ Concluons donc en disant qu’en France, le vert à l’écurie, bien administré sous let rapport du choix des plantes, de l’exercice et du pansage, est celui qui semble: devoir amener les meilleurs résultats.

DE r.A FERRURE.

Je parlerai d’abord »les instrumens qui servent à ferrer, ensuite j’indiqueraii les parties constitutives du fer, ses proportions , et je terminerai par une courtti description des fers méthodiques.

Des instrumens que l’on emploie poui

ferrer Les chevaux.

Ce sont : 1 .°*le brochoir , marteau ave« lequel on enfonce les clous; 1° les triquoises., qui sont des tenailles ; 3.° li boutoir : cet instrument sert à enlever la partie delà sole qui est inutile, cf qu’on appelle parer le pied j 4 ° rogne pied, morceau de lame de sabre dont lili

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nom indique l’usage; 5.° la rdpe , qui est une lime à bois; 6.“ le repoussoir , poinçon qui sert à chasser les lames de clous appelées retraites.

Des parties constitutives du fer.

Les deuxyaces ; une, supérieure , s’applique sous le pied; l’autre, inférieure, porte sur la terre.

Les riues ou les bords des fers , divisés en rive interne et externe.

Les cdres ou vives-arrétes , formées par la réunion des faces et des rives.

La pince, répondant précisément à la pince du pied.

Les mamelles , qui couvrent les mamelles de la paroi.

Les branches ; elles correspondent aux quartiers.

Les éponges, qui abritent les talons.

La voûte : c’est la partie de la rive interne qui dans sa courbure répond à la pince du fer.

Les étampures , au nombre de huit, sont les trous qui donnent passage aux. clous et qui en noient la tête.

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\jcs contreperçures , nom qu’on a donni* aux ouvertures de la face supérieure' elles sont plus petites que les étampures.

Le pinçon : c’est une griffe qui existe à la pince des fers postérieurs.

Le crampon est un recourbement d^ l’éponge externe.

La mouche, un recourbement de l’éi

h'ajusture est une légère convexitt que l’on donne au fer.

Des proportions du fer.

Nous admettons, pourles proporlionr des fers, l’opinion de M. Gohier, qui i pris le milieu entre les dimensions près crile.s par Lafosse et celles indiquée!

par Bourgelal

Ou sait que les fers de devant dif fèrentde ceux de derrière, en ce que le premiers ont leurs étampures en pinC' et qu’ils sont plus arrondis. Ceux d derrière, garnis d’un pinçon et quelque fois d’une mouche et d’un crampon , on leur pince plus étroite et sans étampures:

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D.ins les fers de devant et de derrière,

les élamp U res sont beaucoup plus maigres

à la partie interne qu’à l’externe (maigre signifie près du bord).

I.ongueur toLiile du J’er , quatre fois la largeur de la pince plus une fois son épaisseur.

Largeur du fer dans son centre , quatre fois la largeur de la pince.

Distance du centre de la. dei nièi e étampure à rexirérnité des épongés, deux largeurs de la pince pour les fers ce devant, une largeur et un quart pour ceux de derrière.

Largeur de V extrémité des éponges , la moitié de la largeur de la pince.

Jipaisseur du fer, un quart de la largeur de la pinte [>our celui de devant; un tiers pour ceux de derrière. Les éponges doivent toujours être d un quart moins épaisses.

^justure : de la pince aux secondes étampures, une fois 1 épaisseur du fer, et des secondes étampures aux éponges, la moitié de cette mesure.

Distance du centre d'une étampure au

H YG I E N E

centre de Vautre, les trois quarts de la. largeur de la pince.

DES FERS aiÉTIIODIQDES.

On nomme fers méthodiques tous ceusi qui s’écartent des proportions ci-dessus‘ indiquées, et qui servent à remédier ài des affections du pied ou à l’usure des» membres.

Il y a une grande variété de fers méthodiques; je n’indiquerai que la série de ceux dont l’usage est le plus fréquent. Je les rangerai dans diverses catégories, pour en faciliter l’étude. Dans la première je comprendrai les fers à caractère j dans la seconde, les fers coui>erts , denii-coiu^erts, a branches coui^eries, à une branche couverte, et les fers à planche dans la troisième je classerai les fers h\ bosses, à pince troncfuée, U pince étroite ou étranglée , à lunette, à demi-lunette elles fers à la turque ^ dans la quatrième JC mettrai les fers à pince prolongée , à pince très-épaisse et à patin ou long bec, et enfin, dans la cinquième, ceux qu’on emploie après les opérations chinirgi-

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:ales ; ce sont les fers à plaque ou h 'ouLisse , à pinçon bas et étendu anté- ''ieurentent y à branche echancree j voûte ichancrée et ù dessolure. J e vais explicjuer somcnairenient l’usage de chacun d eux.

Première catégorie.

Fers à caractère. Il y en a de plusieurs espèces , mais ils ont un usage commun , qui est de garantir le pied lorsqu’il est dérobe et qu’une grande partie de la corne a été détruite. Les plus ordinaires sont ceux k double rang d’étarapures (voyez planche 4)i ^ etampures on ajoute quelquefois des pinçons sur les côtés. D’autres fers à caractère ont une charnière en pince, ce qui donne la facilité de les adapter k tous ])ieds ; enfin , quand la paroi ne suffit plus pour attacher les fers, on les fabrique de manière k pouvoir y attacher des courroies, que l'on boucle autour du sabot : quelquefois on substitue k ces courroies un appareil qui se serre avec un petit écrou. Ces fers doivent être légers.

Seconde catégorie.

J^ers couverts. ]ls servent à défendrec la sole ,• ils doivent être peu épais , a voirr plus d’ajuslure que les fers ordinaires, sans excès cependant.

Fer demi-couvert. Il est moins couvert!

que le précédent , et a un peu moins d’a— justure, il s’emploie pour les pieds gros.i

Fer à branches couvertes. Son nomi indique Sa forme j les éponges et la pincei no doivent avoir que la largeur voulue; il sert k abriter deux oignons latéraux.

Fer à une branche couverte. 11 s’emploie lorsqu’il n’y a qu’un oignon.

Fer à planche. Ses deux éponges sont réunies par une bande transversale; il sert lorsque les quartiers sont faibles.

Troisième catégorie.

Fer à deux bosses. Il a, k lajonclionn des éponges et des branches, une protubérance de chaque côté : ce fer élève les talons et soulage ainsi les chevaux longjointés.

Fer à une bosse. Ce fer peut remédierr

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k la conformation d’un jeune cheval panard ou cagneux, et, suivant le cas, la bosse est externe ou interne.

Fer à pince tronquée. Le tiers environ de la pince est coupé et se termine en biseau : l’usage de ce fer, qui ne s’attache qu’auxpieds postérieurs, est de remédier à l’action de forger.

Fer étranglé ou k pince étroite. Il a la pince d’un tiers plus étroite que celle du fer ordinaire; la voûte est terminée par un biseau ; il ne s’emploie que pour les pieds antérieurs et est auxiliaire du fer à pince tronquée , pour empecher de forger.

Fer k lunettes. Les épongés en sont raccourcies; il appartient aux pieds antérieurs et a le même but que les deux précédens.

Fer a demi-lunette. Une seule éponge en a été tronquée; on l’applique le plus souvent k un cheval qui se couche en vache.

Fer k la turque. Sa branche interne, sans étampures , et dont on a abattu l.a càre inférieure , est plus courte , plus

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étroite et beaucoup plus épaisse que* l’externe : on met ce fer en usage lors-qu’un cheval se coupe.

Quatrième catégorie.

Fer cl pince prolongée. Sa pince , tou — jours sans étampures, est prolongée eni pointe mousse plus ou moins relevée :

on l’adapte au.x chevaux arqués ou bras— sicourts.

Fer a pince très-épaisse. Il a à peu.

près la même forme que le précédent , excepté que sa pince a moins de saillie, mais plus d’épaisseur, et que ses épongessont fort minces ; on l’emploie pour les chevaux rampins.

Fer il patin ou à long bec. On y adapte en pince un prolongementde la longueur des deux tiers du fer , prolongement qui doit se retirer à volonté i une semblable ferrure n’est employée que pour les jeunes chevaux précieux qui buttent.

Cinquième catégorie.

Fer h plaque ou à coulisse. 11 est ainsi nommé, parce qu’il reçoit une plaque

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de tôle dans une coulisse pratiquée à la rive interne : on le met en usage pour empêcher les gr.iviers de pénétrer sous le pied, lorsqu’après une dessolure la plaie est suffisamment en voie de guérison pour permettre de faire prendre de l’exercice.

Fer à pinçon bas et étendu antérieurevient. Son nom lui vient de ce qu’il est garni d’un pinçon bas, qui s’étend d’une mamelle à l’autre; ce pinçon est percé de trous qui permettent d'y attacher une pièce de cuir avec sa ligature : on le pose après une opération à la pince.

Fer il une branche échancréc. Cette dénomination le décrit : par le moyen de cette ferrure on peut panser une plàie latérale de la sole sans déferrer.

Fer à •voûte échancréc. lia les mêmes usages que le précédent, à la situation près des affections.

Fer U dessolure. Il est beaucoup plus mince et moins couvert que le fer ordinaire, n’a que quatre ou six étampures ; il est utile après l’enlèvement de la sole , l’opération du crapaud , etc.

Préparations du pied et précautions ai prendre pour attacher Le fer.

Les règles ge'nérales pour ees opéra-tions, sont : i.° de déferrer avec pre'-caution; 2.® de parer le pied uniment,, de manière que son aplomb ne soit passfaussé; il faut en même temps ménager:

la fourchette et ne pas trop évider lestalons; 3.° d’ajuster le fer de manière^ qu’il prenne bien le contour de l’ongle, en garnissant un peu en dehors et enlaissant de la liberté entre la face supérieure et la sole; de ne pas poser les fers trop chauds ; 5.° de se servir de clous d’un fer liant, en ne brochant ni trop haut ni trop bas : dans le premier cas on risquerait de piquer; daus'^le second on ne prendrait pas assez de corne pour assujettir le fer; 6.” de ne passer la râpe qu’à la jontion de la paroi au fer, autrement on détruirait l’espèce de vernis naturel qui prévient le dessèchement du sabot; 7.® de poser: les fers bien droits, autrement l’aplomb serait faussé.

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