PROVINCE D'ALGER
Des trois provinces algériennes, voilà la plus pauvre, celle dont les chevaux sont le moins estimés.
Les environs d'Alger, habités par des Européens, élèvent et produisent peu. Les indigènes, tout aussi bien que les colons, achètent des chevaux faits chez les Arabes des autres contrées. La subdivision de Blidah a pour principal centre de production la plaine de la Mitidja, autrefois peuplée d'une belle et nombreuse race, qui a presque complètement disparu de nos jours. La subdivision d'Aumale a plus de chevaux que les précédentes, mais elle ne possède aucune espèce digne d'être citée, et les Arabes livrent souvent leurs juments au baudet. La subdivision de Médéah élève des chevaux sur les plateaux, dans la vallée du Chéliff, mais les Arabes qui campent au-delà de Boghar sont les plus riches. Les subdivisions de Milianah et d'Orléansville produisent et élèvent, dans la plaine du Chéliff, des chevaux très-estimés à juste titre, et, dans leur partie montagneuse, une espèce chétive que les Arabes livrent au baudet.
La Remonte d'Alger achète annuellement moins de chevaux que les deux autres.