‹ Cours d'histoire ecclesiastiqueChapitre 231 sur 329 · I. Yoyes leçon XXXTI · texte numérisé non relu

I. Yoyes leçon XXXTI

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fut dé vèp^vet l^ t^uiues cftuséës pai* là pei^écutioti et 96 corriger left abu» ititwduitfe par le relâChèmetit. Il y eût â cet effet un grand nombre de conciles dans les difiérentës provinces ecclésiasti(|ues ; mais noilB ne cOiinaiësond (Juô ceux d'Elvire eh Espagne (809), d'Afles (dù)^ d'Aneyre èl de Néofcés^réë avant le côttcllé de Nicée. La ttiâhière rie traiter les apostats et les traditeurs, les règles canoniques sur l'admission et la conduite des clercSi et les mœurs des fidèles furent l'objet principal de leurs règlements j et constamment nous voyons les évoques se borner à faire revivre des règles plus anciennes, sauf les modifications réclamées par le nouvel état de thoses *. ^^ La plupart de ces conciles furent tenus sous le pontifical dfe iSâirit Sylvestre , qui avait succédé au pa^e Saint Slêlôhiàdes dès ran 314

2. De son côté, Constantin comblait les Chrétiens de ses bienfaits. Après leur avoir fait rendre tout ce que Ift persécution leur avait enlevé, il enrichit lés églises par ses libéralités et les fit jouir, ainsi que toul rsrdre du clergé, d'un grand nombre d'immunités. Conséquent avec lui-même, il se déclara ouvertement chrétien, il se fit instruire par des évêques qui Taecempagnaient partout, et s'appliqua à Tétude de la religion et des saiiites Écritures; 8é pensée dt>minàtite fut des loffe floMeUlënlètit d'&sSU^ei• le tHotttpttfe de rÉglise catholique au dehors, mais encore dô là faire prospérer au dedans d*ellé-nlême, surtout èii y conservant cette unité, cette belle union qui fait son bonheur et sa force. Malheureusement il la trouva troublée, sur deux points de Tempire, par des schismes qui n'avaient pas attendu la fin de la persCcUtiob pOuf Miter.

1. Sur ces conciles, voyez Mansi, t. II, oà Von trouve, ainsi que dans Labbe, t. i^ lé tàciiài 9Ï ètti^leat èbkifaiefetaifti lié Kehddm 'iét \ék ttàkka fl*IOTtfe} t^ les fr* Ballerini) t. m, Opp< S; Leoiiis, d$ ifllt^tiia colltcî, cotioht ^tquiftUi part. 2. — Le P. Richard, Analyse des conciles, quatrième siècle, ouvrage utile à ceux qui fie peuvent cônsullër les jiîèces originales. — bùguét, dissert. IV, sur le couette d'Elvire. — Nous conseillons aussi, pour les canons des conciléf, Carranza^ Swrnia concil., avec les additions de SyWids) éèïU dé 9; âéfiNiii.

béntêKcbs contre lIss donAtistes. 4Ô3

3. Mélfece, évêque de Lyfcopolis, dans la Thébaïdé, ayant été cdhdamné (305) par soh ttiétropolhain saint Pierre d* Alexalldrîè pour avoir sacrifié et côttifaiis d'autres crimes, ne trdiiva moyen de se justifier qu'en accusant lui-même son jugfc de trop de facilité à recevoir les apostats, et en se séparant de sa cotnînUnioii. De là le schisme des Méléciehs, dont iious Verroias lies suites.

'En Afri(Jue le Pîumidfe Dotïàt, évêqué des Casés-Noires, commençait vers le tnême temps un autre schisme qui eut encore dé pl\is graves conséquences. Ce l)oriat, étant venu àCarthage, avait séparé quelques fidèles de la communion de leur évêqûë Mensurius, qu'il accusait d'avoir livré les Écritures et négligé de faire assister les maHyrs dans la prison. Ce tfétaît là qu'un germé. Mensurius étant îhort, son archidiacre Cécilieti ftlt élu par le clergé et lé peuplé pour lui succéder (3H). Cette élection trompa l*ambition de deux metnbtés influents du clergé de Carthage, et mécontenta les évêqUes dé Numidie, qui n'avaient point été appelés à l'ordinalioii du nouveau primat. D'autre part, Cécilién ajrant réclâttié les vaseS pféciéuX de son église, qu'il avait confiés à quelques vieillards, ceux-ci tiièrent lé dépôt, se séparèrent de léui* évêqué et entraînèrent une partie du péUple. Les deux clercs ambitieux, et ceux qui déjà s'èlàieht sét)al*és de Mensurius, se joigriirent à ce parti, auquel une femme opulente, nommée Lucile, irritée depuis longtemps contre Géeilienj prodigua son or. Les schismatiques, se croyant assez forts, appelèrent les éVêqués de Nuraidie et déposèrent Cécilién, sous prétexte que son ordination était nulle, ayant été faite par Félix d'Âptonge^ accusé du crime de traditeur, et mirent à sa place Majorin^

i. Sar léi iJonatiàteg, %oir ^, Ôptat, de ScHismate î)otiah'<l.; — S. Augustin, toosuÉ ëcriti cohtre les Donat., (. IX, 6pt>., et ses Ép.] 43, 105, et passim, t. U; — leé pièces dans Labb., t. t, et Mansi, t. It ; — Till., t. VI; — Valois, de ScMjMate ÙonaU, à là ftbite de soh édit. d'Eusèbe; — iVoel Alex., sœc. 4o, dissert. I et seqq. On trouve tous les monum ents les plus importants dans le t, XI, Pa(rol. Dam, Ue M. Uigne.

lecteur de la maison de Luciie. Ils écrivirent ensuite aux autres évoques, et partagèrent en deux la malheureuse Église d'Afrique. Cependant toutes les autres églises communiquaient avec le seul Cécilien , et notamment Téglise de Rome, ce centre de la communion catholique, si bien démontré par un autre évêque de Carthage, Tillustre saint Cyprien, et dans lequel « la principauté de la chaire apostolique a toujours été en vigueur *. » — Désespérés dé leur isolement, les Donatistes (ainsi furent appelés les schismatiques) demandèrent des juges à Constantin. L'empereur désigna trois évêques gaulois qui se rendirent à Rome, où Cécilien ainsi que Donat, Tâme du parti rebelle, exposèrent leurs raisons devant un concile de dix-neuf évêques présidés par le pape Melchiades (313). Les Donatistes, condamnés sur tous les points, demandèrent à Constantin un concile plus nombreux, qui se réunit à Arles, de toutes les provinces de l'Occident (314), et condamna de nouveau le parti donatîste. N'ayant plus d'espoir du côté des évêques, les schismatiques osèrent en appeler à l'empereur luimême. Constantin, indigné, eut néanmoins l'excessive indulgence de recevoir encore cet appel, dont il sentait luimême l'irrégularité; il examina toutes les pièces, rendit une nouvelle sentence contre ces hommes de trouble (316), les priva de leurs églises et en exila plusieurs de l'Afrique '.

1 . In qua {Ecclesia Rom,) iemper Apotiolic» Caihtdrae viguit principatus n. Aug., Ep. 43, n. 7, t. II, 0pp., col., 136, éd. Gaume. Un peu plus loin, n. 16, S. Augustin appelle le pape S. Melchiades patrem christianx plebis. Cette lettre est un modèle de la manière dont on peut communiquer par lettre, en esprit de sèle et de eharité, avec les schismatiques, les hérétiques, etc.

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