GÉNÉR. SUR LES INSECT. — BOUCHE, TROMPE, ETC
selet même entre la première et la deuxième paire de pattes.
Elle est composée de six parties, savoir : 1° son ouverture, 2 la trompe; 5° les mâchoires; 4° la langue; 5° les lèvres; 6° les antennules.
Quelques mouches à deux ailes, comme les trois genres de la famille (25) des oestres, semblent n’avoir point de bouche, au moins n'est-elle marquée que par un trou simple ou par une fente si petite et si peu profonde que ces insectes ne peuvent prendre de nourriture avec cet organe. Au reste ils n’en ont pas besoin; dès qu’ils sont devenus insectes ou animaux parfaits, ils n’ont plus d’accroissement à prendre, ils n’ont plus à travailler qu’à Pacte de la génération, et cet acte dure très-peu , car dès qu’ils ont pris des ailes ils s’accouplent, pondent leurs œufs et périssent peu après, sans avoir pris aucune sorte d’aliment; cinq ou six genres de phalènes, le ver à soie, les cossus et les lève-queue paraissent »’en pas avoir non plus.
D’autres insectes ont une trompe, mais elle est différente suivant les familles.
4° Dans les unes, c’est une soie à deux lames parallèles, creuses et molles, formant un tuyau ou un sucoir extrêmement court dans quelques-unes, comme les demi-teignes, et médiocrement long ou très-allongé et roulé en spirale pour se cacher dans le cran de la bouche, dans les papillons et les autres phalènes ; ces lames sont creusées en demi-eylindre cartilagineux, articulées finement et susceptibles de dilatation et de contraction pour y faire monter la nourriture liquide.
2 Dans d’autres insectes, ce sucçoir est à deux lames courtes et contient depuis un jusqu’à trois aiguillons auxquels il sert de gaine, comme dans la vingt-neuvième famille des cousins et la trentième des asiles.
5° Dans d’autres, ce suçoir est conique, à une lame simple
formant un tuyau ferme à trois articulations, contenant un aiguilon, tels sont les insectes de la famille (6) des cigales et de la septième des punaises.
4° D’autres ont une trompe en massue molle, creuse et simple, avec deux antennules au milieu comme les mouches; ces insectes la retirent et la cachent entièrement, quand ils veulent, dans une fente qui est ouverte sous la tête.
5° D’autres réunissent avec cette trompe en massue le sucoir à deux lames et à aiguillons, comme les taons, {abani ; mais leur aiguillon n’a que deux filets et les deux lames sont dentelées en scie.
6° D’autres insectes, et c’est le plus grand nombre, ont deux mâchoires plus ou moins fortes, placées latéralement Pune à droite, l’autre à gauche, rarement droites, mais souvent courbées en demi-cercle, quelquefois pointues, mais communément larges et dentelées sur leur bord inté— rieur; telles sont celles des scarabées, des sauterelles, des demoiselles, des vagvags , des fourmis-lions (fam. dix), des ichneumons (fam. vingt et unième), des mouches à scie (fam. vingt), et des abeilles (vingt-deuxième famille).
7° Huit genres de la famille des abeilles ont, comme l’abeille, non-seulement deux mâchoires horizontales, mais encore une trompe conique molle.
La bouche de tous les insectes qui ont des mâchoires a ordinairement une espèce de langue simple, qui fait les fonctions de celle de l'abeille et qui limite, avec cette différence qu’elle est simple et beaucoup moins longue que les mâchoires.
Il n’y a que les bouches à mâchoires qui aient des lèvres; elles consistent en une écaille mobile dans la partiesupérieure de la bouche et en une pareille dans la partie inférieure.
Les antennules sont encore une partie dépendante de la bouche des insectes ; il n’y a guère que les insectes à bouche