LES IIOMOEOPATIIES ET L’ACADÉMIE DE MÉDECINE
( Courrier médical. )
« A propos de la discussion sur le tubage du larynx et la tracliétoinie, M. le professeur Bouillaud, dans un discours qu’il prononça dans la séance de l’Académie de médecine du 7 décembre dernier, fil une sortie contre riiomœopnlhic et jeta un défi à tous les médecins liomœopalhes de soutenir contre lui l’épreuve comparative de leur doctrine avec la sienne.
« Après la lecture du compte rendu de cette séance, le docteur Gastier, l’un des plus âgés et le plus ancien des médecins liomœopatlies de France, et le docteur Edmond-C. delà Pommerais, médecin plein d’ardeur , de conviction et de talent, ont accepté ce défi et écrit en conséquence <i M. le docteur Bouillaud.
« Celui-ci, dans sa réponse au docteur Gastier, tout en maintenant sa proposition, déclare l’impuissance dans laquelle il se trouve de la réaliser, et engage ce docteur à s’adresser directement à l’Académie, ce qu’il a fait par une lettre du 28 décembre dernier, demeurée jusqu’ici sans réponse.
((Dans cet état des choses, MM. les docteurs Gastier et E.-C. de la Pommerais nous prient de publier les diverses lettres dont nous venons de parler.
« Neutres dans la question, et sans nous déclarer partisans ni ennemis de l’homoeopathie, nous avons cru devoir ouvrir nos colonnes aux deux champions d’IIahnemann , prêts à entrer en lice , afin de provoquer, s’il est possible, une épreuve désirée de part et d’autre, car ce serait, il nous semble , le moyen d’en finir une bonne fois et de savoir s’il y a, dans le système homœopathique, quelque chose ou rien. »
Paris le 23 décembre 1858.