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sure qu'elle voit s'approcher, pour ses enfants le moment de la première communion. Son langage toujours simple, comme il convient, prend néanmoins alors une expression plus grave. Elle ne se borne plus à les entretenir des traits de l'histoire sainte, qui les avaient initiés aux premières connaissances de la Religion ; elle s'applique à graver dans leur mémoire la lettre du catéchismô, livre doûtde grands philosophes ont admiré la simplicité et la profondeur; elle leur en explique la doctrine sur les principaux mystères, sur la morale et sur les sacrements ; elle les habitue aux exercices de la vie chrétienne.
L^œuvre que l'Église avait commencée dans les enfants, quand ils sortaient à peine du berceau, elle la continue les aiiâéeë qut suivent la première cotnmu^ nion, époque périllôuse paur tous. Elle «ait les dangers qu'ils courent alors dans les collèges, dans led ateliers, et ffième souvent, pourquoi ne le dirions*^ nous pas? dans leur propre faiaiUe. Que deviôû<^ draient^ls, au milieu d'une société dont 1^8 maximes et les mœurs so^t si contraires à rsvangile, s'ils n'a*valent à opposer que les impressions du premier Age et des notions nécessairement superficielles de la dO€^ trine chrétienne, aux préjugés répandus contre la %q* ligion, à Tentralnement des mauvais e]i:empleS) au^ séductions du ûicmâe?
Il faut done aux jeunes gens une connaissance plus approfondie delà Religion; il leur faut une instruction suivie^ méthodique, raisonnée^ sur les graves
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quastioDS qui touchent aux origmas et au fondemônt du christianisme, à ses dogmes, à sa moi:c^le, à sa discipline; il est nécessaire qu'on attire et que Ton fixe leur attention sur las points les plus exposas à la contradiction de la part des incrédules modarneSi afin de las protéger contre las difficultés dont ils entendront parler, qui pourraient les arrêter et jeter dans leur esprit des semences de doute.
C'est dans ce but qu'il s'est formé sur plusieurs paroisses des associations déjeunes gens, sous le nom de catéchismes de persévérance^ de conférences^ de cercles^ et que dans les institutions et les collégas.l)ien dirigés, il y a des cours dtimtrucUon religieuse^ destinés aux élô* Yesdes classes supérieures. Gea conférdnces réparent» au moins en partie, le défaut capital que npusremarr ^ quons dans la plupart des écoles et des coUégais, où les études religieuses ont ^na si faible part, tandis qu'on élargit tous les jours le cercle des cimnaissaur* ces et des sciences naturelles. Que serait-ce si^'les ennemis du Christianisme parvanaient à substituer è^ ce qui se fait aujourd'hui daitô les écoles et établissements, ce qu'ils appellent l'éducation laïque?
Ces hommes voudraient exclure des écoles tout instituteur revêtu d'un caractère sacré ou d'un habit religieux, a II faut, dit à ce s^j^t le vénérable aroha^ « vêque de Paris, que la confusion des idées et le « trouble moral soient arrivés à leur dernier terme, « pour qu'un semblable défi soit porté à la raison et « à la justice, sans exciter un cri universel de répro-
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a bation... Mais cette prétention incroyable a son « explication bien simple : on ne voudrait plus que « rÉ^lise enseîgn&t, parce qu'on voudrait que la Re-> « ligion ne fût plus enseignée. Tel est le vrai sens du « mot laîfue^ appliqué à l'éducation, et de &it on ne « le dissimule guère; on réclame récole laïque pour « avoir l'école sans Dieu ; la religion n'aurait plus de « place dans l'enseignement, elle serait reléguée dans « rintérieur de la ftimille (l). » Nous espérons, pour l'honneur et le bien de la France, que cette funeste idée ne prévaudra jamais comme système ; mais il n'en est pas moins vrai, qu'en fait, l'instruction chrétienne n'est donnée que d'une manière insuffisante dans un nombre considérable d'institutions , ce qui explique la profonde ignorance où tant de personnes sont de la Religion... Voilà, avec les penchants déréglés du cœur, ce qui forme tant dé jeunes incrédules, qui s'appellent libres penseurs et qui s'imaginent l'être, tandis qu'en réalité ils pensent fort peu par euxmêmes, et qu'ils ne se soustraient à l'autorité tutélaire de l'Église que pour se laisser égarer et entraîner par des maîtres de mensonge, par l'opinion et par le respect humain. C'est pour nous un motif de désirer que Ton fortifie renseignement chrétien dans les catéchismes de persévérance des paroisses et dans les maisons d'éducation, afin de préparer à la so-
(1) MandêtMnt de Son Èm, le cardinal archevêque de Parit iur V Education, année 1874.
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ciété des hommes solidement instruits et des mères de famille qui conserv^ont avec non moins d'intelligence que de fidélité le dépôt sacré des traditions religieuses.
Nous nous estimerions heureux s'il nous était donné de contribjier, potir notre faible part, à ce résultat, en aidant quelques jeunes gens dans Fétude si intéressante de la Religiou, en leur indiquant un plan qui est naturel et facile*
Le cours d'instruction religieuse est divisé en quatre parties.
La première partie est consacrée à la divinité du Christianisme. Nous avons dû exposer et constater le fait des révélations successives que les hommes ont reçues de Dieu dès le commencement du monde, rappeler les traditicms historiques du christianisme, les origmes premières de ses dogmes, parce qu'cm y voit une preuve sensible de l'antiquité et de l'unité de la vraie religion qui, après avoir traversé plus de qua*rante siècles, demeurant invariable dans son fond, à reçu enfin de Notre-Seigneur Jésus-Christ sa dernière perfection.
Quelques considérations préliounaires sur Dieu, sur rhomme et sur la création, préparent les voies à cette exposition des preuves de la divinité du christianisme. Il importe que les jeunes gens, dont l'intelligence est plus cultivée réfléchissent sur ces questions fondamentales : la spiritualité de l'âme, la certitude, la liberté humaine : la notion et l'existence de
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Dieu ; les rapports de Dieu arec Thomtoe par la révélation ; le besoin que nous avions d'une révélation. Il importe qu'ils aient des idées saines et nettes sur ces points, pour être à même d'apprécier plus tard, quand ils en entendront parler, les doctrines funestes qui cireulent sous toutes les formes dans la société, le Matérialisme^ le Panthéisme, le Positivisme, le Scepticisme, la Morale indépendante, et tant d'autres erreurs monstrueuses qui obscurcissent rintelligence de plusieurs et les égarent malheureusement dans la direction de leur vie. Systèmes d'ailleurs qui ne Soutiennent pas une discusion sérieuse, quand on parvient à les réduire à leur plus simple expression, et qui ne paraissent avoir quelque valeur qu'à raisoa de la témérité présomptueuse de ceux qui les avan* cent au nom de la seienee, et de l'ignorance de ceux qui les écoutent.
Dans la seconde partie, nous nous sommes appliqué à établir l'autorité de l'Église, qui est la gardienne de la Religion, la colonne assurée de la vérité. Nous en avons considéré la comtittttion, l'autorité doctrinale, la puissance législative, les caractères essentielB. Dans UDfliècleoùl'idéedu devoirest A affidblie, oùlesesprits se laissent si facilement aller à totit vent de doctrine, et &ÛÛIL où les volontés se montrent si impatiœtes du joug de l'autorité, il est nécessaire de présenter au monde la mission divine, raugadte caractère des évéques et l'autorité éminente du Souverain Pontift^ pasteur suprâme qui, selon la belle expression de saint
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Ignace martyr, prisick dans la charité l'Église catîKrtique dont il est le centre. C'est en lui, c'est sous sa conduite, à cause de la principauté principale de son siège, cocpme Ta dit un autre illustre docteur et martyr, saint Irénée, que doivent s'unir tous les fidèles avec leurs pasteurs, qui sont répandus dans l'univers entier.
L'autorité de TÉgUse étahliet nous avona expliqué le symbole, e'est^-dire le& dogmes consignés dans cette piofession de la foi catholique. La troisième partie du cours d'îVtô^Mcfîon re%îme traite de la morale ; la quatrième des sacrements, di^ culte public et des fêtes que l'on célèbre dans Je coiira de Tannée ecclésiastique.
^ . CeJwi qui aura étudié le christianisme, avec un cœur simple, désireux de connaître la vérité, se sentira pénétré d'un profond respect pour l'œuvre de Dieu, et il la considérera avec une religieuse attention dans toutes ses parties. Les divers systèmes imaginés pour la combattre ne lui paraîtront alors que des rêves et des fables, ou plutôt de déplorables illusions qui égarentles âmes, et lui nes'attachera qu'à Jésus-Christ, notre maître, qui seul a les paroles de vie. Plus il cultivera cette étude et sera docile à la direction qu'il recevra de TÉglise, plus aussi il vivra en assurance sous la conduite de ses légitimes pasteurs : il verra, il goûtera par sa propre expérience, tout ce qu'il y a de vérité dans les mystères de Notre-Seigneur, de pureté dans ses préceptes, de secours et de consola-
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tioûs réelles dans son serYice, pour toutes les situa* tions de la vie.
Paris, le 29 juin 1875, jour des Saints-Apôtres saiat Pierre et saint Paul.
II y a dans ce cours dHnttruetum religieutef au premier volume surtout, des questions qui touchent à la philosophie et que Ton ne traite pas dans les catéchismes ordinaires de persévérance des paroisses; elles sont réservées aux jeunes gens dont l'intelli* gence est plus cultivée.
Les leçons sont divisées en deux ou plusieurs points, pour soulager l'attention et la fixer sur l'objet et le sens des questions dont on s'occupe ; nous avons eu soin, dans ce même but, de séparer, par des numéros, les idées principales, quand cela nous a paru utile.