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GLOBULES BOUGES

Hayem a trouve que, clic/ l’homme adulte et bien portant, la moyenne du nombre de globules de sang extrait des vaisseaux du bout du doigt est de 5 500 000 par millimètre cube. Dans 4liL,5 quantité moyenne de sang pour un homme de 65 kilogrammes, il y a donc environ 250000 milliards de globules. Le volume d’un globule serait d’environ 0mm t'ub, 0000007 ou 7 dix-millionièmes de millimètre cube, et le poids d’un globule de 0mg1', 00008. 11 en faudrait 12 500 pour peser 1 milligramme. D’après les calculs de Welcker. la superficie totale de l’ensemble de ces globules représente chez l’adulte 2 816 mètres carrés. C’est par cette immense surface que le sang absorbe l’oxygène dans le poumon et le distribue aux organes en circulant tout entier à travers le cycle que forment les vaisseaux et le cœur, 5 fois environ par minute, ou 4500 fois par jour!

Le nombre des globules est plus grand chez le nouveau-né qui a respiré (5 769 000 par millimèlre cube), que chez l’enlant de 5 ans (4950000), et chez l'adulte plus grand que chez celui-ci. Il diminue généralement de 20 à 50 ans d’environ 500 000 par millimètre cube de sang et d’autant encore de 40 à 60 ans. Il augmente dans les muscles durant la contraction, dans les glandes au repos, dans la rate après la digestion. II atteint son maximum (de 15 cà 18 pour 100 au-dessus de la moyenne) une heure après le repas.

La grossesse, l’anémie, la chlorose, la leucémie, peuvent faire baisser de pins de moitié le chiffre des globules rouges.

La densité des globules estde 1,105; elle est notablement supérieure à celle du sang (1,055) et surtout à celle du plasma (1,027).

Les travaux de M. Ranvier ont définitivement démontré l’existence dans les hématies d’une membrane enveloppante que le sulfate de rosanilinc colore en rose comme le noyau et les granulations de ces globules. L’eau que l’on fait pénétrer jusqu’aux hématies entre les lames de verre où on les observe sous le microscope, les déforme, dissout leur contenu et rend apparente leur enveloppe, surtout si cette eau a été légèrement alcoolisée. Cette membrane paraît entourer un stroma incolore, à mailles fines, servant comme de charpente au corpuscule rouge et contenant dans son réseau une substance colorée ( zooïde de Brücke), condensée autour- d’un noyau plus ou moins visible mis en doute par quelques auteurs. Abstraction faite de la forme, on ne saurait mieux comparer celle structure qu’à celle de l’œuf de poule privé de sa coquille, mais muni de son enveloppe coquillèrc membraneuse.

Après leur sortie des vaisseaux, les globules rouges se déforment, laissent transsuder une partie de leur contenu et prennent un aspect crénelé ou dentelé.

L eau gonfle le globule rouge et le

rend sphérique, tout en diminuant

A. Gautier. — Cliimio biologique.

LE SANti.

légèrement son diamètre. La pseudo-sphère ainsi formée présente souvent un ombilic d’où paraissent partir des rayons qui vont rejoindre le noyau. Les solutions salines étendues agissent comme l’eau; les solutions concentrées, le sirop de sucre, ratatinent le globule. Au contraire, 0,64 pour 100 de sel marin ou 5,6 pour 100 de sucre lui conservent exactement sa forme.

La chaleur ne modifie pas sensiblement les globules jusqu’à 52°, température à partir de laquelle ils s’altèrent. L’électricité paraît transporter d’un pôle à l’autre les granulations qu’on y remarque (Lieber kiihn ), elle les modifie, les creuse de dentelures, etc. Les acides, la teinture d’iode, produisent un fin précipité dans la substance des hématies. Les alcalis, la bile étendue, rendent les globules rouges sphéroïdaux, puis les dissolvent et les font disparaître. La créatinc les détruit. L’urée paraît sans action sur eux, à moins que scs solutions ne soient concentrées, auquel cas les globules se segmentent.

Les vapeurs d’éther, de chloroforme, de sulfure de carbone; d’alcool, en agissant sur les corpuscules rouges lont passer dans le plasma la substance colorante du sang, qui devient dès lors plus transparent.

L’oxygène augmenterait largement le volume des globules: l’acide carbonique le diminuerait, rendrait leur surface legercment rugueuse et produirait dans le noyau un léger trouble (*).

Les globules, à l’état où ils existent dans le sang (globules humides), contiennent de 58 à 68 pour 100 d’eau et de 42 à 52 pour 100 de matières sèches formées pour les neuf dixièmes de leur matière colorante rouge propre ou hémoglobine, et pour un dixième du stroma, des substances nucléaires et de l’enveloppe.

Globules blancs ou leucocytes. — Les globules bldllCS SOllt moins

nombreux que les précédents. On en compte, à l’élat normal, environ 1 sur 460 à 1000 globules rouges, cl souvent au delà. Ce sont des éléments cellulaires, incolores, arrondis, finement granuleux, muriformes, ayant de 1 à 4 noyaux que rend visibles l’addition d acide acétique. Les globules blancs ne se distinguent pas de ceux du pus ou de la lymphe; ils sont sphériques et pourvus d’un gros noyau. Le diamètre des plus petits ne dépasse pas 0,r,n\005 ; les autres ont 0“ ,0075 et au-dessus. Ils ont une structure vésiculaire et des noyaux, sphériques chez les plus petits, contournés en boudin chez les plus gros. Quelques-uns contiennent des granulations arrondies, réfringentes, qui refoulent leur noyau vers la périphérie (Leucocytes de Semmer). lous ces globules peuvent émettre de longs prolongements protoplasmiques qui les déforment

m D’après divers indices, je crois les globules rouges susceptibles de se contrac ci ■,t n' ipent et activement ou de se dilater, changeant ainsi légèrement de volume, s se cou ini t par eXcmplè, durant la fièvre, et deviennent alors plus denses.

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