SPECTRE DE L’HÉMOGLOBINE
L’hémoglobine réduite présente une très grande résistance à la putréfaction. Ses solutions ne sont précipitées ou altérées, ni par l’hydrogène sulfuré, ni par le chloroforme, ni par l’éther. Elles précipitent par l’alcool, le sublimé, le nitrate d’argent, l’alun.
A l’abri de l’air, les acides, les alcalis et l’eau elle-même à chaud dédoublent Y hémoglobine réduite en albumine et hémochromogène (ou hématine réduite) de couleur pourpre, apte à donner de Ehématine en s’oxydant à l’air; nous y reviendrons tout à l’heure (p. 595).
Spectres d1 absorption de V hémoglobine et de ses combinaisons.
Lorsqu’ après avoir fait tomber un pinceau de lumière blanche sur une auge à face parallèles contenant du sang artériel, ou une solution neutre d’oxyhémoglobine un peu concentrée, on reçoit à sa sortie ce ra\on sui un prisme, puis sur un écran, le rayon lumineux modifié par la solution d’oxyhémoglobine, au lieu de donner un spectre continu du rouge au violet, ne forme sur l’écran qu’un spectre pâle limité au rouge et a une partie de l’orangé. Si l’on ajoute peu à peu de l’eau à la solution d’hémoglobine contenue dans l’auge, la lumière reçue sur l écran s etend jusqu’à la ligne D du spectre de Frauenhoffer et apparaît en meme temps dans le vert entre E et F.
Cette première expérience permet de constater que le sang est rouge orangé par transmission, avec une faible teinte verte. Si, comme le fait Iloppe-Seyler, on place une solution d’oxyhémoglobine, au millième environ, devant la partie inférieure de la fente d’un spectroscope dont la partie supérieure est éclairée par la lumière solaire, la partie du pinceau lamineux modifiée par le passage à travers l’hémoglobine donne un spectre continu, portant deux bandes obscures placées entre les lignes D et E de Frauenhoffer (fig. 60— 1) ; une troisième bande est bien visible si le prisme est fluorescent; elle est située dans le violet vers H ( Soi et) ( • Enfin une plage d’absorption partielle va en croissant du vert au violet, et s’étend jusqu’à cette dernière couleur, qui elle-meme reste presque totalement transmise (Branly). La première bande de gauche a est étroite, bien limitée, à droite de la ligne D (longueur d onde moyenne > = 577 millionièmes de millimètre) ; la seconde p plus estompee est à gauche de E (X =de 545 à 555 millionièmes de millimétré).
Le spectre de l’oxyhémoglobine ne diffère en rien de celui du sang artériel total et démontre que l’oxyhémoglobine est la seule matieie colorante existant en quantité sensible dans cette liqueur.
Vient-on à transformer au moyen des agents réducteurs u-i essus mentionnés l’oxyhémoglobine en hémoglobine réduite, tout le spectre
(.) La figure de la page 588 ne permet pas devoir cette partie du spectre, placée trop adroite.