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TRENTE-CINQUIÈME LEÇON

PRODUITS DE DÉDOUBLEMENT DE l’hÉMOGLOBINE.

Étudions maintenant les isomères ou polymères de l’hémoglobine, et les dérivés de ses dédoublements réguliers.

Parafa émogiobine {de Nenckï). — C’est une substance que l’on obtient en abandonnant Foxyhémoglobine une vingtaine d’heures vers 8° à Faction de l’alcool à 93° centésimaux. La cruorine se transforme dans ces conditions en un corps de même composition, isomère ou polymère, la parahémoglobine , insoluble dans l’eau et dans 1 alcool, se dissolvant à peine dans l’alcool absolu ammoniacal, soluble dans les alcalis dilués qui la transforment peu tà peu en albumine et en hématine, avec absorption d’oxygène. Elle est formée de cristaux rouges biréfringents, donnant une seule bande située entre D et E.

La parahémoglobine se dédouble en hématine et albumine dans les mêmes conditions que l'hémoglobine. Dans cette transformation, elle absorbe 6 pour 100 de son poids d’oxygène, suivant Nencki.

La parahémoglobine ne se produit ni avec l’hémoglobine oxycarbonée, ni avec la méthémoglobine dont nous allons parler.

MÉTHÉMOGLOBINE.

Méthémoglobine. — Lorsqu’on laisse agir quelque temps un volume d’alcool froid sur quatre volumes d’une solution concentrée de cristaux d’oxyhémoglobine, ou lorsqu’on additionne cette solution, portée à 25°, de 5 à 4 centimètres cubes d’alcool par litre, ou bien encore lorsqu’on ajoute à la liqueur un peu d'une solution forte de ferricyanure de potassium jusqu’à ce que le mélange brunisse, on voit l’oxybémoglobine se transformer en une masse d’un brun rougeâtre de très fines aiguilles. On réussit bien cette préparation l’hiver en opérant avec l’hémoglobine deporc.

Tous les oxydants, l’ozone, l’iode, l’acide osmique, le ferricyanure de potassium, le permanganate et le chlorate de potasse, les nitrites, etc., transforment ainsi l’oxyhémoglobine en méthémoglobine contenant sous un état plus fixe que l’oxyhémoglobine, l’oxygène uni à la molécule d’hémoglobine réduite. On ne peut, en effet, enlever cet oxygène à la méthémoglobine ni par le vide, ni grâce au barbottage de gaz inertes. Mais les réducteurs sont aptes à s’en emparer encore aisément et à régénérer l’hémoglobine réduite, qui peut être transformée à l’air en oxyhémoglobine ordinaire, tandis qu’ils changeraient en hémochromogène l’hématine, qui a presque la même bande d’absorption.

L’action de la chaleur, de l’alcool affaibli, de petites quantités d’acides ou de bases, le contact d’une lame de palladium fortement chargée d’hydrogène, les solutions de pyrogallol, de pyrocatéchine, transforment l’oxyhémoglobine en méthémoglobine.

Les cristaux de méthémoglobine de porc renferment 12 pour 100 d’eau. Après dessiccation à 115°, ils contiennent, d’après Hüfner :

C = 55,09; II = 7,15 ; Az= 16,19 ; O = 21,58 ;S= 0,66 ; Fe = 0,45,

nombres peu différents de ceux de l’hémoglobine. L’azote est seulement un peu faible peut-être à cause de la méthode de dosage employée.

La méthémoglobine cristallise en prismes allongés brunâtres , ou en tables à six côtés, solubles dans 17 parties d’eau à 0°. Ses solutions sont brunes, légèrement acides au papier. La méthémoglobine est insoluble dans l’alcool et dans l’éther. Les réducteurs, en particulier le sulfure ammonique et l’hydrosulfite de sodium, la transforment immédiatement en hémoglobine réduite.

Les alcalis et les acides la dédoublent, comme l’oxyhémoglobine, en hématine et en matière albuminoïde, sans doute avec absorption d’oxygène ambiant.

L’hydrogène sulfuré mis en présence de l’oxyhémoglobine donne de la sulfhydrométhémoglobine. C’est une- substance d’un brun verdâtre qui possède une bande d’absorption dans le rouge.

En solution aqueuse, la méthémoglobine examinée au microscope présente une bande nette dans le rouge entre C et D, un peu plus près

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