LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN
musculaire que celles du plasma* sanguin. Ou trouve encore dans celle humeur remarquable une trace de graisse, de cholestérine et quelquefois d’urée, enfin une matière qui réduit le réactif cupro-potassique et brunit par ébullition avec la potasse, mais qui est infermentescible, n’exerce pas d’action sur la lumière polarisée et ne précipite pas le phénylhydrazine. On a reconnu que cette substance est de la pyrocatéchine : on l’extrait en précipitant la liqueur par un grand excès d’alcool, évaporant la solution filtrée, reprenant le résidu par l’eau, et ajoutant à cette solution de l’acétate neutre de plomb. Le nouveau précipité qui se forme, décomposé par l’hyclrogène sulfuré, donne une solution qui, agitée avec de l’éther, fournit la pyrocatéchine C6HG02. On en trouve deO° ,002 a 0° ,116 dans 100 centimètres cubes de liqueur. On pourrait y rencontrer aussi du glucose d’après Cl. Bernard.
Le liquide céphalo-rachidien paraît avoir même composition dans l’hydrocéphalie qu’à l’état normal, il ne différerait que par sa quantité.
Si une inflammation survient, les matières protéiques du plasma, sérum-globuline et sérum-albumine, apparaissent ou augmentent. La liqueur est généralement claire et colorée en jaune par de la sérumlutéine que l’alcool est apte à dissoudre. Elle réduit le réactif cupropotassique.
Voici quelques analyses, dues à Ch. Robin, Marchand, Méhu et C. Schmidt :
Eau
Albumine
Graisses
Cholestérine
Extrait alcoolique et aqueux (moins
les sels)
Lactale de soude
Chlorures potassique et sodique. .
Phosphates terreux
Sulfate de potasse et de soude . .
Sel ammoniac