DÉGAGEMENT D’AZOTE
nelles, que les brebis, moutons, veaux, cochons, dindons, oies, perdaient en 24 heures une quantité variable d’azote qu’indique le tableau suivant :
Poids d'azote perdu par kilogramme et par 24 heures.
Mouton de 4 ans 0e' 066
Brebis de 6 ans 0,083
Veau de 5 mois 0,105
Veau de 9 mois 0,062
Cochon de 2 ans 0,012
Truie de 2 ans 0,0018
Oies 0,108
Dindons 0,152
W. Muller a confirmé les expériences de ces auteurs. Plus tard, II. Schulz et en 1879 J. Seegen et Nowak sont arrivés aux mêmes conclusions pour les lapins, les chiens et les oiseaux de basse-cour. Suivant eux, la quantité d’azote exhalé en nature s’élève de 0sr,096 à 0gr,120 chez le lapin; à 0gr,!80 environ chez les chiens, les poules, etc., par kilogramme et par 24 heures, résultats qui concordent avec ceux de M. Reiset. C’est en vain que Pettenkoffer et Voit ont contesté ces observations; ainsi que nous l’avons vu, leur méthode esl tout à fait insuffisante pour apprécier des pertes qui s’élèvent à peine à la cent millième partie du poids d'azote dont on recherche les variations.
Un homme élimine en moyenne par la voie respiratoire 5 à G grammes, soit 4,5 à 5,5 litres d’azote par jour.
Toutefois, suivant Régnault et Reiset, ainsi que Jolyet, Rergonié et Ségalas dans quelques cas, dans l’inanition en particulier, on trouve un déficit d’azote, dans l’air expiré. Mais ces dernières observations méritent de nouvelles confirmations. ( C . Rend., CV, 581 et 675) (‘).
J’ai démontré ailleurs que les animaux à sang chaud vivent en partie anaérobiquement, à la façon des ferments bactériens et putrides, détruisant certains de leurs principes, le tissu adipeux en particulier, sans accession de l’oxygène extérieur. D’autre part, j’ai établi que dans les fermentations bactériennes à l’abri de l’air une partie de l’azote des matières albuminoïdes se dégage à l’état libre et gazeux. On s’explique donc qu’on retrouve dans les gaz expirés cette portion de l’azote, qui correspond aux dédoublements anaérobies des substances protéiques.
Exhalation d’autres gaz. — Grouven, en plaçant divers animaux dans la chambre respiratoire, a trouvé que les poids d’ammoniaque exhalée par 100 kilos étaient en 24 heures :
Homme. Jeune garçon. Bœuf gras. Bœuf maigre. Ane. Chien. Pore.
(*) Les expériences de MM. Jolyet, Bergonié et Ségalas montrent qu’il y a toujours un déficit d’azote, mais il faut remarquer que les individus en expérience respiraient dans l’air
LA RESPIRATION
D’autres substances de poids très faible existent encore dans l’air expiré. On y a signalé des toxiques de nature basique (. Brown-Séquard et d'Arsonvcil), mais ces derniers essais mériteraient de nouvelles confirmations. Dans tous les cas, les liquides provenant de la condensation de l’baleine, lorsqu’on les recueille en prenant bien la précaution de ne pas les mélanger aux produits liquides ou solides de la bouche, peuvent être injectés en quantité très grande sous la peau des animaux sans les incommoder (R. Wurtz). On a trouvé dans ces liqueurs de l’ammoniaque, du chlorure de sodium, des urates de soude et d’ammoniaque (?). On sait que la respiration dans un air confiné est d’autant plus dangereuse qu’il y a plus d’encombrement; mais il est probable que les substances les plus toxiques sont les produits gazeux: hydrogènes sulfurés et peut-être phosphorés, chargés de vapeurs d’indol et de scatol qui se dégagent par la peau et surtout par l’anus et la bouche et qui proviennent du tube digestif.
Le gaz des marais et l’hydrogène se rencontrent aussi dans les gaz recueillis dans les chambres respiratoires, ils résultent certainement pour la plus grande partie des fermentations intestinales ou stomacales. M. Reiset en a trouvé par 24 heures les quantités suivantes :
Brebis
Mouton
Veau
Truie
Verrat
(GG kilogr.).
(65 kilogr.).
(115 kilogr.).
(105 kilogr.).
(77 kilogr.)
lm,32
0,il,097
0nt, 1 34